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Ewa

Les trottinettes vont entrer dans le code de la route

Trottinette Lime
© MHP

Les trottinettes vont bientôt entrer dans le Code de la route a annoncé le 23 octobre, devant l’Assemblée nationale, la ministre des Transports. Elisabeth Borne a notamment expliqué que cette nouvelle catégorie de véhicule pourrait circuler sur les pistes et bandes cyclables mais pas sur les trottoirs, afin d’assurer la sécurité des piétons. Face au développement des nouvelles mobilités (trottinettes mais aussi vélos, gyropodes…), les services de free-floating (c’est-à-dire en libre service) vont aussi être encadrés. Les règles qui seront édictées doivent pouvoir prendre en compte les situations locales, a ajouté la ministre.

Ewa

La CGT-Cheminots s’alarme de suppressions d’emplois aux guichets

28/07/2009
Légende :Défibrillateur automatisé externe en gare de PARIS-MONTPARNASSE
Mention Obligatoire :

La CGT-Cheminots a dénoncé mi-octobre des baisses d’effectifs et des fermetures de guichet prévus ces prochains mois à la SNCF. Le syndicat estime que 952 postes devraient être supprimés sur le territoire d’ici mars 2019, avec « l‘abandon du canal de vente aux guichets et des agents en gare« , indique le syndicat dans un communiqué.

Ces suppressions représenteraient 7 % de l’effectif actuel de 13.542 cheminots affectés à la vente au guichet ou à l’accueil en gare, selon le syndicat. « Une partie de ces suppressions de postes est amorcée. C’est la grande lessive« , a assuré à l’AFP Cédric Robert, porte-parole de la CGT-Cheminots. Selon Hervé Gomet, délégué syndical, 2444 emplois auraient déjà été supprimés en 2017, dont 2000 dans des guichets.

Sur une carte annexée à son communiqué, le syndicat détaille les diminutions d’effectifs envisagées par région avant la fin du premier trimestre 2019.  Par exemple, en Occitanie, 69 postes seraient supprimés à la vente au guichet et il y aurait six postes en moins pour l’accueil en gare. En Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), 64 postes seraient voués à disparaître aux guichets et 29 postes d’accueil en gare seraient supprimés. En Ile-de-France, la zone baptisée Paris-Rive-Gauche paierait le plus lourd tribut avec la suppression de 250 postes aux guichets.

Dans une déclaration à l’AFP, la direction de la SNCF  a indiqué ne pas confirmer ces chiffres » et « souhaite préciser que le terme « suppressions de poste » ne signifie en aucune manière licenciements« . Elle souligne également que « l’entreprise a déjà fait savoir que certains de ses métiers sont amenés à évoluer » dans un secteur qui change « vite et profondément avec en perspective l’arrivée imminente d’entreprises concurrentes« . Concernant les billets, « les comportements d’achat des voyageurs ont changé résolument ces dernières années et une très grande partie des titres de transports sont désormais achetés à distance« , ajoute-t-elle.

Par ailleurs, la CGT-Cheminots a annoncé la création d’un « Comité de vigilance citoyenne pour le service public ferroviaire », mis sur pied avec des partis politiques de gauche, associations de consommateurs et économistes. Selon Cédric Robert, ce comité pourra « signaler les fermetures de guichets, de dessertes ferroviaires, agir et interpeller localement les élus ».

Ewa

Après l’abandon de l’A45 Saint-Etienne – Lyon, priorité au TER ?

Lyon Part-Dieu

La Fnaut se félicite de l’abandon du projet « inutilement dispendieux et nocif » d’autoroute A45 Saint-Etienne-Lyon après l’annonce d’Elisabeth Borne, ministre des Transports, lors d’une réunion avec les parlementaires LREM. La ministre a confirmé l’arrêt du projet dans un entretien au Progrès en reprenant un propos tenu la semaine précédente à Lyon : « Si ce projet était consensuel il serait réalisé depuis longtemps. »

Selon elle, l’investissement prévu par l’Etat (400 millions d’euros) sera consacré à l’amélioration de la liaison autoroutière existante (A 47) mais aussi des infrastructures ferroviaires et du matériel roulant. « On a l’ambition de doubler le nombre de voyageurs quotidiens » (de 20 000 à 40 000) sur la ligne TER, la première de France hors région parisienne. Si l’on ajoute les budgets prévus par les collectivités de la Loire (400 millions d’euros) et la région AURA (130 millions), les futurs aménagements disposeraient ainsi de près d’un milliard d’euros d’argent public permettant « de développer un véritable RER métropolitain », selon la FNAUT.

