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A Casablanca, RATP Dev transforme l’essai

Tramway de Casablanca RATP Dev

© DR

Mis à jour le 19 septembre 2017

12 ans. C’est la durée du contrat que vient de remporter RATP Dev à Casablanca. Le premier contrat était de cinq ans. 2012 – 2017. En mai 2016, Elisabeth Borne, alors PDG de la RATP, était allée à Casablanca, y fêter le cent-millionième passager… et discuter de la suite, un mois avant le lancement de l’appel d’offres [voir VR&T n° 589 de juillet 2016]. Catherine Guillouard, qui lui a succédé, vient de conclure, mi-septembre, le nouveau contrat avec Casa Transports, l’autorité organisatrice. En douze ans, RATP Dev, via sa filiale Casa Tram va être chargée de la mise en service et de l’exploitation de quatre nouvelles lignes de tramway et de deux BHNS. C’est, à une ligne près, ce à quoi on s’attendait, selon le plan de développement 2015-2022 arrêté par le Grand Casablanca. Mais on évoquait alors un contrat de cinq ans renouvelable cinq ans, alors que le dispositif donne à l’exploitant l’avantage de la durée. Ce renouvellement vient confirmer un succès. 140 000 voyageurs transportés par jour, 95 % de taux de satisfaction, une régularité remarquable, un taux de fraude quais nul grâce aux stations fermées et surveillées par du personnel.

Et, précise Laurence Batlle, présidente du directoire de RATP Dev, le groupe a « l’ambition d’accompagner Casa dans sa volonté de devenir la première Smart City d’Afrique ». Cela commence à vrai dire de façon assez traditionnelle par l’achat de pièces détachées auprès de fournisseurs marocains, qui suppose d’accompagner ceux-ci jusqu’à l’homologation. Mais cela passe aussi par un développement du big data. A Casa RATP Dev avait ouvert la voie en travaillant avec une start-up californienne, Urban Engine, sur les entrées et les sorties de voyageurs à chaque station du tram. Le groupe persévère et implante au Maroc son data innovation center : le big data, pour RATP Dev, c’est à Casa. Enfin, le groupe entend persévérer dans le développement de talents locaux, en créant une véritable filière de formation aux métiers du transport, afin de rayonner en Afrique ou au Moyen-Orient. Cela tombe bien : le Maroc joue de plus en plus le rôle de base arrière pour l’activité de groupes internationaux, particulièrement en Afrique subsaharienne.

Les ambitions de RATP Dev ne se limitent pas au Maroc ou à l’Afrique. La croissance attendue du marché accessible des tramways est de 60 % en cinq ans, souligne Laurence Batlle. RATP Dev épouse le mouvement et se fixe une croissance de 60 % dans la période dans le tramway mondial. Une partie est déjà dans les tuyaux, avec la continuation du programme algérien. Le tram de Sidi bel Abbès vient d’ouvrir, ceux de Setif et Ouargla sont prévus l’an prochain, et seront suivis de Mostaganem et du prolongement de Constantine. Exploitant en Europe de la ligne 1 du tramway de Florence, RATP Dev compte se positionner sur les prochaines lignes 2 et 3. Et depuis les Etats-Unis, où il exploite à la fois Tucson et Washington DC, le groupe regarde l’Amérique du Nord s’intéresser au développement du tram. Au Canada, des projets devraient sortir, sur un mode PPP.

Le panorama mondial ne serait pas complet sans la France, où RATP Dev exploite le tramway de Valenciennes. Demain, en Ile-de-France, dans les lignes soumises à la concurrence, T9 et T10, c’est le groupe RATP qui se portera candidat. Le groupe, c’est-à-dire l’Epic et RATP Dev. Selon quelle formule ? « On ne peut se prononcer avant de connaître les appels d’offres », remarque Philippe Martin, DGA Opérations de maintenance et transport de la RATP. Mais ce sera « la formule pour gagner », ajoute Laurence Batlle. On s’en serait douté.

F. D.

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