
Le trafic ferroviaire, qui avait été arrêté préventivement le 8 janvier dans de nombreuses régions à l’approche de la tempête Goretti, est reparti partout deux jours après. A deux exceptions près : la branche Corbeil-Melun du RER D, où des travaux caténaires se sont poursuivis tout le week-end, et l’accès à Cherbourg, qui a rouvert dans la matinée du 11 janvier mais qui, quelques heures après, a dû de nouveau être fermé après le déraillement d’un train de marchandises, nécessitant des travaux de relevage et de réparation probablement longs.
Dix régions auront été touchées au total par la tempête, avec un millier d’incidents recensés sur le réseau ferré : arbres, branches d’arbres et objets divers sur les voies, notamment une serre, des bâches, des tôles et une piscine gonflable en Normandie, région la plus touchée avec près de 400 incidents recensés.
Pour traiter les incidents et relancer les circulations, un millier d’agents de SNCF Réseau et d’entreprises prestataires ont été mobilisés. Et surtout environ 300 trains de reconnaissance ont été envoyés en ligne vendredi pour inspecter les voies avant leur réouverture au service voyageurs, avec à leur bord des agents des infrapôles souvent équipés de tronçonneuses.
Par ailleurs, pour éviter que des trains ne se retrouvent coincés en pleine voie durant la tempête, la procédure « Stop circulation » a été actionnée par anticipation par SNCF Réseau en accord avec les transporteurs. « Aucun train avec voyageurs à bord n’a été bloqué en ligne, alors que de très nombreux trains de reconnaissance ont stoppés sur leur parcours, parfois pour de longues heures. Nous avons donc bien fait. Cette mesure rationnelle et efficace est aujourd’hui bien comprise par les autorités organisatrices des transports » a commenté le 9 janvier un porte-parole de SNCF Réseau. Les temps où des présidents de région râlaient en affirmant que la SNCF en fait trop sont en train d’être dépassés. Reste encore à convaincre des associations d’usagers, dont l’association francilienne Plus de trains, qui a critiqué, lors de ce dernier épisode de tempête, le manque d’anticipation de Réseau pour entretenir les abords des voies (ou les faire entretenir par les riverains).