L’ A45, autoroute à péage concédé à Vinci en 2016 qui devait doubler l’A47 gratuite, était soutenue par le département de la Loire, la métropole de Saint-Etienne et les CCI. Elle était contestée par le département du Rhône et les élus et populations des territoires agricoles concernés (375 fermes sur 500 hectares).

Claude Ferrero

Ewa

L’Occitanie lance son portail de données ouvertes

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La région Occitanie a ouvert mi-octobre son portail de données ouvertes, data.laregion.fr. Sur 138 jeux de données actuellement disponibles, une vingtaine concerne les transports et la mobilité.

On y trouve notamment les lignes et points d’arrêt des lignes d’autocars régulières, les gares et haltes ferroviaires, l’offre de transports interurbain, le tracé des réseaux ferroviaire et routier, les pôles d’échanges multimodaux ferroviaires et routiers, les LGV en service et en projet et la localisation des ports. Ces données sont téléchargeables sous forme d’API (interface de programmation applicative) pour les développeurs et consultables sous forme de tableaux, cartographies ou graphiques.

« Ces données numériques sont une richesse à exploiter, souligne Carole Delga, la présidente de la région. Valorisées, elles peuvent être à l’origine de projets, ou de logiciels, d’applications qui améliorent les services publics. Elles permettent d’innover et d’en imaginer de nouveaux ! C’est pourquoi la région est volontaire pour accompagner les collectivités locales, soutenir la publication et le partage de ces données », ajoute-t-elle.

C. S.

Ewa

Perrier remonte dans le train pour Marseille

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Plus de 27 000 passages de ­camions en moins chaque ­année, soit l’équivalent de 2 500 tonnes de CO2 : c’est la contribution écologique que revendique Nestlé Waters grâce à la mise en place d’une rotation ferroviaire entre l’usine Perrier de Vergèze et le port de Fos-sur-Mer. La liaison a démarré le 5 septembre et a été officiellement inaugurée le 17 octobre.

« Des trains de 27 wagons circulent du lundi au vendredi. Le train chargé de conteneurs vides en provenance de Fos-sur-Mer arrive vers 16 h 30 et repart avec ses 54 conteneurs chargés vers 18 h 30 », explique Jean-François Lagane, responsable transport ferroviaire de Nestlé Waters et chef de projet pour le lancement de cette nouvelle liaison. « Nous avons l’intention de passer à six rotations par semaine en 2019 et à 10 par semaine à l’horizon 2021 », ajoute Jean-François Lagane.

La prestation est assurée par l’entreprise de fret ferroviaire Regiorail. « Nous avions eu l’occasion d’apprécier leur réactivité et leur sérieux lorsque nous les avions sollicités pour des trains spots dans les années 2014-2015. Pour cette nouvelle ligne, ils nous ont vraiment aidés à construire le train et ont proposé des tarifs compétitifs. C’est l’équation gagnante­ »­, raconte Jean-François Lagane, en précisant que cette nouvelle organisation logistique n’implique pas de surcoût. Stratégiquement, Nestlé Waters voyait également un intérêt à établir des relations commerciales avec un troisième opérateur, puisque l’entreprise travaille par ailleurs avec VFLI et ECR pour ses acheminements dans les Vosges. Le renouveau du ferroviaire à Vergèze, alors que les liaisons étaient interrompues depuis 2007, s’inscrit dans un programme global de transformation du site de Vergèze-­Perrier Cap 2020 – qui inclut la création de nouvelles lignes d’embouteillage et d’un entrepôt de nouvelle génération, le tout représentant plus de 200 millions d’euros d’investissement. Si les vertus écologiques sont mises en avant, le recours au ferroviaire s’explique aussi par la nécessité de faire face à la saturation des accès routiers du port de Marseille-Fos. « Nous avions de plus en plus de difficultés à réaliser trois rotations par jour », relève Jean-François Lagane. Nestlé Waters conserve cependant des liaisons routières en complément et a prévu un système d’exploitation qui permet de basculer facilement les flux ­ferroviaires sur la route en cas d’aléa.

Anne Kerriou

Ewa

Transdev perd son contrat historique à Nancy

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Coup très dur pour Transdev : selon plusieurs sources internes, l’opérateur a perdu le contrat de transport public du Grand Nancy, au profit de Keolis. Cette délégation des transports publics nancéiens était détenue depuis quasiment toujours par Transdev (qui a succédé à la CGFTE et Veolia Transport, dont Transdev est issue). La métropole refuse de s’exprimer sur son choix qui doit être rendu publique le 23 novembre après le vote des élus.

