Un bâtiment bas carbone pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers
SNCF Réseau a inauguré le 22 mai, un nouveau bâtiment pour l’Infrapôle de Versailles-Chantiers, à côté de la gare. Le site remplace un précédent édifice, qui a dû être déplacé pour accueillir le puits d’accès et la future gare de la ligne 18.
Reconstruits à quelques dizaines de mètres, les nouveaux locaux de l’Infrapôle comprennent un bâtiment principal de trois étages abritant des bureaux, des salles de réunion, de repos, des cuisines, des vestiaires et des sanitaires, complétés perpendiculairement par deux bâtiments d’un seul niveau de part et d’autre d’une allée. Ils servent d’ateliers et de lieux de stockage pour l’outillage et les engins spéciaux.
Le groupe Arep, filiale de Gares & Connexions, a fait des choix architecturaux et des techniques qui limitent au maximum l’impact environnemental. La construction fait très largement appel au bois (façades et coursives en ossature bois ou encore structures poteaux-poutres et châssis bois). On compte 687 tonnes de matériaux biosourcés et géosourcés, complétées par 3,5 tonnes issues du réemploi, qui doivent contenir l’empreinte carbone de la construction à 1 327 tCO2eq (tonnes équivalent carbone).
Par ailleurs, le bâtiment principal suit les principes de conception bioclimatique. Il est organisé autour d’un atrium sur toute sa hauteur et coiffé d’une verrière équipée de brise-soleil motorisés. Il offre à la fois un accès à la lumière naturelle et favorise la ventilation.
Des protections solaires sur les façades et une toiture à haute réflectivité de type « cool roof », contribuent aussi à limiter la surchauffe l’été. Le site est équipé de 130 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le toit en zinc de l’un des deux bâtiments annexes. De quoi produire le tiers de la consommation du site. Enfin, une cuve de récupération des eaux pluviales de 15 m3 est également prévue.
Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros, financé par la Société des Grands Projets.
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau