Selon nos informations, cinq opérateurs ont déposé, en début de semaine, des offres fermes et définitives suite à l’appel d’offres lancé il y a un an par la région Pays de la Loire pour ouvrir à la concurrence un premier lot de liaisons TER. Il s’agit de la SNCF, de Transdev, de Régionéo (co-entreprise issue du partenariat entre RATP Dev et Getlink), de MyTrain J’V (fondé par Edeis, spécialiste de la gestion déléguée d’infrastructures de collectivités et TTH-GTF, spécialiste de la maintenance et exploitation ferroviaire) et d’Arriva (filiale de la Deutsche Bahn). Il apparait donc que tous les opérateurs qui avaient retiré un dossier ont décidé de poursuivre la procédure et qu’aucun n’a jeté l’éponge, à la différence de ce qui s’est déjà passé ailleurs lors de précédentes mises en concurrence.
Rappelons que les Pays de la Loire avaient lancé au printemps 2019 un Appel à manifestation d’intérêt, suivi, en juillet 2020, d’un projet d’allotissement géographique du réseau Aléop en désignant ce premier lot ouvert à la concurrence, qui comprend deux ensembles. Le premier, dit « Tram train », regroupe les lignes Nantes – Nort-sur-Erdre – Châteaubriant et Nantes – Clisson. Dénommé « Sud Loire », le deuxième ensemble couvre les lignes Nantes – Pornic, Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Nantes – La Roche-sur-Yon – Les Sables-d’Olonne, Nantes – La Rochelle, Nantes – Cholet et Angers – Cholet. Ce qui représente 30 % environ du réseau ferroviaire régional.
Le choix de l’opérateur devrait intervenir au printemps prochain pour une mise en service en décembre 2024. Trois autres lots devraient ensuite être ouverts à la concurrence avec un objectif d’ouverture total du réseau en 2028.
On l’a particulièrement remarquée au salon Innotrans qui s’est tenu à Berlin du 20 au 23 septembre : exposée sur l’une des voies les mieux situées, à l’un des endroits de passage obligé pour les visiteurs, la nouvelle locomotive du constructeur chinois CRRC, conforme aux spécifications techniques d’interopérabilité, ne pouvait que focaliser les regards. Avec son gabarit bien de chez nous, son design qui nous apparaîtrait presque familier et sa configuration d’essieux de type Bo’Bo’, cet engin monophasé bicourant (25 kV/50 Hz, 15 kV/16,7 Hz) vise clairement, dans l’énoncé-même de ses caractéristiques, le marché de la traction sur les futurs grands corridors du fret européen. L’industriel précise que la modularité mise en œuvre dans l’architecture électrique de sa locomotive lui permettra de produire ultérieurement s’il le faut, sans difficulté ni coûts significatifs de développement, des versions quadricourant utilisables également sous courant continu 1,5 et 3 kV. De plus, l’engin embarque un pack de batteries au lithium, propre à éviter le recours à des engins diesel de manœuvre lors de la formation des trains. A priori, il coche donc toutes les bonnes cases pour venir bientôt concurrencer, sur leur terrain de jeu habituel, les Traxx, Vectron, Prima et autres machines de la catégorie. Surtout, c’est l’exemple-même d’une nouvelle approche, aujourd’hui beaucoup plus pragmatique, de l’industrie ferroviaire asiatique dans sa stratégie de conquête du marché européen.
D’aucuns ont crû voir, cette année, un recul notamment de la présence chinoise, par rapport à d’autres éditions antérieures d’Innotrans. Certes, les stands des industriels en provenance d’Extrême-Orient avaient peut-être perdu, en 2022, le caractère un peu spectaculaire qu’ils avaient parfois pu revêtir dans les tout débuts de leur présence. On se souvient encore, par exemple, du coup médiatique qu’avait jadis réussi le coréen Rotem, en exposant, en plein air, un futur véhicule de métro à sustentation magnétique et moteur linéaire de conception assez révolutionnaire… Mais il faut, ici aussi, se garder des apparences. Pouvoir se faire reconnaître comme partenaire à part entière du monde de l’industrie ferroviaire sur la scène alors quasi-exclusivement européenne d’Innotrans nécessitait sans doute, à l’époque, quelque mise en scène. C’était, en quelque sorte, l’acte I d’une stratégie commerciale encore handicapée par les produits qu’elle était en mesure de proposer, qui demeuraient finalement trop éloignés des attentes spécifiques de nos marchés en dépit de leurs prix particulièrement attractifs.
