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Ewa

Les pistes en béton de la ligne 1 du métro de Lille refaites par Colas

Contrat Colas pistes beton metro Lille ligne 1 automatique. © Colas

Colas Rail a annoncé le 6 juillet avoir été retenu par l’exploitant du réseau de Lille, Keolis Lille Ilévia, pour renouveller les pistes de roulements en béton de la ligne 1 du métro automatique de cette ville.
Le montant du contrat est estimé à 15 millions d’euros. Il s’inscrit dans le programme de modernisation du réseau lillois engagé par la Métropole pour la période 2025 – 2031.
Il porte sur la réalisation de nouvelles pistes en béton en zone souterraine, complétées par une remise en état et une amélioration du système d’assainissement existant, ainsi que sur la réfection de peignes de dilatation de pistes en zones aériennes. Il comprend également l’acquisition et l’exploitation d’un train travaux dédié. Les travaux seront réalisés de nuit, en dehors du service, entre 2026 et 2031.

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Géotec sonde le terrain avant la construction de la LGV Bordeaux – Toulouse

Sondages de sol. © Groupe Geotec

Le groupe Géotec va effectuer plus de 1000 sondages sur le tracé de la future LGV Bordeaux – Toulouse dont la mise en service est espérée à l’horizon 2032. L’entreprise, spécialisée dans les études de sol, de sous-sol, assure le pilotage d’une campagne d’investigations sur les 220 km entre la Gironde et la Haute-Garonne. Ces études sont indispensables pour figer les études d’avant-projet définitif (APD) menée par SNCF Réseau, maître d’œuvre et maître d’ouvrage du projet.
Elles permettront de garantir la pérennité et la stabilité des 160 ouvrages d’art prévus sur le tracé de cette ligne à grande vitesse : viaducs, sauts-de-mouton, remblais et déblais.
Les sondages, menés par endroit jusqu’à 70 m de profondeur, totaliseront l’équivalent de 15 kilomètres de carrotages et de prélèvements pressiométriques.Un fois prévelés, ces carrotages font l’objet de milliers d’essais réalisés dans les laboratoires de Géotec. L’entreprise pose aussi, sur le terrain, des instruments de mesures comme des inclinomètres et des piézomètres, afin de s’assurer de la stabilité du sol. Enfin, elle mène des missions hydrogéologiques.
Lors de ces sondages, Géotec s’assure que le cadre environnemental est respecté, avec un suivi écologique quotidien sur chaque point d’intervention, en collaboration avec des experts écologues.
SNCF Réseau va débourser entre 7 et 7,5 millions pour ces sondages, réalisés entre 2024 et 2026. Le montant total du projet de LGV est estimé à 14 milliards pour la phase 1.

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Un nouveau centre de sûreté pour surveiller le réseau RATP

GPSR

Un nouveau Centre d’état-major de la sûreté (CEMS) de la RATP a été inauguré le 2 juillet par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, et  par Xavier Piechaczyk, PDG du groupe RATP, en présence de Patrice Faure préfet de Police.
Ce CEMS remplace l’ancien poste de commandement situé à la Maison de la RATP. Plus grand et plus moderne, il permet de réunir dans un seul lieu toutes les équipes chargées du suivi des faits de sûreté sur le réseau, de l’analyse des situations en cours, de l’exploitation des images et de la conception des dispositifs de sécurisation. Soit au total, 114 équipes du Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) qui interviennent chaque jour .Le Centre d’état-major s’adapte aussi à l’agrandissement à venir du réseau avec la mise en service progressive des lignes 15, 16, 17 et 18. Il a été financé en totalité par Île-de-France Mobilités pour 15 millions d’euros.

Placé sous la responsabilité de la RATP, le CEMS sera en lien avec le Centre de coordination opérationnelle de sécurité (CCOS) de la préfecture de police. Ce centre inauguré en 2022,  réunit des agents des forces de sécurité intérieure, des agents de liaison de la RATP et de la SNCF, et depuis novembre 2025, un agent de liaison d’Île-de-France Mobilités représentant les autres opérateurs de transport.

