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Ferrmed voit un haut potentiel pour la grande vitesse entre Paris et Barcelone

© Patrick Laval

Actuellement reliées par TGV en 6 heures 27, les villes de Paris et Barcelone pourraient n’être plus qu’à quatre heures l’une de l’autre en 2025 si la ligne nouvelle est construite entre Montpellier et Perpignan, selon l’association Ferrmed. Cette dernière, qui compte « 130 membres dans 13 pays différents dans l’Union européenne, la Russie et la Chine », a pour objectif principal « l’amélioration du système de transport multimodal en Europe, particulièrement le transport fret ferroviaire », en mettant l’accent sur « le grand axe ferroviaire transeuropéen Scandinavie – Méditerranée occidentale ».

Embranchée sur cet axe, la relation Paris – Barcelone était le sujet de la conférence organisée au siège de l’UIC à Paris le 28 février par Ferrmed et Energie TGV, association française pour la promotion du transport ferroviaire transpyrénéen. Et l’association Ferrmed en est convaincue : « avec les actions [que nous avons] proposées, pleinement développées, avec la possibilité d’avoir des trains grande vitesse directs entre Paris et Barcelone avec une durée de voyage de quatre heures, 30 % des passagers voyageant entre ces deux grandes villes en avion et en voiture pourraient être transférés au rail, ce qui signifierait 3 800 passagers supplémentaires par jour en train, soit 8 TGV Duplex à ajouter à ceux actuellement en service ». De plus, certains membres de ces associations verraient d’un bon œil le retour des trains de nuit entre Paris et Barcelone.

Pour justifier cette estimation qui changerait complètement la donne – la fréquentation des trains serait multipliée par 3,5 -, Ferrmed part de la moyenne journalière du trafic de voyageurs entre Paris et Barcelone en 2018, soit 19 500 personnes. Ces dernières se répartissent entre 8 200 passagers aériens – « aucune autre liaison entre Paris et une ville européenne n’est plus fréquentée que la liaison avec Barcelone », souligne Ferrmed -, 5 300 qui choisissent le car, 4 500 qui prennent leur automobile et (seulement) 1 500 voyageurs qui préfèrent le train… « Ces trafics montrent une tendance à la hausse, année après année », ajoute Ferrmed, qui reste finalement assez prudente en considérant qu’un train à grande vitesse capterait 30 % du marché. En reliant Madrid et Barcelone en quelque trois heures, les AVE ont pris une part équivalente, alors que la liaison aérienne en concurrence avec le TGV Paris – Toulouse (un peu plus de quatre heures de temps de parcours) reste la plus fréquentée de France…

Mais il n’y a pas que la grande vitesse : en ce qui concerne le fret, selon les enquêtes et études réalisées par Ferrmed et Energie TGV, « sur les 12 000 camions qui traversent quotidiennement la frontière franco-espagnole via La Junquera et ceux qui le font entre la France et l’Italie, 30 % pourraient être transférés au rail ». A condition toutefois que les camions ou remorques « soient systématiquement transportés par chemin de fer sur des distances supérieures à 1 000 km », comme le propose Ferrmed, qui estime que « l’ensemble de ces actions se traduit par une réduction des coûts de transport de plus de 25 % et, en ce qui concerne les aspects environnementaux, par une économie de 2 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre ». C’est pourquoi les deux associations « invitent les gouvernements français et espagnol à prendre immédiatement des mesures urgentes à court et moyen terme afin de se conformer aux objectifs environnementaux du Livre blanc de la CE et d’éviter de graves problèmes de saturation du transport terrestre, tant routier que ferroviaire ». Mais vu le peu d’échos que cet appel a eu dans les médias au nord des Pyrénées, on risque d’attendre encore longtemps le TGV Paris – Barcelone en quatre heures…

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