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Ewa

La SNCF fait rouler le premier train « téléconduit »

Train téléconduit SNCF

Quatre petits kilomètres dans la banlieue sud-est de Paris, mais un grand pas pour la SNCF : le train téléconduit – c’est son nom – a circulé pour la première fois sur le réseau ferré national, entre Villeneuve-Saint-Georges et Juvisy, après 18 mois de recherches et d’essais.

Le 10 juillet, la SNCF et ses partenaires au sein de ce projet, qui regroupe également l’Institut de recherche technologique (IRT) Railenium, Actia Telecom, le CNES et Thales, ont démontré la faisabilité technique de la téléconduite sur rail.

Le téléconducteur du train téléconduit
Le téléconducteur commande le train au site de conduite de Vigneux-sur-Seine (Essonne).

« La téléconduite, c’est de la conduite à distance, à partir du sol. Réussir cette étape nous permet de progresser sur plusieurs points techniques : d’abord le système de visualisation placé à l’avant du train, ensuite les moyens de télécommunication entre le train et le sol et enfin la commande du train à partir de signaux numérisés », explique Luc Laroche, directeur du projet Train Autonome à la SNCF.

Ce train téléconduit, également médiatisé sous l’appellation « train-drone », a bien un conducteur, mais il se trouve dans le « site de conduite à distance expérimental » conçu à cet effet et installé à Vigneux-sur-Seine (Essonne), à mi-chemin entre Villeneuve-Saint-Georges et Juvisy. Pour des raisons de sécurité, ces tests ont toutefois été effectués sous le contrôle de conducteurs d’essais présents en cabine ! Mais les vrais « yeux » du train lors de ce test étaient les caméras installées sur la locomotive de tête, dont les images étaient envoyées en temps réel au téléconducteur, qui commandait en conséquence le freinage et l’accélération du train, à distance.

Une première étape vers le train autonome

Il ne s’agit donc ni d’un train automatique, telles les rames de métro des lignes sans conducteurs, ni d’un train autonome, capable de se mouvoir dans un environnement ferroviaire plus ouvert. Du moins pas encore, car avec ce premier train téléconduit, la SNCF et ses partenaires ont annoncé avoir « franchi la première étape du projet Train Autonome ». En effet, la circulation de ce train fait partie du projet TC-Rail de téléconduite sur rail, lancé en octobre 2017 et s’inscrivant à son tour dans le projet Train Autonome, dont l’objectif est de faire circuler des prototypes « d’ici cinq ans ». En particulier, « la téléconduite servira à reprendre la main à partir du sol sur un train complètement autonome, dans certains situations particulières », précise Luc Laroche.

Le projet français se place donc dans une optique différente de celui des RZD, en Russie, qui ont équipé de caméras, radar et lidar trois locomotives pour automatiser les manœuvres de triage (à ce sujet, au sens propre comme au figuré, la téléconduite va plus loin que la télécommande radio déjà mise en œuvre avec certaines locomotives effectuant les manœuvres de triage en France et ailleurs). Le « démonstrateur de téléconduite sur rail » qui a relié Villeneuve-Saint-Georges et Juvisy sans conducteur à son bord se présente comme un train-laboratoire, dont les deux locomotives diesels BB 60000 (la 60002 et la 60137, instrumentée et équipées d’une caméra frontale) encadrent un wagon plat, sur lequel stationne une Citroën C3 Picasso couronnée d’un dôme pour transmission par satellite, et une voiture-laboratoire de l’Agence d’essai ferroviaire. Pour les liaisons entre le train et le sol, deux technologies sont été testées : la transmission par satellite et le réseau cellulaire privé LTE (long term evolution), équivalent à la 4G. « Ces travaux d’expérimentation seront approfondis au cours des prochains mois pour préparer l’industrialisation de cette pratique et pour permettre notamment l’hybridation des technologies satellite et 4G », précise le communiqué de la SNCF et de ses partenaires.

