Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Offre de transport réduite pendant le couvre-feu en Ile-de-France

p1050018 e1604486481178

Vu le « très faible trafic » constaté aux heures de couvre-feu durant la première semaine de son application (qui correspondait également à la première semaine des vacances scolaires de la Toussaint), et après avoir consulté les associations de voyageurs, Île-de-France Mobilités (IDFM) « a demandé aux opérateurs de transport (RATP, SNCF et Optile) de procéder à des adaptations de service, conformes aux préconisations des associations ». L’autorité organisatrice des transports franciliens, qui avait initialement maintenu une offre en soirée de 100 %, alors que la fréquentation avait baissé de 87 % après 21 h, tombant à « presque 0 après 23 h », a adapté son offre à compter du 28 octobre.
C’est ainsi qu’à partir de 21 h, l’offre du métro est réduite à « environ un métro sur deux dans la limite de 20 minutes de temps d’attente ». Toutefois, « pour faire face aux situations de surcroît de trafic entre 20 h et 21 h, les lignes de métro 4, 7 et 13 seront renforcées sur ce créneau horaire ». La fréquence des lignes de bus « les plus fréquentées » et des lignes desservant les hôpitaux reste inchangée. Pour les autres lignes, la fréquence sera réduite à un bus sur deux, « dans la limite de 30 minutes maximum entre chaque bus, et en veillant aux correspondances avec les métros et les trains ». Enfin, pour les trains et RER, l’offre sera également réduite de moitié, « sauf pour les lignes où le temps d’attente est supérieur ou égal à 30 minutes en période normale ». Les correspondances seront également maintenues.
IDFM ajoute que « le niveau d’offre de transport sera analysé quotidiennement et pourra être adapté en fonction de la fréquentation et notamment après les vacances scolaires, afin de s’assurer de ne pas pénaliser les voyageurs contraints de prendre les transports en commun pendant le couvre-feu ».

Ewa

Škoda aurait la préférence d’Alstom pour Reichshoffen

Tram Škoda à Prague

Des négociations exclusives devaient démarrer aujourd’hui lundi entre Alstom et Škoda Transportation au sujet de la reprise par le second du site de Reichshoffen (Bas-Rhin), selon notre confrère Les Echos. Le constructeur tchèque est un des deux candidats, avec CAF, pour reprendre l’usine alsacienne et ses activités qu’Alstom s’est engagé à vendre dans le cadre de sa reprise de Bombardier Transport.
Le choix en faveur de Škoda plutôt que CAF a, une fois de plus, surpris le secteur, tout en allant à l’encontre la préférence donnée par l’intersyndicale CGC-CGT-FO à CAF. Mais les hypothèses évoquées par Les Echos pour ce choix, qu’Alstom « ne souhaite pas commenter » selon notre confrère, se tiennent : favoriser un constructeur de taille limitée (le chiffre d’affaires de Škoda est six fois moins important que celui de CAF) jusqu’à présent absent du marché français, plutôt qu’un concurrent en pleine expansion, comme l’a montré le contrat signé il y a un an avec la SNCF pour les futures rames intercités…
Côté logistique, une reprise de Reichshoffen représenterait un petit pas vers l’ouest pour Škoda, dont le siège est situé à Pilsen, 500 km plus à l’est. Pour CAF, dont le site français de Bagnères-de-Bigorre est à 1 000 km au sud-ouest de Reichshoffen, ce dernier site serait bien plus proche de certains de ses nouveaux marchés ou prospects, à 150 km de Luxembourg, 120 km de Fribourg-en-Brisgau. 380 km de Bruxelles et 450 km de Paris…

Ewa

Le salon européen de la mobilité se tiendra en ligne

Transports Publics 2018

Déjà reportée en décembre, alors qu’il devait initialement se tenir à Paris du 23 au 25 juin, l’édition 2020 du salon Transports publics, renommé European Mobility Expo, est annulée. Une version en ligne sera proposée du 15 au 17 décembre par l’organisateur de l’événement, le GIE Objectif transport public, qui regroupe l’UTP et le GART.

Les promoteurs donnent dès maintenant rendez-vous  « dans les allées du Parc des expositions de Toulouse pour la prochaine édition des Rencontres nationales du transport public qui se tiendra en 2021« .

