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Ewa

Railcoop retarde encore le lancement de ses trains entre Bordeaux et Lyon

Railcoop

Railcoop a annoncé hier un nouveau report pour le lancement de sa liaison ferroviaire entre Bordeaux et Lyon jusqu’alors prévu pour la fin de l’année. La coopérative, qui ne précise pas de date, prévoyait dans un premier temps un démarrage en juin 2022, avant de le repousser au 11 décembre 2022. Elle expliquait alors que SNCF Réseau n’avait pas pu lui assurer les sillons demandés.

Cette fois-ci la cause vient du retard de la finalisation du plan de financement des banques et des investisseurs, ainsi qu’un manque de disponibilités des rames, explique-t-elle dans un communiqué. La compagnie, basée à Figeac (Lot) dit avoir levé près de 7 millions d’euros en fonds propres auprès de 12 000 sociétaires physiques, de 200 entreprises ainsi que d’une trentaine de collectivités locales. Elle souhaite faire rouler deux allers-retours par jour entre Bordeaux, Périgueux, Limoges, Montluçon, Roanne et Lyon en 7h30 environ, en relançant une liaison transversale abandonnée par la SNCF.

Railcoop fait déjà rouler, depuis novembre dernier, des trains de fret entre Viviez-Decazeville dans l’Aveyron à Saint-Jory en Haute-Garonne.

Ewa

La SNCF lance un abonnement spécial seniors

gare de Paris-Montparnasse avril 2021

Après avoir créé en 2017 MAX Jeune pour les 16-27 ans, la SNCF lance aujourd’hui l’abonnement MAX Senior qui fonctionne sur le même principe, réservé aux 60 ans et plus. « Pour 79 € par mois, les clients seniors peuvent voyager en seconde classe sur TGV INOUI et les trains INTERCITÉS à réservation obligatoire, dont les trains de nuit (places assises et couchettes 2nde), du lundi au vendredi, sur les places dédiées MAX« , explique la SNCF dans un communiqué. Autrement dit en dehors de grandes périodes d’affluence. Mais aussi, à la différence de MAX Jeune, les seniors ne peuvent pas voyager le samedi et le dimanche.

L’abonnement est valable sur toutes les destinations françaises, ainsi que vers Fribourg-en-Brisgau en Allemagne et le Luxembourg. Seule condition, les abonnés s’engagent pour une période minimale de trois mois. Passé ce délai, il est possible de résilier l’abonnement, avec des frais de dossier de 15€, et gratuitement après 12 mois.

La souscription et les réservations se font en ligne. Le nombre de places proposées aux abonnés MAX Jeune et Senior varie chaque jour. Jusqu’à présent, les quelque 100 000 abonnés de MAX Jeune (un nombre d’abonnés stable depuis plusieurs années) se voyaient proposer plusieurs centaines de milliers de places chaque mois, voire plus d’un million certains mois, affirme la SNCF. Ils devront désormais les partager avec les Seniors  abonnés (sauf les places du week-end accessible uniquement accessibles aux jeunes) , sachant que moins de 50 % des places proposées étaient jusqu’à présent utilisés.

« Quand MAX Jeune a été lancé, le but était de déstocker les places pour mieux remplir les trains pendant les périodes les moins fréquentées« , rappelle une porte-parole. La compagnie, qui ne donne pas d’objectifs chiffrés pour ce nouvel abonnement, rappelle que « plus de 50 000 clients seniors effectuent plus de 10 allers-retours en une année en train, avec une préférence notable pour les trajets en semaine et sur des périodes de moindre affluence« .

Réagissant à cette nouveauté, la Fnaut a estimé que peu de seniors devraient finalement être concernés par cet abonnement. « C’est bien de chercher à fidéliser ses clients. Mais les personnes âgées de plus de 80 ans ne font pas plus d’un voyage par an. La SNCF vise une niche. De plus, l’abonnement MAX n’est pas valable sur Ouigo, ni sur Thalys… « , commente son président Bruno Gazeau qui suggère plutôt à la SNCF de publier le taux de remplissage des trains.

