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Ewa

Trois nouvelles filiales de la SNCF exploiteront des TER dès la fin de l’année

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Changement d’ère pour la SNCF : depuis le 25 décembre dernier, il n’est plus possible pour les régions de signer une convention d’exploitation des TER, de gré à gré, avec la compagnie publique. L’ouverture à la concurrence devient obligatoire. Jean-Aimé Mougenot, le directeur TER délégué, explique à Ville, Rail & Transports la stratégie suivie par la SNCF et les conséquences à venir.

Ville, Rail & Transports. Comment vous êtes-vous préparés à cette échéance ? 

Jean-Aimé Mougenot. Le 25 décembre dernier marque une étape importante, puisque depuis cette date, les régions ne peuvent plus contractualiser directement avec la SNCF pour l’exploitation de leurs TER. C’est la fin d’un chapitre dans l’histoire de la régionalisation, la fin d’une période de transition qui s’est déroulée entre 2019 et 2023, et pendant laquelle l’ouverture à la concurrence était possible sans être obligatoire. Elle a permis d’entrer concrètement dans la concurrence et surtout de se préparer à son accélération.

Rappelons que cette phase transitoire a été relativement rapide : elle a duré cinq ans en France, alors qu’elle a pris 17 ans en Allemagne puisque la possibilité d’ouvrir les TER à la compétition outre-Rhin été ouverte en 1994 et n’est devenue obligatoire qu’en 2011.

Un nouveau chapitre s’ouvre donc. Nous nous y préparons depuis longtemps selon plusieurs axes. Dès 2019, quand la région Sud Paca a lancé la procédure pour deux lots, nous avons mis au point notre modèle pour répondre aux appels d’offres. A la fois sur le fond, sur les grands enjeux et les performances, et sur la forme, sur la manière de répondre et les équipes à mettre en place. Nous avons misé sur des équipes mixtes, réunissant des compétences ferroviaires et l’expérience des systèmes concurrentiels au sein de notre groupe (en premier lieu à Keolis) et à l’international. Ce modèle a plutôt bien réussi et nous allons le poursuivre.

VRT. Vous avez aussi décidé de lancer des sociétés dédiées…

J-A. M. Nous avons effectivement créé des sociétés dédiées aux lignes que nous avons remportées lors de trois appels d’offres. Ainsi, le 15 décembre prochain, lors du changement du service, trois sociétés dédiées fonctionneront pour exploiter les lots gagnés : la société SNCF Voyageurs Sud Azur pour exploiter l’Etoile de Nice (les lignes Cannes/Grasse – Les Arcs/Vintimille – Cannes /Nice/Monaco/Vintimille et Nice à Azur, ndlr), SNCF Voyageurs Etoile d’Amiens (lignes Amiens-Tergnier-Laon, Amiens-Saint-Quentin, Amiens-Albert, Amiens-Abbeville, Beauvais-Abancourt-le-Tréport, Amiens-Creil, et Amiens-Montdidier-Compiègne) et SNCF Voyageurs Loire Océan pour exploiter dans un premier temps le tram-train, qui dessert les lignes Nantes – Nort-sur-Erdre – Châteaubriant et Nantes – Clisson (puis, dans un second temps, le lot Sud Loire). Ces trois sociétés vont commencer leurs services en même temps, la remise des clés se faisant au changement de service, donc le 15 décembre prochain.

VRT. Les transferts de salariés sont-ils déjà réalisés ?

J-A. M. Globalement, ces sociétés ont le nombre de salariés voulu (voir encadré ci-dessous). La localisation territoriale, la continuité avec le cadre social, qui est en grande partie transférée, et l’étanchéité des lots facilitent l’acceptation des agents à travailler pour ces sociétés, même s’il y aura toujours aussi un certain nombre de recrutements.

Parallèlement, nous préparons toutes les équipes TER (un peu moins de 27 000 agents) à ces profondes évolutions. Et bien sûr nous poursuivons le « business as usual », avec la mise en qualité de nos process pour accompagner les politiques territoriales et économiques des autorités organisatrices.