Ewa

Innotrans : rendez-vous en septembre… 2022

Innotrans 2018

Nouveau report pour la prochaine édition du salon Innotrans, désormais fixée aux quatre journées du 20 au 23 septembre 2022. En pratique, cette treizième édition, déjà repoussée en avril dernier de septembre 2020 à fin avril 2021, a purement et simplement pris la place de la quatorzième. Le plus important salon du monde pour le secteur ferroviaire, voire pour les transports publics, et le seul à présenter du matériel roulant sur rails, n’a pas pris le risque de se transformer, comme la plupart des autres manifestations à venir dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, en conférences virtuelles.
« La décision de reporter InnoTrans à 2022 a été très difficile à prendre », a déclaré Christian Göke, directeur général de Messe Berlin, l’organisateur du salon. « En fin de compte, les facteurs décisifs ont été le manque de certitude en matière de planification et de prévision de la pandémie dans les mois à venir. Dans la situation actuelle, personne ne peut prédire avec suffisamment de certitude si les conditions générales permettront, par exemple, d’utiliser nos voies ferrées d’exposition en avril 2021 ou de tenir un salon international de premier plan comme InnoTrans ».

Ewa

La RATP reporte les prolongements des lignes 4 et 12 du métro

Futur terminus Bagneux Lucie Aubrac

Nouvelle conséquence de la crise sanitaire : le 14 octobre, la RATP a annoncé le report de quelques mois de la mise en service des prolongements des lignes 4 et 12 du métro. « Ce calendrier résulte à la fois des efforts déployés par la RATP et l’ensemble des entreprises mobilisées pour maintenir une activité minimale sur les chantiers pendant le confinement et pour réorganiser l’ensemble des opérations afin de prendre en compte les nouvelles dispositions sanitaires applicables sur sites ». Cependant, la RATP rappelle que « ces nouveaux calendriers des chantiers restent sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et économique qui peuvent nécessiter une adaptation permanente ».

Au sud de Paris, le prolongement de la ligne 4 entre la Mairie de Montrouge et le futur terminus Bagneux – Lucie Aubrac, via la nouvelle station Barbara, est repoussé de la mi-2021 à la fin de l’année. Ce prolongement compte, outre ses deux stations, un centre de dépannage des trains à aménager au-delà du futur terminus.

Au nord-est de la capitale, la deuxième phase du prolongement de la ligne 12 à Aubervilliers est quant à elles reprogrammée de la fin 2021 au printemps 2022. Cette phase comprend la mise en service de deux stations supplémentaires, Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers.

En revanche, le calendrier des autres prolongements en cours de réalisation ou d’achèvement est maintenu. A commencer par le prolongement de la ligne 14 vers le nord, qui doit toujours être mis en service de Saint-Lazare à la Mairie de Saint-Ouen le 14 décembre, sauf la station Porte de Clichy, qui attendra janvier 2021.

Vers le sud, entre Olympiades et l’Aéroport d’Orly, la mise en service du prolongement de la ligne 14 est planifiée en 2024, « avec l’ambition maintenue d’être opérationnel pour les Jeux olympiques 2024 ».

D’ici là, pour le prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois Perrier, « les équipes RATP mettent tout en œuvre avec l’objectif d’une mise en service à l’horizon 2023 ».

P. L.

Ewa

Inveho se lance dans la construction de réservoirs

Soudage chez Inveho

Spécialiste français de la construction de wagons, Inveho se diversifie en lançant une nouvelle activité : la production de réservoirs d’air. Ces réservoirs sont destinés à deux marchés distincts : « il y a un vrai besoin en interne sur le site d’Orval, avec un ou deux réservoirs par wagon neuf », assure Régis Murat, directeur opérationnel d’Inveho, « mais il y a également un besoin sur la maintenance ferroviaire ». En effet, « les clients souhaitent une réduction de la durée d’immobilisation de leurs wagons. Or les réservoirs sont longs à obtenir, d’où notre initiative pour réduire les délais, lancée il y a un an ». La production a démarré en septembre au site Inveho UAB (anciennement SARI) d’Achiet-le-Grand (Pas-de-Calais), qui compte 70 salariés et dispose déjà du savoir-faire en matière de soudage, particulièrement utile pour la fabrication de réservoirs.

Ce site, qui effectue également des opérations de maintenance, transformation ou réparation de tous types de wagons, ainsi que le dégazage des citernes, a embauché deux nouveaux collaborateurs dans le cadre du lancement de sa nouvelle activité.

« Notre objectif est un délai de 15 jours maximum », annonce Régis Murat, avec une production de quelque 2 000 réservoirs par an. « Nous nous préparons commercialement pour faire des offres à nos confrères dans le fret ferroviaire, en France comme en Europe ».

D’autres marchés de niche pourraient être trouvés pour des réservoirs d’air. Comme l’industrie, pour équiper des machines-outils ou des compresseurs, par exemple. Un autre marché pourrait être le matériel roulant ferroviaire destiné aux voyageurs, que ce soient des locomotives ou des rames automotrices (freinage, eau propre pour les toilettes…).

P. L.

Ewa

Lancement de la consultation pour la conception-réalisation de la ligne 15 Ouest

Grand Paris ligne 15 métro

La Société du Grand Paris a annoncé avoir lancé, le 29 septembre, la consultation pour le premier marché de conception-réalisation du tronçon Ouest de la ligne 15, entre l’ouvrage de service Ile de Monsieur (Sèvres), qui fera la jonction avec le tronçon Sud de cette ligne, et l’ouvrage de service Parc des Bruyères (Courbevoie), au nord de La Défense.

La SGP a envoyé le dossier de consultation des entreprises aux différents groupements d’entreprises qui ont répondu à la consultation. La notification est attendue au troisième trimestre 2022.

La SGP rappelle avoir publié l’avis d’appel public à la concurrence (AAPC) de ce marché de conception-réalisation le 4 février dernier. Ce marché comprend une tranche ferme pour la conception et la réalisation des gares Saint-Cloud, Rueil-Suresnes Mont-Valérien, Nanterre La Boule et Nanterre-La-Folie mais aussi pour la construction d’environ 10 kilomètres de tunnel, 11 ouvrages de service et un ouvrage d’entonnement. Une tranche optionnelle est également prévue dans ce marché pour la gare de La Défense, les tunnels de part et d’autre de cette gare sur un linéaire total d’environ quatre kilomètres ainsi que six ouvrages de service. Cette tranche optionnelle sera notifiée après obtention de la déclaration d’utilité publique (DUP) modificative du tronçon ouest de la ligne 15, initialement accordée en novembre 2016. Cette DUP modificative est nécessaire pour tenir compte du nouvel emplacement de la gare de La Défense. L’instruction sera menée sous l’égide des services de l’État parallèlement à la procédure de dialogue compétitif et comprendra notamment une enquête, prévue au deuxième trimestre 2021.

La SGP rappelle avoir également publié, cet été, l’avis d’appel à concurrence pour le tronçon Est de la ligne 15 pour la section allant de Champigny-Centre (y compris les ouvrages d’interopérabilité) à l’ouvrage de service situé sur la commune de Bobigny comprenant les gares Champigny-Centre, Nogent-Le-Perreux, Val-de-Fontenay, Rosny-Bois-Perrier, Pont de Bondy et Bobigny-Pablo Picasso. Le dossier de consultation des entreprises de ce marché sera envoyé aux candidats sélectionnés à la fin de cette année. Les deux marchés restants (l’un pour le tronçon Ouest, l’autre pour le tronçon Est) feront l’objet de publications ultérieurement en 2021.

Ewa

Disparition de Michel Bigey, père du nouveau tramway français

tram de nantes 1985

C’est à double titre que Michel Bigey, disparu à l’âge de 86 ans, peut être considéré comme l’un des pères du tramway français moderne, ayant organisé le retour de ce mode sur le réseau pionnier de Nantes en 1985, dix ans après avoir dirigé l’étude qui définissait les conditions de ce retour.

Dès 1975, Michel Bigey a en effet dirigé à la RATP et Sofretu (aujourd’hui Systra) l’équipe qui a réalisé l’étude intitulée Neuchateau, un système de transport basé sur un site propre au sol, qui portait sur une ville imaginaire de 200 000 habitants au centre d’une agglomération de 500 000 habitants. Plaidoyer pour un tramway en site propre partiel conçu comme outil d’aménagement urbain, avec reprise des emprises de façade à façade sur le trajet de la ligne, cette étude a été le catalyseur du concours Cavaillé. Un concours d’où ont été tirées les spécifications du tramway français standard, dont la première application serait Nantes.

