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Ewa

Eric Dehlinger devient directeur général de Lyria

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Le conseil d’administration de Lyria a désigné Eric Dehlinger à la direction générale de la compagnie, filiale conjointe de la SNCF et des CFF. Il succèdera à partir de septembre à Fabien Soulet, qui est resté trois ans à ce poste va prendre de nouvelles fonctions au sein du groupe SNCF. Eric Dehlinger, de nationalité française et âge de 56 ans, jusqu’alors directeur des Opérations de l’Axe TGV Atlantique et directeur TGV de la Gare Montparnasse, a occupé plusieurs postes dans le domaine de l’exploitation ferroviaire Fret et Voyageurs et du pilotage des services, indique dans un communiqué la compagnie qui assure des liaisons entre la France et la Suisse.

De son côté, Philip Mäder est nommé président du conseil d’administration. Cet économiste suisse de 48 ans était, depuis le 1er juin, responsable de l’unité Trafic Voyageurs international des CFF.

 

Ewa

Tarifs : la région Sud n’envoie pas le bon message

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Depuis le 1er juillet, la région Sud  a supprimé la majorité des tarifs réduits et cartes nationales SNCF pour les trajets ayant une origine et une destination en région SUD : billets cartes Avantages (Jeunes/Seniors/Week-end/Famille) et accompagnants,  billets cartes Famille Militaire, billets cartes Liberté, billets Personnel de la Défense, billets au tarif découverte (Jeunes/Seniors/Enfant +), billets au tarif « Congrès et salons », abonnements de Travail Hebdo et Mensuels et abonnement EEA Hebdo et Mensuels. Une décision qui a provoqué de violentes réactions sur les réseaux sociaux…

Dans un premier temps, la région avait également annoncé la suppression des places gratuites pour les détenteurs de pass Interrail et Eurail, mais devant le tollé, elle a reculé…  Le président de la région, Renaud Muselier, a déclaré le 5 juillet sur Twitter : « Que les usagers français et européens soient rassurés : le pass Interrail est, et restera bien accepté sur le réseau TER en Région Sud. Nous restons engagés dans une stratégie claire : des transports décarbonés, utiles et efficaces pour nos usagers réguliers ! »

Avec la suppression des tarifs réduits et des cartes nationales le train coûtera donc plus cher en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Pas certain que la stratégie pour des « transports décarbonés, utiles et efficaces » soit aussi « claire » que l’affirme Renaud Muselier. Au moment où l’Allemagne propose des pass à 9 euros pour lutter contre l’inflation et la crise énergétique, le choix de la région Sud parait anachronique.

Samuel Delziani

 

Ewa

Transdev et Lacroix-Savac retenus pour exploiter de nouvelles lignes de bus en grande couronne parisienne

optile massy

Ile-de-France Mobilités continue à attribuer des contrats d’exploitation de lignes de bus dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des bus Optile lancée depuis 2021. Le 12 juillet, l’autorité organisatrice a annoncé avoir retenu Transdev pour exploiter, à partir de janvier 2023 et pour cinq ans, le nord du département de la Seine-Saint-Denis. Le contrat porte sur 27 lignes desservant le territoire de l’agglomération Paris Terres d’Envol, notamment les villes d’Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte.

Lacroix-Savac est désigné pour l’exploitation des bus sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, « l’un de ses territoires d’implantation historique », commente l’exploitant qui emploiera 376 conducteurs. 47 lignes desserviront principalement Coignières, Élancourt, Guyancourt, La Verrière, Les Clayes-sous-Bois, Magny-les-Hameaux, Maurepas, Montigny-le-Bretonneux, Trappes, Plaisir, Villepreux et Voisins-le-Bretonneux. Cette délégation de service public, d’un montant de 31 millions d’euros par an, débutera le 1er janvier 2023 pour une durée de 7 ans.

Ewa

Naissance de la Société Ligne Nouvelle chargée du projet LNPCA

GareMarseille Saint-Charles LNPCA

Présenté par la région comme « le plus grand chantier ferroviaire de la Région Sud depuis 150 ans », le projet de construction d’une ligne nouvelle entre Marseille, Toulon et Nice est « officiellement lancé » avec la création, le 6 juillet, de l’établissement public chargé de sa réalisation, annonce un communiqué.

