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Ewa

Handicap : l’application Andyamo « en route » vers le succès

Andyamo

C’est une application qui se fraye un chemin à travers les villes de France. Et que le palmarès des Mobilités 2022 a primée lors de sa 31ème édition : le calcul d’itinéraire inclusif Andyamo  – sorte de Google Maps ou de Waze pour personnes à mobilité réduite – s’est installé depuis mi-octobre dans la métropole grenobloise. Ses fondateurs, Sébastien Guillon et Marc Petitto ont lancé un partenariat avec le Smmag (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise). Désormais on peut trouver parmi les options d’itinéraires proposés par l’application M des mobilités grenobloises un trajet adapté aux personnes en fauteuil roulant ou chargés d’une poussette.

« Tous nos aménagements PMR sont référencés », se félicite le président du Smmag, Sylvain Laval, « les bateaux [ndlr : les abaissements de trottoirs pour faciliter le passage des fauteuils], les bandes tactiles et feux sonores tricolores pour les personnes malvoyantes » liste l’élu.

Les deux fondateurs grenoblois ont construit leur solution à partir des besoins de l’un deux, Marc Petitto, tétraplégique après un accident de ski en 2015. « On a listé les problématiques que Marco rencontrait sur la voirie et on les a intégrées à l’application… » explique Sébastien Guillon. En cas de problème ponctuel, comme un chantier qui bloque le trottoir, les utilisateurs eux-mêmes peuvent partager l’information.

Le contrat signé avec le Smmag prévoit une première phase de test à Voiron et Crolles – en cours depuis la mi-octobre – avant un développement dans d’autres villes de la métropole (La Tronche, Meylan, Corenc), jusqu’à Grenoble. Et les deux fondateurs d’Andyamo espèrent aller encore plus loin. « On dénombre 12 millions de personnes à mobilité réduite en France : seniors, familles en poussette, personnes en situation de handicap… Et les GPS classiques ne tiennent pas compte de leurs problématiques » rappelle Sébastien Guillon. L’application est également présente à Clermont-Ferrand, au Mans et fait partie des lauréats de l’appel à innovations mobilités en vue des Jeux de Paris 2024. Les fondateurs sont donc en train de développer Andyamo dans la capitale.

Théo Baudemont

Ewa

Sous pression sur tous les fronts, la SNCF propose une nouvelle hausse globale des salaires de 5,9 %

Personnel agents SNCF

Cinq mois après avoir décidé d’une hausse moyenne des salaires de 3,1 %, la SNCF s’apprête à repasser à la caisse. Après une réunion qui s’est tenue le 7 décembre sur les NAO 2023 (Négociations annuelles obligatoires), sur fond d’inflation et de mouvements de grève, la direction a proposé aux quatre organisations syndicales représentatives (CGT Cheminots, Sud Rail, Unsa Ferroviaire et CFDT Cheminots) une nouvelle hausse globale de 5,9 %.

Plus précisément, le groupe SNCF propose 3,9% en moyenne d’augmentation générale des salaires fixes sous la forme d’une augmentation proportionnelle au salaire de 2%, accompagnée d’une augmentation forfaitaire annuelle de 600€ bruts, qui sera versée mensuellement. En fonction du niveau de salarial, cela représente une augmentation générale allant de 4,7% pour les agents les moins payés à 3% pour les cadres les mieux rémunérés.

S’ajouteront des mesures d’augmentation individuelle pour lesquelles l’enveloppe atteint + 2%. La somme de ces  décisions aboutit à une hausse moyenne de 5,9 %, calcule François Nogué, le directeur des Ressources humaines pour le groupe. L’enveloppe proposée dans le cadre de ces NAO s’élève à 425 millions d’euros, indique la SNCF.

La direction propose aussi un nouveau dispositif pour accélérer le déroulement de carrière surtout en fin de parcours professionnel. Enfin, elle ajoute des mesures pour faciliter la vie quotidienne et favoriser les déplacements « doux » comme la prise en charge à hauteur de 75 % par l’employeur de l’abonnement transports publics, un complément de 150 euros  de la prime carburant et un forfait mobilité durable avec un coup de pouce de 400 euros.

Par ailleurs, les indemnités de résidence en zone tendue (Ile-de-France mais aussi Alpes-Maritimes, Savoie et Haute Savoie) seront revalorisées à hauteur de 40 %. Une revalorisation des indemnités de nuit, dimanches et jours fériés est prévue à hauteur de 4 % et une revalorisation des autres indemnités liées à la production doit atteindre 2%.

