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Le come-back du téléphérique

Mis à jour le 28 juin 2017

Les télécabines urbaines se multiplient dans le monde et font leur come-back. Le plus souvent, elles s?imposent dans des villes étouffant sous la circulation ou à habitat trop dense, ou encore à la topographie accidentée New York (Etats-Unis)
Un téléphérique baptisé « The Tram » relie Roosevelt Island, une île de l’East River, et Manhattan depuis 1976 sur une distance de 1 km. Il était question de le démonter. Ses utilisateurs ont protesté, l’alternative prévoyant du métro, du bus ou des parkings payants à Manhattan. Le « Tram » est donc en rénovation, et c’est Poma qui prépare le nouveau système de transport qui sera inauguré à la fin de l’année 2010. Dans sa nouvelle version, l’an prochain, il annonce 1 500 personnes transportées par heure, dans deux cabines de 100 passagers chacune, fonctionnant indépendamment l’une de l’autre.

Portland (Etats-Unis)
Pour éviter de traverser plus avant la ville en voiture et de s’agglomérer sur les parkings au pied d’une tour où est installée la faculté de médecine, un téléphérique en va-et-vient a été installé à Portland. Il relie un parking et la faculté de médecine dans sa partie la plus haute, aux environs du 50e étage.

Medellin (Colombie), Rio (Brésil)
Six lignes de « métrocâble » doivent monter peu à peu sur les collines autour de la ville. Mais auparavant, elles desservent des quartiers populeux et denses. La première ligne date de 2004. Elle est branchée sur le métro. 20 pylônes sur 2 km, 2 stations intermédiaires, 90 cabines y emportent 2 820 personnes par heure. La deuxième ligne, ouverte en 2007, connectée elle aussi au métro, est longue de près de 3 km. Ce sont des cabines de 10 places. Elles emmènent 3 000 personnes à l’heure. La dernière ligne vient d’entrer en service au début de l’année. C’est une ligne de loisirs. Elle prolonge la première ligne. Elle rejoint le parc Arvi, en hauteur, sur 4,6 km à partir du terminus de la première ligne. Des cabines de 10 places y acheminent 1 200 personnes à l’heure.
C’est ce modèle du métrocâble de Medellin qui a donné l’idée à Rio de Janeiro, au Brésil, de s’équiper aussi. Une première ligne de 3 km, dotée de 6 gares, y est en construction à partir du cœur de Rio.

Caracas (Venezuela)
A Caracas, deux sections de lignes de télécabines dotées chacune d’une station intermédiaire font le tour d’une colline où vivent 40 000 habitants. Les deux lignes fonctionnent séparément. La première mesure 1,6 km sur 109 m de dénivelée et comporte six pylônes. Elle fait circuler 28 cabines qui partent toutes les 24 secondes. La deuxième, sur 686 m seulement, utilise 22 cabines et a nécessité la construction de deux pylônes. Chaque station opère un changement de direction de 70 à 75°. Les terminus se trouvent à une station de métro d’un côté et
sur un nœud de circulation de l’autre.

Alger, Oran, Blida, Annaba, Constantine, Skikda, Tlemcen (Algérie)
Après les années 1950 où le téléphérique y avait fait son apparition, l’Algérie mise à nouveau sur le transport par câble pour faire face à une congestion automobile croissante, en complément de tous les autres modes – bus, tramway, métro, train. A Alger, trois nouvelles lignes sont en construction. Elles doivent démarrer ce printemps, équipées de cabines de 15 places, débrayables. Les quatre anciennes lignes, dont la première vient d’être relancée avec des cabines de 35 personnes chacune et au rythme de 1 200 passagers/heure, sont en passe d’être rénovées en profondeur. Comme vont l’être aussi celle de Blida, une des plus longues au monde avec 8 km, celles d’Oran, où le réseau date d’une vingtaine d’années, et celle d’Annaba. Trois autres villes algériennes, particulièrement escarpées par endroits, viennent de bénéficier de systèmes de télécabines neufs : Constantine, Skikda et Tlemcen.
A Constantine, 750 000 habitants, depuis sa mise en service en 2008, la ligne de transport par câble fait un tabac. L’une des lignes transporte jusqu’à 24 000 personnes par jour entre 6h et 23h. La ligne mesure 1,5 km sur un dénivelée de 147 m et comporte trois stations particulièrement bien intégrées à l’architecture locale. Elle a nécessité l’installation de dix pylônes. Elle utilise 40 cabines de 15 places chacune, parées de panneaux photovoltaïques, qui circulent à la vitesse de 6 m/seconde. Branchée sur le réseau de transport terrestre, elle relie des quartiers résidentiels du centre-ville et une zone industrielle. Le recours au transport par câble s’explique par le peu de place disponible au sol mais aussi du fait du fameux canyon de Constantine. Le téléphérique fait le lien entre le tramway et la gare en passant par-dessus le canyon. L’alternative aurait été de passer le pont en deux fois deux voies.
A Skikda, 189 000 habitants, et Tlemcen, 179 000 habitants, les télécabines, là aussi de 15 places, débrayables, emportent entre 1 500 et 2 000 personnes par heure. L’Algérie annonce une dizaine d’autres projets du même genre.

Taïpeh (Taïwan)
Un système de télécabines relie une station de métro et les collines du quartier de Mucha, à Maokong, où les Taïpéens aiment aller respirer et boire le thé loin de la pollution urbaine. Le système est organisé en cinq tronçons – donc, quatre gares intermédiaires. Il fait circuler 145 cabines en aluminium de 8 places chacune, sur 4 km, et transporte 2 400 personnes/heure à 21 km/h en moyenne. 47 piliers ont été érigés. L’une de ses originalités est d’avoir prévu deux directions successives : l’une à 15°, l’autre à 80°.

Nha Trang (Vietnam)
Sur la côte est du Vietnam, une télécabine relie la ville à une île hôtel baptisée Hon Tre. L’installation est spectaculaire avec neuf pylônes sur plus de 3 km, dont six en mer qui atteignent jusqu’à 70 m de hauteur pour laisser passer les cargos. Les pylônes sont eux-mêmes fixés à des plateformes offshore hautes de près de 60 m et la portée entre pylônes est de 450 m en moyenne. 47 cabines de 8 places chacune peuvent transporter 1 000 personnes par heure.

Singapour
Le système de télécabines de Singapour relie Mont-Faber sur l’île principale de Singapour à l’île Sentosa, en passant au-dessus du port de Keppel. Ouvert en 1974, il a été le premier système de câbles aériens dans le monde à passer au-dessus d’un port. Le système est composé de 81 cabines pour 6 passagers suspendues à 60 m au-dessus de la mer. Une cabine part toutes les 15 à 21 secondes. Le système transporte jusqu’à 1 400 passagers à l’heure.
Hubert HEULOT

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