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Ewa

La start-up Rayon Libre propose un vélo en complément du train sur la ligne Nantes – Pornic

sncf2 ©TIM Sport

Depuis le début du mois de mars, il est possible de réserver un vélo à la descente de son train dans les gares de la ligne Nantes – Pornic, comme on commande un taxi. « Le “vrai“ test commencera début juin. Nous en sommes encore à la phase de pré-test. Tous les modèles ne seront peut-être pas tous disponibles, mais nous ferons le maximum et la plateforme proposera une solution », explique George Bakkar, le cofondateur et directeur produits de Rayon Libre.

Cette start-up a développé une plateforme « intelligente » de réservation de vélos qui met en relation les voyageurs et l’offre disponible. La plateforme Rayon libre rassemble les demandes des clients potentiels, notamment celle des usagers du train pour le test sur la ligne Nantes – Pornic : le jour d’arrivée, l’heure, le temps de location, le trajet qui sera effectué pour en déduire le dénivelé et adapter le vélo. Rayon Libre agrège les données de disponibilité des vélos des loueurs indépendants, des free-floateurs (Lime, Dott, Voi, etc.), des stations VLS d’agglomérations ou de régions, ou encore des hôtels, des campings qui disposent parfois de quelques bicyclettes pour leurs clients. « Nous ne sommes pas le concurrent des loueurs, quelle que soit leur taille, mais leur partenaire pour optimiser la location de leurs vélos », souligne George Bakkar. L’expérimentation de Nantes – Pornic se fait en partenariat avec le loueur régional Vélo en Retz qui possède et entretient les vélos.
Pour compléter et augmenter l’offre de vélos disponible, Rayon libre propose aussi aux particuliers d’inscrire leur bicyclette personnelle sur la plateforme et de la louer quand ils ne s’en servent pas, y compris pour quelques heures dans leur journée.

L’IA à la rescousse

Pour atteindre cette réactivité, la puissance de l’IA s’avère indispensable. Elle peut brasser des quantités de données phénoménales et très rapidement. Cela permet de prendre en compte les retards de trains, d’affiner les heures d’utilisation quasiment à la minute, et finalement d’utiliser au maximum les vélos. On peut aussi ajouter des données météorologiques et prédire des pics d’utilisation.
La start-up a été sélectionnée par Meta (maison mère de Facebook) pour rejoindre le programme d’accélération IA dans la Station F (installée dans l’ancienne halle Freyssinet qui abritait les messageries postales de la gare d’Austerlitz jusqu’en 2006). Dans ce cadre, Rayon Libre bénéficie aussi du soutien de Hugging Face pour la partie IA, mais aussi de SNCF Connect & Tech qui lui a permis d’éprouver son concept sur la ligne Nantes – Pornic jusqu’en fin d’année. C’est aussi l’occasion d’avoir accès aux données (anonymisées) du “parcours client“ des voyageurs pour mieux comprendre ce qu’ils recherchent, à quel moment, et dresser quelques portraits d’usagers types.

À terme, le cofondateur de Rayon Libre souhaiterait installer sa plateforme sur le site SNCF Connect pour y proposer des vélos comme il existe déjà des trajets en bus, ou en taxis pour effectuer le “dernier kilomètre“. La plateforme de Rayon libre peut aussi être un outil, à l’échelle d’une ville, d’une agglomération ou d’une région, pour optimiser l’utilisation de la flotte de vélos que la collectivité possède.

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Deux villes de Saxe achètent 14 tramways Tina à Stadler

TINA Goerlitz Stadler

Stadler a annoncé le 15 avril qu’il fournirait 14 tramways à voie métrique et à plancher bas, modèle Tina, à deux villes allemandes du land de Saxe dans l’est du pays. L’autorité des transports de Görlitz (GVB), située près de la frontière avec la Pologne, a commandé huit rames, et l’autorité municipale des transports de Zwickau (SVZ), au sud de Leipzig, six rames.
Le matériel sera construit en Pologne et la mise en service est prévue pour 2028.
Les tramways Tina, pour Totally Integrated Low-Floor Drive, circulent déjà notamment à Bâle, La Haye ou Rostock.

