Pourquoi la SNCF change de méthode pour augmenter les salaires
Le contexte dans lequel évolue le groupe SNCF l’oblige à revoir sa politique salariale : d’une part, il lui faut être attractive non seulement pour faire face à ses énormes besoins (dans les chantiers de rénovation des voies et dans les métiers du transport de voyageurs) mais aussi pour attirer des candidats alors que d’autres opérateurs ferroviaires lui font concurrence sur le marché du recrutement. D’autre part, le nombre de ses salariés statutaires, même s’ils sont toujours majoritaires (68 % des effectifs), ne cesse de reculer face à la montée du nombre de contractuels. En 2030, les agents SNCF seront pour moitié statutaire, pour moitié contractuels. Les règles RH, qui s’appliquent différemment selon le statut, notamment au niveau des salaires, doivent forcément se rapprocher pour ne pas créer de dissensions entre les uns et les autres. D’autant plus que le groupe devra appliquer la loi sur la transparence des rémunérations à partir du second semestre 2026.
La direction a ainsi proposé trois grands principes aux organisations syndicales dans le cadre des NAO qui se sont conclues le 13 janvier. Première proposition, une participation aux résultats de l’entreprise, sous la forme d’une prime de 650 euros, dont 400 euros déjà versés en décembre, auxquels s’ajoutera un intéressement de 1100 euros en moyenne versés en mai. Soit environ 1750 euros pour tous les salariés en reconnaissance de leur contribution aux résultats qui s’annoncent encore une fois très positi
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Publié le 12/11/2025 - Sylvie Andreau