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Ewa

Pouquoi le projet de navette rail-route Flexy reste au bord de la route

Projet Flexy abandon Milla

Le projet de véhicule autonome rail-route Flexy n’ira pas à son terme. La décision en février du groupe Milla de quitter le consortium à l’origine du projet a en effet mis fin à l’aventure. Piloté par le groupe SNCF à travers l’accélérateur Tech4Mobility, Flexy réunissait aussi l’institut de recherche Railenium et le groupe Michelin qui a développé les roues motorisées rail-route.

Pour Milla, le fabricant de véhicules autonomes, le projet devenait techniquement trop contraignant. L’entreprise testait depuis 2023 son concept sur la ligne Autun – Étang-sur-Arroux, fermée en 2020 (20 km environ et dix PN) en Bourgogne-Franche-Comté. Son véhicule, capable de rouler aussi bien sur rail que sur route, devait permettre de redynamiser les petites lignes. Mais à ce stade du projet, l’entreprise devait concevoir un nouveau prototype plus proche d’un véhicule ferré.

Réglementation contraignante

« Notre véhicule est conçu à partir d’une plateforme de véhicule routier, celle des Master de Renault. Il est homologué pour la route, pas pour la voie ferrée », explique Frédéric Mathis, co-fondateur et PDG du groupe Milla. « Or, la réglementation est plus exigeante, notamment en ce qui concerne la résistance au feu et le dégagement de fumée en cas d’incendie de tous les éléments qui composent le véhicule, de bouton-poussoir au siège en passant par l’électronique. Elle est plus contraignante aussi sur la résistance aux chocs en cas de collision, principalement parce qu’elle concerne des engins beaucoup plus lourds que ceux qui circulent sur la route ».

Cette réglementation est rédigée par le SRMTG, un service technique du ministère des Transports qui gère la sécurité notamment sur les lignes ferrées empruntées par des trains touristiques, les métros, les tramways ainsi que sur les remontées mécaniques. « Il n’y a pas de “méchant“ SRMTG comme j’ai pu le lire. Le service nous accompagne depuis le début et a beaucoup fait pour assouplir certains points mais il est vrai que la perspective d’une mise sur le marché s’éloignait. C’est compliqué pour un industriel qui a besoin d’un retour sur investissement », explique David Borot, président de Tech4mobility, l’accélérateur SNCF qui pilote plusieurs projets innovants, dont Flexy, mais aussi Draisy (un train léger électrique) ou MasiPro (un minibus autonome).
« Le départ de Milla ne condamne pas la solution qui reste pertinente pour circuler sur rail et sur route », assure David Borot. L’idée permet de réduire les coûts de développement et de fonctionnement, un avantage évident pour continuer à circuler sur des voies désaffectées. Le système est léger, il n’impose pas de construire des voies d’évitement pour les croisements des véhicules ou de rénover les passages à niveau.
Après que Milla a annoncé son départ en février, les autres partenaires du consortium, Railenium, Michelin et la SNCF en ont informé l’Ademe qui finance à hauteur de près de 10 millions le projet évalué à un peu plus 35 millions d’euros. L’agence leur a laissé deux mois pour trouver un nouveau partenaire. Sans succès. Parmi les contraintes, ce partenaire devait être français, puisque le projet est soutenu par France 2030.

Ferromobile, l’autre projet rail-route

Or, un autre consortium travaille depuis quelques années sur un véhicule rail-route, également financé par des subventions nationales via France 2030. Dénommé Ferromobile ou parfois Flexmove, il est piloté par la SICEF (Société d’ingénierie, de construction et d’exploitation de la Ferromobile) et réunit Akkadis (AKKA Technologies), Systra, l’Université Gustave Eiffel et la start-up Entropy.

Le projet est basé sur un PeugeotTraveller équipé de roues ferrées. Le véhicule peut transporter jusqu’à sept passagers, atteindre 100 km/h et fonctionner sans conducteur et en convoi, à la demande, via une  réservation sur téléphone mobile, explique sur son site l’Université Gustave Eiffel. Un test a été lancé en février 2026 dans le Puy-de-Dôme, entre Courpière et Vertolaye, sur une ligne du Livradois-Forez avec l’objectif de démontrer qu’il est possible de remettre en service des lignes pour environ 200 000 euros du kilomètre (contre jusqu’à 2 millions pour une rénovation ferroviaire classique). S’il est jugé concluant, une seconde expérimentation doit être lancée dans l’année. Près de 6000 km de voies ferrées sont aujourd’hui inutilisées en France selon l’université.