Ewa

Vossloh fournira des appareils de voie de la LGV1 belge Bruxelles – frontière française

Modernisation LGV1 Belgique. © Infrabel

Le gestionnaire du réseau ferré belge a annoncé le 15 avril avoir signé un contrat avec Vossloh pour renouveler les appareils de voie de la ligne à grande vitesse LGV1 Bruxelles – Esplechin (frontière française). Le chantier de modernisation de cette ligne, entamé en 2024, se poursuit jusqu’en 2035.
Le contrat de 17 millions d’euros porte sur la fourniture d’appareils de voie pendant huit ans et leur entretien pendant vingt ans.
Ces appareils sont spécifiquement conçus pour les LGV. Certains peuvent atteindre jusqu’à 40 mètres de long et intégrer des innovations telles que des systèmes de monitoring permettant une maintenance prédictive.
La LGV1, inaugurée en 1997, est la doyenne du réseau ferroviaire belge à grande vitesse. Elle est empruntée chaque jour par une centaine de trains, à 300 km/h, pour relier la Belgique et la France, dans un parcours qui mène certains trains vers la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou l’Allemagne.

Ewa

Trains à deux niveaux des CFF : Stadler abandonne son recours

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Stadler a annoncé le 6 avril retirer son recours contre la décision des Chemins de fer suisses (CFF) de choisir Siemens pour la fourniture de 116 trains à deux niveaux pour les RER zurichois. Le constructeur avait saisi le 27 novembre dernier le tribunal administratif fédéral de Suisse,
Au cours de la procédure judiciaire, Stadler dit avoir « certes obtenu des informations, mais pas la transparence totale qu’il espérait ». En effet, de nombreux documents de l’offre ont été « fortement noircis », écrit Stadler dans un communiqué. « Les passages pertinents sur le plan du contenu et les preuves décisives pour la décision d’attribution sont donc restés inaccessibles », juge Stadler. « En raison des très faibles informations disponibles, nous n’avons trouvé aucun indice pour poursuivre la procédure judiciaire ».
Stadler note que que les CFF  « ont opté pour un modèle de train qui n’a pas encore été testé et qui est entièrement nouveau », alors que ses propres trains  font « leurs preuves en service quotidien ». D’où la conclusion de Peter Spuhler, président du conseil d’administration : « Nous regrettons toujours cette décision, mais nous devons l’accepter sur la base des informations dont nous disposons ».

Ewa

Révision générale pour le funiculaire de Montmartre

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Voir une cabine du funiculaire de Montmartre s’envoler au-dessus de la gare de la place Suzanne-Valendon dans le 18e arrondissement de Paris, pendue au filin d’une puissante grue, est spectaculaire. L’opération doit être pratiquée régulièrement pour vérifier que tout fonctionne bien. « L’entretien doit être effectué toutes les 20 000 heures d’utilisation ou au moins tous les six ans, selon la réglementation en vigueur », rappelle Jean-Michel Antunes, le responsable de ce projet à la RATP.
Cette importante opération de maintenance oblige à expédier la cabine 2 et le chariot sur lequel elle repose, dans deux entreprises : la cabine chez Safra à Albi et le chariot à Mecamont Hydro à Lannemezan.

Le transport s’effectue par camion. Il faut alors une grue capable de soulever les 7 tonnes de la cabine, puis les 4 tonnes du chariot. Le grutier vient positionner un palonnier de levage, sorte de cage faite de poutrelles métalliques, au-dessous de la cabine, préalablement désolidarisée de son chariot. Elle est ensuite délicatement soulevée jusqu’à une vingtaine de mètres pour passer au-dessus de la gare, se faufiler entre les arbres, pour être déposée sur la remorque du camion. Même opération avec le chariot qui prend place devant la cabine, sur la remorque.
Toutes les pièces du matériel seront alors vérifiées et changées si nécessaire. La centrale hydraulique, qui permet de freiner et d’actionner les portes, sera contrôlée ainsi que le diamètre des roues. Il faudra aussi examiner les éventuelles traces d’oxydation.