C’est donc Keolis qui succédera à Transdev à partir du 1er janvier, pour six ans dans le cadre d’un contrat estimé à 400 millions d’euros, de source syndicale citée par la presse locale.

Pour la filiale de la Caisse des dépôts et consignations, c’est un nouvel échec après une série noire : échecs à Bayonne et Biarritz fin 2016 pour le contrat de l’agglomération de Côte Basque-Adour, à Besançon à l’été 2017, puis à Lille (où le groupe était en offensif) quelques mois plus tard et tout dernièrement, perte du contrat de Béziers.

Pas sûr que le gain de Nîmes annoncé il y a quelques jours suffise à rétablir la balance, surtout que, si l’on en croit ses concurrents (et détracteurs), le contrat aurait été gagné au détriment des marges tant il devenait urgent d’afficher une victoire sur le territoire français.

A l’intérieur de l’entreprise, les rumeurs vont bon train sur un remaniement du management, d’autant qu’un nouvel actionnaire, l’Allemand Rethmann, va bientôt s’installer au tour de table.

M.-H. P.

Ewa

Un plan pour renforcer la propreté à la RATP

(c) Denis Sutton Ratp
AFFLUENCE SUR LA LIGNE 13 : FACADES DE QUAI CNIM CURTIS EN TEST

La RATP a présenté le 16 octobre son nouveau plan propreté grâce à l’adoption ce mois-ci d’un budget de 2 millions d’euros en 2018, puis 5 millions d’euros par an entre 2019 et 2021, cofinancés par Île-de-France Mobilités et la Régie. Ils s’ajoutent aux 85 millions d’euros dépensés chaque année pour assurer la propreté des espaces et du matériel roulant.

De nouvelles actions vont donc être engagées telles que des opérations de nettoyage approfondi, le renforcement de la présence des agents de nettoyage, de nouveaux process plus innovants (une balayeuse autonome a ainsi été expérimentée à Châtelet-les-Halles permettant de nettoyer jusqu’à 30 000 m²…) l’installation de nouvelles toilettes ou encore le déploiement dans les stations de métro d’un « système de neutralisation des mauvaises odeurs ». Une application de signalements par les usagers va également être mise en place et les usagers eux-mêmes seront incités à avoir des comportement vertueux grâce à l’utilisation de nudge (coup de pouce en français), par exemple des auto-collants qui incitent à agir proprement.

Ewa

Malgré les travaux à la Part-Dieu, la SNCF prévoit de limiter les perturbations sur le trafic

Lyon Part-Dieu

« Le SA 2019 sera une année particulière puisqu’elle sera marquée par l’impact majeur des travaux de la gare de la Part-Dieu », a prévenu Alain Thauvette, directeur régional de SNCF Mobilités. On comprend donc que les voyageurs, en plus des inconvénients d’un chantier hors norme (plus de 500 millions investis dans des travaux réalisés dans une gare en exploitation), n’en subiront pas les effets avec une offre de services réduite. Ainsi, le risque est grand que la construction de la nouvelle voie L, qui va entraîner la fermeture partielle des voies proches (K, I, J), ne génère des réductions de circulations importantes. En rappelant la nécessité des travaux dans la gare saturée pour soulager le fameux « nœud ferroviaire lyonnais », Thomas Allary, directeur régional SNCF Réseau, se veut rassurant : « On perd 20 % de capacité à la Part Dieu, mais 10 % de train seront supprimés et au final il y aura zéro place en moins. » Martine Guibert, vice-présidente aux Transports à la région, qui a rencontré des associations d’usagers inquiètes, ne dit pas autre chose : « Tout le monde a fait des efforts et on maintient une offre globale. »

Ce tour de force est obtenu par un savant Meccano de changements d’horaires, de gares, de découpages d’axes et mise en place de navettes, etc. Les principales lignes TER affectées sont Lyon – Saint-Etienne et Lyon – Grenoble avec 10 % de trains en moins en journée, mais compensés par des rames de plus grande capacité et des changements de dessertes de gares. Lyon – Villars – Bourg en Bresse est aussi touchée. A contrario dans le sillon alpin, une augmentation sensible de l’offre est annoncée sur Lyon – Annecy, Annecy – Chambéry, Lyon – Chambéry. Côté TGV, les fréquences restent identiques sur Paris-Lyon (22 A/R par jour) et vers Saint-Etienne (4 A/R), tandis que l’axe Lyon – Valence sera le plus touché par la suppression de trains (4 A/R). L’offre sur les Intercités reste identique à 2018.