MH P

Ewa

La RATP entre au capital de Zenride, un loueur de vélos pour les entreprises

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La RATP se renforce dans le secteur des « nouvelles mobilités ». Elle a annoncé hier avoir pris une participation dans Zenride, un loueur de vélos pour les entreprises et leurs salariés. Plus précisément, Zenride a levé 8 millions d’euros auprès du fonds Alter Equity, « qui a structuré le tour de table » aux côtés de RATP Capital Innovation.

Cette filiale d’investissement du groupe RATP, créée en 2017, intervient dans les secteurs des nouvelles mobilités, de la proptech et de la logistique du dernier kilomètre. Elle a pris des participations dans Cityscoot (location de scooters électriques), Communauto Paris (autopartage), Klaxit (covoiturage domicile-travail), Zenpark (parkings partagés et connectés) et Vianova (plateforme de régulation de l’espace public).

Les salariés des entreprises clientes de Zenride ont accès à un choix de vélos, mécaniques ou électriques, via un site en ligne dédié ou à travers des boutiques physiques partenaires. Ils ne payent qu’un tiers du coût global du service (entre 10 et 30 €/mois) qui peut inclure une assurance (vol/casse, assistance et entretien) et des équipements (casque et antivol). Le reste est pris en charge par l’employeur, qui bénéficie d’un avantage fiscal.

En 2021, Zenride a gagné plus de 30 nouveaux clients, doublant le nombre d’entreprises et groupes français (tels que Veolia, Saint-Gobain, Axa ou encore Accor) qui ont choisi ses services (plus de 60 au total), ce qui représente 150 entités. L’objectif de Zenride est de mettre 20000 vélos en circulation en France d’ici à la fin 2024.

Ewa

Cameron Clayton va prendre la tête d’EasyPark

Cameron Clayton (à gauche) et Johan Birgersson

Précédemment PDG de « The Weather Company », Cameron Clayton (à gauche sur la photo) prendra le 19 avril les commandes d’EasyPark. Il remplacera Johan Birgersson (à droite sur la photo) qui, après 14 ans à la tête de la société suédoise spécialiste du stationnement, avait récemment annoncé sa volonté de quitter ses fonctions. Le dirigeant restera toutefois conseiller principal du nouveau PDG et du conseil d’administration.

« J’ai réalisé mon rêve, celui d’emmener EasyPark au-delà des pays nordiques, vers plus de 20 pays européens et, l’année dernière, au Royaume-Uni et aux États-Unis », a commenté Johan Birgersson, évoquant un nouveau chapitre à écrire sur le chemin d’une  « croissance mondiale réussie ».

Ewa

Ouverture d’une information judiciaire après le déversement de blé sur les voies

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Une information judiciaire a été ouverte à Lorient après le blocage, le 19 mars vers 9h30, d’un train de 22 wagons dont une partie de la cargaison de blé a été déversée sur les voies, à un passage à niveau à hauteur de Saint-Gérand (Morbihan). Elle vise notamment des « faits d’entrave à la mise en marche ou à la circulation de trains (…), dépôt de matériau ou objets quelconques dans l’enceinte du chemin de fer » et « dégradation de biens d’autrui en réunion ».

Au total, 1390 tonnes de blé (destiné à la fabrication d’aliments pour le bétail) ont été rendues impropres à toute destination. Une cinquantaine de militants réunis à l’appel du Collectif Bretagne contre les fermes usines avaient bloqué ce train, pensant intercepter une cargaison de soja.

Ewa

Les usagers interpellent les candidats à la présidentielle

Bruno Gazeau, président de la Fnaut.

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports pose aux candidats à l’élection présidentielle cinq questions précises, appelant des réponses qui le soient aussi. Une bonne façon, estime le président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) Bruno Gazeau, d’éviter les belles déclarations d’intention et les promesses sans lendemain.

