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lock Pourquoi la concurrence dans la grande vitesse ferroviaire devrait rester limitée selon Yves Crozet

Publié le 14/04/2026 à 08h47

L’économiste Yves Crozet a expliqué, lors d’un Club VRT le 19 mars, pourquoi selon lui, la compétition dans la grande vitesse risque de rester limitée en Europe. Soit parce que les péages sont trop faibles et les trains trop fréquents pour être bien remplis. Soit, comme c’est le cas en France, car les péages sont très élevés et SNCF Voyageurs a mis au point une arme redoutable avec ses TGV très capacitaires.

La concurrence devrait rester limitée sur le marché ferroviaire en France. C’est l’une des convictions d’Yves Crozet, qui était l’invité le 19 mars du Club VRT. Selon l’économiste, les compagnies ferroviaires alternatives auront en effet du mal à trouver leur place face aux offres de l’opérateur historique. D’abord parce que SNCF Voyageurs a mis au point des armes redoutables pour les affronter, d’autre part parce que les péages ferroviaires sont très élevés en France.

S’appuyant sur les chiffres 2024, notamment ceux de l’ART, l’expert rappelle que les TGV Inoui ont transporté 64 % des voyageurs, devant les Ouigo qui en ont acheminé 20 %. De son côté, Eurostar, filiale du groupe SNCF, a capté l’an dernier 7 % du trafic, tandis que Lyria, dont la SNCF est également actionnaire, en accueillait 3 %. Enfin, l’espagnole Renfe et l’italienne Trenitalia n’ont gagné qu’environ 1 % des parts de marché en France, tout comme l’alliance Deutsche Bahn-SNCF ou encore les liaisons TGV Inoui France-Italie et France-Espagne. « Ces chiffres illustrent à quel point la concurrence dans la grande vitesse reste marginale en France. Comme c’est un marché complexe à organiser, la SNCF a mis en place des coopérations avec les Belges, les Suisses, les Allemands, les Espagnols et les Italiens plutôt que de chercher la concurrence directe », souligne Yves Crozet.

L’économiste spécialiste des transports rappelle que si l’ouverture du marché est déjà une réalité en Suède, en Autriche, en République tchèque, en Italie, en Espagne ou encore en France, elle reste limitée et que plusieurs projets ont déjà tourné court. C’est le cas notamment du projet de la DB, qui envisageait une liaison Bruxelles-Londres pour rivaliser avec Eurostar et y a finalement renoncé, en raison des péages élevés imposés par Eurotunnel et jugés incompatibles avec la rentabilité de la ligne.

En France, où Trenitalia et Renfe sont venus se frotter à la SNCF, d’autres opérateurs, comme Proxima, Le Train ou Kevin Speed, affichent leurs ambitions. Mais pour Yves Crozet, certains de ces projets pourraient rester à quai car leurs modèles économiques ne semblent pas viables.

L’Espagne échaudée

Il existe, rappelle-t-il, deux formes de concurrence. Celle par les volumes consiste à multiplier les fréquences, sans forcément se préoccuper des taux de remplissage, pour occuper le terrain et, à terme, évincer les autres. La seconde repose sur une guerre des tarifs et sur le pari de l’incapacité du rival à tenir dans la durée.

En Espagne si les passagers sont ravis de l’arrivée de la concurrence, qui leur offre plus de trains à meilleurs prix, le ministre des Transports a dénoncé ses effets délétères car les entreprises perdent de l’argent. À tel point que la Renfe a été obligée de retirer son offre low cost sur Madrid-Barcelone, face à Ouigo Espagne.

De son côté, le directeur d’Iryo, filiale de Trenitalia, demande de limiter à deux concurrents l’accès à ce marché, estimant impossible de gagner de l’argent au-delà. Or, l’économiste doute de la stabilité d’un duopole. À terme, prévient-il, soit l’un des acteurs disparaît et le marché revient à une situation de monopole, soit les deux opérateurs s’engagent dans une guerre d’usure qui les conduit à accumuler les pertes.

Yves Crozet précise être favorable à la concurrence qui stimule le marché et reconnaît qu’elle peut être bénéfique aux consommateurs, à l’instar de ce qui s’est passé dans la téléphonie en France, où la diversité des concurrents assure des prix bas. Ce qui pourrait être remis en question par la disparition de SFR, ajoute-t-il.

Pas d’issue pour Trenitalia

En France, « Trenitalia n’arrive pas à gagner de l’argent sur la ligne Paris-Lyon et n’y arrivera pas », affirme Yves Crozet. Selon lui, la compagnie italienne finira par « mettre les pouces ». Autrement dit abandonnera.

Et de justifier son propos : « Ils ont des fonds, mais je pense qu’ils vont perdre de l’argent pendant des années parce qu’ils ne gagneront pas réellement en trafic, parce que les péages ferroviaires sont très élevés en France — et le resteront —, et car la demande sur la grande vitesse n’est pas aussi élastique au prix et à la fréquence qu’on le croit. »

Il rappelle que Trenitalia a annoncé 150 millions d’euros de pertes cumulées entre 2021 et 2024, soit un montant équivalent à son chiffre d’affaires sur la période. L’opérateur a encore perdu de l’argent l’an dernier et prévoit d’en per

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