Dans un avenir plus lointain, « la téléconduite, c’est aussi en soi un mode de conduite dont l’usage semble prometteur : pour les dessertes terminales de Fret, c’est-à-dire les derniers kilomètres pour acheminer un train chez un client, et pour les parcours techniques entre nos centres de maintenance ou de garage des trains et les gares », prédit Luc Laroche. Et dans cette perspective, « nous commençons à définir un nouveau métier, celui de téléconducteur, comme nous le ferons avec le nouveau métier de superviseur et d’autres métiers qui émergeront au fur et à mesure de l’avancée du projet Train Autonome. »

Patrick Laval

Ewa

Dans la Maurienne, le rétablissement du rail attendra quatre semaines

Fret France - Italie Saint-Michel de Maurienne

Traversant les Alpes entre Chambéry et l’Italie, la ligne ferroviaire de Maurienne est coupée depuis le 2 juillet au soir, une coulée de boue ayant recouvert sur 60 m une portion de cette ligne au niveau de Saint-Michel-de-Maurienne, entre Saint-Jean-de-Maurienne et Modane. Depuis, tous les trafics empruntant cet itinéraire sont interrompus, « jusqu’au 31 juillet » selon SNCF Réseau : non seulement le TGV Paris – Milan, qui a bénéficié de toute l’attention des médias, mais aussi le train de nuit Thello Paris – Venise, le TER Chambéry – Modane, les trains de fret et l’autoroute ferroviaire alpine.

Alors qu’un détournement en TGV Lyria et Pendolino avec changement à Bâle est proposé aux voyageurs Paris – Milan, des substitutions routières ont été mises en place pour les autres dessertes, « trop tardivement » pour les TER, selon la Fnaut, qui qualifie de « peu attractifs » les cars de remplacement de certains trains de nuit Thello. De plus, la Fnaut s’étonne de « la lenteur des travaux envisagés » pour la voie ferrée – alors que l’autoroute voisine a été dégagée immédiatement – et de l’absence d’une mise en place d’itinéraires ferroviaires alternatifs « par la Suisse ou Vintimille pour les trains internationaux afin d’éviter un report durable du trafic sur la route ».

Une couche de boue supplémentaire sur les rails suite au déblaiement de l’autoroute

Non seulement la voie ferrée n’a pas été dégagée dans les plus brefs délais, quitte à la rouvrir après mise en place de ralentissements ou de circulations sur une seule voie, mais elle s’est retrouvée sous une couche supplémentaire de boue, lors du dégagement de l’autoroute voisine ! La sécurisation du versant de montagne voisin, qui n’en est pas à son premier glissement de terrain cette année, est a priori la même pour toutes les infrastructures de transport de la vallée.

Quoi qu’il en soit, cette interruption de quatre semaines apporte de l’eau – ou plutôt de la boue – au moulin de la liaison Lyon – Turin.

P. L.

Ewa

Voici le « tramway lumière » pour le T9 francilien

Premiere vue du tram T9

Après avoir fait parler d’elle suite au choix, confirmé par le Conseil d’Ile-de-France Mobilités, d’en donner l’exploitation à Keolis, la future ligne de tramway T9 fait à nouveau l’actualité, cette fois pour la communication des premières vues de son nouveau matériel, actuellement en construction au site Alstom de La Rochelle. C’est là que les premières rames débutent leur phase d’essais industriels avant d’être livrées progressivement à Ile-de-France Mobilités dès la fin de l’année, pour une mise en exploitation commerciale un an plus tard, fin 2020, entre la porte de Choisy et le centre-ville d’Orly. La fréquentation initiale de cette ligne de 10 km, à parcourir en 30 minutes, est estimée à plus de 70 000 voyageurs par jour.

Un design choisi avec les Franciliens

Réalisé par le cabinet Saguez & Partners et Alstom, le design des rames Citadis X05 destinées aux T9 et T10 a été choisi parmi trois variantes proposées par Ile-de-France Mobilités au cours d’une consultation publique en février 2017, ce qui était une première dans la région. La participation a été plutôt élevée, avec 42 000 réponses, dont 75 % en faveur de ce « tramway lumière ». « La livrée est parcourue d’une ligne lumineuse continue qui prend naissance sur le bout avant et s’éteint sur la face arrière du tram. Elle accentue la fluidité des lignes et l’idée de célérité. La continuité du flux lumineux se retrouve à l’intérieur avec deux lignes de lumières parallèles qui s’évasent au niveau des portes et qui sont animées tel un flux qui les parcourt ».

