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Ewa

Trois milliards de pertes pour la SNCF en 2020

Ouigo TGV low cost SNCF

Le groupe SNCF a souffert de plusieurs crises en 2020, mais il ne s’est pas effondré. « 2020 a vraiment été une année particulière que nous avons démarrée avec une crise sociale due à la réforme des retraites, puis la crise sanitaire de la Covid-19. Mais nous avons su gérer ces difficultés et nous nous projetons dans l’après-crise », a déclaré Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe, en guise d’introduction à la présentation des résultats annuels du groupe le 24 février. La SNCF a vu son chiffre d’affaires se tasser de 14 % en 2020 par rapport à l’année précédente, atteignant près de 30 milliards d’euros. Les pertes ont atteint trois milliards d’euros, après avoir été de 801 millions d’euros en 2019. La dette nette s’élève à 38,1 milliards d’euros.

Le TGV, qui apporte la majeure partie du cash de l’entreprise, a été durement affecté (la perte d’activité pour les TGV est estimée à 4,8 milliards) mais la diversification des activités du groupe a permis d’atténuer le choc. Geodis en particulier a bien résisté avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,5 %, à 8,4 milliards d’euros. Les autres composantes du groupe ont vu fondre leurs revenus : -28 % pour SNCF Voyageurs (TGV, TER et banlieue parisienne), -8 % pour Keolis (transports publics), -12 % pour le fret, -9 % pour SNCF Réseau et -4 % pour les gares. Les activités conventionnées, trains régionaux et Keolis, ont limité la baisse.

« Les crises sont des révélateurs. Celle de la Covid a révélé des atouts majeurs. Tout d’abord, le groupe compte 270 000 salariés, c’est un grand paquebot. Mais il a su régater comme un petit voilier par gros temps », affirme Jean-Pierre Farandou, qui a cité entre autres la politique tarifaire inédite mise en place, proposant pour la première fois la gratuité du remboursement et de l’échange de billets de train. S’y est ajoutée une politique de petits prix. Par ailleurs, le groupe a mis en place un plan d’économies d’un montant de 2,5 milliards d’euros. Du jamais vu à ce niveau à la SNCF.

L’entreprise a renoncé à certains projets mais les investissements dédiés au réseau (régénération) et aux gares (accessibilité) ont été sanctuarisés. Elle a également poursuivi ses efforts en termes de décarbonation, de “dédiésélisation” de son parc avec les projets de train hybride, train à batteries et train autonome.

« Le groupe a démontré sa capacité de résistance et a sauvegardé ses fondamentaux financiers. Il est capable de financer la reprise de l’après-crise », indique Laurent Trévisani, directeur général délégué Stratégie Finances du groupe, qui insiste sur « la robustesse du modèle SNCF grâce à son dynamisme commercial, la diversité de ses activités, sa capacité d’adaptation ». Et de citer plusieurs exemples de succès remportés en 2020 : la finalisation de la négociation du contrat Transilien, la réussite de Keolis en Suède ou aux Etats-Unis, le fort développement de Geodis dans l’e-commerce avec le développement du portefeuille de grands comptes dont Apple.

« La SNCF a été touchée par la crise mais pour autant, nous sommes confiants dans nos capacités à rebondir », explique Jean-Pierre Farandou. Les perspectives pour 2021 ? « 2021 est l’année de l’arrivée de la concurrence “pour de vrai” », reconnaît-il. « Nous misons sur une stratégie de volumes, pour les voyageurs comme pour les marchandises. Notre objectif est de gagner des parts de marché sur la route. Cela relève aussi de l’intérêt général par rapport à la protection de l’environnement. Le train, c’est moins de CO2, moins de gaz à effet de serre, moins de particules libérées dans l’air par rapport au transport routier. Pour les Français, choisir le train, c’est faire le choix de la mobilité durable et de la protection de la planète ».

A. J.-L.

Ewa

Thierry Dallard quitte la présidence de la SGP

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Du côté de la Société du Grand Paris (SGP), « on ne fait pas de commentaires », sans pour autant démentir. Mais selon les informations du Monde, confirmant celles du Canard enchaîné et de La Tribune (qui cite à son tour Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines), Thierry Dallard a quitté la présidence de la SGP le 22 février. Nommé à ce poste en mai 2018 par Edouard Philippe, alors Premier ministre, Thierry Dallard serait déjà remplacé par Jean-François Monteils, actuel président de la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine, selon Le Parisien et le Journal du Grand Paris.

Il semble que les relations entre Thierry Dallard, président « par intérim » de la SGP, et Jean Castex, qui était délégué interministériel aux Jeux olympiques de 2024 jusqu’à l’été dernier, ne soient pas des meilleures. En particulier, l’actuel Premier Ministre en voudrait, depuis 2018, à Thierry Dallard de lui avoir alors expliqué qu’il serait quasi-impossible de construire la desserte du site du Bourget à temps pour les JO, selon Le Canard enchaîné. La crise sanitaire est depuis passée par là et il est maintenant officiel que les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express ne seraient pas prêtes pour 2024. Thierry Dallard illustre-t-il ici le principe « Malheur au porteur de mauvaises nouvelles » ?

Ewa

Trois villes allemandes passent une commande groupée de trams à Skoda

Tram Skoda pour Francfort sur l'Oder

Ensemble, c’est moins cher. C’est en suivant ce principe que Francfort-sur-l’Oder, Brandebourg et Cottbus, trois villes du Land allemand de Brandebourg, ont lancé un appel d’offres commun pour la modernisation de leurs parcs de tramways respectifs, remporté par Škoda Transportation. D’une valeur totale de 110 millions d’euros, le marché remporté par le constructeur tchèque porte sur 24 tramways ForCity Plus, avec une option pour 21 autres. Avec cette commande, ce sont maintenant neuf réseaux allemands qui ont choisi les trams Škoda. Plus précisément, 13 des 24 ForCity Plus de la tranche ferme sont destinés à la Stadtverkehrsgesellschaft Frankfurt (Oder), quatre (plus huit en option) aux Verkehrsbetriebe Brandenburg an der Havel, et sept (plus treize en option) à Cottbusverkehr.

Constitués de trois modules sur deux bogies moteurs et un porteur, les trams à plancher surbaissé commandés par les trois villes brandebourgeoises seront unidirectionnels. Comportant tous les éléments de confort moderne (accès PMR, climatisation, espace multifonctionnel, information voyageurs…), dans le respect des exigences environnementales, les ForCity Plus remplaceront, à partir de 2023, des trams ČKD Tatra à plancher haut remontant au temps de la RDA. Malgré leurs nombreux points communs, les tramways commandés par les trois réseaux présenteront deux largeurs différentes (2,3 m pour Francfort et Brandebourg, contre 2,4 m pour Cottbus).

Cet appel d’offres, dans lequel trois réseaux de tram passent une commande commune, est une première en Allemagne. Mais pour des villes petites ou moyennes cette démarche peut s’avérer nécessaire pour la survie de leur réseau : seules et sans le soutien du Land de Brandebourg, les trois villes n’auraient pas été en mesure de renouveler leurs parcs respectifs de tramways, de l’aveu de leurs dirigeants.

P. L.

Ewa

Bruxelles s’attaque au stationnement dans les rues

Dans une rue de Schaerbeek, une des 19 communes de Bruxelles Capitale

Les zones grises ? C’est le moyen que la région de Bruxelles-Capitale veut mettre en œuvre pour rabattre le stationnement des rues vers les parkings les plus proches. Concrètement, stationner sur la voirie devrait systématiquement revenir plus cher que dans un espace dévolu au stationnement public, du moins là où un tel parking existe à proximité. Ces rues où le stationnement sera surtaxé seront classées en « zone grise », catégorie créée dans un avant-projet d’ordonnance soumis aux 19 communes de la région capitale belge. Plus largement, quelque 65 000 places de stationnement sont appelées à disparaître d’ici 2030 dans la région, afin d’encourager un report de l’automobile vers d’autres modes.

Cependant, même les bénéficiaires de la création des zones grises sont sceptiques. Cité par le quotidien économique belge L’Echo, Roland Cracco, CEO de Interparking, n’est pas contre a priori : « dans la plupart des villes en Europe, on essaie de limiter le parking en voirie afin de restituer aux habitants l’espace public qui a trop de valeur pour être dédié au stationnement des voitures ». Pour autant, « il ne faut pas aller trop loin et singer ce qui se passe dans des villes comme Paris, qui peut se permettre une politique de réduction des places plus agressive que Bruxelles, dont le centre d’attractivité est très fragile ». Et de conclure que « si plus personne ne vient à Bruxelles, on sera tous perdants, y compris les exploitants de parkings ».