C’est pour cette ville que Michel Bigey est parti en 1978 avec certains membres de son équipe pour mettre en œuvre le premier projet de tramway français moderne. Il a dirigé de 1979 à 1989 la Semitan, l’exploitant du réseau de Nantes, menant à son terme ce projet en dépit d’une alternance à la mairie qui aurait pu y mettre fin. Mis en service en 1985, le réseau de Nantes allait faire école, avec son tramway standard français rapidement adopté par Grenoble, après intégration du plancher bas. Deux villes dont l’exemple serait suivi par une bonne vingtaine d’autres au cours des décennies suivantes, faisant du tramway « à la française » un concept de transport et d’urbanisme étudié par le monde entier.

Ewa

Un métro allongé pour une ligne 14 prolongée

Premier voyage en MP14

Pour Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités, les mises en service de matériels roulants neufs ou rénovés se succèdent. Cinq jours après le MI84 rénové par Alstom pour le RER B, voici le MP14 construit par le même industriel, pour la ligne 14 du métro pour commencer. Le MP14 doit également équiper la ligne 4 à partir de l’an prochain (en version à six voitures et automatismes de conduite), ainsi que la ligne 11 à partir de 2023 (en version à cinq voitures avec cabine pour le conducteur), dans le cadre d’un marché total de plus de deux milliards d’euros à financer entièrement par Ile-de-France Mobilités (112 trains déjà conventionnés sur 217 maximum).

Avec ses huit voitures, la version pour la ligne 14 de la nouvelle génération de métros à pneus parisiens occupe en totalité la longueur des quais de 120 m, les rames en service jusqu’à présent n’en couvrant que 90 m avec leurs six voitures. Pour la ligne 14, exploitée en conduite automatique depuis son lancement en 1998 et traversant Paris de la Gare Saint-Lazare aux Olympiades actuellement, l’arrivée de la première nouvelle rame précède de deux mois le prolongement vers la mairie de Saint-Ouen. Un prolongement raccordé au nouveau centre de maintenance de la ligne, également implanté à Saint-Ouen et précisément capable de recevoir des rames de 120 m.

Le voyage inaugural du 12 octobre est parti du terminus Olympiades, où les premiers voyageurs ont été reçus, sur la mezzanine d’un nouvel accès ouvert en février dernier, par Valérie Pécresse et Catherine Guillouard, PDG de la RATP. Sur le quai de départ, les portes palières de la longueur précédemment inutilisée avaient été recouvertes d’autocollants signalant qu’elles sont désormais desservies par les trains longs, les longueurs des rames étant signalées sur les écrans qui annoncent les prochains passages. Petit « plus » à Olympiades : l’éclairage des portes palières passe au rouge sur la longueur non-desservie si le prochain train ne compte que six voitures. Tous ces dispositifs seront actifs jusqu’en 2022, aussi longtemps que cohabiteront les rames longues et courtes.

Du fait des parois vitrées séparant les quais des voies, les voyageurs n’ont pas vu grand-chose du design extérieur du MP14, si ce n’est peut-être sa face avant entièrement redessinée et sa livrée à dominante blanche, agrémentée de pelliculages Ile-de-France Mobilités.

Franchissons les portes à deux vantaux, qui sur le nouveau métro coulissent à l’extérieur des caisses, pour gagner les nouveaux aménagements. Par rapport aux intérieurs gris des MP89 et colorés des MP05, l’ambiance du MP14, éclairé par LED « sans zone d’ombre », est en rupture totale. Les touches de couleur sont apportées par les sièges bleus ou orange, d’une configuration inédite, avec assises en éventail et un genre d’appuie-tête métallique. Une nouveauté pour le métro parisien est la présence de poignées sous les baies vitrées. La couleur des sièges se poursuit sur la paroi voisine, dessinant des « alcôves, créant à la fois convivialité ou intimité ». Modulaires, donc évolutifs, ces aménagements contribuent par la variété de leur implantation, à casser complètement l’effet « tube » que l’on pourrait craindre dans une aussi longue rame à intercirculations larges, sans pour autant gêner les flux de voyageurs. En particulier, 48 places sont réservées aux personnes à mobilité réduite, ainsi que deux emplacements pour les personnes en fauteuil roulant.