« Avec ces indemnités, qui ne sont pas intégrées dans le salaire fixe, la hausse proposée dépassera les 6 %« , affirme François Nogué. A comparer au niveau actuel de l’inflation qui tourne autour de 6 %. Et, pour répondre à la demande des syndicats, le dirigeant a finalement accepté la rétroactivité, à partir de janvier 2022 (au lieu d’avril), de la hausse salariale décidée en juillet dernier.

Les contrôleurs et les aiguilleurs reçus à leur tour

Les organisations syndicales devaient consulter leur base pour prendre position. Quelle que soit la réponse des syndicats, l’histoire n’est pas finie puisque, l’inflation poussant, François Nogué n’exclut pas de revoir à la mi-2023 les organisations syndicales pour refaire le point. « On a fait tout ce qu’on pouvait pour lever au maximum le contentieux salarial« , le directeur des RH, en précisant que si les organisations syndicales refusent de signer, les revalorisations seraient malgré tout appliquées avec la dégradation de certaines mesures annexes. Il y a quelques jours, Jean-Pierre Farandou avait alerté sur le risque de voir le prix des billets augmenter si on relevait trop les salaires.

D’autres négociations ont aussi été menées le 8 décembre pour répondre aux demandes des contrôleurs, puis le 9 décembre à propose des revendications des aiguilleurs de SNCF Réseau qui pointent un sous-effectif et des salaires trop faibles.

Les tensions avec les contrôleurs paraissent les plus compliquées à résoudre. Organisés cet automne en collectif, ils se sont mis massivement en grève du 2 au 5 décembre et menacent de nouvelles grèves à Noël et pour le jour de l’an si leurs revendications ne sont pas entendues. La SNCF négocie avec les organisations syndicales car elle ne peut le faire avec un collectif qui n’est pas considéré comme un organe représentatif. « On a un travail important à mener avec les contrôleurs. J’espère qu’à partir des propositions que nous ferons, les organisations syndicales pourront faire la pédagogie nécessaire pour sortir de cette situation », commente François Nogué.

Enfin, pour ne rien arranger, les conducteurs de l’axe Atlantique ont déposé un préavis de grève pour le premier week-end des vacances scolaires, essentiellement pour dénoncer les pénuries de personnel.

La perspective de la réforme des retraites s’ajoute au cocktail pour rendre le climat social très incertain.

Marie Hélène Poingt

Ewa

Valérie Pécresse réclame une autonomie fiscale pour les transports franciliens

Valerie Pecresse, en juillet 2017, au siège de la région Ile de France à Paris.
© Lewis JOLY 
Cette image est la propriété de Lewis Joly, aucune utilisation autorisée sans accord préalable.

Après avoir alerté le gouvernement sur les difficultés financières d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), puis menacé de suspendre les financements du Grand Paris, d’Eole et des JO, Valérie Pécresse a finalement obtenu une aide de l’Etat de 200 millions d’euros. Il lui aurait fallu 250 millions d’euros de plus. Conséquence, le coût du pass Navigo, qui était gelé depuis cinq ans, va passer de 75,20 euros à 84, 10 euros. Soit une hausse de 11,8 %.

D’autres tarifs évoluent différemment, comme le ticket à l’unité par exemple qui passera à 2,10 euros, le ticket à bord des bus à 2,5 euros (+ 25 %), le carnet de 10 titres T+ à 19,10 euros (+13%).. Ou le forfait à la semaine qui passera à 30 euros (+31,6 %)

Reste que si le budget est bouclé et vient d’être voté ce 7 décembre  (« Je ne peux pas faire voter un budget en déficit« , rappelle Valérie Pécresse), la question du financement des transports publics franciliens est loin d’être définitivement réglée ; des investissements importants vont continuer à être lancés, puis la mise en service du Grand Paris Express ou d’Eole à partir de 2024, se traduiront par des hausses des coûts de fonctionnement annuels de plus d’un milliard d’euros. « Entre 2024 et 2030, on va ouvrir 240 km de nouveaux métros et RER, 94 nouvelles stations, plus de 50 km de tramway et 5 km de câble« , énumère l’élue.

D’où la nécessité de trouver un nouveau modèle, plaide Valérie Pécresse, qui annonce la tenue, le 23 janvier, des Assises du financement des transports franciliens. « en associant la population à ces débats« . Et elle ajoute : « Je veux mettre les vrais coûts sur la table pour qu’on voit bien qui paie quoi« .

