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Ewa

Renfe confirme suspendre son projet de relier Paris à grande vitesse

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Il y a tout juste un an, la Renfe annonçait avoir lancé une « réflexion » sur sa stratégie de développement en France suite à des difficultés pour entrer sur ce marché mais aussi et surtout pour obtenir l’homologation de ses nouveaux trains S-106 commandés à Talgo. La compagnie espagnole a indiqué aujourd’hui à l’AFP qu’elle suspendait son projet de relier à grande vitesse l’Espagne à Paris. Un lancement qu’elle espérait initialement à l’été 2024, au moment des JO de Paris. « Nous avons retiré la réservation des sillons d’exploitation », a-t-elle précisé, évoquant des « obstacles » l’empêchant d’avoir une « date opérationnelle claire ».

Pour l’heure, elle maintient son service sur les lignes qu’elle dessert depuis 2023 entre Madrid et Marseille et entre Barcelone et  Lyon. Et indique « vouloir reprendre le projet quand les conditions techniques et opérationnelles le permettront ».

 

 

Ewa

Alstom : Henri Poupart-Lafarge passe la main à Martin Sion

Alstom

Une page se tourne chez Alstom avec le départ d’Henri Poupart-Lafarge après 28 ans au service du constructeur. Le dirigeant, qui avait cédé le poste de PDG pour celui de DG après l’arrivée de Philippe Petitcolin à l’été 2024 à la présidence d’Alstom, laisse un groupe puissant, devenu sous sa houlette numéro deux mondial du secteur ferroviaire derrière le chinois CRRC. Il a ainsi réussi l’intégration du groupe Bombardier racheté en 2021, après s’être vu opposer deux ans auparavant le veto de Bruxelles à un projet de fusion avec Siemens Mobility. Il peut aussi faire valoir de multiples succès commerciaux dans tous les domaines (trains, métros, tramways…) comme le montre un carnet de commandes florissant, à plus de 100 milliards d’euros.

Malgré ces succès et la bonne santé d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge a payé pour les difficultés boursières rencontrées par le groupe du fait de problèmes de trésorerie. Sans doute aussi pour les retards récurrents de livraisons de trains qui suscitent la colère de ses clients, en particulier chez les grands élus. A son passif aussi, mais dans une moindre mesure, l’aventure dans l’hydrogène qu’il a poussée avant de devenir sur le sujet beaucoup plus prudent même si le groupe vient d’annoncer avoir racheté les activités de Cummins dans le domaine des piles à combustible à hydrogène pour le ferroviaire.

Son successeur, Martin Sion, jusqu’alors président exécutif d’ArianeGroup, va donc prendre la main sur une entreprise forte d’un marché très dynamique porté par l’engouement pour le transport public, tant sur son marché domestique qu’à l’international. Mais il va aussi devoir s’atteler à quelques chantiers déterminants pour l’avenir du groupe. L’un est majeur, même si Alstom n’est pas le seul concerné : il va falloir remédier aux retards de livraisons d’un grand nombre de commandes, comme le TGV M, le MI20 pour le RER B et le RER NG ou le train d’équilibre du territoire « Oxygène ». En cause, selon un rapport dévoilé par VRT mais toujours pas officiellement présenté par le gouvernement tant le sujet semble sensible, un manque de maîtrise de la supply chain mais aussi une organisation et un management à revoir.

Ewa

Les concurrents de SNCF Voyageurs lui demandent de vendre leurs billets de train

Trenitalia gare de Lyon

Nouvelle offensive sur le marché de la distribution des billets de train en France. L’Afra, qui regroupe les compagnies concurrentes du groupe SNCF, demande l’ouverture de la plateforme SNCF Connect à tous les opérateurs qui le souhaitent. « De manière équitable et non discriminatoire« , souligne dans un communiqué publié hier Marco Caposciutti, le président de l’association, également président de Trenitalia France.

L’association rappelle que la position dominante de SNCF Connect, avec 85 % de parts de marché des ventes de billets de trains en ligne en France, »nuit aux voyageurs et affaiblit le train« . Anne Pruvot, la directrice générale de SNCF Connect & Tech avait expliqué, lors d’un Club VRT le 12 février, la stratégie définie pour SNCF Connect : cette agence de voyages distribue les billets ferroviaires du groupe, ceux des transporteurs conventionnés (pour l’heure, Transdev sur la ligne Marseille-Toulon-Nice)  mais aussi les titres de transport d’agglomérations, la réservation de taxis et VTC, la location de voitures et d’hébergements.