P. L.

Ewa

Les ÖBB et Siemens présentent le design extérieur des nouveaux trains de nuit Nightjet

Austrian Federal Railways (ÖBB) is investing in the new generation of Nightjet trains, which will offer passengers an even more comfortable nightime travel experience.  They are being developed and built at the Siemens Mobility plant in Vienna. The first Nightjet car body and exterior design was presented at a virtual press conference in February 2021

On connaissait déjà les intérieurs de la prochaine génération de trains de nuit Nightjet commandés par les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB) à Siemens Mobility. Et depuis le 23 février, on en connaît le design extérieur, avec la présentation du premier chaudron revêtu de la livrée bleue Nightjet, la même que celle portée par les trains de nuit exploités par les ÖBB à travers l’Europe continentale.

La composition de chacune des nouvelles rames tractées Nightjet comprendra deux voitures à places assises, trois voitures-couchettes et deux voitures-lits, soit sept voitures au total. Les aménagements des voitures-couchettes sont sans doute les plus innovants, avec leurs « mini-suites » fermées, qui offriront plus d’intimité que les compartiments actuels aux personnes voyageant seules, alors que les voitures-lits (compartiments « standard » et « deluxe ») offriront des toilettes et des douches privatives. Enfin, dans toutes les voitures, un Wifi gratuit sera offert. Comme les trains de jour Railjet des ÖBB, les rames Nightjet devraient être autorisées à 230 km/h (à en croire les cartouches lisibles sur les images de synthèse fournies par Siemens) et réversibles, une des voitures à places assises faisant office de voiture-pilote, avec sa cabine de conduite rappelant fortement celle des locomotives Vectron de Siemens.

Actuellement, 13 de ces rames ont été commandées par les ÖBB à Siemens Mobility ; elles devraient être suivies par une tranche de 20 rames supplémentaires dans le cadre d’une option à lever cette année. Fin 2022, les premiers nouveaux trains devraient être mis en service sur les dessertes Nightjet reliant l’Autriche et l’Allemagne à l’Italie.

P. L.

Ewa

La SGP attribue à Eiffage l’aménagement de deux gares du Grand Paris Express

Gare Grand Paris Express La Courneuve

Une fois les travaux de gros œuvre du lot 1 de la ligne 16 du Grand Paris Express terminés par Eiffage Génie Civil, ce seront deux autres filiales du groupe Eiffage qui se chargeront de réaliser l’aménagement de deux des gares situées sur cette section traversant la Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris. En effet, la Société du Grand Paris (SGP) a attribué à Eiffage Construction et Eiffage Energie Systèmes les contrats pour la réalisation des travaux d’aménagement tous corps d’état des gares de La Courneuve Six Routes et du Blanc-Mesnil, ainsi que les ouvrages de service (au nombre de cinq et six respectivement), « pour un montant de près de 97 millions d’euros ». Dans ces deux gares, « le marché inclut les travaux d’équipements techniques ainsi que la supervision des installations par les équipes de Eiffage Energie Systèmes pour les lots courants forts (fourniture et pose de tous les équipements associés à l’éclairage, aux appareillages et aux alimentations), courants faibles (contrôle d’accès, vidéosurveillance, supervision centralisée, téléphonie/interphonie, infrastructure du réseau informatique, sonorisation, système de sécurité incendie), ainsi que CVCD (chauffage, ventilation, climatisation, désenfumage) et plomberie ». La mise en service de ces deux gares est prévue pour 2024.

Située sur le tronc commun aux lignes 16 et 17, entre Saint-Denis Pleyel et Le Bourget RER, la future gare de La Courneuve sera implantée au cœur du quartier des Six Routes, où elle offrira une correspondance avec le tramway T1. Conçue par l’agence d’architecture Chartier Dalix et réalisée par Eiffage Construction, cette gare d’une surface utile de 6 263 m2 « se distinguera par la place donnée à sa façade et sa toiture végétalisées faisant écho au parc Georges-Valbon à proximité ». Sa fréquentation devrait atteindre 34 000 voyageurs par jour.

Immédiatement à l’est de la bifurcation du Bourget RER, la future gare du Blanc-Mesnil sera desservie par la ligne 16 vers Noisy-Champs. D’une surface utile de 5 600 m2, cette gare imaginée par le cabinet Berranger & Vincent Architectes et construite par Eiffage Construction « s’inspire des serres horticoles et des kiosques de jardin public ». La lumière qui parviendra jusqu’aux quais « sera filtrée par des ombrières en bois placées derrière les parois de verre et de métal ». Cette gare devrait accueillir 18 000 voyageurs quotidiens.