Cette ligne doit désaturer les nœuds ferroviaires de Marseille, Toulon ou Nice pour améliorer leur desserte. La Société Ligne Nouvelle va permettre « de sécuriser les ressources budgétaires avec la répartition suivante : 40 % de la Région et des collectivités locales, 40 % de l’Etat, 20 % de l’Europe » explique son président Renaud Muselier, qui est également président de la région.

Nécessitant un investissement de 3,5 milliards d’euros, les phases 1 et 2 permettront notamment de créer une gare TER/TGV à Nice-Aéroport, un réseau express métropolitain desservant l’agglomération toulonnaise ; une gare souterraine traversante à Marseille-Saint-Charles (permettant un gain de 15 minutes sur les trajets à destination de Toulon et de Nice). Le projet inclut également des dessertes cadencées dans le cadre de la création d’une navette azuréenne entre Cannes, Nice et Menton.

Les études concernant les phases 3 et 4 du projet sont toujours en cours. Localement, le projet ferroviaire a rencontré de nombreuses oppositions. Un collectif, Stop la LGV Saint-Baume s’est notamment constitué et lutte, rappelle-t-il, « contre ce grand gaspillage de nos taxes et impôts et contre la destruction de nos terres fertiles et de nos paysages ».

S. D.

Ewa

1600 places de vélos en plus dans les gares et stations franciliennes d’ici 2024

Le Club des villes et territoires cyclables demande un forfait mobilité obligatoire pour les grandes entreprises, cumulable avec le remboursement de 50% de l'abonnement transport en commun.

IDFM a voté, le 12 juillet, un budget de plus de 3 millions d’euros pour équiper 1600 places de vélos supplémentaires dans 12 gares et les stations franciliennes d’ici le début 2024. Un pas supplémentaire, selon l’autorité organisatrice des transports franciliens, vers son objectif de créer 140 000 places aux abords des gares et des stations du réseau d’ici 2030 (dont 40 000 places autour des stations qui doivent être réalisées pour les lignes 15, 16, 17 et 18).

Plus de 1000 places existent déjà, 4000 sont en cours de construction.

Ewa

IDFM approuve le projet de prolongement de la ligne 1 avec deux modifications

Ligne 1 métro Paris

Le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, qui s’est réuni le 12 juillet, a approuvé le prolongement de la ligne 1 du métro jusqu’à Val-de-Fontenay, en proposant des modifications suite à l’avis défavorable rendu début mai par la commission d’enquête. Celle-ci avait jugé trop cher et portant atteinte à l’environnement ce projet de percement d’un tunnel de quelque 5 km depuis le terminus actuel de Château de Vincennes jusqu’à la gare RER de Val-de-Fontenay, passant sous Vincennes, Montreuil et Fontenay-sous-Bois, avec trois nouvelles stations (Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val de Fontenay) et un centre de dépannage des trains en arrière-gare à Neuilly-Plaisance.

IDFM propose de déplacer l’installation de la future base vie du chantier sur l’avenue Fayolle, un « espace déjà imperméabilisé, pour limiter les impacts sur les espaces végétalisés dans le Bois de Vincennes« , précise l’autorité organisatrice. Elle compte aussi réaliser l’enfouissement du poste de redressement « pour limiter l’impact visuel dans le Bois de Vincennes« .

Par ailleurs, elle prend sept engagements, notamment pour « limiter les emprises au strict besoin de réalisation des ouvrages de génie civil des stations du prolongement de la ligne 1″ et pour « mettre en place des mesures exemplaires visant à réduire les bruits à la source et leur diffusion pour minimiser les impacts sur les habitations et les établissements de santé riverains ainsi qu’un système de contrôle et de surveillance en continu pendant les travaux« .

IDFM demande désormais aux préfets concernés de prononcer la déclaration d’utilité publique du projet.

Ewa

La rive droite du Rhône rouvrira fin août pour les voyageurs

Rive droite du Rhône, inauguration de la ré-ouverture le 11 juillet 2022.