D’ores et déjà, la présidente de la région a quelques idées, qu’elle défendait déjà lorsqu’elle cherchait à boucler son budget, comme par exemple relever le taux du versement mobilités (une taxe sur la masse salariale des entreprises de plus de 11 personnes), ce qu’a refusé jusqu’à présent l’exécutif. Valérie Pécresse maintient sa demande de donner la possibilité aux autorités organisatrices des transports de fixer elles-mêmes le taux de versement mobilité (VM). En résumé, bénéficier « d’une forme d’autonomie fiscale« .

MH P

Ewa

Transdev exploitera le premier téléphérique d’Ile-de-France

Cable A

Le gain du contrat d’exploitation du câble C1, qui doit relier les villes de Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en desservant Valenton et Limeil-Brévannes en Ile-de-France, est particulièrement savouré par Transdev : contrairement aux autres lots, qui font l’objet d’une redistribution entre opérateurs suite à l’ouverture à la concurrence des réseaux de bus en grande et moyenne couronne, entamée depuis 2021, ce sera le premier téléphérique d’Ile-de-Franee et une jolie vitrine pour la filiale de la Caisse des dépôts (66 %) et de l’allemand Rethmann (34 %).

L’exploitation du câble C1 débuter à l’été 2025, jusqu’au terme du contrat, soit 4 ans, indique IDFM dans un communiqué. Transdev exploitera aussi, à partir du 1er août 2023, 15 lignes de bus desservant le Sud-Est du Val de Marne (pendant six ans), et 20 lignes de bus (dont 1 ligne express et 1 service de Transport à la demande) desservant le secteur sud Seine-et-Marne autour de Nemours (pendant cinq ans).

Keolis a également remporté une délégation de service public portant sur l’exploitation de 46 lignes de bus, un service de 3 lignes de bus de soirée ainsi qu’1 service de Transport à la demande) desservant les communes localisées à l’ouest du territoire de Roissy Pays de France.

 

 

Ewa

Patrice Vergriete proposé à la présidence de l’Agence de financement des infrastructures de transport

Patrice Vergriete

L’Elysée a annoncé le 2 décembre qu’Emmanuel Macron envisage de nommer, sur proposition de la Première ministre, Patrice Vergriete, le maire de Dunkerque, à la présidence du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Maire divers gauche et président de l’agglomération de Dunkerque, il s’est fait connaître pour avoir appliqué la gratuité sur le réseau de bus de la ville. Il sera appelé à remplacer Jean Castex parti diriger la RATP.

La procédure prévoit que Patrice Vergriete soit entendu par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui devront valider ce choix.

Créée en 2004, l’Afit France (ex Afitf) est un établissement public qui a pour mission de financer des projets de transport. Son financement est assuré par une part de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits pétroliers), un versement des sociétés concessionnaires d’autoroutes, une partie des amendes de radars automatiques et des dotations de l’Etat.

Ewa

Vols de moins de 2h30 : le train remporte le match

train avion

Une victoire pour les écologistes ! Saluée comme telle par Clément Beaune qui s’est félicité, le 2 décembre, de la décision européenne de valider le projet de décret du gouvernement français d’interdire les liaisons aériennes quand il existe une alternative de faire le même trajet en train en moins de 2h30. « C’est une avancée majeure et je suis fier que la France se montre pionnière en la matière » a déclaré le ministre des Transports, cité dans un communiqué.

Cette mesure avait été proposée par la Convention Citoyenne pour le Climat et reprise dans la loi Climat et Résilience pour lutter contre les effets de serre engendrés par les transports qui représentent en France 30 % des émissions totales. « A la suite de cette décision favorable, le gouvernement soumettra le décret à la consultation du public, puis au Conseil d’Etat, avant son adoption, le plus rapidement possible« .

Si la mesure validée par la Commission européenne devra être réexaminée au bout de trois ans, elle devra aussi s’appliquer aux vols en correspondances, précise le texte, allant encore plus loin que ce que souhaitait le gouvernement. Un double revers pour plusieurs associations (Association des aéroports européens, Union des aéroports français (UAF) et association de compagnies aériennes françaises (le Scara), qui avaient porté l’affaire à Bruxelles.

