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L’Europe teste une nouvelle technologie d’autopartage à Lyon

© CEA Liten

Sur les bords de Saône, les voitures électriques en autopartage circulent à l’unité, mais elles ont aussi la particularité inédite de s’encastrer les unes dans les autres pour former un train routier : c’est la principale innovation du projet Européen Esprit (pour Easily DiStributed Personal Rapid Transit) arrivé au terme de trois ans de conception et aujourd’hui en phase de démonstration dans trois villes. Après Lyon le 30 août, Esprit sera présenté à Glasgow et à Barcelone en septembre. Le concept a nécessité huit millions d’euros d’investissement et la mobilisation de 18 partenaires* pour développer un prototype réalisé en six exemplaires destinés à valider les études d’oscillation sur le train routier.

Selon ses promoteurs, le système Esprit a l’avantage de garantir un taux de disponibilité à 90% des véhicules en station ainsi que sa fiabilité économique là où d’autres dispositifs, dont Autolib’, montrent leurs limites. C’est ce qui justifie d’ailleurs l’attelage des véhicules : « le train routier permet à un seul opérateur de redistribuer la flotte de véhicules jusqu’à huit voitures attelées en fonction des besoins. On assure ainsi un équilibre de l’offre disponible en station sur la zone considérée. La logistique de redistribution est cruciale pour l’autopartage de type one way » explique Valery Cervantès, chercheur au CEA-Liten de Grenoble et coordinateur du projet Esprit. Autres intérêts de l’attelage : la compacité du stationnement des véhicules et la présence d’une seule borne d’alimentation pour le rechargement mutualisé des véhicules connectés. Un rechargement rapide en raison du principe de fonctionnement : les véhicules sont destinés en priorité à apporter une réponse au problème du premier/dernier kilomètre, et jusqu’à 3 à 5 km au maximum. Prévues pour une autonomie de 50 km, les batteries sont donc peu déchargées au retour en station. La connexion des véhicules à l’approche s’effectue automatiquement par un fil de guidage au sol.

Pour l’heure, le projet envisage des véhicules au confort « minimaliste », justifié par ses qualités pratiques, et disponibles en deux versions : deux places sans permis avec une vitesse maximale de 45 km/h et trois places avec permis (65 km/h). Le système Esprit se veut comme une solution multimodale complémentaire des transports collectifs en zone périurbaine aussi bien qu’en centre-ville. La notion du premier/dernier kilomètre en fait aussi un système de transport propice aux déplacements dans les parcs d’entreprises. « Le projet Esprit peut faire partie des solutions diversifiées et complémentaires que nous offrons sur la Métropole de Lyon », analysent Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, et Louis Pelaez, président de Lyon Parc Auto qui gère deux systèmes d’autopartage en stations et en free floating (Citiz et Yea !). Il reste à peaufiner le projet avec l’étape suivante, une expérimentation grandeur nature d’ici début 2020 que Lyon pourrait accueillir sur le Parc Technologique de Saint-Priest.

Claude FERRERO

*dont les français Institut Vedecom, CEA, Citiz/LPA, Keolis, Lyon Smart Design et Technical Studio pour la conception/réalisation du prototype.

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