Fermée au trafic voyageurs depuis un demi-siècle, la ligne de la rive droite du Rhône entre Avignon (Vaucluse) et Pont-St-Esprit (Gard) rouvrira le 29 août prochain avec 5 allers-retours par jour. Le trajet durera 30 mn, avec un arrêt à Bagnols-sur-Cèze. Il en coûtera 3 euros jusqu’à 20 km, 6 euros entre 21 et 40 km et 9 euros au-delà.

Mise en service au 19 ème siècle, la ligne dite de la rive droite du Rhône, reliant la région lyonnaise à Nîmes, a constitué pendant plus d’un siècle un axe ferroviaire nord-sur important, desservant 17 gares sur plus de 250 km. Mais, avec le développement de la liaison Lyon-Marseille, empruntant la rive gauche du Rhône, et avec le développement de la voiture, la décision avait été prise en 1973 de la réserver aux voyageurs. Sa réouverture au trafic voyageurs était envisagée depuis une quinzaine d’années. Elle avait été portée au rang de priorité lors d’une large concertation organisée en 2016 par l’Occitanie.

 

Ewa

La RATP propose une augmentation générale des salaires de 2,2 %

En préparation des travaux de modernisation du viaduc de la ligne 6, un nouvel aiguillage est implante a Montparnasse pour permettre le retournement des trains. La pose de l'aiguille realisee entre le 1er et le 4 mai impose la fermeture de la ligne 6 entre La-Motte-Picquet et Raspail. A la station La-Motte-Picquet, les trains effectuent un retournement avant de repartir vers Etoile, avec entree a contresens en station vers Etoile, le 2 mai 2014

La RATP, qui a reçu le 7 juillet les organisations syndicales représentatives, a proposé d’augmenter les salaires de 2,2 % à partir du 1er juillet afin de prendre en compte « les conséquences de l’inflation pour les salariés et prendre des mesures immédiates en faveur du pouvoir d’achat, en plus des mesures déjà mises en place ces derniers mois« .

Elle annonce aussi une prime défiscalisée « pour les salaires les moins élevés » qui sera versée sur la fiche de paie du mois d’août. Plus précisément, les 16500 salariés dont la rémunération est inférieure à 1,5 SMIC bénéficieront d’une prime de 300 euros.. Et les salariés dont la rémunération est comprise entre 1,5 et 2 SMIC, soit 17800 personnes, auront une prime de 200 euros.

Ce projet d’accord a été soumis aux organisations syndicales jusqu’au 13 juillet, annonce la RATP dans un communiqué.

La direction estime que, pour l’année 2022, l’augmentation moyenne des rémunérations dans l’entreprise atteindra 5,2 % car, rappelle-t-elle, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), il avait déjà été décidé d’une hausse moyenne de 2,7 % au 1er janvier. En plus de plusieurs mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat  des salariés, une prime d’intéressement versée en mai avait été augmentée de 30 % par rapport à 2021, souligne encore la RATP.

Ewa

Jean Castex appelé à prendre la présidence de l’Afitf

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Emmanuel Macron envisage de nommer l’ancien Premier ministre à la présidence de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Pour être effective, cette nomination faite « sur proposition » de la Première ministre Elisabeth Borne, doit d’abord être soumise à l’avis des commissions parlementaires dédiées, selon les dispositions prévues par la Constitution, a rappelé le 7 juillet l’Elysée.

Cette agence est actuellement présidée par Christophe Béchu, devenu, depuis le 4 juillet, ministre de la Transition écologique et de la cohésion aux territoires. L’Afitf est un établissement public qui a pour mission de financer les infrastructures ferroviaires, routières, fluviales et portuaires. Ses ressources proviennent d’une part de la TICPE, d’un versement des sociétés concessionnaires d’autoroutes ou encore d’une part des amendes des radars sur les routes.

Jean Castex, qui s’est toujours montré très intéressé par les transports, en particulier par le rail (c’est un lecteur régulier de La Vie du Rail), est prêt à prendre la présidence de l’Afitf, indique l’AFP.