Une fois la nouvelle rame en mouvement, on constate une nette diminution du niveau sonore (-2 dB, c’est-à-dire de 40 % inférieur) par rapport aux métros à pneus en service depuis 22 ans sur la ligne 14, particulièrement bruyants, il est vrai. La ventilation et la vidéosurveillance sont réussies, dans la mesure où elles ne se font pas remarquer. Et le freinage 100 % électrique du MP14 permet d’en récupérer l’énergie et de la réinjecter sous forme d’électricité dans le réseau. Cette solution contribue, avec l’éclairage, à réduire de 17 % la consommation énergétique des rames… et la pollution de l’air causée par les particules fines émises par les organes du frein mécanique lors des ralentissements répétés.

Un des principaux changements se situe au niveau de l’information dynamique des voyageurs. À côté de l’indication lumineuse des arrêts desservis sur le plan de ligne (devenu un classique ces deux dernières décennies), le MP14 innove par rapport aux autres matériels de la ligne 14 avec ses écrans longs implantés au-dessus des baies vitrées, dont l’affichage dynamique est plus évolué que sur les matériels les plus récents de la RATP. En particulier, une composition de la rame s’affiche avant chaque arrivée dans une station, indiquant, du côté de la descente, la position des différentes sorties sur le quai par rapport à chacune des huit voitures.

Avec le MP14 de huit voitures et le nouveau centre de maintenance pouvant les accueillir, ainsi que les prolongements en cours ou le remplacement prévu du CBTC d’origine, la ligne 14 commence à changer d’époque, s’apprêtant à devenir la colonne vertébrale du futur réseau du Grand Paris. Mais en attendant la prochaine ouverture du prolongement à Mairie de Saint-Ouen, une seule rame MP14 est en circulation, sur les 72 à livrer d’ici quatre ans pour la ligne 14.

P. L.

Ewa

Mise en service du premier MI84 rénové sur le RER B

Première rame MI84 rénovée

La première rame MI84 rénovée est entrée en service le 7 octobre sur le RER B francilien, en présence de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités, et de Philippe Martin, Directeur Général Adjoint de la RATP. Effectuée par l’usine Alstom de Reichshoffen pour la RATP, elle fait partie d’un programme de rénovation portant sur 33 rames, financé par Ile-deFrance Mobilités (100 millions d’euros, 50% en direct et 50% de subvention au titre de son contrat avec la RATP). Cette rénovation fait suite à celle de 119 rames MI79, techniquement proches des MI84, mais un peu plus anciennes.

Comme les MI79, avec lesquelles elles peuvent circuler en unités multiples, les MI84 circulent sur la ligne B du RER, exploitée conjointement par la RATP et la SNCF. Outre une nouvelle livrée extérieure, combinant des éléments de celle des MI79 rénovées et le logo d’Ile-de-France Mobilités, les MI84 rénovées sont revenues de Reichshoffen avec des espaces décloisonnés, une ventilation réfrigérée, de nouveaux sièges, plus nombreux (en particulier au voisinage des portes), la vidéoprotection, un nouvel éclairage à LED et un nouveau revêtement de sol. Si l’ambiance générale rappelle à dessein celle des MI79 rénovées, on n’y trouvera toutefois pas l’indication lumineuse des arrêts desservis sur le plan de ligne.

Après tout, la durée de vie des MI84 rénovées devrait être d’une dizaine d’années, en attendant l’arrivée d’une nouvelle génération de matériel roulant (146 rames MING, nouvelles générations, de 20 à 30 % plus capacitaires), dont les résultats de l’appel d’offres devraient être prochainement rendus publics. IDFM attend l’arrivée de ce nouveau matériel à partir de 2025. Une nécessité pour cette ligne du RER, la deuxième la plus empruntée d’Europe avec un million de voyageurs par jour et qui connaissait, avant la crise sanitaire, une hausse de la fréquentation de 3 % par an.

P. L.