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Colas installera les systèmes électriques de la future ligne 9 de Santiago au Chili

Travaux sur les lignes 3 et 6 du metro de Santiago du Chili ©Colas

Colas Rail a annoncé le 25 juin, avoir remporté le contrat portant sur les études, la fourniture, l’installation et la mise en service des systèmes électriques, ainsi que du système SCADA (Supervisory Control and Data Acquisition) de la future ligne 9 du métro de Santiago au Chili.
Le montant de ce contrat s’élève à environ 104 millions d’euros.
Colas Rail construira notamment un centre de distribution, huit sous-stations de redressement, trente-neuf postes d’éclairage et de force, et installera le système SCADA dédié à l’énergie, à la traction et à la logique de traction. L’entreprise assurera la maintenance de l’ensemble des installations pendant 20 ans.
Longue de 27 km, la ligne 9 traversera la capitale chilienne selon un axe nord-sud, desservant 19 stations, et offrant des correspondances avec sept lignes existantes du réseau. Elle représente un investissement global estimé à 2,5 milliards d’euros.

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Le trafic ferroviaire reste fortement perturbé après de violents orages dans les Yvelines

Voies pres de Villennes sur Seine e1782902546299

Des vents à 110 km/h, une chute brutale de la température passée de 36 °C à 17 °C, des grêlons de la taille de grosses balles de ping-pong et une douzaine d’arbres qui tombent sur le fil de contact et le fil porteur d’une caténaire… la violence des orages survenus dans la nuit du 27 au 28 juin à Villennes-sur-Seine (Yvelines) ont créé des dommages sur plusieurs centaines de mètres.

Les intempéries, survenues à l’endroit d’une section de séparation des tensions entre l’Île-de-France (1500 V continu) et la région Normandie (25 kV alternatif), ont nécessité l’interruption totale du trafic sur une partie de la ligne J (Paris Saint-Lazare – Mantes-la-Jolie via Poissy, dite branche Rive gauche de la Seine ou J5), entre Poissy et les Mureaux. Le service fonctionne cependant toujours entre Paris Saint-Lazare et Poissy, exploité en navette, tout comme entre Les Mureaux et Mantes-la-Jolie. Le trafic TER de Normandie mais aussi fret est détourné sur la branche rive droite de la Seine (J6), Paris-Saint-Lazare – Mantes-La-Jolie via Poissy.
Après l’intervention des bûcherons dimanche, les équipes de SNCF Réseau ont effectué un diagnostic des dégâts le lundi et commencé les travaux le soir même.

Depuis, une équipe de 70 personnes se relaie pour remettre en état les installations. Suivront les vérifications, notamment le “déverminage“ de la voie, obligatoire pour une section de ligne non empruntée pendant plusieurs jours. Les circulations devraient reprendre le 6 juillet.

La foudre, tombée sur des installations électriques dans le secteur de Saint-Quentin-en-Yvelines, a aussi occasionné des dégâts importants. D’où une adaptation du plan de transport sur la ligne N (Rambouillet – Paris-Montparnasse), la ligne U (La Verrière – La Défense) avec un cadencement à la demi-heure en heure de pointe. La ligne C ouest, entre saint Quentin en Yvelines et Versailles Chantiers connaît également une réduction de la fréquence des circulations. Un retour à la normale est prévu pour le 13 juillet.

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Pouquoi le projet de navette rail-route Flexy reste au bord de la route

Projet Flexy abandon Milla

Le projet de véhicule autonome rail-route Flexy n’ira pas à son terme. La décision en février du groupe Milla de quitter le consortium à l’origine du projet a en effet mis fin à l’aventure. Piloté par le groupe SNCF à travers l’accélérateur Tech4Mobility, Flexy réunissait aussi l’institut de recherche Railenium et le groupe Michelin qui a développé les roues motorisées rail-route.

Pour Milla, le fabricant de véhicules autonomes, le projet devenait techniquement trop contraignant. L’entreprise testait depuis 2023 son concept sur la ligne Autun – Étang-sur-Arroux, fermée en 2020 (20 km environ et dix PN) en Bourgogne-Franche-Comté. Son véhicule, capable de rouler aussi bien sur rail que sur route, devait permettre de redynamiser les petites lignes. Mais à ce stade du projet, l’entreprise devait concevoir un nouveau prototype plus proche d’un véhicule ferré.

Réglementation contraignante

« Notre véhicule est conçu à partir d’une plateforme de véhicule routier, celle des Master de Renault. Il est homologué pour la route, pas pour la voie ferrée », explique Frédéric Mathis, co-fondateur et PDG du groupe Milla. « Or, la réglementation est plus exigeante, notamment en ce qui concerne la résistance au feu et le dégagement de fumée en cas d’incendie de tous les éléments qui composent le véhicule, de bouton-poussoir au siège en passant par l’électronique. Elle est plus contraignante aussi sur la résistance aux chocs en cas de collision, principalement parce qu’elle concerne des engins beaucoup plus lourds que ceux qui circulent sur la route ».