Cinq thèmes ont été retenus par la Fnaut, dans la lettre qu’elle a adressée le 17 janvier aux candidats à l’élection présidentielle. Et cinq thèmes conduisant à des questions précises. Comme nous le dit son président, Bruno Gazeau, la Fnaut a préféré « ne pas tenir de discours général sur la mobilité », de peur « de se faire balader » avec de belles phrases au lieu de réponses précises. Crainte d’autant plus fondée que la mobilité n’est pas au centre du débat politique et ne… mobilise pas les candidats. On remarquera que, s’il est question du ferroviaire, des transports urbains, de la route et de l’équité entre les modes, l’aérien n’y figure pas. La Fnaut considère que le gouvernement a jusqu’à présent fait beaucoup pour ce secteur… Certes, ces derniers temps, le discours a changé, et Jean Castex promet beaucoup pour le ferroviaire. Il y a un plan fret, on double les crédits d’appel à projet. Reste à s’assurer de ce qui sera fait dans les années qui viennent.

Six milliards par an pour le ferroviaire

Pour la Fnaut, « si l’Etat a finalement apporté aux transports urbains une aide sous forme de subventions pour une part et de prêts pour une autre part, s’il a fait bénéficier les autocars d’une aide de l’économie, il a peu soutenu le secteur ferroviaire ». 4,7 milliards sur deux ans ont permis que ne soit pas ralentie la régénération du réseau. Mais l’Etat « n’a pas recapitalisé la SNCF », lui laissant le soin de recourir à des cessions d’actifs, comme la vente de sa filiale de location de wagons Ermewa. Il y a tout de même eu la reprise des 35 milliards de dette: bonne chose, mais, pour la suite des investissements, l’Etat s’est engagé sur un apport de 2,8 milliards par an quand il faudrait un milliard de plus. En réalité, la Fnaut considère qu’il faudrait porter l’effort à six milliards par an, pour faire face au défi climatique. Soit un effort, avance-t-elle, de 80 euros par an et par habitant, inférieur à celui consenti par la Suisse (400 euros), l’Allemagne ou l’Autriche…

Transposer la directive Eurovignette

Deuxième point, « l’équité entre les modes de transport par air, par fer, par route, n’existe pas ». Et, rappelle la Fnaut, « en dehors des autoroutes, la route est accessible gratuitement »… alors que la location des sillons représente 40 % des billets de train. On avait bien trouvé la solution, avec l’Ecotaxe, mais elle a été enterrée par Ségolène Royal… D’où la demande de la Fnaut: « transposer la directive européenne Eurovignette » et se placer « dans la logique du Green deal européen, relative à l’internalisation des coûts externes et au report modal ».

Investir dans les transports publics

Pour réduire la dépendance à l’automobile, la Fnaut — qui regrette par ailleurs l’augmentation de l’indemnité kilométrique décidée par le gouvernement —, demande un investissement de 500 millions par an au profit des transports publics, et « le retour à des taux de TVA à 5,5 % sur les transports publics ». Avant le Grenelle de l’environnement, rappelle Bruno Gazeau, « il y avait une ligne budgétaire, qui a été supprimée au profit des appels à projet. On n’est pas contre… dès lors que c’est assez régulier ».

Une ressource pérenne… pour la Fnaut

Comme toute association, la Fnaut défend ses droits et demande des moyens pour les exercer. Elle souhaite que les associations d’usagers bénéficient d’une ressource pérenne, afin que ses membres puissent pleinement jouer leur rôle. Bruno Gazeau insiste sur la nécessaire formation des représentants d’usagers, vu la complexité des sujets abordés.

Concilier par la loi droit de grève et droit à la mobilité

Pour le président de la Fnaut, les grèves « se focalisent sur les grands départs en vacances, qui sont impactés depuis 13 ans ». D’où la demande que, « en améliorant la loi Bertrand » sur le service minimum, droit de grève et droit à la mobilité « coexistent par un accord sur un service minimum adapté aux différents types de lignes et services ».

F. D.

Ewa

Stéphane Torrez élu président du pôle I-Trans

Stéphane Torrez

Le conseil d’administration du pôle de compétitivité des transports  i-Trans  a élu le 24 mars Stéphane Torrez au poste de président. Il succède à Bernard Schaer, dont le mandat de 3 ans arrivait à son terme.