 

Ewa

SGP Dev, la future filiale de la Société du Grand Paris qui pourrait concurrencer SNCF Réseau

A l’occasion d’une rencontre organisée le 7 juillet par l’AJTM (Association des journalistes des transports et des mobilités), Jean-François Monteils est revenu sur la décision de la Société du Grand Paris (SGP) de créer une filiale pour conduire des études en vue de réaliser d’autres infrastructures que celle du Grand Paris Express. Eventuellement en intervenant sur le réseau ferroviaire national, actuellement chasse gardée de SNCF Réseau.

Il s’agit, a expliqué le président du directoire de la SGP, de donner de nouvelles perspectives à cet établissement public qui devrait avoir achevé, dans 8 ans, sa mission avec la construction de 200 kilomètres de ligne de métro automatique (et 68 gares)  autour de Paris. Il s’agit aussi d’utiliser la concentration de compétences « d’une qualité exceptionnelle » rassemblées par la SGP, que ce soit dans le domaine technique, juridique ou administratif, a-t-il souligné.

« Nous avons déjà fait un pas en avant avec la validation de cette idée et avec la validation du Premier ministre (lorsque Jean Castex était à Matignon, ndlr) », a poursuivi l’ancien président de la chambre régionale de la Cour des comptes Nouvelle-Aquitaine. Depuis, une filiale baptisée SGP Dev est en cours de création, avec une équipe déjà dédiée sur la question. « Nous en avons le droit. Le juge administratif l’accepte dès lors qu’il s’agit d’exercer une mission connexe à notre mission principale. C’est le cas« , a assuré le dirigeant. Et de justifier l’intérêt de cette nouvelle filiale : « Combiné à notre stratégie de financement, le modèle de la SGP est intéressant, il donne beaucoup de souplesse« .

Actuellement, la SGP tire une grande partie de ses recettes de taxes sur les bureaux, de taxes sur les locaux commerciaux et de stockage ainsi que sur des surfaces de stationnement en ile-de-France. Le patron de la SGP veut rassurer les élus, à commencer par Valérie Pécresse, la présidente de l’Ile-de-France qui s’interrogeait récemment du risque que la SGP utilise les recettes versées par les contribuables franciliens pour aller prospecter en dehors du périmètre de sa région. En particulier dans les Hauts-de-France intéressés par des  études sur l’axe Lille-Hénin-Beaumont. « J’espère que personne ne pense que l’on va utiliser l’argent de la SGP pour intervenir ailleurs qu’en Ile-de-France. Il faudra trouver du financement dédié« , affirme Jean-François Monteils, se bornant à ajouter : « On va voir si on peut faire bouger le modèle de la SGP, ce qui nous permettra d’intervenir ailleurs que sur le Grand Paris Express ».

Il devra aussi rassurer les dirigeants de SNCF Réseau, avec qui il « discute », et qui pourraient s’émouvoir à l’idée de voir une autre société vouloir effriter le monopole public. « Il est probable qu’on finira par comprendre que l’on aura besoin d’un opérateur capable de faire la synthèse entre l’exploitation, la technique, le juridique, la politique et l’administratif », tranche-t-il.

Jean-François Monteils avoue « quelques idées précises » : « Nous avons déjà réussi à prouver que nous disposons d’une vraie compétence en matière de réseau de transport en commun de proximité. Nous ne nous intéresserons pas à ce qui est simple mais seulement à des projets très compliqués. Si on ne met pas en place ce type d’outil, les 12 projets de RER métropolitains resteront à l’état de statu quo. Nous avons démontré que nous sommes capables de contribuer au désenclavement du territoire. Il y a, face à nous, un énorme sujet de transport de proximité« .

Le président du directoire rappelle que des possibilités de diversification de la SGP sont prévues par la loi. D’ailleurs, l’établissement public, qui doit contribuer à la construction de logements, est aussi en train de constituer un autre filiale : SGP Immobilier pour être « un aménageur« , participer au développement urbain autour des gares, et « pouvoir ouvrir un autre chapitre« .

Marie-Hélène Poingt