Sur la cabine 1 par exemple, envoyée en révision entre le 19 janvier et le 13 avril, « toute la boulonnerie a été changée ainsi que les roues latérales. Dans la cabine, les tissus ont été changés et quelques peintures rafraîchies », détaille le responsable de l’opération.
Le fonctionnement du funiculaire de Montmartre s’apparente à un système d’ascenseur, incliné au lieu d’être vertical. Les cabines descendent sur des rails, sur une distance de 106 m, mues par la seule gravité, mais ralenties par leurs freins, déroulant un câble en acier (22 millimètres de diamètre) fixé sur le chariot. Pour remonter, le câble tracte l’ensemble chariot cabine et s’enroule sur la bobine installée dans la gare supérieure. La cabine 2 sera de retour mi-juin. En attendant, le funiculaire fonctionnera avec la seule cabine 1.

Ewa

Les Chemins de fer du Gornergrat commandent cinq trains à crémaillère de plus à Stadler

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Le constructeur Stadler a annoncé, le 9 avril, la commande de quatre trains supplémentaires à crémaillère, modèle Polaris de la part des Chemins de fer du Gornergrat en Suisse. Le montant de la commande s’élève à environ 32 millions d’euros. Les Chemins de fer du Gornergrat avaient déjà commandé cinq trains à crémaillère en 2019 et une voiture supplémentaire en 2024, qui doivent être livrés début avril.
Les cinq trains de la nouvelle commande, qui circuleront aussi entre Zermatt et le Gornergrat, sont équipés d’une transmission à crémaillère qui leur permet de gravir des pentes jusqu’à 200 ‰. Leur design intérieur et extérieur est signé par le studio italien Pininfarina. Ils sont notamment dotés de fenêtres panoramiques afin d’admirer les Alpes valaisannes sur cette ligne ferroviaire parmi les plus spectaculaires du pays.
Le matériel sera fabriqué dans l’usine Stadler de Bussnang en Suisse. Sa livraison est prévue automne 2028 pour une mise en service hiver 2029.

Ewa

L’armée veut faire appel aux transporteurs de fret en cas de conflit

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L’armée a besoin des transporteurs et logisticiens civils, ferroviaires et routiers, publics et privés. C’est le message du général Feola, commandant du Centre du soutien des opérations et des acheminements (Cesoa). Il s’est exprimé au cours d’une conférence intitulée « Supply Chain : comment opérer dans une crise permanente » qui s’est déroulée le 2 avril au SITL.
« Pour nous projeter immédiatement sur la zone de menace d’un conflit, nous avons nos propres moyens patrimoniaux. Nous savons le faire en quelques heures. Mais si le conflit doit durer, nous aurons besoin de faire appel aux entreprises de transport, pour acheminer le matériel, les vivres, les munitions », explique le général Feola.
En cas de conflit, la réquisition est toujours possible. « Mais nous avons conscience que c’est préjudiciable à l’économie », ajoute le lieutenant-colonel Yann. Le principe de la réquisition c’est « l’Etat prend et dit je vous paierai quand je pourrai ». Un système légal mais qui risque de mettre en difficulté de nombreuses entreprises, surtout si leur trésorerie est fragile. « Or nous avons absolument besoin que l’économie du transport tienne le coup en cas de conflit ». Le ministère des Armées veut donc anticiper un éventuel conflit et définir le cadre selon lequel il ferait appel aux entreprises du secteur. « Il faut étudier, par exemple, des dérogations à la loi qui impose 2 % de biocarburant dans le diesel, des aménagements au transport de matières dangereuses pour les munitions, se poser la question des pauses dans les journées de conduite, etc. Il ne s’agit pas de s’affranchir de toutes les règles, mais nous parlons d’une hypothèse où la nation est engagée dans un conflit. Il y aurait de toute façon des répercussions sur toute la société. »
Dans cet objectif, le Cesoa devait tirer les enseignements de l’exercice Excalibur 2026 (Exercice de coordination avec les industriels de la BISD pour les urgences), organisé du 16 au 19 février dernier, qui devait mettre à l’épreuve les marchés d’acheminement externalisés et renforcer la coordination avec les acteurs des transports aérien, maritime, ferroviaire et routier. Un compte-rendu devait être présenté en mai.