Cette réglementation est rédigée par le SRMTG, un service technique du ministère des Transports qui gère la sécurité notamment sur les lignes ferrées empruntées par des trains touristiques, les métros, les tramways ainsi que sur les remontées mécaniques. « Il n’y a pas de “méchant“ SRMTG comme j’ai pu le lire. Le service nous accompagne depuis le début et a beaucoup fait pour assouplir certains points mais il est vrai que la perspective d’une mise sur le marché s’éloignait. C’est compliqué pour un industriel qui a besoin d’un retour sur investissement », explique David Borot, président de Tech4mobility, l’accélérateur SNCF qui pilote plusieurs projets innovants, dont Flexy, mais aussi Draisy (un train léger électrique) ou MasiPro (un minibus autonome).
« Le départ de Milla ne condamne pas la solution qui reste pertinente pour circuler sur rail et sur route », assure David Borot. L’idée permet de réduire les coûts de développement et de fonctionnement, un avantage évident pour continuer à circuler sur des voies désaffectées. Le système est léger, il n’impose pas de construire des voies d’évitement pour les croisements des véhicules ou de rénover les passages à niveau.
Après que Milla a annoncé son départ en février, les autres partenaires du consortium, Railenium, Michelin et la SNCF en ont informé l’Ademe qui finance à hauteur de près de 10 millions le projet évalué à un peu plus 35 millions d’euros. L’agence leur a laissé deux mois pour trouver un nouveau partenaire. Sans succès. Parmi les contraintes, ce partenaire devait être français, puisque le projet est soutenu par France 2030.

Ferromobile, l’autre projet rail-route

Or, un autre consortium travaille depuis quelques années sur un véhicule rail-route, également financé par des subventions nationales via France 2030. Dénommé Ferromobile ou parfois Flexmove, il est piloté par la SICEF (Société d’ingénierie, de construction et d’exploitation de la Ferromobile) et réunit Akkadis (AKKA Technologies), Systra, l’Université Gustave Eiffel et la start-up Entropy.

Le projet est basé sur un PeugeotTraveller équipé de roues ferrées. Le véhicule peut transporter jusqu’à sept passagers, atteindre 100 km/h et fonctionner sans conducteur et en convoi, à la demande, via une  réservation sur téléphone mobile, explique sur son site l’Université Gustave Eiffel. Un test a été lancé en février 2026 dans le Puy-de-Dôme, entre Courpière et Vertolaye, sur une ligne du Livradois-Forez avec l’objectif de démontrer qu’il est possible de remettre en service des lignes pour environ 200 000 euros du kilomètre (contre jusqu’à 2 millions pour une rénovation ferroviaire classique). S’il est jugé concluant, une seconde expérimentation doit être lancée dans l’année. Près de 6000 km de voies ferrées sont aujourd’hui inutilisées en France selon l’université.

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Un bâtiment bas carbone pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers

Infrapole Versailles Chantiers. Mai 2026 © 16Prod SNCF Reseau

SNCF Réseau a inauguré le 22 mai, un nouveau bâtiment pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers, à côté de la gare. Le site remplace un précédent édifice, qui a dû être déplacé pour accueillir le puits d’accès et la future gare de la ligne 18.

Reconstruits à quelques dizaines de mètres, les nouveaux locaux de l’Infrapôle comprennent un bâtiment principal de trois étages abritant des bureaux, des salles de réunion, de repos, des cuisines, des vestiaires et des sanitaires, complétés perpendiculairement par deux bâtiments d’un seul niveau de part et d’autre d’une allée. Ils servent d’ateliers et de lieux de stockage pour l’outillage et les engins spéciaux.
Le groupe Arep, filiale de Gares & Connexions, a fait des choix architecturaux et des techniques qui limitent au maximum l’impact environnemental. La construction fait très largement appel au bois (façades et coursives en ossature bois ou encore structures poteaux-poutres et châssis bois). On compte 687 tonnes de matériaux biosourcés et géosourcés, complétées par 3,5 tonnes issues du réemploi, qui doivent contenir l’empreinte carbone de la construction à 1 327 tCO2eq (tonnes équivalent carbone).
Par ailleurs, le bâtiment principal suit les principes de conception bioclimatique. Il est organisé autour d’un atrium sur toute sa hauteur et coiffé d’une verrière équipée de brise-soleil motorisés. Il offre à la fois un accès à la lumière naturelle et favorise la ventilation.