Pour beaucoup de régions, la concurrence représente l’occasion d’augmenter l’offre de transport. D’autant que la fréquentation des TER a bondi ces dernières années de 30 % par rapport à la période post-Covid : le trafic a augmenté de 20 % en 2022, puis de 10 % en 2023.

VRT. Quel est le calendrier cette année ? 

J-A. M. Un appel d’offres est en cours dans le Grand Est, huit autres seront ouverts en 2024. C’est l’avis de pré-information qui est le déclencheur, il décrit les lots et fixe les dates pour l’ouverture à la concurrence.

Les Régions qui ouvrent pour la première fois en 2024 sont la Normandie pour l’Etoile de Caen, la Bourgogne-Franche-Comté pour l’Ouest nivernais, la Nouvelle-Aquitaine pour le lot Poitou-Charente et Auvergne-Rhône-Alpes pour le lot Auvergne. D’autres Régions élargissent l’ouverture à la concurrence comme Grand Est avec le lot Etoile de Reims qui rejoint les lots Transfrontaliers et Bruche-Piémont-Vosges en cours de procédure, ou la région Sud pour son troisième lot (Marseille-Toulon et la ligne des Alpes). Les mises en service sont attendues vers 2027-2028-2029.

VRT. Quand verra-t-on une accélération des appels d’offres ?

J-A. M. A partir des années 2026-2027-2028, je pense qu’il y aura annuellement deux fois plus d’appels d’offres qu’aujourd’hui. Ainsi, à l’horizon 2029, la moitié des lots aura été attribuée. Ils représenteront alors 50 % des trains-km effectués par les TER, contre 5 % cette année avec les trois lots déjà attribués.

Soyons clairs, ces 5 % peuvent paraître modestes mais techniquement, il aurait été très difficile d’aller plus vite. Il y avait un besoin de montée en compétences, d’un lissage de la charge de travail.

Plusieurs régions prévoient un calendrier d’ouverture partielle et puis finiront par un lot plus important vers 2034. De leur côté, la Bretagne et l’Occitanie, qui n’ont pas prévu de recourir à la concurrence avant la fin de leur convention avec la SNCF en 2033, seront amenées à ouvrir tout, d’un seul coup, à ce moment-là. Mais d’ici là, elles auront le temps de s’y préparer. Quant à nous, nous répondrons à 100 % des appels d’offres qui seront lancés.

Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt 

Plus de 1300 agents transférés

Les trois premières sociétés dédiées de SNCF Voyageurs exploiteront à partir du 15 décembre prochain (SA 2024) les trois lots remportés en appels d’offres. SNCF Voyageurs Sud Azur comptera près de 500 équivalents temps plein (ETP), SNCF Voyageurs Etoile Amiens environ 460 et SNCF Voyageurs Loire Océan en emploiera 370, dont un peu moins d’un tiers pour le Tram-train nantais dont l’exploitation démarre donc en décembre prochain (et deux tiers pour l’exploitation des lignes ferroviaires Sud Loire qui démarrera en décembre 2026).

Rappelons que le nombre d’ETP par société d’exploitation est décidé par les Régions dès le démarrage de la procédure d’appel d’offres.

 

 

 

Ewa

TER : où en est l’ouverture à la concurrence, le point région par région

TER Paca La_Redonne © Didier Duforest
Depuis le 25 décembre dernier, il n’est plus possible pour les régions de signer une convention d’exploitation des TER, de gré à gré, avec la compagnie publique. Plusieurs régions n’ont pas attendu cette date-butoir pour tester la concurrence. La région Sud Paca s’est lancée la première, choisissant, en octobre 2021, d’une part la SNCF pour exploiter, à partir de la fin 2024, l’étoile de Nice, d’autre part Transdev, à partir de l’été 2025, pour l’axe Marseille-Toulon-Nice. Ont suivi les Hauts-de-France, les Pays de la Loire. Prochainement Grand Est devrait officialiser son choix en faveur de Transdev pour les TER desservant la liaison Nancy-Contrexéville, comme nous l’avions annoncé dans VRT.