Ewa

Un bâtiment bas carbone pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers

Infrapole Versailles Chantiers. Mai 2026 © 16Prod SNCF Reseau

SNCF Réseau a inauguré le 22 mai, un nouveau bâtiment pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers, à côté de la gare. Le site remplace un précédent édifice, qui a dû être déplacé pour accueillir le puits d’accès et la future gare de la ligne 18.

Reconstruits à quelques dizaines de mètres, les nouveaux locaux de l’Infrapôle comprennent un bâtiment principal de trois étages abritant des bureaux, des salles de réunion, de repos, des cuisines, des vestiaires et des sanitaires, complétés perpendiculairement par deux bâtiments d’un seul niveau de part et d’autre d’une allée. Ils servent d’ateliers et de lieux de stockage pour l’outillage et les engins spéciaux.
Le groupe Arep, filiale de Gares & Connexions, a fait des choix architecturaux et des techniques qui limitent au maximum l’impact environnemental. La construction fait très largement appel au bois (façades et coursives en ossature bois ou encore structures poteaux-poutres et châssis bois). On compte 687 tonnes de matériaux biosourcés et géosourcés, complétées par 3,5 tonnes issues du réemploi, qui doivent contenir l’empreinte carbone de la construction à 1 327 tCO2eq (tonnes équivalent carbone).
Par ailleurs, le bâtiment principal suit les principes de conception bioclimatique. Il est organisé autour d’un atrium sur toute sa hauteur et coiffé d’une verrière équipée de brise-soleil motorisés. Il offre à la fois un accès à la lumière naturelle et favorise la ventilation.

Des protections solaires sur les façades et une toiture à haute réflectivité de type « cool roof », contribuent aussi à limiter la surchauffe l’été. Le site est équipé de 130 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le toit en zinc de l’un des deux bâtiments annexes. De quoi produire le tiers de la consommation du site. Enfin, une cuve de récupération des eaux pluviales de 15 m3 est également prévue.
Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros, financé par la Société des Grands Projets.

Ewa

Lille confie la rénovation de ses VAL à Safra

VAL-Lille-métro automatique

Safra a annoncé le 9 juin, que la Métropole Européenne de Lille avait sélectionné Safra Services, la filiale du groupe français spécialisée dans la maintenance, pour rénover les 60 rames de métro VAL 208 AG destiné à la ligne 2 du réseau.
Le contrat, d’une durée de 6 ans, représente un chiffre d’affaires de 41,6 milliions d’euros.
La phase d’étude destinée à préparer la rénovation commencera cette année et représentera 4 000 heures de travail. La rénovation proprement dite débutera en 2027 et se poursuivra jusqu’en 2031, au rythme de 12 rames par an. L’opération mobilisera une trentaine de salariés
Mises en service à partir de 1999, les 60 rames VAL 208 AG (pour Ancienne génération) du réseau ilévia approchent aujourd’hui des 2,5 millions de kilomètres parcourus. Plutôt que de les remplacer, la Métropole Européenne de Lille a choisi de les rénover en profondeur pour leur permettre d’atteindre 4 millions de kilomètres et 45 ans d’exploitation, soit une prolongation de 15 ans de durée de vie.

Ewa

Alstom retenu pour installer l’ETCS 2 près de Brisbane en vue des JO de 2032

La carte du projet The Wave au nord-est de Brisbane en Australie. © Queensland government

Alstom a annoncé le 1er juin avoir remporté un contrat pour la fourniture d’un système de signalisation ETCS de niveau 2, Onvia Control sur le secteur 1 nord de la ligne Sunshine Coast de Brisbane, dans l’état du Queensland en Australie.
La première tranche du contrat-cadre attribué à Alstom par le ministère des Transports et des Routes principales du Queensland s’élève à 69 millions d’euros (114 millions de dollars australiens) pour la phase 1 du projet The Wave Il s’agit de préparer les infrastructures ferroviaires aux Jeux olympiques et paralympiques qui se dérouleront à Brisbane en 2032.
L’ETCS 2 par radio doit permettre d’augmenter la capacité du secteur 1 nord de la ligne Sunshine Coast. Il sera déployé sur des tronçons déjà existants et nouvellement construits de la North Coast Line jusqu’à la Sunshine Coast, sans interrompre le service voyageurs.