Depuis, l’industrie ferroviaire asiatique a considérablement progressé. L’exemple-même de la grande vitesse suffirait d’ailleurs à l’illustrer. Ainsi, dans une première phase, les appels d’offres étaient remportés par des constructeurs européens, qui n’eurent d’ailleurs pas toujours la tâche aisée ni le succès assuré. Parfois, les opérateurs locaux les faisaient travailler sur des offres dont les spécifications changeaient régulièrement en cours de négociation, ce qui leur permettait, au passage; d’acquérir à bon compte du « know how » au travers des différentes réponses techniques qui devaient leur être apportées à chaque nouvelle étape du processus.
S’ajoutèrent à cela, bien entendu, d’inévitables transferts de technologies. Le principe a bien longtemps été, chez les industriels européens, de ne transférer que le niveau de développement « n-1 », pour toujours se garder une longueur d’avance, et de ne pas transférer ce qui était alors considéré stratégique, comme la gestion de l’adhérence. Pourtant, aujourd’hui, on imagine difficilement un industriel européen parvenir à vendre de nouveau un train à grande vitesse en Asie. D’autant qu’à l’époque, ces mêmes industriels occidentaux avaient été déjà favorablement impressionnés par la qualité des ingénieurs chinois et coréens avec lesquels ils étaient amenés à travailler, tous excellemment formés, et plutôt loin de la caricature suggérant que leur principale force aurait résidé dans leur seule capacité d’imitation… Les structures de recherche appliquée de ces pays, et surtout les moyens qui étaient mobilisés pour les faire fonctionner, avaient aussi fait une certaine impression…
Chemin faisant, les industriels asiatiques ont alors compris que leurs produits originels auraient bien des difficultés à satisfaire aux exigences des cahiers des charges tels qu’ils étaient rédigés par les opérateurs européens. Pour eux, le premier challenge consista donc à pouvoir honorer l’intégralité des spécifications techniques énoncées, qui étaient parfois extrêmement éloignées de celles auxquelles ils avaient coutume de répondre sur leurs marchés intérieurs respectifs. Pour ce faire, les industriels asiatiques n’ont parfois pas hésité à créer ex nihilo, -comme dans le domaine du bus urbain- de petites équipes d’ingénieurs et de designers occidentaux, basés sur leurs implantations en Europe, et susceptibles d’apporter un regard critique beaucoup plus proche du client final sur des produits qu’ils avaient par ailleurs pour mission de revoir en profondeur, afin de les rendre parfaitement compatibles, cette fois, avec les attentes locales.
Restait encore un dernier grand chantier, celui de la qualité. Là-encore, il serait erroné de penser qu’à l’origine son importance avait été totalement négligée. Simplement, il y eut souvent, pour les marchés intérieurs à ces pays, reconduction, de générations d’engins en générations, des mêmes solutions techniques parfaitement éprouvées, et qui, fonctionnellement, donnaient entière satisfaction. Les Etats-Unis ont aussi été des tenants de cette pratique, obligeant parfois les constructeurs européens exportant dans ce pays à renoncer à leurs solutions « up to date » au profit du montage d’équipements beaucoup plus traditionnels, que ces mêmes constructeurs auraient volontiers qualifié d’obsolètes…
Or, mettre en qualité des solutions « high-tech », sur lesquelles on ne dispose que de peu de recul, est à l’évidence plus délicat que de reconduire des dispositions constructives ultra-robustes pour lesquelles il existe déjà un fort retour d’expérience. En prenant des participations dans des entreprises occidentales, les constructeurs asiatiques ont aussi commencé à se familiariser toujours davantage avec l’approche européenne des problématiques de qualité. C’est sans doute l’acte II de cette stratégie d’entrée sur le marché. Que l’un des plus grands réseaux de tramway européens, Varsovie, octroie au constructeur coréen Hyundai Rotem un marché-record de 213 rames, dont 123 commandées ferme (l’une d’elles étant justement exposée à Innotrans 2022), montre bien l’étendue du chemin déjà parcouru. Entre industriels européens et asiatiques, la compétition dans le ferroviaire risque d’être rude ces prochaines années.