Quels que soient leurs choix, toutes les régions ont signé, entre mars 2022 et décembre 2023, des conventions TER avec la SNCF, les engageant en général sur une dizaine d’années. Sauf les Hauts-de-France qui n’ont signé que pour cinq ans (2024-2028) et la Nouvelle-Aquitaine pour sept ans (2023-2030).

En général, les conventions prévoient une ouverture progressive des lignes de TER au cours du contrat. Seules la Bretagne et l’Occitanie ont décidé de rester fidèles à la SNCF jusqu’en 2033.

Retrouvez ci-dessous les grandes dates de l’ouverture à la concurrence dans chaque région, et les ouvertures de lots programmés.

 

Durée des conventions par région :

Pays de la Loire  : signature du contrat le 25/03/2022 pour la période 2022-2031

Centre-Val de Loire : signature le 08/07/2022 pour la période 2022-2031

Occitanie : signature le 31/03/2023 pour la période 2023-2032

Nouvelle-Aquitaine : signature le 17/06/2023 pour la période 2024-2030

Bourgogne-Franche-Comté : signature le 05/12/2023 pour la période 2023-2032

Bretagne: signature le 07/12/2023 pour la période 2024-2033

Hauts-de-France : avenant signé le 10/12/2023 pour la période 2024-2028

Normandie : signature le 15/12/2023 pour la période 2024-2033

PACA Sud : signature le 15/12/2023 pour la période 2024-2033

Auvergne-Rhône-Alpes :  signature le 22/12/2023 pour la période 2024-2033

Grand Est : signature le 22/12/2023 pour la période 2024-2033

 

Les programmations d’allotissements de lignes TER

PACA Sud :  deux lots déjà attribués, deux autres à venir

Lot 1 Inter Métropoles : attribué à Transdev pour exploitation mi-2025

Lot 2 Sud Azur : attribué à SNCF Voyageurs pour exploitation au SA 2025

Lot 3 Toulon Alpes : Avis de pré-information (API)

Lot 4 Ouest Provence : API

 

Grand Est : dix lots à attribuer

Lot 1 Nancy-Contrex : attribution début 2024, Transdev est l’opérateur pressenti

Lot 2 Bruche-Piémont-Vosges : Dossier de consultation des entreprises (DCE). Attribution attendue en fin d’année

Lot 3 Transfrontalier Moselle : DCE

Lot 4 Transfrontalier Rhin : DCE

Lot 5 Etoile de Reims : API

Lot 6 Sillon lorrain

Lot 7 Etoile de Strasbourg / Mulhouse

Lot 8 RER bâlois (attribution directe)

Lot 9 Etoile de Metz-Nancy

Lot 10 Grand Express

 

Hauts-de-France : un lot déjà attribué, trois autres à venir

Etoile d’Amiens : attribué à SNCF Voyageurs pour exploitation au SA 2025

Dessertes parisiennes : API

Etoile de Lille et littoral

TERGV

 

Pays de la Loire : un lot attribué,  trois autres à venir

Lot 1 Tram-Train & Sud Loire : attribué à SNCF Voyageurs pour exploitation au SA 2025

Lot 2 Boucle Loire Bretagne

Lot 3 Etoile Mancelle : API

Lot 4 Axe Loire

 

Bourgogne-Franche-Comté : quatre lots

Lot 1 Bourgogne Ouest : DCE

Lot 2 Etoile de Dijon et Besançon : API

Lot 3 Jura – Pied des Vosges : API

Lot 4 Paris – Dijon – Lyon : API

 

AURA : cinq lots

Lot 1 Auvergne : API

Lot 2 Etoile de Chambéry/Grenoble : API

Lot 3 Longues distances : API

Lot 4 Haute Savoie, LEX, EMB : API

Lot 5 Etoile Ferroviaire Lyonnaise :  API

 

Nouvelle-Aquitaine : quatre lots

Lot A Poitou-Charentes : API

Lot B Périgord-Limousin

Lot C Etoile de Bordeaux

Lot D Sud Aquitaine

 

Normandie : cinq lots 

Etoile Caen : API

Etoile Rouen

Etoile Mancelle

Paris Granville

Lot parisien

 

Centre Val de Loire : deux ou trois lots

Périmètres non précisés

 

Ewa

Elus et professionnels réclament la nomination d’un ministre des Transports

Elysee France

Depuis la démission du gouvernement Borne et l’arrivée à Matignon le 9 janvier de Gabriel Attal, c’est l’attente parmi les professionnels du transport public et les élus chargés de ces questions : qui sera le(la) prochain(e) ministre des Transports?