P. L.

Ewa

Le tram rapproche Nice de son aéroport

Tram 2 de Nice à l'aéroport

Cela faisait déjà six mois que les deux terminaux de l’aéroport Nice-Côte d’Azur, deuxième plateforme aéroportuaire de France avec 14 millions de passagers annuels, étaient desservis par une branche de la ligne 2 du tram de la métropole. Mais, jusqu’au 28 juin, la ligne 2 s’arrêtait en approche du centre-ville, à la station Magnan. Un tunnel permettant de relier le centre-ville a été construit. Désormais, une première section de ce tunnel est en service : située entre la gare SNCF et la Vieille ville, la station Jean-Médecin, nouveau terminus, n’est plus qu’à une demi-heure de l’aéroport. Et en décembre prochain, le souterrain de la ligne 2 doit être prolongé jusqu’au port de Nice (Port Lympia).

Nice devient ainsi une des villes françaises offrant les meilleures relations entre le centre-ville et son aéroport. Il faut reconnaître que dans le cas présent, les deux ne sont éloignés que de 5 km environ. Le tram niçois n’est pas le seul à desservir un aéroport en France : ­Rhônexpress relie la Part-Dieu et Saint-Exupéry, de même que le T7 de la RATP arrive à Orly, mais sans partir de Paris.

Première mise en œuvre du Wi-Fi Mesh d’Alstom

Outre son tunnel sous le centre-ville, la ligne 2 de Nice, dont l’autre branche dessert le Cadam, présente d’autres particularités. D’une part, son tronçon en surface est dépourvu de ligne aérienne de contact, les supercondensateurs des tramways Citadis X05 d’Alstom y étant rechargés aux arrêts par le sol (système SRS). D’autre part, une solution de communication Wi-Fi Mesh train-sol à haut débit a été mise en œuvre par Alstom pour la première fois, sur huit rames. Cette solution permet d’offrir une connexion Wi-Fi en station et à bord des tramways aux voyageurs, tout en assurant la supervision du tramway à partir du centre de contrôle, qu’il s’agisse de données techniques concernant les rames (état des organes, défauts, billettique…) ou d’informations sur le trafic ou la sécurité (par vidéo).

P. L.

Ewa

Bombardier de plus en plus ferroviaire

bombardier aeronautique

Pour Bombardier, l’aviation commerciale, c’est fini. Restera cependant l’aviation d’affaires. Moins de deux ans après avoir vendu à Airbus son programme CSeries, devenu A220 pour le constructeur européen, le groupe canadien vend au conglomérat japonais Mitsubishi son programme d’avions régionaux CRJ, pour 550 millions de dollars américains (480 millions d’euros). Une somme en apparence modique, pour un programme qui n’a jamais vraiment été rentable.

Officiellement, cette nouvelle vente s’effectue pour Bombardier dans le cadre d’une « transformation » de son secteur aéronautique, selon Alain Bellemare, président et chef de la direction. Désormais, le groupe s’articule entre « Bombardier Transport, regroupant nos activités de transport sur rail […] et Bombardier Aviation, regroupant nos activités d’avions d’affaires de calibre international ». Des jets privés qui représentent un segment pour le moins étroit, mais « qui a un futur ». Pour le reste de ses activités, Bombardier a déjà vendu ses produits récréatifs (dont le célèbre Ski-Doo) il y a 15 ans… suite aux problèmes rencontrés – déjà – par le secteur aéronautique. Ne restent donc plus que les transports sur rail. Bombardier se rapprocherait-il de plus en plus d’un rôle de « pure player » ferroviaire, pour reprendre l’expression popularisée par son concurrent Alstom ?

P. L.

Ewa

A Lyon comme à Nancy, le trolleybus fait l’actualité

Midi-trolleybus de la ligne S6 de Lyon

Alors que l’actualité des bus électriques est toujours plus brûlante, le trolleybus fait également parler de lui en France en ce mois de juin 2019.

La dernière actualité en date concerne l’agglomération lyonnaise, où le Sytral envisage le renouvellement des midi-trolleybus MAN-Hess-Kiepe NMT 222 utilisés actuellement sur la ligne S6 du réseau TCL. Mis en service en 1999, ces sept véhicules électriques présentent des dimensions à part, qui leur permettent de relier les stations de métro Hôtel de Ville-Louis Pradel et Croix-Rousse par un tracé pentu et complexe, riche en virages et comportant même un passage sous une maison ! Des dimensions qu’il faudra retrouver sur les cinq « trolleybus de gabarit réduit » que veut acquérir le Sytral : si la largeur maximale de 2,40 m est bien spécifiée dans l’avis publié dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP), le Sytral se contente de parler de « midi-trolleybus » pour ce qui est de la longueur, soit 8 à 11 m par définition, sachant que les NMT 222 actuels mesurent 9,70 m. De plus, une capacité minimum de transport de 73 personnes est demandée.