C’est avec une jeune pousse, Alma, que SNCF Voyageurs devrait lancer, au deuxième semestre 2023, le paiement fractionné sur le site de SNCF Connect. Malgré sa jeunesse, Alma, créée en 2018, traite plus d’un milliard d’euros de transactions par an et accompagne plus de 7 500 commerçants en Europe. Avec la solution que propose Alma, le paiement est garanti pour le commerçant qui reçoit le montant total au moment de l’achat tandis que le client paie en plusieurs fois.
En août, SNCF Voyageurs avait indiqué avoir lancé un appel d’offres auprès d’acteurs bancaires et financiers pour l’accompagner dans la création du paiement en plusieurs fois. La compagnie avait alors expliqué qu’à partir du 20 de chaque mois, le premier motif de refus de paiement est “fonds insuffisants“. Le paiement en plusieurs fois doit doit faciliter les achats de billets.
De plus, « la possibilité de payer en plusieurs fois est une option de plus en plus plébiscitée par les Français dans leurs achats en ligne », estime la SNCF.
La solution retenue « se distingue notamment par la simplicité d’utilisation et son intégration sans couture au parcours de vente en ligne et par la qualité de la relation clients », explique le transporteur.
À ce stade, le montant à partir duquel, il sera possible de payer en plusieurs fois n’est pas encore connu. Mais, en août, SNCF Voyageurs précisait aussi que cette possibilité devrait être ouverte aux « montants de commandes les plus importants par exemple lors d’une réservation pour une famille ou un groupe ».
Même s’il peut se poursuivre les jours prochains, le mouvement de grève dans les transports le 18 octobre, à l’appel de la CGT Cheminots et de Sud-Rail sur le thème de l’inflation et des salaires, n’a pas connu une très forte mobilisation. Selon la SNCF, le plan de transport était « quasi-normal » sur Eurostar et Thalys, « normal » pour les TGV, « avec quelques adaptations sur les axes Atlantique, Nord, et Sud-Est« , 50 % en moyenne sur les TER (avec des pics supérieurs sur quelques régions), 55 % sur Transilien. La participation devrait être comparable à celle de la précédente grève du 6 juillet, qui portait aussi sur les salaires, et tournait alors autour de 20 %.
Grève « politique »
Sud-Rail réclame 400 euros d’augmentation mensuelle et « un vrai 13ème mois« , tandis que la CGT-Cheminots met aussi l’accent sur les atteintes au droit de grève après la décision du gouvernement de réquisitionner des salariés grévistes pour débloquer des dépôts d’essence. François Nogué, le directeur des Ressources humaines du groupe SNCF, rappelle que cette grève est avant tout « interprofessionnelle et dépasse le simple périmètre de l’entreprise« . C’est aussi, ajoute-t-il, une grève « politique « , à un mois des élections professionnelles prévues à la SNCF du 17 au 24 novembre. « Cet appel à la grève nous paraît un peu incompréhensible car nous travaillons depuis un an de façon ininterrompue sur les salaires« , commente le DRH. Après des négociations menées en décembre dernier, un nouvel accord a été signé en juillet par l’Unsa Ferroviaire et la CFDT Cheminots, aboutissant à une hausse globale des rémunérations de 3,1 %. Globalement, le groupe estime avoir redistribué à ses salariés 500 millions d’euros, soit plus de la moitié de son résultat net en 2021.
