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Ewa

Cristina Crespin remplace Laurent Bouyer à la tête de Siemens Mobility

Cristina Crespin

Cristina Crespin est devenue, depuis le début de l’année, présidente de Siemens Mobility France. Entrée en 2003 dans le groupe en tant que contrôleuse de gestion, elle y a gravi tous les échelons et était juste avant directrice générale chargée des finances.

Laurent Bouyer
Laurent Bouyer

Elle remplace Laurent Bouyer qui avait annoncé en fin d’année dernière son départ au Québec pour devenir vice-président Global Operations chez Pratt & Whitney Canada (groupe aéronautique et de défense américain RTX) et membre de l’équipe de direction.

Un tournant professionnel pour Laurent Bouyer après 30 années passées dans le secteur ferroviaire, successivement président de Bombardier Transport, puis de Siemens, après le rachat de Bombardier Transport par Alstom.

Il a notamment participé aux projets de L’AGC, du Francilien, du Régio2N ou encore à l’automatisation des lignes 4 et 14 du métro parisien et au Cityval, métro automatique nouvelle génération lancé à Rennes.

Ewa

Le Portugal lance un appel d’offres pour réaliser la première section de la LGV Porto-Lisbonne

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Un appel d’offres pour construire le premier tronçon de la ligne à grande vitesse Lisbonne-Porto a été lancé le 12 janvier au Portugal. Le projet, qui doit permettre de relier  les deux principales villes du pays en 1h15 (contre près de 3 h aujourd’hui), est évalué à 4,5 milliards d’euros. Il devrait être réalisé en trois étapes. La première concernera la réalisation d’une section de 70 km entre Porto et Oia, estimée à environ 2 milliards d’euros.

Ewa

L’incivilité et la délinquance reculent de 51 % dans les gares et trains d’Auvergne-Rhône-Alpes 

TER AURA
Les actes contre les personnes et les biens, les incivilités et les vols sans violence sont en baisse de 51 %, entre 2021 et 2023, dans les gares et les TER d’Auvergne Rhône-Alpes. A l’occasion d’une visite dans les locaux de la sûreté générale, en gare de Lyon Perrache, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est félicité de ce résultat qu’il attribue aux moyens matériels et humains déployés depuis plusieurs années pour améliorer la sécurité.
Parmi les actions les plus marquantes, la vidéoprotection figure en bonne place. Ainsi, 2300 caméras ont été installées dans 129 gares pour un budget de 30M€ et les rames (hors Corail) ont également été équipées de caméras. Le Centre Régional de Sécurité des Transports, créé en 2018 et basé à la gare Part-Dieu, est chargé de visualiser les images des gares et de 110 trains. Enfin, depuis 2019, les équipes de la Suge ont été renforcées et comptent désormais 117 agents.
Il y a un peu plus d’un an, en décembre 2022, un nouveau dispositif baptisé “Gare Sécurité Renforcée” a été lancé à Valence et devrait être dupliqué dans d’autres villes.
S. R.

Ewa

Frédéric Delorme réorganise la gouvernance des futures activités fret de la SNCF

Frederic Delorme, Rail Logistics Europe / Fret SNCF.

2024, année de la réorganisation chez Rail Logistics Europe (RLE). Le pôle de la SNCF qui regroupe les activités logistiques et de transport de marchandises doit se préparer à un scénario de « discontinuité » pour Fret SNCF, qui passe par sa disparition, puis par sa renaissance sous une nouvelle entité au champ d’intervention réduit. Suite à l’enquête ouverte par Bruxelles pour aides illégales versées à Fret SNCF, le gouvernement a en effet décidé de relancer, à partir du 1er janvier 2025, deux sociétés, l’une pour le transport ferroviaire de marchandises, l’autre pour la maintenance des locomotives de fret.

« A cette même date, RLE deviendra, toujours au sein de SNCF Groupe, un groupe de plein exercice qui détiendra l’entreprise ferroviaire de transport mutualisé, la nouvelle entreprise de maintenance des locomotives, Captrain, Naviland Cargo, VIIA et Forwardis. Le capital de RLE sera par la suite ouvert à un ou plusieurs actionnaires minoritaires, ce qui répondra ainsi à l’un des critères juridiques incontournables de la discontinuité économique« , indique RLE dans un communiqué.

D’où des changements dans la gouvernance décidée par Frédéric Delorme, président de RLE et de Fret SNCF. Ainsi, Jérôme Leborgne, actuel directeur général de Fret SNCF, devient secrétaire général de RLE. Charles Puech d’Alissac, l’actuel président de VIIA et de Naviland Cargo, le remplace et sera ensuite nommé, le 1er janvier prochain, président de la future entreprise ferroviaire de transport mutualisé au 1er janvier 2025.

Nicolas Gindt, actuel directeur de la Stratégie et Innovation de RLE, chargé des affaires juridiques et institutionnelles, prend la présidence de la holding Captrain. Il succède à ce poste à Nicolas Giraud qui devient directeur Stratégie et développement.

Tristan Rouzès, actuel directeur Performance, transformation et numérique, est chargé de son côté de préfigurer la future société de maintenance des locomotives de fret ferroviaire, dont il sera nommé président au 1er janvier 2025.

Quant au poste de président de Naviland Cargo et VIIA, il sera pourvu et annoncé dans les prochaines semaines, précise RLE.

Ewa

Huit régions contestent les péages de SNCF Réseau

TER Hauts-de-France à Boulogne-Ville

Le Conseil d’Etat devait examiner cet après-midi le recours de huit régions contestant la hausse des péages ferroviaires prévues pour les années, 2024, 2025 et 2026, selon une information du média L’informé.

Ces hausses tarifaires, proposées par SNCF Réseau, avaient été validées il y a un an par l’Autorité de régulation des transports, qui avait toutefois relevé « des modalités non transparentes et sans consultation des autorités organisatrices de transport concernées » pour les TER de Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les régions réclament l’annulation des dispositions tarifaires de SNCF Réseau et de l’avis de l’ART. La décision du Conseil d’Etat est attendu en février.

Ewa

Le service d’autopartage Zity s’arrête à Paris

Service d'autopartage Zity
Le service d’autopartage en free-floating Zity, opéré par Mobilize, une marque du groupe Renault, va cesser le 15 janvier ses activités en Île-de-France (Paris, Vanves, Sèvres, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt et Meudon).
Mobilize explique cette décision par « des facteurs externes à l’entreprise, tels que les dommages importants subis de façon répétée par la flotte ».
L’entreprise dit subir en Île-de-France « 72 % d’incidents en plus par rapport au autres villes » où elle exploite son service Zity. Ainsi, « 35 % de la flotte n’était plus disponible » en Île-de-France et « nous ne pouvions offrir à nos clients le haut niveau de qualité de service qu’ils méritent ». 100 000 clients étaient enregistrés.
Zity a été lancé à Paris par Renault et le groupe espagnol Ferrovial, en mai 2020, soit trois ans après Madrid. Le service a ensuite été ouvert à Lyon en mai 2022, et en juillet à Milan. Début 2023, Renault avait racheté les parts détenues par Ferrovial, devant l’actionnaire unique de Zity.
Les 250 véhicules de la flotte francilienne, des Dacia Spring (électriques), seront réutilisés pour d’autres projets, mais pas forcément redéployés dans les autres villes où Zity va poursuivre son service (Lyon, Madrid, Milan). « Le parc de chaque ville est adapté à la demande locale. Inutile de le surcharger », explique Zity qui entend poursuivre ses activités d’autopartage dans les autres villes où elle est présente.
Y. G.