P. L.

Ewa

Un vote pour la livrée des futurs TET

Livrées TET CAF

Jusqu’à présent, les 28 rames commandées à CAF par SNCF Voyageurs en décembre 2019 pour les trains d’équilibre du territoire (TET) Paris – Clermont-Ferrand et Paris – Limoges – Toulouse étaient représentées sur les illustrations avec une livrée mariant le carmillon SNCF, l’anthracite et le blanc. Rien ne dit toutefois que pour la livraison de ces rames, prévue entre fin 2023 et début 2026, cette livrée soit appliquée.
En effet, dans le cadre des travaux sur le design des futurs TET, notamment la livrée, menés par l’agence Avant-Première et CAF, quatre propositions de livrées ont été soumises au vote du public par le ministère chargé des Transports, du 27 janvier au 7 février. Devenue habituelle pour les Autorités organisatrices des transports régionaux ou urbains, cette démarche est pour le moins originale pour le ministère des Transports. Mais après tout, les futurs trains d’équilibre du territoire représentent un investissement de 800 millions d’euros, entièrement financé par l’Etat…

P. L.

Ewa

Tunnel Lyon-Turin : pour l’instant, l’objectif reste 2030

Hubert DU MESNIL

Quand le tunnel de base Lyon – Turin, dont une dizaine de kilomètres ont été creusés, sera-t-il prêt ? Et quelle est son utilité ? Ce sont pour l’essentiel les questions auxquelles Hubert du Mesnil, président de la société Tunnel euralpin Lyon – Turin (TELT), le maître d’ouvrage public franco-italien en charge de la réalisation et de l’exploitation du futur tunnel entre la France et l’Italie, a dû répondre lors de son audition au Sénat, le 10 février, par la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable.

Si Paola De Micheli, ministre italienne de l’Infrastructure et des Transports, déclare que les travaux de la liaison ferroviaire Lyon-Turin seront terminés en 2032, Hubert du Mesnil garde 2030 comme objectif pour l’instant : « on essaie de tenir ce calendrier tendu, mais on a pris du retard avec la crise sanitaire ». Au terme du processus d’analyse des offres, la prochaine étape, à partir du printemps prochain, sera l’attribution des marchés pour la phase principale du creusement des deux tubes du tunnel transfrontalier de 57,5 km. Les deux lots côté français et le lot côté italien, auxquels s’ajoutent deux marchés de valorisation des matériaux d’excavation, représentent un total d’environ quatre milliards d’euros.

Un montant qu’il faudra financer et, en l’occurrence, le financement européen pourrait passer « de 40 à 50 %, voire 55 %, du coût de l’ouvrage, ce qui est exceptionnel ». Actuellement, le reste du financement est assuré à 25 % par la France, contre 35 % pour l’Italie – « l’Italie finance davantage le projet que nous », a opportunément rappelé le président de TELT aux sénateurs ! Quant au montant total de 8,3 milliards pour le tunnel, « ce niveau d’estimation n’a pas changé depuis que nous l’avons lancé en 2015 ». Maintenant, le tunnel ne représente pas la totalité du projet de liaison ferroviaire : « les accès sont deux autres projets, qui ne relèvent pas de la compétence de TELT, mais nous avons un intérêt évident à ce que le projet des voies d’accès soit correctement conduit ».

A l’autre grande question – « Pourquoi une nouvelle ligne alors qu’il existe une ligne historique ? » – Hubert du Mesnil répond que « l’Europe veut un réseau ferré de corridors de grande capacité ». Or la ligne actuelle est « une ligne de montagne, avec des tonnages des trains réduits, qui emprunte un tunnel monotube : si l’on n’y autorise pas de croisement, sa capacité est réduite ». Alors qu’avec deux tubes, « comme dans le tunnel sous la Manche », la capacité permettrait d’avoir des capacités de transport comparables aux ouvrages construits ces deux dernières décennies en Suisse, où le report de la route au rail est un fait. « J’ai été très impressionné par ce qu’on fait en Suisse : ils ont fait le choix d’investir dans des tunnels alpins et de réguler le trafic routier, avec des résultats spectaculaires », rappelle le président de TELT. Alors que « la ligne historique [Lyon – Turin] ne peut pas répondre aux objectifs de croissance du fret ».