Elections professionnelles en novembre
En juillet, un agenda de négociations avait été défini. La direction a également décidé que les mesures retenues en faveur du pouvoir d’achat pourront faire l’objet d’une rétroactivité sur le 4ème trimestre 2022 si l’inflation augmente plus vite que prévu cette année. Les prochaines discussions autour du pouvoir d’achat doivent se tenir à partir de la fin novembre, une fois les élections professionnelles passées. « Le calendrier de négociations est déjà calé« , souligne Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire, tandis que Thomas Cavel, son homologue de la CFDT Cheminots, rappelle que « les revendications sur les salaires sont portées de longue date » par son syndicat.
Preuve de ce caractère politique selon François Nogué, le préavis « un peu curieux » choisi « dans la précipitation » par les organisations syndicales appelant à la grève : décidées à se joindre au mouvement interprofessionnel lancé par la CGT, « et n’ayant pas le temps de déposer un préavis, elles ont repris un vieux préavis datant de novembre 2019 portant sur les retraites et également signé par l’Unsa Ferroviaire qui n’appelle pas à la grève! Un préavis pas levé à l’époque mais qui court toujours… »
Ce type de préavis, appelé préavis dormant, permet à tout moment, à tout agent ou à des groupes, de se greffer sur des préavis qui couvrent de très longues périodes. « Certains courent jusqu’en 2045 ou 2050!« , précise François Nogué, qui compte prochainement évoquer ce sujet devant les organisations syndicales. La direction considère qu’il s’agit d’un détournement de la loi sur le service garanti, prévoyant un délai de 15 jours avant de poser une déclaration de concertation immédiate (DCI), puis 5 jours avant le dépôt d’un préavis. De leur côté, certains salariés (essentiellement les conducteurs et les aiguilleurs) sont obligés de déclarer 48 heures avant s’ils font grève afin de permettre à l’entreprise de préparer son plan de transport. Dans le passé, la SNCF a déjà essayé de mettre fin à ces pratique en saisissant la justice, mais sans succès. Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire craint que ces détournements du droit de grève finissent par inciter le législateur à intervenir pour un recadrage. « Or, la SNCF est une des rares entreprises où il faut autant attendre entre le moment où on décide de faire grève et le moment où on déclenche la grève. C’est un délai déjà long, qu’il ne faudrait pas allonger… », prévient-il
La RATP, également touché ce 18 octobre par le mouvement de grève (trafic quasi normal sur le métro, trois trains sur quatre sur les RER A et B, plus perturbé sur les lignes de bus), connaît aussi ce phénomène de préavis dormant. Auditionné en juin dernier devant une commission sénatoriale, Philippe Martin, alors directeur général adjoint Opérations de transport, comptabilisait « 21 préavis de grève dormants à la RATP« . Et demandait aussi une révision des règles.
Etape importante pour le métro automatique de la ligne 14 qui doit relier la gare de Saint-Denis Pleyel en Seine-Saint-Denis à l’aéroport d’Orly dans le Val-de-Marne : Clément Beaune, le ministre des Transports, est venu symboliquement, le 12 octobre, souder un profilé de guidage de la ligne 14, dans la gare de Saint-Denis Pleyel, pour marquer la fin de la pose des voies sur le prolongement nord de cette ligne.
Même s’il reste encore à équiper la voie (pose de supports de câbles, déroulé, passerelle, main courante, etc.), la ligne 14 devrait bien ouvrir en 2024, quelques semaines avant les JO, permettant desservir le Village des athlètes à Saint-Denis, a confirmé la Société du Grand Paris. Dans l’arrière gare, une communication croisée doit encore être posée afin de permettre le retournement des rames mais aussi leur garage en période creuse ou la nuit.
A l’extérieur, le gros œuvre se poursuit sur la partie supérieure de l’immense gare de Saint-Denis Pleyel (30 000 m2) avec la construction d’un bâtiment à vocation culturelle – un appel à projets international est en cours –, tandis qu’en sous-sol, les aménagements ont commencé. L’étage – 1 est dédié à des locaux techniques sur 90 % de sa surface, soit sur 5400 m2 : poste de redressement pour l’énergie de traction de la 14, PCC de la gare, vestiaires pour les agents. Seul un espace en mezzanine sera réservé aux flux de voyageurs vers les escaliers mécaniques qui, une fois installés, permettront de franchir le puits de lumière souhaité par l’architecte du lieu, Kengo Kuma. Au total, la gare comptera 56 escaliers mécaniques, plus 17 ascenseurs, en raison de sa très grande profondeur et de ses quatre niveaux souterrains.