MH P

Ewa

La fréquentation des TER en forte hausse

TER Hauts-de-France à Boulogne-Ville

« Il n’y a jamais eu autant de voyageurs dans les TER« , a indiqué Jean-Aimé Mougenot, qui était le 2 décembre l’invité de l’Association des journalistes des transports et des mobilités (AJTM). Depuis le début de l’année, la fréquentation des TER en France est en hausse de 10 %, comparé à la même période de 2019, année de référence.

Plus précisément, après un début d’année en recul (durant les trois premiers mois, une baisse de 20 % a été enregistrée), il y a eu une accélération, avec un taux de croissance du trafic voyageurs de 30 %. « Nous avons réussi à gérer cette situation« , a poursuivi le directeur TER délégué à SNCF Voyageurs, en reconnaissant que les trains peuvent être bondés à certaines heures et le week-end. La fréquentation des TER avait déjà augmenté de 60 % entre 2002 (date de la prise en main des TER par les régions) et 2019.

D’où la nécessité de  « dégager un peu plus de matériel », ajoute Jean-Aimé Mougenot, en rappelant que les régions, autorités organisatrices des TER, ont investi 8 milliards d’euros ces dix dernières années pour disposer des trains neufs (Regio 2N de grande capacité et Régiolis) qui sont régulièrement livrés.

Le dirigeant explique cette attractivité des TER par le retour à la normale après la crise sanitaire, la montée de la préoccupation écologique et les tarifs pratiqués dans les TER moins chers que la voiture, soumise à la hausse des prix du carburant. Et il dit s’attendre à la poursuite de la progression de la fréquentation.

Jean-Aimé Mougenot se félicite aussi du taux de ponctualité moyen (92,3 %) qui met l’activité TER « dans le peloton de tête des pays européens comparables« . L’offre, elle, est revenue quasiment à 100 %.

Reste que dans les Hauts-de-France, la SNCF vit une situation de crise qu’elle ne nie pas. En cause : le manque de quelque 65 conducteurs de trains, un taux d’absentéisme en hausse et des tensions sur le matériel. Le plan de transport régional a donc été allégé dans l’attente de mesures de corrections, au grand dam des élus locaux.

« Nous avions des problèmes de disponibilité du matériel (certains sont un peu vétustes). Nous avons renforcé le travail de nuit et le week-end. Ça a payé : nous avons divisé par deux cette raison« , indique Jean-Aimé Mougenot. Les recrutements et les formations sont accélérés et un appel aux conducteurs retraités a également été lancé. « Quelques dizaines ont répondu et quelques dizaines travaillent déjà sur nos lignes. En général, ils restent chez nous quelques mois« . Des conducteurs ont été réaffectés dans les Hauts-de-France. Le patron de l’activité TER de la SNCF affirme « ne pas avoir d’inquiétude sur un retour à la normal » prochainement. Il estime que la compagnie ferroviaire aura recruté plus de 900 conducteurs cette année. Globalement, selon lui, il manque aux TER une centaine de conducteurs sur 5500 en France.

En attendant, la SNCF va dédommager les abonnés du TER des Hauts-de-France, à hauteur de 30 % sur leurs achats réalisés entre septembre 2022 et février 2023. « Assumé intégralement par SNCF Voyageurs, ce dédommagement représente par exemple 245,50 euros de réduction pour un abonné annuel Compiègne-gare du Nord« , explique dans un communiqué la compagnie. Ce qui doit permettre de compenser les nombreuses suppressions de trains et les retards accumulés. « Un juste dédommagement par rapport à la souffrance que connaissent les usagers depuis septembre »‘, confrontés à un « service déplorable« , a réagi auprès de l’AFP Franck Dhersin, le vice-président du conseil régional chargé des Transports.

MH P

Ewa

Un nouveau technicentre à Orléans pour les Regio 2N Omneo

Technicentre Orléans

« Une réalisation exemplaire ». C’est en ces termes que Clément Beaune, le ministre des Transports, a présenté le nouveau technicentre d’Orléans inauguré le 29 novembre. Par sa présence, aux côtés de Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, et de François Bonneau, le président de la région Centre-Val-de-Loire, le ministre a cherché à démontrer, face à 200 agents SNCF, l’importance pour l’Etat des trains du quotidien.