« Il est inacceptable, alors qu’il existe des places disponibles dans les trains des opérateurs alternatifs, que des voyageurs restent aujourd’hui à quai, ou prennent leur voiture ou l’avion, car ils n’ont pas connaissance des offres de ces nouveaux opérateurs, faute de présence sur SNCF Connect », souligne de son côté Solène Garcin-Berson, déléguée générale de l’Afra. Dans un tweet, le syndicaliste de Sud Rail, Fabien Villedieu, ironise sur la demande de l’association à la SNCF d’aider ses concurrents  «  à remplir leurs trains… vides. Ben voyons« .

Cette posture est toutefois nouvelle côté Marco Caposciutti : le président de la filiale de la compagnie italienne a jusqu’alors toujours affirmé vouloir vendre ses billets par ses propres moyens pour « ne pas confier une grande partie de sa distribution à son concurrent« . Le dirigeant l’avait notamment expliqué en juin 2025 lors d’un Club VRT. D’ailleurs, il n’est pas question que Trenitalia vende les billets de ses concurrents en Italie. Ni que Renfe le fasse en Espagne. De ce fait, des plateforme de vente indépendantes ont vu le jour comme Trainline, Kombo ou Omio, profitant de l’ouverture à la concurrence sur le marché de la distribution.

Autre revendication de l’association, une meilleure organisation des correspondances et des aléas au profit des voyageurs. « l’Afra appelle à harmoniser les droits des voyageurs quel que soit l’opérateur emprunté. La gestion des correspondances et garanties de report est cruciale : elle doit être incluse dans tous les appels d’offres régionaux, dans des conditions équitables pour tous les opérateurs. L’Afra appelle aussi à un mécanisme de prise en charge réciproque entre transports conventionnés et services librement organisés, encadré par le régulateur afin que le voyageur puisse se reporter sur le train de n’importe quel opérateur en cas de rupture de correspondance. » Cette position fait écho à l’article 8 du projet de loi-cadre pour les transports qui va être discuté à partir du 8 avril au Sénat. Cette disposition vise à améliorer le droit des voyageurs en cas de perturbations lors de leur trajet en leur permettant notamment d’être remboursé ou réacheminer. Cela implique la communication des informations nécessaires par l’entreprise ferroviaire aux opérateurs de vente de billets.

Ewa

Keolis va remplacer Transdev aux commandes du tram de Dublin

Tram de Dublin

Une page se tourne à Dublin pour Transdev qui exploitait depuis 2004 le tramway de la capitale irlandaise. A partir de septembre prochain, c’est Keolis en groupement avec Amey qui s’installera à sa place au poste de conduite.

Le nouveau contrat d »exploitation et de maintenance représente un montant cumulé pouvant atteindre plus de 1,3 milliard d’euros sur une durée de sept ans, assortie d’une option jusqu’à six années complémentaires, a indiqué le 31 mars Keolis. Le réseau du Luas assure annuellement 55 millions de voyages.

La joint-venture Keolis-Amey est détenue à 65 % par la filiale de la SNCF et 35 % par Amey.

Ewa

Île-de-France Mobilités devrait décider en mai l’utilisation(ou pas) des cartes bancaires dans le réseau de transport

bus electrique RATP Frederic BEDEAU IDFM scaled e1759398638773

Île-de-France Mobilités a lancé une étude sur une éventuelle mise en place de l’open payment dans les transports publics. « Il s’agit d’évaluer son coût, les usages et ses avantages avant de décider d’y recourir ou pas« , indique à VRT Laurent Probst, le directeur général d’IDFM. Les conclusions sont attendues en avril et la décision pourrait être prise lors du conseil d’administration de mai de l’autorité organisatrice des transports franciliens.

Sans attendre, IDFM a toutefois fait un premier pas en décidant d’autoriser le paiement par carte bancaire dans les bus de Paris et de la petite couronne. L’ensemble des lignes de bus, qui ont d’ailleurs toutes été ouvertes à la concurrence, doivent être équipées d’ici juillet. Avec une restriction pour les voyageurs y recourant : ils ne pourront pas faire de correspondance avec un titre de transport acheté par carte bancaire.

En revanche, cette possibilité n’est pas encore à l’ordre du jour pour la grande couronne parisienne car elle semble moins nécessaire selon Laurent Probst.

