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ETF et Colas Rail vont construire le deuxième tronçon de la ligne Alameda – Melipilla au Chili



Près de la moitié des Français se considèrent exposés au bruit causé par les transports chez eux ou sur leur lieu de travail, indique un rapport d’information présenté le 25 juin devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Or, les impacts sur la santé sont multiples, soulignent les deux rapporteurs, Guillaume Chevrollier (Les Républicains) et Gilbert-Luc Devinaz (Socialiste, Écologiste, Républicain), en regrettant que le sujet soit «loin d’une priorité pour les pouvoirs publics ». Selon eux en effet, la réglementation est « complexe et peu lisible » et s’est forgée « par strates successives et sans approche globale ».
De plus, ajoutent-ils, la lutte contre les points noirs est un échec. « On dénombrerait ainsi près de 900 000 PNB liés aux transports terrestres selon le Cerema, mais le rythme atone du traitement de ce stock ne permet pas, à ce stade, d’envisager une amélioration substantielle de la situation », écrivent-ils .
D’où leur recommandation d’élaborer un plan national pour protéger les populations les plus exposés aux « points noirs de bruit », et passant notamment par une adaptation de notre réglementation, avec « une vigilance particulière sur le secteur du transport routier, principale source d’exposition au bruit causé par les transports ».

Alstom fournira à Sytral Mobilités 26 nouvelles rames de métro automatique de nouvelle génération pour un montant de 145 millions d’euros. Composées de 2 voitures et pouvant accueillir plus de 300 voyageurs, les nouvelles rames de métro baptisées MPL25 seront entièrement automatisées et compatibles avec les rames MPL16 déployées sur la ligne B.
Alstom rénovera également le système de signalisation de la ligne D avec Urbalis pour un montant de 158 millions d’euros. Le matériel roulant et le système de pilotage automatique sont développés et conçus en France, avec une équipe projet basée dans l’agglomération lyonnaise, indique le constructeur ferroviaire français.

Alstom a remporté un contrat auprès de la Land Transport Authority de Singapour prévoyant la fourniture du système de signalisation CBTC Urbalis pour les stations de la ligne East West, qui seront connectées à l’extension de la ligne Thomson-East Coast (TELe). « Ce système permet une exploitation sans conducteur et de grande capacité », indique dans un communiqué le constructeur français en rappelant que le système CBTC Urbalis fonctionne déjà sur la ligne TEL à Singapour, « tandis que son partenaire ST Engineering Urban Solutions Ltd. livrera le système de communication de données et équipera les quais de portes palières ».

La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) confirme son choix : elle a annoncé le 23 juillet avoir retenu le fabricant espagnol Caf pour la fourniture de ses nouvelles rames pouvant aller jusqu’à 600 unités. Les constructeurs Alstom et Siemens, également sur les rangs, ont été écartés.
Une première commande porte sur 180 rames pour un montant estimé à 1,7 milliard d’euros. Elle pourra ensuite être augmentée, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la SNCB. Les nouvelles rames dites « AM30 » doivent commencer à être livrées en 2029.
L’annonce de la SNCB est en réalité une confirmation puisque la compagnie avait déjà fait part de sa préférence au début de l’année suite à l’appel d’offres lancé en 2022. Mais un recours en justice d’Alstom Belgium avait suspendu le processus d’attribution.
Le ministre belge de la Mobilité avait alors été sous le feu des questions de députés s’inquiétant de l’avenir pour l’emploi sur les sites d’Alstom. Le constructeur, qui se présente comme le principal fournisseur de trains et de services de signalisation en Belgique, emploie près de 1900 personnes dans quatre sites (deux à Charleroi, un site d’assemblage à Bruges et un site administratif à Bruxelles).
Le ministre a indiqué que la proposition de Caf était un peu meilleure que celle d’Alstom en termes de consommation d’énergie et que les trois industriels en lice « mentionnaient chacun le recours à des prestataires locaux« .