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L’aéroport d’Atlanta renouvelle le contrat d’Alstom

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Alstom a annoncé le 7 avril avoir obtenu une prolongation de cinq ans de son contrat d’exploitation et de maintenance du système de transport automatisé Innovia (APM) de l’aéroport d’Atlanta aux États-Unis. Ce système de navette, surnommé “Plane Train“, a été installé par Alstom en 1980. Il circule dans un tunnel de 4,5 km de long qui relie tous les halls et les terminaux de l’aéroport le plus fréquenté du monde.

Le contrat, d’un montant d’environ 140 millions d’euros, porte sur l’exploitation, l’alimentation électrique, la maintenance du matériel, de la voie, des tunnels, des quais et des autres installations.

 

Ewa

Le Mexique choisit Siemens et Sonda pour installer l’ETCS 1 sur 300 km de voies

Siemens Mobility a annoncé le 27 mars avoir été sélectionné au Mexique, en groupement avec Sonda Mexico, par l’Autorité nationale ferroviaire et de transport public ATTRAPI pour fournir et installer le système de signalisation ETCS de niveau 1 sur le corridor Mexico – Querétaro – Irapuato. Le montant du contrat s’élève à environ 185 millions d’euros sur quatre ans.
Siemens Mobility concevra et installera les équipements de sol ETCS de niveau 1 le long de la voie, un centre de contrôle opérationnel (OCC) et des systèmes de contrôle de supervision et d’acquisition de données (SCADA) destinés à la surveillance des infrastructures.

L’entreprise installera aussi, pour la première fois en Amérique latine, son logiciel de planification des horaires TPS. plan, développé par sa filiale HaCon. Le système utilise une modélisation microscopique des infrastructures pour générer des horaires sans conflit et optimiser la répartition de la capacité des voies.
Long de plus de 300 km et desservant 11 gares, le corridor Mexico – Querétaro – Irapuato relie la capitale aux États d’Hidalgo, de Querétaro et de Guanajuato, y compris la région du Bajío.

Ewa

SNCF Réseau Hauts-de-France s’engage en faveur de la biodiversité

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La direction régionale de SNCF Réseau dans les Hauts-de-France a signé fin mars, un protocole d’accord concernant l’entretien des abords de voies ferrées avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et l’Office français de la Biodiversité. L’initiative élargit à l’échelle régionale une démarche similaire menée l’année dernière dans le département de l’Oise.

SNCF Réseau gère, dans les Hauts-de-France, 10 000 hectares de terrain qui doit être entretenu et resté nu de toute végétation pour permettre l’accès des agents. À côté de cette piste, il y a une bande de terrain de 2 à 3 mètres de large sur laquelle une végétation rase est acceptée. Au-delà, on peut trouver une végétation plus haute, y compris des arbres.

SNCF Réseau intervient régulièrement pour contenir la végétation afin d’éviter que des branches ne tombent sur les voies et la caténaire. C’est ce programme d’intervention qui est partagé annuellement avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et l’Office français de la Biodiversité.

Cette collaboration avec des spécialistes locaux de la nature permet, par exemple, d’éviter des travaux de coupe au moment de la nidification de certaines espèces oiseaux, ou de protéger les végétaux rares qui pourraient se trouver à proximité de la voie ferrée. Le protocole prévoit aussi que les agents qui interviennent sur les chantiers d’entretien soient sensibilisés aux questions de biodiversité et de respect de la nature.