Au second sous-sol, on accède à une immense plateforme, point central de la future gare qui accueillera 250 000 voyageurs par jour à l’horizon 2030. «À cet endroit, les travaux sont peu avancés parce que cet espace sert d’accès aux compagnons qui travaillent sur le chantier et de lieu de stockage temporaire des matériaux pendant les travaux. Sur le chantier, il y a entre 300 et 350 compagnons par 24 h, 6 jours sur 7 », précise Mathieu Mallet, le directeur adjoint de projet sur la ligne 14 nord à la Société du Grand Paris.
« La configuration de la gare est assez semblable à la station Châtelet.Un plateau permet d’accéder aux quais des différentes lignes 14, 15, et 16 – 17 [quais communs] qui sont parallèles les uns aux autres», poursuit Mathieu Mallet. La gare de Saint-Denis Pleyel est ainsi appelée à devenir un important pôle d’échange avec les lignes 16, 17, et plus tard avec la 15 Nord. . Mais si la 14 sera bien inaugurée « mi-2024 », il faudra attendre 2026 pour que s’ouvrent les lignes 16 et 17, puis « l’horizon 2030 » pour la 15 Nord, pour constituer enfin le grand réseau de métro automatique prévu autour de Paris.
Le gouvernement espagnol chercherait à réactiver le projet de tunnel ferroviaire entre l’Espagne et le Maroc à travers le détroit de Gibraltar. Présenté le 4 octobre, le projet de budget de l’État pour 2023 prévoit 750 000 euros pour une étude de faisabilité de cet ouvrage, note la presse espagnole. La même somme a déjà été allouée à cette fin cette année. En 2007, un plan conjoint avait été présenté par les entreprises d’État créées de chaque côté du détroit pour mettre l’idée en œuvre. Il était resté lettre morte, avec la crise financière de 2008. La proposition de budget 2023 présente la nouvelle étude comme “le pas définitif pour être en condition de lancer le processus”, selon le quotidien El País. Concrétiser ce vieux rêve serait toutefois un travail de très long terme, et nécessiterait un nouvel accord bilatéral avec le Maroc.
Mesures exceptionnelles en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes ce week-end : en Occitanie, la région a décidé de vendre tous les billets de TER à 1 euros les 15 et 16 octobre. « Cette mesure exceptionnelle vise à permettre aux habitants d’Occitanie d’économiser du carburant durant le week-end afin d’assurer leurs déplacements domicile-travail la semaine prochaine« , explique-t-elle dans un communiqué. Elle précise aussi que « dans le cas où la situation perdurerait, la Région Occitanie envisage la possibilité de renouveler la mesure si nécessaire« .
De son côté, l’Auvergne-Rhône-Alpes propose « un libre accès à l’ensemble des transports régionaux« , de la première circulation du matin 15 octobre à la dernière du 16 octobre . Sont concernés 1300 TER qui circulent sur les 3400 kilomètres du réseau ferré régional, 800 cars interurbains régionaux et les réseaux de transports des villes d’Ambérieu, Aubenas, Saint-Jean- de-Maurienne et Valserhône sur lesquels la Région est l’autorité organisatrice.
Le groupe Flowbird a annoncé le 13 octobre la nomination de Frédéric Beylier au poste de PDG. Il remplace Bertrand Barthelemy qui a choisi, après 12 ans à ce poste, « de se concentrer sur son rôle de membre du conseil d’administration« , indique un communiqué de l’entreprise spécialiste de solutions billettique et de la gestion du stationnement.
Le nouveau patron, qui a notamment travaillé pour Oberthur Technologie (devenu Idemia), doit conduire « la nouvelle phase de croissance » du groupe présent dans plus de 80 pays.