Ewa

Métro de Rennes à l’arrêt. « Nous savions qu’il y aurait un jalon de maintenance à effectuer »

Ligne B du métro de Rennes
Matthieu Theurier, vice-président de la Métropole de Renne, délégué à la Mobilité et aux transports, revient sur la panne qui a affecté la ligne B du métro automatique de Rennes. Et sur les solutions de substitution mises en oeuvre en attendant la reprise.
Ville, Rail & Transports. La ligne B est à l’arrêt pour encore au moins trois mois. Que s’est-il passé?
Matthieu Theurier : Une panne a été provoquée par l’incendie des armoires électriques liées au redresseur qui alimente la ligne B du métro en énergie. Des investigations sont en cours.
VRT. Les rames ont-elles été sur-sollicitées?
M. T. Je ne le pense pas. D’ailleurs, le métro a parfaitement fonctionné pendant 14 mois. Et peut-être même mieux que ce qu’on aurait pu imaginer.
Nous savions qu’il y aurait un jalon de maintenance à effectuer. Il était situé autour des 180 000 km parcourus par les rames. L’incident sur la rame 56 est arrivé à 200 000 km. D’autres rames ont même accumulé 250 000 km de parcours. Enfin, je voudrais souligner que les systèmes de sécurité du CityVal ont parfaitement fonctionné, puisque le freinage d’urgence s’est déclenché sur la rame, protégeant les voyageurs, même si cela peut être impressionnant lorsqu’on est à bord.
V.RT. Choisir un matériel innovant peut être risqué….
M.T.  Si on se replace en 2010, lorsque le métro actuel a été commandé, nos prédécesseurs ont fait le choix logique de la modernité. Le VAL 208, qui circulait déjà sur la ligne A du métro, avait une conception qui datait d’une quarantaine d’années. Or, quand on choisit un transport c’est pour un demi-siècle. C’est donc normal d’opter pour du matériel équipé d’une technologie plus moderne. Nous héritons donc de décisions prises avant que nous ne soyons aux commandes, mais nous aurions sans doute pris les mêmes.
Mettre au point cette technologie a pris du temps, mais un an et demi, dont six mois d’arrêt à cause du Covid, je trouve qu’on ne s’en sort pas si mal.
Rappelons aussi que ce matériel a connu, dès sa mise en service, des taux de fiabilité qui le placent dans le top 10 des métros automatiques dans le monde. Et ce, alors qu’on a connu une fréquentation exceptionnelle en avance de 9 mois sur nos prévisions, avec des pointes à 110 000 voyageurs par jour.
Notre souci, un an après le lancement, c’était de gérer les pointes du matin est du soir. On avait même mis en place, sur une proposition de l’exploitant Keolis, la “rame magique“, une rame circulant sans arrêt entre les trois stations de Jules-Ferry, Joliot-Curie-Chateaubriand et Beaulieu-Université, de telle façon qu’elle soit moins chargée et pour permettre une évacuation plus rapide des quais.
Toujours dans but, nous étions en train d’essayer de décaler le début de certains cours d’un quart d’heure pour lisser l’affluence… jusqu’à ce que les problèmes surviennent sur la ligne B du métro.
V. R.T. Quelles solutions proposez-vous pour pallier à l’arrêt de la ligne B? 
M. T. : Dès que la panne s’est produite, nous avons mis en place une ligne de bus de substitution qui suit le parcours de la ligne B. Nous allons maintenir ce dispositif jusqu’au mois prochain. Et nous travaillons avec l’exploitant pour le faire évoluer. La ligne de substitution, sera limitée à l’est, à la station Les-Glayeulles. Au-delà, le trafic sera repris par deux lignes de ChronoStar, en BHNS, dont la fréquence sera augmentée. Les correspondances seront aussi améliorées sur la ligne de substitution.
V. R.T. Qui va en supporter les surcoûts ? 
M. T. Dans les contrats de DSP, comme celui qui nous lie pour 7 ans avec Keolis, il y a toujours des ajustements, des améliorations, des modifications régulières du réseau. Nous espérons que cela va s’équilibrer. Par ailleurs, les rapports d’expertises sont en cours, ils aboutiront au partage des responsabilités de chaque partie, dans les incidents. Mais pour l’instant nous sommes concentrés sur la résolution des problèmes et sur la mise en place du réseau de bus de substitution.
Propos recueillis par Yann Goubin

