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Ewa

Fin de l’aventure allemande pour Keolis

keolis allemagne

Comme nous l’avions annoncé en octobre, Keolis quitte l’Allemagne, son plus gros foyer de pertes : le 1er janvier, TEAM Treuhand GmbH est devenu le nouvel actionnaire des activités de Keolis en Allemagne par l’intermédiaire de sa filiale, SG eurobahn UG.

Les quatre réseaux de trains régionaux de la région de Rhénanie du Nord-Westphalie, dans l’ouest de l’Allemagne, sont désormais exploités sous le nom d’eurobahn GmbH & Co KG. « L’équipe de direction actuelle restera responsable des opérations et les emplois des 900 salariés seront préservés. La continuité du service public pour les passagers sera assurée, n’entraînant aucun changement pour les voyageurs », note Keolis dans un communiqué en rappelant que cette cession s’inscrit dans la décision du groupe de se « recentrer (sur) ses priorités stratégiques ».

La filiale de la SNCF était présente en Allemagne depuis 2000 et exploitait quatre réseaux de trains régionaux s’étendant sur 1 000 km de voies, (soit 15 lignes) et transportant environ 40 millions de passagers par an.

Ewa

La dette de SNCF Réseau allégée de 10 milliards d’euros supplémentaires

Chantier SNCF Réseau

Après avoir repris 25 milliards d’euros de dettes à SNCF Réseau en janvier 2020, l’Etat a de nouveau soulagé les comptes du gestionnaire d’infrastructures ferroviaires de dix milliards de dettes comme prévu dans le cadre de la réforme ferroviaire. Ce qui lui permettra de réduire ses frais financiers d’environ 300 millions d’euros annuels supplémentaires. L’économie totale de frais financiers induite par la reprise de dettes atteindra ainsi à terme 1 milliard d’euros annuels, selon SNCF Réseau.

Un ballon d’oxygène alors que la crise sanitaire a pesé sur ses résultats pour un montant estimé à près de 1,6 milliard d’euros en deux ans, essentiellement en raison de la baisse de chiffre d’affaires induite par la réduction des trafics ferroviaires, explique le groupe. « Le soutien de l’Etat et du Groupe SNCF, notamment à travers le plan de relance du ferroviaire, a permis à SNCF Réseau de poursuivre ses missions et ses investissements sur le réseau ferré, sans grever sa dette« , précise-t-il. Le montant de la dette était de 30 milliards d’euros à fin 2021, avant l’effacement de 10 milliards au 1er janvier 2022.