Claude Ferrero

Ewa

Appel à candidatures pour le système de transport de la 3e ligne du métro de Toulouse

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Francis Grass, président de Tisséo Ingénierie, a présenté aux côtés de Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, l’avis d’appel à candidatures lancé le 12 octobre pour le marché de conception et de réalisation du système de transports de la troisième ligne de métro automatique de Toulouse. « C’est le début du processus qui va conduire au choix du système d’ici un an, fin 2019 », a expliqué Francis Grass, également adjoint au maire de Toulouse.

Ce marché de maîtrise d’œuvre et d’ensemblier du système de transports, comprenant le matériel roulant, les automatismes de conduite, la voie, l’alimentation en énergie, les façades des quais, les équipements spéciaux du garage atelier et les véhicules spécifiques de maintenance des infrastructures, inclut également la maintenance (du matériel roulant, des équipements et des infrastructures), comme c’est le cas pour le téléphérique. « Le but est d’avoir une garantie sur la durée car ce qui importe, c’est le coût total de possession et non le coût d’achat », a expliqué l’élu, rappelant la mauvaise expérience des escaliers mécaniques de la ligne B qui n’étaient bon marché qu’à l’achat…

Alors que pour la ligne A, inaugurée il y a 25 ans, il n’existait qu’un constructeur, Tisséo Ingénierie compte sur la multiplication des entreprises (ou regroupements d’entreprises) capables de construire un métro automatique pour obtenir le meilleur rapport qualité-fiabilité-prix. Francis Grass cite Siemens et Alstom (dont la fusion n’a pas encore été autorisée), AnsaldoBreda (rachetée par Hitachi, qui a construit le métro de Copenhague), Bombardier, l’espagnol CAF (« qui a fait une belle percée récente »), mais aussi les constructeurs asiatiques (« les Japonais qui sont les plus anciens et les Chinois qui ont une croissance énorme »).

La date limite de réception des candidatures est fixée au 12 novembre et l’envoi du cahier des charges aux candidats agréés un mois plus tard. Après la remise et l’analyse des offres commencera une période de dialogue compétitif.

Les rames auront une largeur de 2,5 à 2,7 mètres (contre 2,06 mètres pour les lignes de VAL actuelles), 20 % de places assises minimum pour une rame en charge, une vitesse maximale de 80 km/h, un confort climatique garanti, un système de vidéosurveillance embarqué et un système d’information adapté aux personnes en situation de handicap. La ligne, de 27 kilomètres et 21 stations, devra avoir une capacité de 5 000 passagers par heure et par direction (pphpd) en heure de pointe à l’ouverture, mais être dimensionnée pour pouvoir atteindre une capacité de 15 000 pphd sans modification ni évolution de l’infrastructure.

Catherine Stern

Ewa

L’assistant personnel de mobilité de la SNCF désormais attendu au printemps 2019

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Alexandre Viros, le nouveau directeur général de OUI.sncf, a annoncé ce matin qu’une nouvelle version de l’appli SNCF sortirait à la fin du mois. La nouvelle appli comprendra des données de la RATP, qui seront payées par la SNCF pour en disposer en temps réel.

L’appli, déjà téléchargée par 12 millions de personnes dans sa version actuelle, enregistrera les informations personnelles des utilisateurs et cherchera à donner des informations de façon proactive. Elle pourra par exemple proposer des trajets domicile – travail suivant différents critères : rapidité, indice de pollution… ou bien des parcours alternatifs (et multimodaux) en cas de situation perturbée. « C’est nouveau. Notre métier, ce n’est plus de vendre un billet de train mais d’accompagner les voyageurs d’un point A au point B », souligne Alexandre Viros.

« Au cœur du réacteur » pour reprendre les termes du directeur général qui a pris ses fonctions il y a huit mois, e-voyageursTechnologie (ex-VSCT) représente « la plus grande usine digitale au service des mobilités en France ». Selon Alexandre Viros, plus de 1 000 personnes travaillent sur les technologies, dont 100 sur la data et l’intelligence artificielle.

Le patron de OUI.sncf explique qu’un nouvel ensemble baptisé e-voyageurs SNCF a été créé. Il regroupe non seulement e-voyageurs Technologie mais aussi OUI.sncf et l’appli SNCF pour lancer, au printemps 2019, l’assistant personnel de mobilité, annoncé à plusieurs reprises par Guillaume Pepy, le PDG de SNCF Mobilités.

Auparavant, en décembre, la SNCF devrait annoncer des partenariats avec des acteurs de la mobilité dans le domaine des VTC, vélos, bus, parkings et taxis, permettant de proposer plus d’offres. Un système ouvert, multimodal, qui a l’ambition de proposer un voyage sans couture et payé via son smartphone. Et qui permettra, espère la SNCF, d’être en situation de leadership.

M.-H. P.