Ewa

Le métro nouvelle génération de Siemens à Rennes encore à l’arrêt pour au moins trois mois

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Les usagers de la ligne B du métro de Rennes vont devoir encore s’armer de patience. Arrêté depuis le 18 novembre après un incendie dans des armoires électriques d’un local technique, le métro automatique nouvelle génération de Siemens nécessitera encore au moins trois mois de travaux avant de pouvoir redémarrer, a indiqué Nathalie Appéré, la présidente de la métropole de Rennes, lors d’une conférence de presse le 9  janvier.
Une reprise du trafic avait d’abord été annoncée pour le 15 décembre, repoussée au 22  décembre, puis au 3 janvier. Mais un second incident est survenu au moment de la reprise ce jour-là sur l’une des rames. Une première intervention n’a pas permis de faire redémarrer la rame, entraînant l’arrêt total de l’exploitation.
« En cas de problème important, le système commande à la rame un freinage d’urgence. C’est impressionnant pour les passagers à bord, mais c’est la procédure. Le matériel est conçu pour cela et tient compte des passagers même si le freinage est brutal », a expliqué Stéphane Bayon de Noyer, directeur de la business unit VAL chez Siemens. Cet arrêt était dû à une pièce défectueuse sur l’un des bogies de la rame 56, a indiqué le représentant du constructeur. Sans entrer dans les détails, il assure qu’il ne s’agit pas du galet de guidage, parfois incriminé, pour expliquer les dysfonctionnements sur la ligne B.

Réorganisation du réseau de bus

Sans attendre les conclusions des expertises en cours, « il a été décidé, avec la Métropole, de changer le système qui inclut la pièce défectueuse sur tous les bogies de toutes les rames », poursuit Stéphane Bayon de Noyer. Soit un changement de sous-ensemble mécanique sur 100 bogies.
L’opération sera effectuée dans l’atelier de la Maltière, situé à l’extrémité sud-ouest de la ligne, où est habituellement réalisée la maintenance du matériel de la ligne B. C’est le temps nécessaire pour l’approvisionnement en pièces neuves, explique Siemens, qui dit avoir déjà contacté ses fournisseurs.
La Métropole n’exclut pas une remise en service plus rapide, mais avec moins de rames. « La difficulté, c’est d’assurer la pointe de charge. Si on exploite la ligne en mode dégradé, on risque forcément l’engorgement, et de nouveaux problèmes », souligne de son côté Matthieu Theurier, vice-président délégué à la Mobilité et aux transports.
En attendant, la Star, filiale de Keolis exploitant le réseau, met en place une ligne de bus de substitution qui suit le tracé de la ligne de métro, avec les mêmes amplitudes d’horaires et une fréquence de 8 minutes, de 6 h 30 à 19 h. « Mais la capacité des bus ne peut pas remplacer celle des métros », souligne Ronan Kerloc’h, directeur de la Star. L’opérateur est en train de plancher sur une réorganisation du réseau de bus. Le tracé de la ligne de substitution sera réduit pour faciliter la circulation des bus dans le centre-ville de Rennes. Et ses extrémités sud-ouest et nord-est, seront reprises par des lignes rapides ChronoStar, dont le tracé sera modifié. Ce nouveau schéma de transport devrait être « mis en service en février », annonce Ronan Kerloc’h.
« C’est évidemment un coup dur pour les usagers et pour la Métropole, mais il faut rappeler que le reste du réseau fonctionne. Certes, la ligne B achemine 110 000 voyageurs quotidiens, mais le réseau Star transporte un total de 400 000 voyageurs par jour, ce qui veut dire que 75 % des usagers trouvent une solution pour se déplacer. Sans doute pas dans les meilleures conditions de confort, de régularité, mais le réseau leur propose une solution », assure Nathalie Appéré.
Les incidents sont intervenus après quelque 200 000 km sur la rame et un total de 5 millions de km sur l’ensemble des rames en service, calcule la présidente de la Métropole. La collectivité s’attendait plutôt à rencontrer des difficultés dans les premiers mois d’exploitation, « et non 14 mois plus tard », poursuit l’élue. « Mais aucune marche à blanc ne remplacera une exploitation en conditions réelles, et on peut considérer que 200 000 à 250 000 km correspondent à un jalon de maintenance ».
Yann Goubin