Des protections solaires sur les façades et une toiture à haute réflectivité de type « cool roof », contribuent aussi à limiter la surchauffe l’été. Le site est équipé de 130 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le toit en zinc de l’un des deux bâtiments annexes. De quoi produire le tiers de la consommation du site. Enfin, une cuve de récupération des eaux pluviales de 15 m3 est également prévue.
Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros, financé par la Société des Grands Projets.

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Lille confie la rénovation de ses VAL à Safra

VAL-Lille-métro automatique

Safra a annoncé le 9 juin, que la Métropole Européenne de Lille avait sélectionné Safra Services, la filiale du groupe français spécialisée dans la maintenance, pour rénover les 60 rames de métro VAL 208 AG destiné à la ligne 2 du réseau.
Le contrat, d’une durée de 6 ans, représente un chiffre d’affaires de 41,6 milliions d’euros.
La phase d’étude destinée à préparer la rénovation commencera cette année et représentera 4 000 heures de travail. La rénovation proprement dite débutera en 2027 et se poursuivra jusqu’en 2031, au rythme de 12 rames par an. L’opération mobilisera une trentaine de salariés
Mises en service à partir de 1999, les 60 rames VAL 208 AG (pour Ancienne génération) du réseau ilévia approchent aujourd’hui des 2,5 millions de kilomètres parcourus. Plutôt que de les remplacer, la Métropole Européenne de Lille a choisi de les rénover en profondeur pour leur permettre d’atteindre 4 millions de kilomètres et 45 ans d’exploitation, soit une prolongation de 15 ans de durée de vie.

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Alstom retenu pour installer l’ETCS 2 près de Brisbane en vue des JO de 2032

La carte du projet The Wave au nord-est de Brisbane en Australie. © Queensland government

Alstom a annoncé le 1er juin avoir remporté un contrat pour la fourniture d’un système de signalisation ETCS de niveau 2, Onvia Control sur le secteur 1 nord de la ligne Sunshine Coast de Brisbane, dans l’état du Queensland en Australie.
La première tranche du contrat-cadre attribué à Alstom par le ministère des Transports et des Routes principales du Queensland s’élève à 69 millions d’euros (114 millions de dollars australiens) pour la phase 1 du projet The Wave Il s’agit de préparer les infrastructures ferroviaires aux Jeux olympiques et paralympiques qui se dérouleront à Brisbane en 2032.
L’ETCS 2 par radio doit permettre d’augmenter la capacité du secteur 1 nord de la ligne Sunshine Coast. Il sera déployé sur des tronçons déjà existants et nouvellement construits de la North Coast Line jusqu’à la Sunshine Coast, sans interrompre le service voyageurs.

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EuroMaint, filiale de CAF, remporte 300 millions de contrats de maintenance en Suède et en Norvège

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CAF a annoncé le 12 mai, que sa filiale de maintenance ferroviaire dans le nord de l’Europe, EuroMaint, s’est vu confier l’entretien de la flotte régionale (99 automotrices X61) pour une durée de neuf ans, dans le cadre du contrat d’exploitation et d’entretien des services ferroviaires régionaux de Pågatågen, attribué à l’opérateur VR Sverige, par Skånetrafiken l’Autorité des transports publics de la région de Scanie (Skåne) en Suède. La plupart des opérations de maintenance seront effectuées au dépôt Raus à Helsingborg. Le contrat commencera en décembre 2027.
Par ailleurs, dans le fret, l’opérateur logistique Green Cargo a renouvelé son contrat pluriannuel avec EuroMaint pour maintenir sa flotte de locomotives Rc/Rd. L’accord couvre à la fois l’entretien et la fourniture de composants clés. LA maintenance se fera dans les sites d’EuroMaint à Luleå et Malmö.
En Norvège, Bane NOR, le gestionnaire national de l’infrastructure ferroviaire norvégien, a attribué à EuroMaint, un nouveau contrat d’entretien du matériel destiné aux travaux ferroviaires pour une durée minimale de quatre ans.
L’ensemble de ces trois contrats représente un montant d’environ 300 millions d’euros.
EuroMaint avait été acheté par CAF en juin 2019. Cette entreprise suédoise, déjà spécialisée dans la maintenance ferroviaire, et valorisée alors à hauteur de 80 millions d’euros, avait réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions en 2018, et comptait alors presque 1000 salariés.