Union Pacific et Norfolk Southern ont annoncé vouloir fusionner, la première rachetant la seconde. L’opération représenterait un ensemble de 250 milliards de dollars et donnerait naissance au premier opérateur de fret ferroviaire aux Etats-Unis. Elle doit encore être validée par le régulateur américain du rail (STB).
Le futur groupe pourra ainsi relier les deux côtes du pays, le réseau de Norfolk Southern étant concentré dans le tiers est du pays, tandis que celui de Union Pacific s’étend sur les deux autres tiers jusqu’à la côté Pacifique.
Les deux compagnies comptent ainsi mieux concurrencer le transport routier, qui leur prend des parts de marché. La part du rail dans le transport marchandises serait en effet passée de plus de 14 % à 6 % entre 1998 et 2022 selon des chiffres du ministère américain des Transports. Les futures mariées espèrent finaliser leur union début 2027.

La nouvelle a fait l’effet d’un choc dans le monde du transport public : l’association Objectif RER Métropolitains a annoncé ce matin le décès de son fondateur et porte-parole Jean-Claude Degand, survenu le 30 juillet à Kiev en Ukraine. Sur son compte Linkedln, on apprend que
Ingénieur civil des Ponts et Chaussées, âgé de 69 ans, Jean-Claude Degand était un passionné. Il a commencé sa carrière comme chercheur à l’IRT où il s’est penché dans les années 80 sur l’impact des politiques de stationnement. Il rejoint très vite le ministère des transports, un secteur auquel il va consacrer toute sa carrière puisqu’il part ensuite à la SNCF où il est rapidement nommé directeur général de Sceta qui donnera plus tard naissance à Keolis.
Il devient en 1998, et durant quatre ans, directeur des projets interurbains à la SNCF avant de quitter le groupe pour créer sa propre entreprise, la société Moviken, spécialisée d
VRT présente ses sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses collègues.
Bonne nouvelle pour Jean Castex qui pourrait prochainement quitter la RATP pour la SNCF : son groupe a publié des comptes semestriels bénéficiaires à 153 millions d’euros contre 54 millions d’euros de pertes à la même période 2024. Ce redressement est expliqué par la Régie par « la poursuite de l’amélioration de la production du service sur le réseau francilien, l’équilibre financier du contrat RATP – Île-de-France Mobilités, et les effets de l’accord conclu sur le rééquilibrage du contrat d’exploitation des bus de Toscane. »
La croissance enregistrée sur les six premiers mois de l’année est également forte, tirée à la fois par le développement des filiales (+31 %) en France, avec la mise en service de contrats majeurs (réseau ferré de Lyon et des transports publics de Caen) et à l’international (avec la montée en puissance notamment du métro de Riyadh et des contrats aux Etats-Unis) et par la hausse du chiffre d’affaires de l’EPIC (+7 %). « Celui-ci bénéficie de la croissance de l’offre de transport (prolongement du tramway T3b et des lignes 11 et 14 du métro mis en service au printemps 2024), de l’indexation et de la remise à niveau des rémunérations d’exploitation dans le cadre du nouveau contrat 2025- 2029 conclu avec IDFM le 15 juillet 2025« , note encore le groupe.

Les activités camions et bus d’Iveco vont être rachetées par le constructeur automobile Tata Motors pour près de 3,8 milliards d’euros, ont annoncé le 31 juillet le groupe italien et la société indienne. L’acquisition exclut l’activité défense d’Iveco (6 %) qui ira à l’italien Leonardo.
» L’offre permettra de réunir deux entreprises aux portefeuilles de produits et aux capacités hautement complémentaires, sans chevauchement significatif de leurs activités industrielles et géographiques, créant ainsi une entité plus forte et plus diversifiée, avec une présence mondiale importante et des ventes de plus de 540 000 unités par an« , indiquent dans un communiqué les deux entreprises. Ce qui représentera un chiffre d’affaires global de 22 milliards d’euros.

SNCF Voyageurs dresse un bilan positif du Ouigo Train Classique entre Paris et Bruxelles six mois après son lancement le 19 décembre dernier, en partenariat avec la SNCB. 500 000 voyageurs ont déjà emprunté ce train qui relie les deux capitales en trois heures, en marquant des arrêts à Creil, Aulnoye-Aymeries et Mons et en proposant trois allers-retours chaque jour. « La gare de Saint-Quentin est également desservie sur la base d’un aller-retour par jour depuis le 14 avril dernier », précise dans un communiqué SNCF Voyageurs. Les billets s’échelonnent de 10 à 59€, 8€ pour les enfants, gratuit en dessous de quatre ans.