La déception est perceptible : si le ministre de tutelle, Christophe Béchu, est maintenu au ministère de la Transition écologique (mais sans l’énergie qui passe désormais dans le giron du patron de Bercy, Bruno Lemaire), les transports ne sont pas représentés pour le moment au sein du nouveau gouvernement et ses 14 ministres aux compétences très larges. Et la lutte contre le réchauffement climatique n’apparaît plus en première ligne dans le discours politique. Or, les transports sont responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre…

Du côté des associations de défense de l’environnement, on s’inquiète d’un amoindrissement des compétences de l’Hôtel de Roquelaure, tout en notant un « point positif : le maintien de la planification écologique à Matignon« .

Dans un communiqué du 16 janvier, le Groupement des autorités responsables des transports réclame la nomination d’un « ministre de plein exercice » en rappelant que « la mobilité est un enjeu du quotidien et se déplacer une nécessité pour tous nos concitoyens« . Selon le Gart, « l’absence d’un ministre dédié pour les Transports témoignerait d’une contradiction avec les objectifs affichés, alors même que les défis à relever restent considérables : consolidation du modèle économique des transports publics, accompagnement du verdissement des flottes de bus et de cars, mise en service des réseaux express régionaux métropolitains (SERM), concrétisation du titre unique… »

Même demande du côté de l’UTP, pour qui le rôle d’un(e) ministre des Transports  « sera déterminant pour mettre en œuvre l’objectif de report modal fixé par le président de la République dans le cadre de la planification écologique et garantir l’accroissement indispensable de l’offre de transport public urbain et de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises sur tout le territoire. A plus court terme, son rôle sera aussi décisif pour contribuer au succès des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024« .

L’histoire semble se répéter :  la nomination de Clément Beaune au poste de ministre délégué aux Transports (jusqu’ici non reconduit), n’était intervenue que le 4 juillet 2022, soit plus de deux mois après la ré-élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Avec, à l’époque, la même consternation face au peu d’intérêt du pouvoir politique pour le transport public…

MH P

 

 

Ewa

Valérie Pécresse demande le rétablissement total de l’offre de transport public pour mars

Valérie Pécresse

« L’urgence absolue, c’est de rétablir la qualité de service demandée par IDFM« , a lancé le 16 janvier, lors des voeux d’IDFM, Valérie Pécresse aux opérateurs de transport. Selon la présidente d’Ile-de-France Mobilités, « le rétablissement promis pour 2023 se fait toujours attendre« . Et l’élue de demander le rétablissement de 100 % de l’offre de transport dès le mois de mars.

Un objectif irréalisable selon plusieurs représentants de transporteurs réunis pour les voeux. « réaliser 100 % d’offre, ça n’existe pas« , tranche l’un d’eux.

Valérie Pécresse vise plus précisément cinq lignes de métro (les lignes 3, 6, 8, 12 et 13, sous les 85 % de régularité en novembre) , ainsi que trois lignes de RER (les RER B, C et D, tournant autour de 80 % de régularité). Et pointe le manque de conducteurs comme cause principale côté métro. »Si la question du manque de conducteurs était réglée, nous serions à plus de 90 % de régularité sur toutes les lignes de métro« , commente la présidente de région, critiquant notamment l’absentéisme des agents.

Elle exige aussi un redressement rapide de l’offre sur le RER B et la mise en oeuvre du rapport Ramette, remis l’automne dernier, et qui prône 14 mesures, dont la mise en place d’un centre de commandement unique pour en finir avec l’engorgement du tunnel reliant Châtelet à la gare du Nord. Si les problèmes ne cessent pas sur cette ligne exploitée conjointement par la RATP et la SNCF, « je n’aurai pas d’autre choix que de demander la création d’une société unique de gestion de la ligne« , menace-t-elle…

MH P

 

Ewa

Romuald Hugues prend la présidence de TSO

Romuald Hugues

Vice-président de TSO depuis 2020, date à laquelle il a rejoint la filiale ferroviaire de NGE, Romuald Hugues en a pris la présidence en ce début 2024. Il succède à ce poste à Jean Bernadet, directeur général de NGE, et intègre le comité exécutif de la maison-mère.

Ce diplômé de Centrale Paris de 43 ans a commencé sa carrière chez Valérian, filiale du groupe Spie Batignolles, d’abord en tant qu’ingénieur d’études. Il était par la suite devenu directeur général délégué de l’entreprise de BTP.

 

Ewa

En Allemagne, des conducteurs de train inflexibles

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Après trois jours de grève dure en Allemagne, du 10 au 13 janvier, qui s’est traduit par la suppression de 80 % de circulations de trains selon la Deutsche Bahn, le syndicat des conducteurs (GDL) a refusé toute médiation pour tenter de trouver un compromis avec la compagnie ferroviaire. Selon le patron du GDL, Claus Weselsky, les « revendications de fond » ne nécessitent aucune médiation.

Malgré l’offre de la DB sur une plus grande flexibilisation du temps de travail, le GDL est resté inflexible sur ses revendications : prime d’inflation non imposable unique de 3000 euros, une augmentation de salaire d’un minimum de 555 € et le passage à semaine de 4 jours sans réduction de salaire. Claus Weselsky a également réclamé une convention collective spécifique pour les agents régulateurs de la DB.

Les deux parties n’ont pas réussi à établir un nouveau calendrier de négociations. « Nous laissons à la DB le temps de retrouver la raison », s’est contenté de déclarer le syndicat GDL qui promet de « durcir le mouvement si la situation l’exige». Claus Weselsky n’a pas posé de nouvel ultimatum, sans pour autant exclure une grève illimitée envisagée au départ.

La DB appelle le syndicat minoritaire, plus militant que le syndicat des cheminots (EVG), à réduire ses prétentions pour sortir de l’impasse. « Il est impossible de faire une grève avec comme objectif d’obtenir 100% des revendications, ce n’est pas comme cela que fonctionnent les négociations », a déclaré une porte-parole de la DB.

Rappelons que le GDL a créé une coopérative d’embauche (Fair Train) pour externaliser le recrutement des conducteurs. Cette société est chargée de « louer » les personnels aux entreprises de transport ferroviaire, privées ou publiques, comme le ferait une agence de travail temporaire. Claus Weselsky estime que cette structure indépendante permettrait d’imposer des salaires sans les négocier sans les conventions collectives et d’entrer ainsi en concurrence directe avec la DB en tant qu’employeur.

Christophe Bourdoiseau

Ewa

Cristina Crespin remplace Laurent Bouyer à la tête de Siemens Mobility

Cristina Crespin

Cristina Crespin est devenue, depuis le début de l’année, présidente de Siemens Mobility France. Entrée en 2003 dans le groupe en tant que contrôleuse de gestion, elle y a gravi tous les échelons et était juste avant directrice générale chargée des finances.

Laurent Bouyer
Laurent Bouyer

Elle remplace Laurent Bouyer qui avait annoncé en fin d’année dernière son départ au Québec pour devenir vice-président Global Operations chez Pratt & Whitney Canada (groupe aéronautique et de défense américain RTX) et membre de l’équipe de direction.

Un tournant professionnel pour Laurent Bouyer après 30 années passées dans le secteur ferroviaire, successivement président de Bombardier Transport, puis de Siemens, après le rachat de Bombardier Transport par Alstom.

Il a notamment participé aux projets de L’AGC, du Francilien, du Régio2N ou encore à l’automatisation des lignes 4 et 14 du métro parisien et au Cityval, métro automatique nouvelle génération lancé à Rennes.