Le Sytral, qui envisage une durée de vie de 20 ans pour les nouveaux véhicules, est-il sûr de trouver un fournisseur pour une commande aussi atypique… et limitée ? Toujours est-il que dans les critères de qualité, le prix ne sera pas prépondérant, comptant pour 40 % dans l’évaluation des offres, contre 60 % pour la valeur technique.

In-Motion Charging aux essais à Nancy

Cette actualité sur le réseau lyonnais, resté fidèle au trolley, fait suite à une autre. Pendant deux semaines en juin, le Crealis d’Iveco Bus en version In-Motion Charging (IMC) a été testé dans l’agglomération de Nancy, où des lignes aériennes de contact de type trolley sont présentes sur une partie du tracé desservi par le TVR, ainsi que sur des lignes de trolleybus… actuellement sans trolleybus. Un véhicule IMC se recharge électriquement lorsque ses perches sont en contact avec les lignes aériennes, ce qui lui permet de se passer de ces dernières sur une partie de son trajet, sans devoir emporter autant de batteries qu’un bus électrique.

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Crealis IMC à Nancy

« Le choix de l’agglomération nancéenne s’explique par un terrain d’essai particulièrement intéressant dans la mesure où la ville possède les infrastructures nécessaires, notamment une ligne de trolleybus et donc des caténaires, ainsi qu’un relief prêt à mettre à rude épreuve un véhicule en essai », a précisé Iveco Bus, qui développe ses trolleybus en partenariat avec Skoda. « Plusieurs lignes ont ainsi été testées : la gare – Laxou sur la ligne de trolleybus, puis Laxou – Villers-lès-Nancy sur batteries ; Essey-lès-Nancy – Seichamps, soit une douzaine de kilomètres sur batteries. De nuit, la ligne Vandœuvre Vélodrome – CHU de Brabois avec perche et une forte déclivité, ainsi qu’un itinéraire alternatif sur batteries, en cas de difficulté sur la ligne de trolleybus. »
Ou faudrait-il dire « véhicule électrique bifilaire », comme le font certains, pour garantir un avenir au trolleybus en France ? Après tout, le tramway y est bien revenu en se faisant appeler « métro léger » !

P.L.

Ewa

Ferroviaire – Inauguration du centre de maintenance Erion à Montceau-les-Mines

Inauguration du centre de maintenance Erion

Les inaugurations se succèdent sur le site Mecateamplatform de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) : deux mois après la réouverture après rénovation de son embranchement au réseau ferré par le dirigeant de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, c’est au tour du centre de maintenance de locomotives d’Erion France. Onze mois après le lancement de sa construction sur la plateforme mutualisée du Mecateamcluster.

Le 20 juin, les parties prenantes de ce nouvel établissement de maintenance ferroviaire situé sur l’ancien site minier des Chavannes, ont pris place dans la cabine d’une locomotive diesel Euro 4 000 d’Europorte pour couper le ruban inaugural. Aux commandes, Carmen García Cristóbal, directrice des Opérations de l’entreprise de maintenance ferroviaire Erion. A ses côtés, Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, David Marti, président de la communauté urbaine Creusot Montceau, Jean-Claude Lagrange, PDG de la SEM pour la Coopération industrielle en Bourgogne (Semcib),  Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, et Eric Boucourt, sous-préfet d’Autun et Daniel Martínez Alonso, président d’Erion France.

Europorte, VFLI pour clients

Créée en 2012, la filiale française d’Erion, détenue à 49 % par la Renfe et 51 % par Stadler, emploie actuellement une quarantaine de personnes, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de cinq millions d’euros, avec Europorte, VFLI et ETF pour clients.

L’implantation d’Erion France à Montceau-les-Mines est d’autant plus bienvenue qu’elle découle d’une décision relativement tardive, la première réunion à ce sujet s’étant tenue en 2015 : « C’est la gamba sur la paella ! », a osé Jean-Claude Lagrange lors des discours inauguraux, faisant allusion aux origines espagnoles de l’entreprise… et au plat qui serait servi ensuite aux invités !

Outre la mutualisation qu’elle permet, Mecateamplatform présente l’avantage géographique d’être embranchée sur ligne de Paray-le-Monial à Montchanin du réseau ferré national, qui la met à 45 km de l’axe fret entre la Belgique et Marseille, via Amiens, Dijon et Lyon. Une position stratégique pour assurer sur un site français la maintenance des 58 locomotives diesel de forte puissance des clients d’Erion France, principalement des Euro 4 000 au catalogue Stadler (anciennement Vossloh España) ou des Class 77 construites au Canada par EMD (anciennement GM).

Montée en puissance sur le marché français

Livré fin mai, dans les temps impartis, le bâtiment se présente sur une longueur de 90 mètres, dont 60 pour la zone de maintenance lourde (avec un total de huit vérins de levage de 35 t chacun, deux ponts roulants de 25 t sous un plafond haut) et 30 m pour la maintenance légère et préventive (avec trois voies passantes sur fosse et passerelles d’accès à mi-hauteur et en toiture), à proximité du tour en fosse. Avec cette implantation, Erion France envisage une montée en puissance sur le marché français, ses dirigeants tablant sur une augmentation de 60 % du chiffre d’affaires d’ici à 2021, et la création d’une vingtaine d’emplois. Ainsi, avec une soixantaine de salariés, le site pourra traiter quelque 150 locomotives par an, dont une dizaine en même temps si nécessaire. Cette capacité pourrait être doublée par d’éventuelles extensions à l’avant et à l’arrière du bâtiment.

Côté Mecateamplatform, une troisième inauguration se profile cette année, avec la livraison de la première tranche du pôle formation, qui accueillera la prochaine convention d’affaires Mecateameetings, les 26 et 27 septembre prochains.

P. L.

Ewa

Grande vitesse GB – Alstom et Bombardier-Hitachi dévoilent le design des trains

alstom bombardier

Le 5 juin, à moins d’une heure d’intervalle, Alstom et le groupement Bombardier-Hitachi ont présenté le design de leurs trains respectifs pour la ligne à grande vitesse britannique HS2. Outre ces deux candidats, CAF, Siemens et Talgo ont également été présélectionnées par le ministère des Transports britannique (DfT) pour la fourniture de 54 trains à grande vitesse (360 km/h) destinés à relier Londres, Birmingham et le nord de la Grande-Bretagne.

L’industriel qui remportera au printemps 2020 ce contrat évalué à 2,75 milliards de livres sterling (3,1 milliards d’euros) devra concevoir, construire et assurer la maintenance à Washwood Heath (Birmingham) de ce matériel, qui devra être mis en service en décembre 2026, tant sur la première étape de la ligne nouvelle HS2 que sur les lignes classiques au gabarit britannique.

alstom avelia hs2 trainAlstom défend ses positions

« La vision d’Alstom est de proposer avec les trains HS2 un design intemporel, offrant une expérience unique aux passagers, calme et spacieuse », a déclaré Nick Crossfield, directeur général d’Alstom Royaume-Uni et Irlande. Le constructeur rappelle à l’occasion son « expertise inégalée en matière de trains à grande vitesse, des trains emblématiques tels que le TGV en France, Avelia Liberty aux Etats-Unis et AGV en Italie, ainsi que 20 ans d’expérience relative aux trains Pendolino sur la West Coast Mainline au Royaume-Uni ». Alstom défend ses positions outre-Manche avec le matériel roulant de la HS1, la première génération de trains Eurostar, un partenariat avec le National College for High Speed Rail et son récent investissement dans le Centre des technologies de transport à Widnes, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

hs2 bombardier and hitachi bid to build trainsGreat British

De leur côté, Bombardier et Hitachi avaient annoncé l’été dernier leur intention de déposer une offre commune. Celle-ci est désormais qualifiée de Great British, en jouant sur le mot Great (« grand », mais aussi « formidable ») et sur le fait que les deux groupes disposent déjà d’usines en Grande-Bretagne. « Ce train sera le plus avancé et le plus tourné vers le client qui aura jamais roulé au Royaume-Uni », proclament donc Bombardier et Hitachi, rappelant également leurs mérites respectifs dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire : « Hitachi a été le pionnier des Shinkansen, tandis que Bombardier présente une expérience internationale diversifiée grâce à ses trains à grande vitesse circulant en Europe et sur le plus grand réseau mondial, en Chine ». Sans oublier d’indiquer que les deux groupes travaillent déjà ensemble sur le train italien Frecciarossa 1000, « le train à grande vitesse en service le plus rapide et le plus silencieux d’Europe », dont 14 rames de plus ont été commandées le 4 juin.