Ewa

Résultats : la Deutsche Bahn toujours plus dans le rouge

Train régional Deutsche Bahn
Pour la troisième année consécutive, la Deutsche Bahn affiche des comptes dans le rouge : les pertes ont atteint l’année dernière 2,3 milliards d’euros, soit 500 millions de plus par rapport à 2024. Elles sont notamment dues à une dépréciation de la branche « grandes lignes », évaluée à 1,4 milliard. Par ailleurs, les juteux bénéfices de Schenker, dont la compagnie ferroviaire allemande s’est séparée en 2025 pour se recentrer sur son métier d’origine, font défaut. Le produit de la cession de la filiale logistique a servi exclusivement à la réduire la dette (record) de près de 12 milliards d’euros pour la ramener à 20,7 milliards.
Evelyn Palla, la nouvelle présidente qui a pris le 1er octobre dernier les commandes, reste néanmoins optimiste dans sa « stratégie des petits pas en avant ». Elle a commencé par engager un allègement « par le haut » avec une réduction de la taille du conseil d’administration de huit à six membres. Par ailleurs, la DB va réduire la fréquence de ses trains pour délester un réseau surchargé. « Nous avons trop de trafic », dit-elle. Enfin, la filiale fret, toujours déficitaire, supprimera 6200 postes d’ici 2029.

La dirigeante compte aussi sur le programme de relance (Neustart) pour « stopper la spirale vers le bas de la ponctualité qui a atteint un niveau plancher en 2025 avec seulement 60% de trains à l’heure », a-t-elle déclaré, en se disant déterminée à poursuivre le programme de reconstruction d’un réseau vétuste, principal responsable des retards.

23 milliards pour rénover les infrastructures cette année

Les investissements pour rénover les infrastructures vieillissantes atteindront cette année un pic de 23 milliards d’euros avec un record du nombre de chantiers (28.000). Rappelons que la DB a lancé en 2024 un calendrier historique de rénovation des axes principaux avec une liste de 41 corridors. Pour l’instant, elle n’en est qu’à son deuxième chantier qui est cours d’achèvement (Berlin-Hambourg).

La présidente peut déjà se réjouir du bénéfice d’exploitation de 297 millions d’euros en 2025, sortant l’EBIT pour la première fois du rouge depuis des années. Le chiffre d’affaires a également augmenté de 3 % pour atteindre 27 milliards d’euros. « Nous aurons atteint notre objectif lorsque nous serons en mesure de dégager des bénéficies et de financer nos investissements par nos propres moyens », souligne-t-elle. Rendez-vous dans dix ans comme l’a indiqué la dirigeante en s’adressant aux usagers, énervés par le manque de fiabilité des trains en Allemagne. « Il nous faudra dix ans pour en ressentir les effets de notre restructuration », a-t-elle en effet déclaré en réclamant d’ici là « de la patience ».

Ewa

SNCF Voyageurs et les CFF renouvellent leur partenariat

TGV Lyria à Paris-Lyon

Le partenariat entre SNCF Voyageurs et les chemins de fer suisses (CFF) a été prolongé jusqu’en 2032. Il s’inscrit dans la continuité d’une alliance historique, qui existe depuis 45 ans et dont le dernier accord couvrait la période 2023-2032 sur l’offre du TGV Lyria entre la France et la Suisse.

« De manière à répondre à la demande croissante de mobilité internationale, SNCF Voyageurs et CFF étudieront les opportunités de développement des liaisons européennes depuis la Suisse. Des extensions et la mise en place de nouveaux services ferroviaires directs de longue distance depuis la Suisse vers la France et au-delà seront étudiées« , indiquent les deux partenaires dans un communiqué du 25 mars.

Actuellement, le TGV Lyria propose trois liaisons : Paris-Genève, Paris-Lausanne, Paris-Bâle-Zürich. En période estivale, le TGV relie quotidiennement Lausanne (via Genève) à Marseille. Spécificité en 2026, du 16 avril au 2 novembre, cette liaison fonctionnera du jeudi au lundi. Lyria a permis d’acheminer 5,7 millions de voyageurs l’an dernier.

Ewa

Un grave accident entre un poids lourd et un TER perturbe fortement le trafic dans le Var

TER Omeno Premium pour la ligne Marseille-Nice

Le conducteur d’un poids lourd, qui transportait des mobil-homes, est mort ce matin après avoir percuté un TER sur la ligne Marseille-Nice. Il y aurait également, selon la région Sud, autorité organisatrice des TER, « 21 blessés légers, pour l’essentiel des voyageurs en état de choc qui ont tous été pris en charge par les pompiers ». Quelque 260 voyageurs se trouvaient au moment du choc dans le train régional.