Ewa

Pourquoi le train de nuit Paris-Aurillac connaît des débuts difficiles

Train de nuit Paris-Aurillac lors de sa relance le 10 décembre 2023

Moins d’un mois après sa relance, plusieurs dysfonctionnements ont perturbé l’exploitation du train de nuit Paris-Aurillac. Dès le 15 décembre, raconte le quotidien La Montagne, l’Intercités Paris-Aurillac est tombé en panne à La Souterraine, en Creuse, contraignant les voyageurs « à monter dans un autocar pour Brive et à passer une nuit de galère« . Le 2 janvier, le train a été supprimé dans les deux sens, un autocar étant toutefois proposé partant d’Aurillac pour rejoindre Brive.

« Cinq trains sur 28 ont connu des péripéties« , nous a indiqué le 8 janvier un porte-parole de SNCF Voyageurs. En cause, selon lui, des « tensions » sur le matériel roulant. Trois locomotives thermiques (des BB 75300) devaient permettre d’assurer cette liaison. Mais l’une d’elle a été immobilisée après avoir subi un heurt. Et la troisième, commandée auprès d’Akiem, a pris plus d’un mois de retard avant d’arriver, souligne encore SNCF Voyageurs.

De son côté Akiem explique à VRT avoir été contacté l’an dernier par la compagnie pour disposer d’une locomotive BB 75300 de plus pour la liaison Paris-Aurillac. Le loueur fournit déjà depuis plusieurs années quatre locomotives de ce type pour la liaison Valence-Briançon et deux pour la ligne Paris-Rodez depuis sa réouverture. « Ces locomotives ont bonne presse car elles sont fiables et sont toutes louées à des opérateurs de fret. Leur maintenance est assurée à 100 % par SNCF Voyageurs« , explique à VRT Fabien Rochefort, le président d’Akiem, en reconnaissant faire face « à des difficultés de disponibilités pour ces locomotives ».

Négociations avec des opérateurs de fret

Ses équipes ont donc dû négocier avec des opérateurs de fret pour récupérer une BB 75300, puis l’ont envoyée pour maintenance dans un atelier SNCF.  « Nous avons subi un aléa de maintenance qui a bloqué pendant quatre mois la locomotive dans un atelier de maintenance de la SNCF!« , poursuit le dirigeant, renvoyant à ses responsabilités le groupe SNCF. Pour autant, ajoute-t-il, « nous avons une très bonne expérience avec Intercités« .

Selon lui, la locomotive a finalement été livrée aujourd’hui. Ce qui devrait permettre de desserrer la situation.

La fin des vacances scolaires va aussi contribuer à relâcher la pression : le train de nuit, qui assurait des liaisons quotidiennes durant les congés de fin d’année, ne fonctionne en dehors de cette période que du lundi au dimanche. La liaison devrait devenir quotidienne à la fin 2024.

Plus généralement, la SNCF estime ne pas avoir assez de matériel roulant pour assurer ses services Intercités. Elle attend avec impatience les 28 nouveaux trains d’équilibte du territoire « Oxygène » commandés auprès de CAF, qui doivent circuler sur l’axe POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse) et devraient contribuer à améliorer les conditions de desserte. Mais ils ne devraient arriver qu’à partir de l’été 2025, et jusqu’à la fin 2026. 