P. L.

Ewa

Concurrence – Thello veut lancer des trains à grande vitesse en France

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Ce sera une première sur le marché de la grande vitesse en France. Alors que Trenitalia n’a jamais caché son intention d’exploiter des trains à grande vitesse entre les réseaux ferrés italiens et français, sa filiale Thello a notifié le 4 juin à l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) « son intention d’exploiter, à compter de juin 2020, un nouveau service international de transport ferroviaire de voyageurs entre Paris et Milan, utilisant les réseaux à grande vitesse français et italien ».

Côté Thello, il est précisé que « le service Paris-Milan sera lancé par Trenitalia […], par le biais de Thello sur le territoire français ». La fréquence serait de « deux allers et retours quotidiens y compris samedi, dimanche et jours fériés » entre Paris (gare de Lyon), Lyon (Part-Dieu), Chambéry-Challes-les-Eaux, Modane, Turin et Milan (Centrale).

Concurrence frontale pour la SNCF

Le matériel roulant serait du type Zefiro V300, offrant 457 places assises (300 places Standard, 76 places Premium, 69 places Business, dix places Executive et deux places PMR). A noter que le même jour que l’annonce de l’Arafer, Bombardier et Hitachi annonçaient avoir reçu une commande supplémentaire de Trenitalia portant sur 14 rames Frecciarossa 1000, « dérivées du Zefiro V300 ».

Selon Thello, « Au moins pour la/les premières années d’exploitation, la clientèle italienne est principalement visée par ce service qui vient enrichir l’offre de service de transport de l’opérateur historique. Ce service a pour principale ambition d’étoffer l’offre de transport international de Trenitalia. Sur l’origine-destination Paris-Lyon, nous espérons un chiffre d’affaires compris (dans une fourchette comprise entre [10-20] et [20-30] % du CA total (de la liaison). »

Pour la SNCF, la concurrence sera frontale. Les trains Thello/Trenitalia circuleront environ une demi-heure après les TGV Paris – Milan de l’opérateur historique. De plus, ce dernier est actuellement cantonné à la gare milanaise de Porta-Garibaldi et non à la gare centrale…

P. L.

Ewa

Transdev perd les trains de l’Öresund en Suède

Train de l'Öresund

Exploitant depuis décembre 2014 des trains régionaux transfrontaliers Suède – Danemark via le lien fixe de l’Öresund, Transdev sera remplacé par l’opérateur « historique » suédois SJ pour huit ans à partir décembre 2020, plus deux années en option. Reliant Copenhague et Elseneur (Danemark) à Göteborg, Kalmar et Karlskrona via Malmö (Suède), ces « trains de l’Öresund » (Öresundståg) sont assurés pour le compte d’une association des six autorités organisatrices régionales ou départementales du sud de la Suède.

Pour SJ, il s’agit d’un retour sur un réseau que l’opérateur historique exploitait de son lancement, en 2000, à 2009. Sur une région comptant quelque cinq millions d’habitants, SJ desservira une cinquantaine de gares avec un parc homogène de 111 rames automotrices Bombardier X31. Et outre la conduite de ces trains, SJ sera aussi responsable de leur maintenance, dans un atelier à construire en Suède, via une nouvelle entité nommée SJ Öresund. Cette dernière proposera aussi une embauche à l’actuel personnel de Transdev.

A noter que jusqu’en 2022, le périmètre exploité par SJ se limitera au réseau ferré suédois ; par la suite, l’opérateur suédois pourra effectuer la desserte de Copenhague, jusqu’à la gare d’Østerport via la gare centrale. Jusqu’à présent, la desserte était commune des deux côtés du détroit de l’Öresund, mais « pour simplifier la desserte de la ligne côtière » Copenhague – Elseneur, côté danois, l’exploitation a été séparée entre les deux pays voisins, de même que la maintenance, actuellement effectuée au Danemark.

P. L.