L’ouverture de ce nouvel établissement de 6700 m2 prépare le remplacement, durant l’année 2023, des voitures Corail par un parc de 32 Regio 2N Omneo. Pour les agents, c’est une réelle avancée : les opérations de maintenance autrefois réalisées en gare des Aubrais, sont désormais effectuées dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Une attention particulière a été portée à la qualité du travail, avec des postes ergonomiques facilitant les tâches. Les voies, non plus en fosses mais sur pilotis, tout comme les accès en toiture, évitent les mauvaises positions causant des traumatismes de répétition. Le bâtiment de 142 m de long en compte 4 de 110 m, de quoi abriter l’ensemble d’une rame Omneo. Dans un coin de l’atelier, un vérin en fosse permet la dépose des essieux. A l’extérieur, huit voies sont réservées au remisage des trains. 4 autres de « station-service » permettent les petites opérations de logistique, alimentation des lave-glace, vidange etc… Une machine à laver et une voie couverte pour le détagage et le nettoyage technique, complètent les installations.

Déjà 4 rames Regio 2N Omneo sont en service. Sur Paris – Orléans, Christophe Fanichet annonce pour le mois de décembre, une desserte au quart d’heure aux pointes du matin et du soir. Une première application concrète de la nouvelle convention signée pour 10 ans entre la région et SNCF Voyageurs. Les nouvelles Omneo Premium permettront des pointes jusqu’à 200 km/h sur Paris – Orléans – Tours et Vierzon.

Au total sur la région, 420 trains seront engagés chaque jour pour transporter 70 000 voyageurs. Le contrat prévoit aussi une arrivée progressive de la concurrence sur les trois dernières années. Elle portera sur un tiers de l’offre début début 2030, un autre tiers en 2031, et le reste en 2032. 

Philippe-Enrico Attal

Ewa

La Société du Grand Paris veut convaincre de l’utilité de sa filiale SGP Dev

Jean-François Monteils
Invité le 1er décembre 2022 du Club VRT, le président du directoire de la Société du Grand Paris, Jean-François Monteils, a notamment fait le point sur l’avancée des travaux. « Un peu plus de la moitié des lignes du Grand Paris a été creusée. Le creusement de la ligne 15 est achevé et la voie est posée sur la moitié. La ligne 16 est achevée aux deux tiers. Et nous avons plus de 110 marchés en cours d’exécution », a indiqué Jean-François Monteils, reprenant les termes de son prédécesseur, Thierry Dallard, sur l’irréversibilité du projet.
Le patron de la SGP a également évoqué la création de deux  filiales, SGP Immobilier et SGP Dev, avant l’été 2023. La première sera chargée de valoriser la patrimoine immobilier autour des gares (68 gares sont prévues dans le projet du Grand Paris Express et ses 200 km de métro automatique), la seconde est appelée à conduire des études en vue de réaliser d’autres infrastructures que celle du Grand Paris Express. Eventuellement en intervenant sur le réseau ferroviaire national, actuellement chasse gardée de SNCF Réseau. Mais auparavant, il faudra faire évoluer la loi.
« Il ne serait pas concevable,que nous travaillions sur d’autres projets avec de l’argent destiné au Grand Paris Express », a expliqué Jean-François Monteils en justifiant le lancement de ces filiales : « La SGP a développé un savoir-faire dans la maîtrise d’ouvrage, qu’il serait dommage de voir se perdre avec la fin du projet du Grand Paris». Réponse d’ici à l’été prochain, espère le président, pour savoir si la SGP a convaincu les pouvoirs publics du bel avenir promis à sa filiale SGP Dev. Et pour pouvoir commencer à lever les obstacles juridiques et techniques qui se dressent encore sur son chemin.

Ewa

Transdev va exploiter la première ligne de métro de Quito

Metro Quito_2

Transdev a annoncé hier avoir remporté avec son partenaire colombien Metro de Medellín, le contrat d’exploitation de la première ligne de métro de Quito. Ce contrat, signé avec l’entreprise publique métropolitaine du Metro de Quito (EPMMQ), représente une valeur de 186 millions de dollars sur six ans.

« La première ligne de métro de la capitale équatorienne, d’une longueur de 22 kilomètres, desservira 15 stations – dont cinq multimodales, permettant l’interconnexion avec les autres transports publics de Quito« , indique l’opérateur français dans un communiqué, en rappelant que la capacité totale d’emport de la ligne est de 400 000 passagers par jour. 450 personnes seront embauchées pour assurer l’exploitation de cette ligne qui sera inaugurée fin décembre, puis mise en service progressivement au cours du premier semestre 2023.