Marie-Hélène Poingt

 

 

Ewa

Flixtrain obtient gain de cause en justice contre la DB

Train FlixTrain en Alemagne
La compagnie ferroviaire allemande, Deutsche Bahn a perdu une nouvelle bataille judiciaire contre son principal concurrent sur les grandes lignes, Flixtrain. L’opérateur privé avait porté plainte à Hambourg contre les méthodes de vente en ligne de la DB, jugées préjudiciables. Il a obtenu gain de cause début décembre : le tribunal régional a condamné la compagnie d’Etat à lui verser des indemnités pour avoir installé en 2018 des « filtres trompeurs » sur le site internet « bahn.de » et l’application « DB Navigator ».

En privilégiant la « liaison la plus rapide », option sélectionnée à l’avance par la DB, les lignes Berlin-Stuttgart et Hambourg-Cologne de Flixtrain étaient automatiquement exclues de la liste des offres, en raison d’un trajet plus long. « La décision du tribunal régional de Hambourg est un bon signal pour les consommateurs », a réagi Sebastian Meyer, porte-parole de Flixtrain, sans cacher que cette bataille judiciaire n’était pas finie.

Filtre trompeur et illicite

La condamnation de la justice hambourgeoise n’est pas la première en Allemagne sur la billetterie en ligne de la DB. Le 4 octobre, le tribunal régional de Francfort lui avait déjà interdit d’utiliser ce filtre. « Il est trompeur et illicite », avaient estimé les juges. L’Office fédéral de lutte contre les cartels (Bundeskartellamt) est allé encore plus loin en exigeant en juin 2023 des modifications en profondeur de l’ensemble du système de distribution des billets mais aussi de la rémunération des plateformes de vente.

« La justice allemande n’a pas dénoncé que les filtres. Quand les offres des privés apparaissent, elles sont proposées sans les tarifs », indique Matthias Stoffregen, directeur de la Fédération des entreprises de transport ferroviaires privés (Mofair). L’Office des cartels a obligé la compagnie allemande à mettre à disposition sur son site « bahn.de » et son application « DB Navigator» toutes les données des opérateurs privés, c’est-à-dire les horaires des trains, retards, annulations, réservations, déviations, prix, etc.. « Ce jugement est encore plus important que celui de Hambourg », rappelle Matthias Stoffregen.

Position de force

« Les distributeurs partenaires (TUI, Trainline, Omio, etc.) déplorent également les mauvaises conditions du marché. La DB leur interdit d’offrir des rabais mais aussi d’utiliser des mots clés qui pourraient favoriser leurs référencements », ajoute-t-il.

De son côté, la DB a expliqué que la plainte de Hambourg n’était plus d’actualité. « Les faits sont anciens et n’ont plus aucune incidence sur l’information des voyageurs », a réagi un porte-parole. « Nous allons examiner le jugement et les motifs. Nous déciderons s’il est pertinent de faire appel », poursuit-il.

La mauvaise visibilité des offres entrave la liberté de concurrence, dénonce aussi Allrail, l’association qui défend à Bruxelles les entreprises privées de transport ferroviaire en Europe. « La libération du marché ferroviaire européen ne pourra se faire qu’avec une réglementation de la vente de billets », affirme l’association.
 
« La DB reste en effet en position de force sur le marché de la distribution avec un site omniprésent. C’est elle décide qui a le droit de vendre des billets sur son site. C’est une situation qui s’apparente à un quasi-monopole », critique Matthias Stoffregen. « La DB a toujours cherché à verrouiller le marché de la distribution de billets et à fixer elle-même des conditions aux concurrents indésirables. La complexité du marché a fait le reste », poursuit-il.
Le filtre « liaison la plus rapide » reste d’ailleurs toujours cochée par défaut sur le site de la DB. L’utilisateur peut maintenant le décocher.
Christophe Bourdoiseau