Ewa

Le Portugal lance un appel d’offres pour réaliser la première section de la LGV Porto-Lisbonne

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Un appel d’offres pour construire le premier tronçon de la ligne à grande vitesse Lisbonne-Porto a été lancé le 12 janvier au Portugal. Le projet, qui doit permettre de relier  les deux principales villes du pays en 1h15 (contre près de 3 h aujourd’hui), est évalué à 4,5 milliards d’euros. Il devrait être réalisé en trois étapes. La première concernera la réalisation d’une section de 70 km entre Porto et Oia, estimée à environ 2 milliards d’euros.

Ewa

L’incivilité et la délinquance reculent de 51 % dans les gares et trains d’Auvergne-Rhône-Alpes 

TER AURA
Les actes contre les personnes et les biens, les incivilités et les vols sans violence sont en baisse de 51 %, entre 2021 et 2023, dans les gares et les TER d’Auvergne Rhône-Alpes. A l’occasion d’une visite dans les locaux de la sûreté générale, en gare de Lyon Perrache, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est félicité de ce résultat qu’il attribue aux moyens matériels et humains déployés depuis plusieurs années pour améliorer la sécurité.
Parmi les actions les plus marquantes, la vidéoprotection figure en bonne place. Ainsi, 2300 caméras ont été installées dans 129 gares pour un budget de 30M€ et les rames (hors Corail) ont également été équipées de caméras. Le Centre Régional de Sécurité des Transports, créé en 2018 et basé à la gare Part-Dieu, est chargé de visualiser les images des gares et de 110 trains. Enfin, depuis 2019, les équipes de la Suge ont été renforcées et comptent désormais 117 agents.
Il y a un peu plus d’un an, en décembre 2022, un nouveau dispositif baptisé “Gare Sécurité Renforcée” a été lancé à Valence et devrait être dupliqué dans d’autres villes.
S. R.

Ewa

Frédéric Delorme réorganise la gouvernance des futures activités fret de la SNCF

Frederic Delorme, Rail Logistics Europe / Fret SNCF.

2024, année de la réorganisation chez Rail Logistics Europe (RLE). Le pôle de la SNCF qui regroupe les activités logistiques et de transport de marchandises doit se préparer à un scénario de « discontinuité » pour Fret SNCF, qui passe par sa disparition, puis par sa renaissance sous une nouvelle entité au champ d’intervention réduit. Suite à l’enquête ouverte par Bruxelles pour aides illégales versées à Fret SNCF, le gouvernement a en effet décidé de relancer, à partir du 1er janvier 2025, deux sociétés, l’une pour le transport ferroviaire de marchandises, l’autre pour la maintenance des locomotives de fret.

« A cette même date, RLE deviendra, toujours au sein de SNCF Groupe, un groupe de plein exercice qui détiendra l’entreprise ferroviaire de transport mutualisé, la nouvelle entreprise de maintenance des locomotives, Captrain, Naviland Cargo, VIIA et Forwardis. Le capital de RLE sera par la suite ouvert à un ou plusieurs actionnaires minoritaires, ce qui répondra ainsi à l’un des critères juridiques incontournables de la discontinuité économique« , indique RLE dans un communiqué.

D’où des changements dans la gouvernance décidée par Frédéric Delorme, président de RLE et de Fret SNCF. Ainsi, Jérôme Leborgne, actuel directeur général de Fret SNCF, devient secrétaire général de RLE. Charles Puech d’Alissac, l’actuel président de VIIA et de Naviland Cargo, le remplace et sera ensuite nommé, le 1er janvier prochain, président de la future entreprise ferroviaire de transport mutualisé au 1er janvier 2025.

Nicolas Gindt, actuel directeur de la Stratégie et Innovation de RLE, chargé des affaires juridiques et institutionnelles, prend la présidence de la holding Captrain. Il succède à ce poste à Nicolas Giraud qui devient directeur Stratégie et développement.

Tristan Rouzès, actuel directeur Performance, transformation et numérique, est chargé de son côté de préfigurer la future société de maintenance des locomotives de fret ferroviaire, dont il sera nommé président au 1er janvier 2025.

Quant au poste de président de Naviland Cargo et VIIA, il sera pourvu et annoncé dans les prochaines semaines, précise RLE.