Cet ingénieur de 61 ans, également diplômé d’une école de commerce, a à son actif plus de 25 ans d’expérience à la tête de grands groupes et ETI industrielles. Il a également déjà occupé la fonction de président d’i-Trans en 2015 et 2016, « période pendant laquelle il a œuvré au rapprochement du pôle i-Trans et de l’IRT Railenium », souligne un communiqué de l’association basée en Hauts-de-France, et dont l’objectif est de développer la compétitivité des entreprises dans les secteurs de la mobilité et de la logistique.

Stéphane Torrez travaillera sur le développement de synergies trans-filières (automobile, ferroviaire, aéronautique, électronique) et d’innovations régionales et nationales. Il devra aussi jouer sur la complémentarité avec Railenium pour « servir l’innovation », précise encore le communiqué

 

 

Ewa

Les chantiers terminaux du « Y basque » se débloquent

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Le bout du tunnel semble se rapprocher pour le réseau à grande vitesse dit « Y basque » : le 9 février, un protocole a été ratifié entre le gouvernement espagnol et les autorités de la Communauté autonome basque. Il répartit différemment les rôles pour le parachèvement des nouvelles lignes à « vitesse élevée », essentiellement quant à la construction des gares terminales de Bilbao et Vitoria-Gasteiz.

Long de 172km et à écartement européen, ce réseau en forme de Y reliera les trois capitales basques avec des voies principalement en tunnels et viaducs dans cette contrée au relief tourmenté. Le génie civil est quasiment achevé sauf donc pour Bilbao et Vitoria : initialement, le gouvernement basque se chargeait de la seule branche est touchant Saint-Sébastien/Donosti, le reste étant à la charge du gouvernement espagnol via Adif (l’équivalent de SNCF Réseau). Désormais un protocole transfère au gouvernement basque le tunnel d’accès de 6,2 km à la ville du musée Guggenheim et à la gare souterraine de Bilbao-Abando : une opération chiffrée provisoirement à 2 milliards d’euros pour une installation qui sera multimodale (grande vitesse, trains de banlieue et régionaux, autobus).

La gare souterraine de Vitoria-Gasteiz, capitale de la Communauté autonome basque, se fera sous le même régime. Toutes ces modifications sont le fruit d’un compromis politique, les députés basques ayant appuyé le budget 2022 de l’État espagnol présenté par le président du conseil Pedro Sánchez aux Cortès de Madrid. Elles devraient mettre un terme à des années de retard, sans que personne ne se risque aujourd’hui à chiffrer l’addition globale, ni une date pour le premier convoi sur ce Y. Peut-être autour de 2030, si tout va bien. « Attendons le cahier des charges, les études et les appels d’offre » nuance prudemment Juan-Mari Aburto, maire de Bilbao.

Les trois capitales basques pourront ainsi être reliées les unes aux autres en 45 minutes environ. Le Y basque permettra également une jonction avec la France ainsi qu’avec la grande vitesse espagnole : de Vitoria vers Burgos (toujours à l’étude). Enfin, ce réseau accueillera du fret, depuis et vers le port de Bilbao, ainsi que l’autoroute ferroviaire en projet depuis le nord de la France jusqu’au polygone industriel de Vitoria-Jundiz.

Les sommes engagées par l’exécutif basque seront déduites de sa contribution annuelle au budget espagnol. Et si les autorités basques s’occupent désormais du génie civil pour Bilbao et Vitoria, Adif reste chargée de la partie ferroviaire (rails, électrification, signaux). A l’est du tracé, l’actuelle gare de Saint-Sébastien (Atocha) est en cours de transformation, mais le complexe de Irún et le lien avec la France restent à préciser.

 

Ewa

Conflit à la RATP sur l’ouverture à la concurrence des bus

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La conflictualité est à nouveau à l’ordre du jour à la RATP. Après la grève du 18 février, qui portait sur des revendications salariales et avait été largement suivie (surtout dans le réseau métro et RER), la perspective de l’ouverture à la concurrence des bus de la RATP est à l’origine du nouveau mouvement social du 25 mars. De ce fait, les perturbations vont avant tout fortement toucher le réseau de surface (bus et tramways).