Et même si le projet de nouvelle liaison ferroviaire Lyon – Turin a été initialement promu par la SNCF comme une ligne pour TGV (argument repris par le slogan « No TAV » des opposants italiens à la ligne nouvelle), le projet « présente une dominante fret depuis que l’Europe l’a repris », insiste Hubert du Mesnil. « Si l’on pense que le fret n’a pas d’avenir et que la seule perspective, c’est les voyageurs, ce projet n’a pas d’intérêt. C’est seulement si l’on pense que le report modal est possible que ce tunnel est nécessaire ».

Et pour que ce report ait lieu, « il faut que le trafic de marchandises bénéficie des mêmes exigences de qualité de service qu’ailleurs en Europe », avec des sillons performants pour le fret… Côté voyageurs, il y aura toutefois un progrès appréciable : « on va gagner deux heures sur Paris – Lyon – Turin – Milan ; actuellement, sur Paris – Turin, on prend l’avion ».

P. L.

Ewa

Le tram « fer » de Nancy est suspendu

tram pneus Nancy TVR Bombardier

Il y a un an, presque jour pour jour, la construction d’une ligne de tram « fer », en remplacement de l’actuel TVR de Nancy, était déclarée d’utilité publique. Ceci alors que la toute récente transformation du réseau de Caen montrait qu’un tel passage du roulement sur pneus au « fer sur fer » était techniquement envisageable (même si le TVR de Nancy tient plus du trolleybus guidé que du tramway sur pneus, appellation qui convenait mieux au TVR normand).

Mais le changement de majorité à la tête de la Métropole du Grand Nancy, suite aux élections municipales de 2020, ainsi que des questions d’ordre technique, ont entraîné une remise en cause du projet de tram « fer », chiffré à plus de 400 millions d’euros, dans un contexte de crise sanitaire. C’est ainsi que le 11 février, la majorité du Conseil métropolitain du Grand Nancy a décidé de suspendre ce projet, au profit de l’adoption, en septembre prochain, d’un plan métropolitain de mobilités comprenant en particulier l’établissement de quatre lignes structurantes et d’un plan vélo. Car, renouvellement du tramway ou non, il faudra préparer le remplacement du TVR, qui devrait techniquement arriver en fin de vie d’ici deux ans.

Si l’ancienne majorité considère que la décision du Conseil métropolitain est un abandon du tram, la nouvelle répond que ce dernier se fera, mais pas sous le mandat actuel. Toujours est-il qu’aucun des deux bords ne semble envisager de rétablir un trolleybus, alors qu’avec les nouveaux véhicules IMC, dont les batteries peuvent se charger lors des parcours sous lignes aériennes de contact, il serait possible de tirer profit de la présence de ces dernières dans l’agglomération nancéienne, que ce soit sur la ligne de TVR ou dans certaines rues où elles sont présentes, mais inutilisées.

P. L.

Ewa

Le Sytral lance un nouvel appel d’offres pour des trolleybus IMC

trolleybus Irisbus Cristalis Lyon

Deux ans et demi après un premier appel d’offres sur des trolleybus articulés avec autonomie sur batteries, le Sytral en lance un nouveau, le 12 février dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP). L’objectif est, cette fois, de conclure un accord-cadre de huit ans comprenant deux lots, le premier pour 53 trolleybus standard (12 m), le deuxième pour 102 véhicules articulés de 18 m.

Destinés à renouveler les trolleybus et les bus thermiques arrivés en fin de vie, les trolleybus bimodes de nouvelle génération, avec recharge sur ligne aérienne de contact 750 V (IMC), « doivent avoir une autonomie sur batterie suffisante pour exploiter en toute autonomie des lignes où la ligne aérienne de contact est discontinue sur tout le parcours ». En outre, les trolleybus devront intégrer un système d’emperchage automatique, des planchers bas, une climatisation et chauffage et poste de conduite à gauche avec vente de titres de transport à bord réalisée par le conducteur. Contrairement aux bus électriques à batterie, ces trolleybus bimodes n’auront pas à être rechargés en dépôt ; toutefois, ils devront être « prédisposés de prise électrique de charge pour la maintenance ou une évolution ultérieure de recharge en dépôt quotidiennement de nuit ».

Chaque marché « prévoit tout le système de transport pour l’exploitation des lignes : les trolleybus, les systèmes de supervision des véhicules, les équipements et outils spécifiques à leur maintenance et à leur exploitation ». Toutefois, « les infrastructures de lignes aériennes nécessaires aux transformations des lignes jusqu’ici exploitées avec des bus thermiques et passant en mode trolleybus ne sont pas intégrées au périmètre des prestations ».

P. L.