Après des mois de controverses, le ministre libéral des Transports, Volker Wissing, et les ministres des Transports des régions (Länder) se sont mis d’accord pour proposer « rapidement » un ticket forfaitaire à 49 euros valable dans tous les transports en commun d’Allemagne, y compris dans les TER. Il fait suite au « ticket à 9 euros » proposé avec succès cet été (52 millions de billets vendus en 3 mois) dans le cadre du programme de « lutte contre la vie chère ».
L’Etat et les régions doivent maintenant boucler la question du financement. Berlin propose de participer à hauteur de 1,5 milliard par an pour compenser le manque à gagner des entreprises de transports. « Les régions sont prêtes à cofinancer », a ajouté Maike Schaefer, la présidente de la « Conférence des ministres régionaux des transports », sans préciser de montant et en réclamant à l’Etat d’investir davantage dans les infrastructures : « Ce pass à 49 euros est inutile à ceux qui n’ont pas de lignes bus ou de trains près de chez eux », a-t-elle ajouté.
Le réaménagement de la gare du Nord à Paris est lancé. Après l’abandon d’un premier projet très contesté (StatioNord) jugé trop coûteux, trop long et donnant trop de place aux commerces, une deuxième version avait été présentée aux élus par la SNCF en mars 2022. Moins ambitieux, ce nouveau projet dénommé Horizon 2024 vise à adapter la gare à l’accueil des voyageurs en leur offrant un environnement plus confortable et moderne d’ici deux ans, au moment se tiendront la coupe du Monde de Rugby en 2023, puis les Jeux Olympiques de Paris en 2024.
Les travaux d’Horizon 2024 ont commencé en juillet par le réaménagement de la gare routière située sur le flanc est du bâtiment voyageurs, côté Transilien. L’espace, jusque-là réservé aux bus, va se transformer « en une éco-station bus moderne, sécurisée et accueillante », explique Île-de-France Mobilité. De plus, le nouvel espace intégrera les mobilités douces avec la construction d’« une grande Halle Vélos avec 1 200 places sécurisées et un niveau de service inédit en Île-de-France », ajoute Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités.
Cette halle, équipée d’un large auvent, d’une couverture métallique et habillée d’un « bardage de bois ajouré, laissant la lumière pénétrer pour renforcer le sentiment de sécurité », offrira 1186 places sécurisées de stationnement pour vélos, gratuites pour les détenteurs du Pass Navigo annuel, ou avec des forfaits journée, semaine, mois ou année dont les tarifs ne sont pas encore fixés. Précisons que 50 places gratuites en voirie existent rue de Maubeuge, sur le flanc ouest de la gare.
Dans la future halle, plusieurs types de places seront proposés : des racks double étage à écartement standard, des racks à écartement plus large pour les VTT, ou les vélos électriques, et un espace dédié pour les vélos cargos. Les places disponibles seront signalées en temps réels. Et des agents d’accueil seront présents pour aider les usagers à ranger leur vélo, mais aussi veiller à la sécurité du site. En complément, les cyclistes trouveront une station de gonflage, des outils de réparation en libre accès, des bancs, des casiers, des bornes pour recharger leur VAE, des distributeurs de pièces détachées, des toilettes et un point d’eau.
L’installation de cette halle n’empiète pas sur la gare routière, qui conserve sa surface afin d’accueillir ses 100 000 voyageurs quotidiens. Seule la circulation des bus sera modifiée. Les véhicules ne quitteront plus la gare par la rampe débouchant sur le parvis, rue de Dunkerque, – désormais réservée aux vélos et aux piétons – mais par l’actuelle entrée rue du faubourg Saint-Denis qui sera élargie. Cet élargissement permettra aussi d’ajouter une voie cyclable pour rejoindre la halle en toute sécurité.
La halle vélo, qui coûtera 5 millions d’euros financés par Île-de-France Mobilités (55,4 %), l’État (30,4 %) et Gares et Connexions (14,2 %), sera mise en service courant 2024.
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