Ewa

EuroMaint, filiale de CAF, remporte 300 millions de contrats de maintenance en Suède et en Norvège

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CAF a annoncé le 12 mai, que sa filiale de maintenance ferroviaire dans le nord de l’Europe, EuroMaint, s’est vu confier l’entretien de la flotte régionale (99 automotrices X61) pour une durée de neuf ans, dans le cadre du contrat d’exploitation et d’entretien des services ferroviaires régionaux de Pågatågen, attribué à l’opérateur VR Sverige, par Skånetrafiken l’Autorité des transports publics de la région de Scanie (Skåne) en Suède. La plupart des opérations de maintenance seront effectuées au dépôt Raus à Helsingborg. Le contrat commencera en décembre 2027.
Par ailleurs, dans le fret, l’opérateur logistique Green Cargo a renouvelé son contrat pluriannuel avec EuroMaint pour maintenir sa flotte de locomotives Rc/Rd. L’accord couvre à la fois l’entretien et la fourniture de composants clés. LA maintenance se fera dans les sites d’EuroMaint à Luleå et Malmö.
En Norvège, Bane NOR, le gestionnaire national de l’infrastructure ferroviaire norvégien, a attribué à EuroMaint, un nouveau contrat d’entretien du matériel destiné aux travaux ferroviaires pour une durée minimale de quatre ans.
L’ensemble de ces trois contrats représente un montant d’environ 300 millions d’euros.
EuroMaint avait été acheté par CAF en juin 2019. Cette entreprise suédoise, déjà spécialisée dans la maintenance ferroviaire, et valorisée alors à hauteur de 80 millions d’euros, avait réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions en 2018, et comptait alors presque 1000 salariés.

Ewa

Conduent vend ses activités dans les transports publics à Modaxo

Conduent cede ses activites dans les transports publics a Modaxo. © Conduent

Conduent, qui fournit des solutions numériques, notamment de paiement sans contact pour le commerce et les transports, a annoncé le 21 mai la vente de vente de son activité de transport public à Modaxo, un groupe international créé en 2020 à partir du groupe Volaris. Modaxo réunit une vingtaine d’entreprises spécialisées dans les technologies de gestion des transports et de la mobilité comme AEP Ticketing Solutions, Binary System, Cittati, Empresa1, Holmedal, Imperial, PLANit, Signature Rail, Systemtechnik, TransTrack Systems, Trapeze Group et TripSpark.
L’activité de transport public de Conduent comprend des systèmes de gestion tarifaire, de gestion de flotte, des plateformes de paiement. L’activité de péage autoroutier ne fait pas partie de la vente et reste au sein de Conduent Transportation.
Le montant de la transaction s’élève à 164 millions de dollars (141 millions d’euros environ). Les deux entreprises prévoient de finaliser la transaction avant la fin de 2026, sous réserve des approbations réglementaires.

Ewa

Network Rail confie à Colas Rail la signalisation de la ligne Portishead – Pill

Colas installera la signalisation, l'alimentation électrique et les télécommunications sur la ligne Portishead - Pill. © Network Rail

Colas Rail UK a annoncé le 26 mai, avoir remporté auprès de Network Rail, le contrat d’installation de la signalisation, de l’alimentation électrique et des télécommunications de la ligne Portishead – Pill, en partie fermée.
D’un montant de 18,4 millions d’euros, ce contrat s’inscrit dans le cadre du projet de MetroWest (phase 1b) dans le Somerset, au nord-ouest de Bristol.
Les travaux concernent notamment la réouverture de 4,5 km de voie ferrée désaffectée entre Pill et Portishead, l’installation d’une nouvelle communication à Pill, la remise en service du quai n° 3 à la gare de Pill, l’extension de la signalisation au-delà de l’embranchement d’Ashton, et l’installation d’un nouveau réseau de télécommunications à fibre optique.
Les travaux, commencés en avril 2026, seront livrés en mars 2028.

Ewa

Danemark : Keolis remporte deux contrats de bus 100 % électriques

Contrats Keolis bus electriques sud Jutland Danemark. © Sydtrafik

L’autorité organisatrice de mobilité Sydtrafik a attribué à Keolis l’exploitation de deux réseaux de bus 100 % électriques dans la région de Jutland, au sud du Danemark. Le montant cumulé de ces deux contrats s’élève à près de 146 millions d’euros.
Le premier contrat commence ce mois-ci pour une durée de dix ans, assortie de deux années optionnelles. Keolis doit gérer 15 bus électriques pour environ 33 300 heures commerciales annuelles, générant un chiffre d’affaires estimé à 59 millions d’euros.
Le second contrat commencera en juin 2027 et s’étendra sur dix ans, avec deux options de deux ans chacune. Keolis exploitera 15 bus électriques pour environ 48 800 heures commerciales annuelles, représentant un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros.
Ces deux contrats marquent le retour de Keolis dans le Jutland du Sud pour la première fois depuis 2013. Présent au Danemark depuis plus de 20 ans, l’opérateur y exploite actuellement plus de 400 bus et emploie 1 800 collaborateurs. Il opère également deux réseaux de tramway, l’un à Aarhus entré en service en 2017, et l’autre à Odense, inauguré en 2022.