L’ouverture à la concurrence des bus à Paris intra-muros et en proche banlieue est en effet en train de devenir une réalité de plus en plus tangible. L’autorité organisatrice des transports, Ile-de-France Mobilités, a déjà lancé des appels d’offres sur 4 lots (sur un total de 12 lots) représentant 96 lignes jusqu’à présents exploités par la RATP. Le dépôt des candidatures est possible jusqu’au 11 avril, les vainqueurs seront connus en 2023. Deux autres « vagues » d’appels d’offres, portant à chaque fois sur 4 lots, seront lancés cet automne puis au début de l’année prochaine, afin de respecter l’échéance : une ouverture à la concurrence effective à partir de 2025, date où on pourra voir aux commandes des bus d’autres exploitants que la RATP, notamment Keolis et Transdev sur les rangs.

Pour avoir des chances de conserver ses marchés, la RATP s’y prépare en revoyant l’organisation de travail de ses machinistes. C’est là où le bât blesse. « L’ouverture à la concurrence conduit la direction à dénoncer nos accords d’entreprise pour nous aligner sur le cadre social territorialisé (CST). C’est un nivellement par le bas. Les 16 000 conducteurs de bus vont perdre 6 jours de repos et travailler 190 heures en plus », explique Cemil Kaygisiz, secrétaire général CGT RATP Bus, qui appelle à la grève  aux côtés des autres organisations syndicales du réseau de surface RATP.

Les syndicats craignent aussi des journées de travail plus morcelées. Selon l’élu cégétiste, « ce projet permettra à la direction d’économiser plus de 900 agents par an, équivalent au nombre d’agents travaillant au centre de bus d’Aubervilliers ». Et il ajoute : « Nous sommes contre l’ouverture à la concurrence. Nous demandons l’abandon de ce projet ».

La direction de la RATP, qui a effectivement dénoncé en mars 2021 les accords sur le temps de travail des conducteurs de bus, affirme avoir déjà organisé une quarantaine de réunions avec les syndicats représentatifs du département réseau de surface. D’autres réunions doivent encore avoir lieu, sachant qu’un nouvel accord doit être trouvé dans les dix-huit mois après la dénonciation. Autrement dit en avril. « L’objectif est de rapprocher le plus possible le temps de travail des règles fixées par le CST pour pouvoir être compétitif et répondre aux appels d’offres d’IDFM« , explique-t-on côté RATP. « En contrepartie des heures de travail demandées en plus, des compensations financières seront mises en place. C’est tout l’objet des négociations« . L’objectif de la direction est d’appliquer un nouveau protocole à partir de juillet.

Marie Hélène Poingt

 

 

Ewa

Les Hauts-de-France veulent ouvrir d’ici 18 mois tous les TER à la concurrence

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Les Hauts-de-France ont décidé, lors d’une délibération le 22 mars, d’ouvrir l’ensemble de ses TER à la concurrence d’ici 18 mois. Jusqu’alors la région ne l’envisageait que sur la moitié de son offre.

Cette décision, dévoilée par le Courrier Picard, a été confirmée par Franck Dhersin à l’AFP. « Nous avons décidé de ne pas perdre de temps au vu de la situation du TER dans la région (…) où le trafic et la gestion sont mauvais, nous ne supportons plus la situation de monopole de la SNCF« , a commenté le vice-président régional chargé des Transports.

La région avait suspendu en décembre ses paiements à la SNCF, évoquant ces dysfonctionnements. Elle a décidé de les reprendre  en mars, prenant acte d’une « amélioration » mais estimant que la SNCF n’avait fait que « la moitié du chemin ».

Quatre candidats se sont déjà portés candidats pour le premier lot ouvert à la concurrence (Etoile d’Amiens), qui sera attribué en 2025. Il s’agit de la SNCF, de Transdev, de Regionéo (associant RATP Dev et Getlink) et de la compagnie espagnole Renfe.

Trois autres lots remaniés (Paris-Beauvais et les radiales parisiennes, l’Etoile de Saint-Pol et les lignes du Nord-Pas-de-Calais, et les TER-GV) seront eux attribués respectivement en 2026, 2027 et 2028, pour des périodes de six à neuf ans.