L’accident a eu lieu plus exactement à 7h45 au passage à niveau Le Dramont situé sur la Corniche à Saint-Raphaël dans le Var. « Alors que plusieurs enquêtes sont lancées, les premières constatations sur place laisseraient apparaitre que le camion s’est immobilisé sur la voie ferrée. A la fermeture des barrières qui annonçaient l’arrivée du train, le conducteur est resté dans le camion pour tenter d’extraire son véhicule qui a alors été percuté par le train », a expliqué la région dans un communiqué. Les premières constations indiquent que le passage à niveau fonctionnait normalement, précise de son côté SNCF Réseau.

L’accident a causé des dégâts relativement importants aux infrastructures ferroviaires. « Des travaux seront nécessaires pour les réparer une fois que le poids lourd, son chargement et le train accidenté auront été dégagés », souligne le gestionnaire du réseau.

Les circulations sont donc interrompues entre Saint-Raphaël et Cannes. Elles devraient reprendre progressivement demain selon la région.

Le TER heurté était exploité par Transdev, l’opérateur retenu par la Région après mise en concurrence. Pour sa filiale, Transdev Rail Sud Inter-Métropoles, exploitant depuis le 29 juin cette liaison Marseille-Toulon-Nice, c’est le premier grave accident qui a aussi eu pour conséquence d’endommager fortement une rame.

 

 

 

 

Ewa

Alain Krakovitch part au Matériel, Karine Dussert-Sarthe le remplace aux TGV

Alain Krakovitch et Karine Dussert-Sarthe

Changement important chez SNCF Voyageurs : Alain Krakovitch qui était depuis six ans directeur des TGV-Intercités, cède la place à Karine Dussert-Sarthe, actuelle directrice d’Orange Île-de-France.

Alain Krakovitch deviendra, à partir du 18 mai, directeur du Matériel de SNCF Voyageurs, en remplacement de Xavier Ouin nommé directeur Sécurité et qui depuis le début de l’année cumulait ces deux fonctions. Tous deux sont membres du comité exécutif de SNCF Voyageurs.

Ces changements interviennent alors que SNCF Voyageurs s’apprête à mettre en vigueur son plan de transformation Destination 2030 destiné à mieux affronter la concurrence. Partant du principe que toutes ses activités sont appelées à être mises en compétition, l’entreprise va mettre sur pied trois directions (distribution, maintenance et corporate) et deux « business lines », l’une pour les TGV, l’autre pour les délégations de service public (DSP) signées soit avec l’Etat pour les Intercités, soit avec les régions pour les TER ou avec IDFM pour l’Ile-de-France. 

Alain Krakovitch paye peut-être aussi en partie pour les mauvais buzz qui ont touché SNCF Voyageurs ces derniers temps, en particulier l’affaire du « No kids » dans les TGV qui a fait grand bruit, puis le « guide de l’élégance » des agents des TGV, critiqué pour ses conseils « genrés » et « grossophobes » notamment par Sud Rail.

Karine Dussert-Sarthe gèrera donc la business lines TGV. Diplômée d’HEC en 1997, Karine a commencé dans le conseil en stratégie avant de travailler notamment chez Telstra et SFR. Son profil, très marketing, la rapproche de deux anciennes dirigeantes qui ont pris dans le passé les commandes des TGV : Barbara Dalibard et Rachel Picard.  « Je compte sur son regard nouveau, son expérience des clients et de la concurrence, son sens du service des territoires français tout comme son aisance à l’international », a commenté Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, à l’occasion de l’annonce de son arrivée.

 

 

Ewa

Jean-François Monteils reconduit pour cinq ans à la tête de la SGP

Portrait de Jean Francois Monteils Patrick Gaillardin scaled e1772036828406

Jean-François Monteils a été nommé pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Société des grands projets. Ce diplômé de Sciences po et de l’Inalco avait été auparavant auditionné par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour évoquer la stratégie qu’il compte mettre en place pour ce nouveau mandat. La SGP est notamment appelée à consacrer de plus en plus son action sur  la montée en puissance des projets de Serm (services express régionaux métropolitains).

Bernard Cathelain, ingénieur et polytechnicien, et Frédéric Brédillot, Sciences Po et EHESS, en poste depuis respectivement 2015 et 2017 sont, de leur côté, nommés membres du directoire par décret du président de la République.