Ewa

Toujours des incertitudes autour de la mise en service de la ligne 18

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La date de remise aux exploitants de l’infrastructure de la ligne 18, pour la phase 1 a, Massy-Palaiseau – Christ de Saclay, sera décidée par Île-de-France Mobilités, en juin prochain. « On est bien dans les objectifs fixés par l’État en 2018, d’un transfert de l’infrastructure à l’automne 2026 », a assuré Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société des grands projets, lors d’une visite de la gare Polytechnique, le 26 mai. Cette gare vient de recevoir son certificat de sécurité. Les trois autres gares vont recevoir la visite de la commission de sécurité d’ici mi-juillet.
À l’automne 2026, c’est donc l’exploitant, Keolis, et l’entreprise responsable de la maintenance des infrastructures, RATP GI, qui seront en charge de la ligne 18. « Je ne pense pas que le terme de “remise de clé“, soit bien approprié, parce que les deux entreprises participent déjà aux essais et nous, SGP, serons aussi présents pour les marches à blanc et la mise en service », explique Vianney Elzière, directeur de projet Ligne 18 du Grand Paris Express.Malgré les rumeurs de retard dans la mise en service de la phase 1A, annoncée pour octobre, la présidente d’IDFM, Valérie Pécresse, s’est voulue rassurante. « Nous ne sommes pas en retard puisque l’infrastructure sera transmise à l’automne ».

La ligne sera exploitée avec le système Fluence conçu par Alstom qui équipe aussi le métro de Lille où sa mise en service a connu des retards conséquents. Selon la SGP, les deux lignes ne sont pas comparables. « Les premières phases d’essais ont été menées avec succès tout au long de l’année dernière sur la ligne 18. Depuis décembre 2025, les essais d’intégration et de validation sont en cours avec près de 1 000 heures de tests réalisées par les équipes d’Alstom, en charge du pilotage des essais », détaille la SGP. En avril 2026, une rame de la ligne 18 est allée pour la première fois à la vitesse commerciale de 100 km/h en automatique.
La SGP a reçu fin mai la dixième rame livrée par Alstom, le nombre suffisant pour la première phase (1a). Les livraisons vont se poursuivre régulièrement pour la phase 1b, lorsque la ligne ira jusqu’à Orly fin 2027. Le deuxième prolongement (phase 2) entre Christ de Saclay et Versailles-Chantiers doit être mise en service à l’horizon 2030.

Ewa

Vossloh veut racheter Cordel spécialisé dans l’analyse de l’infrastructure par Lidar

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Vossloh a annoncé le 14 mai, son intention d’acquérir Cordel, une entreprise britannique qui analyse l’état de l’infrastructure ferrée à l’aide d’images numériques obtenues par Lidar. Les capteurs installés sur les trains permettent de créer une image de la voie en trois dimensions et de détecter d’éventuels problèmes comme des manques de ballast ou des branches d’arbre le long de la voie qui entreraient dans le gabarit ou pourraient toucher la caténaire. Les données collectées sont analysées à l’aide de l’intelligence artificielle.
Les solutions proposées par Cordel sont utilisées par les principaux chemins de fer, notamment Network Rail au Royaume-Uni et Amtrack en Amérique du Nord, mais aussi au Moyen-Orient et en Australie.
La combinaison des technologies de Cordel avec la technologie d’inspection laser existante de Vossloh doit permettre de développer des systèmes automatisés d’inspection des voies ferrées avec des capacités de surveillance continue des lignes de chemin de fer. En 2025, Cordel et Vossloh ont développé un projet pilote conjoint en Europe continentale afin d’évaluer la faisabilité technique de la combinaison.
Pour acquérir Cordel, Vossloh propose un rachat des actions de Cordel à 12,4 pence, ce qui valorise le capital de l’entreprise à environ 29 millions de livres sterling (environ 33 millions d’euros). La finalisation de l’opération est notamment soumise à l’approbation des actionnaires et des autorités britanniques compétentes. Elle est attendue au cours du troisième trimestre 2026.