Ewa

Feu vert pour une dizaine de lignes supplémentaires envisagées par Railcoop

carte railcoop
Huit lignes supplémentaires, dix avec les différentes variantes de terminus : Railcoop a désormais le feu vert de l’Autorité de régulation des transports pour développer son réseau au-delà de la ligne Bordeaux – Lyon que la coopérative ferroviaire doit lancer en décembre 2022. Dans la liste, on trouve les liaisons Lille – Nantes via Amiens, Rouen, Caen et Rennes ; Brest –  Bordeaux via Quimper, Nantes et La Roche-sur-Yon ; Le Croisic – Bâle via Nantes, Tours, Nevers et Dijon ; Massy – Brest, via Caen ; Toulouse – Saint-Brieuc via Limoges, Tours, Le Mans, Rennes ; Toulouse – Caen via Limoges, Tours, Le Mans ; Thionville – Saint-Etienne via Dijon, et Lyon, Thionville – Grenoble via Dijon, Bourg-en-Bresse et Chambéry, Strasbourg – Clermont-Ferrand via Dijon et Nevers ; Annecy – Marseille via Grenoble, Sisteron, Aix-en-Provence. « Toutes ces lignes ont été imaginées à partir des demandes des sociétaires », souligne Nicolas Debaisieux, le directeur général de la coopérative.
carte railcoop2
Sur les huit lignes de voyageurs que Railcoop a notifié à l’Autorité de régulation des transports (ART), en juillet 2021, trois d’entre elles ont fait l’objet d’une saisine de la part des régions qu’elles doivent traverser. L’ART a donc vérifié que ces lignes ne concurrenceraient pas le service public de transport ferroviaire organisé par les régions. Et rendu un avis favorable fin décembre 2021, pour une exploitation à partir du décembre 2022. « C’est la date à partir de laquelle nous avons le droit de les exploiter, mais ce ne sera très certainement pas possible techniquement », explique le dirigeant. « Pour l’instant nous nous sommes concentré sur le matériel destiné à la ligne Bordeaux – Lyon. Nous avons signé fin décembre l’achat de 14 rames TER X72500 qui appartenaient à la région Rhône-Alpes. Et dans quelques jours nous allons lancer officiellement la consultation pour leur rénovation auprès d’Alstom, Masteris, ACC et CAF, même si nous étions déjà en contact avec eux pour les aménagements ».
En effet, Railcoop a déjà imaginé différents espaces à bord, pour répondre aux besoins de ses différents usagers : des “bulles“ isolées pour travailler, des espaces enfants, restaurations avec des micro-ondes, du Wi-Fi, etc.
Pour les autres lignes aussi, il faudra trouver du matériel d’occasion, le neuf étant beaucoup plus cher. « C’est presque un rapport de 1 à 10 », précise Nicolas Debaisieux. «Car c’est aussi fonction des quantités commandées ». Et c’est aussi beaucoup plus long puisqu’il faut le fabriquer. Le choix des matériel remorqué est tout aussi compliqué. « Il y en a très peu disponible, et cela voudrait dire qu’il faut trouver des locomotives capables de tracter ce matériel, introuvables à la location. On en trouve pour le fret, mais pas pour le matériel voyageurs », explique encore Nicolas Debaisieux.
Quant au matériel étranger, il faut l’homologuer pour le réseau français, ce qui rallonge d’autant sa disponibilité.
Autre difficulté à lever : le recrutement de personnel pour Bordeaux  Lyon. « Nous avons déjà eu beaucoup de candidatures spontanées, mais peu correspondent à nos besoins. Ou bien, les candidats réalisent nos contraintes d’horaires ou de distances…».
Yann Goubin

Ewa

Covid. Des règles à appliquer avec « discernement » dans les transports

Intercité normandie
« Dès lundi [3 janvier], et pour au moins trois semaines, les consommations alimentaires et de boissons seront proscrites dans […] les transports, y compris longue distance », avait annoncé le Premier ministre le 27 décembre. 
Mais, si la vente à bord reste proscrite, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a tempéré l’interdiction, le 3 janvier, dans un interview à BFMTV : « Si vous avez un besoin impératif de boire ou de manger dans le train […], vous pourrez retirer votre masque et boire (ou) manger rapidement et le remettre tout de suite après ». Ce que les autorités veulent éviter, ce sont les voyageurs qui vont retirer leur masque pour grignoter des chips pendant une heure voire la durée de leur trajet. Les agents commerciaux appliqueront la mesure « avec discernement ».
 

Ewa

Jean-Claude Larrieu remplace Pierre Messulam à la direction des Risques du groupe SNCF

Jean Claude Larrieu
Jean-Claude Larrieu a pris au début de l’année ses nouvelles fonctions de directeur des Risques, de l’Audit, de la Sécurité et de la Sûreté du groupe SNCF. Il  remplace à ce poste Pierre Messulam, parti à la retraite.
Agé de 61 ans, ce polytechnicien également diplômé des Mines de Paris a débuté sa carrière à la SNCF qu’il a rejoint en 1984. Il était, depuis mars 2020, directeur général adjoint Sécurité et Sûreté de SNCF Réseau. 

Ewa

Le succès de Jean-Baptiste Djebbari en 2021 sur… TikTok

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Depuis que l’actuel ministre délégué chargé des Transports s’est essayé au réseau social chinois, son image est devenue très positive… du moins auprès des jeunes. Plus de 500 000 internautes le suivent sur TikTok.

 

Ne l’appelez plus Jean-Baptiste Djebbari mais « jbdjebb ». Le ministre délégué des transports, qui ne fait pas forcément l’unanimité dans le secteur, est en revanche devenu une petite star sur TikTok. Avec 500 000 abonnés et 7,4 millions de mentions « j’aime », l’ancien rapporteur du pacte ferroviaire fait mieux que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Fan de réseaux sociaux, l’ex-pilote n’arrive toutefois pas à la cheville du Président de la République et ses 2,8 millions d’abonnés. A travers une trentaine de vidéos courtes déjà publiées, le ministre fait preuve d’une bonne maîtrise des codes et des langages musicaux qui font le succès de la plateforme auprès des jeunes.

@jbdjebb

…alors que souvent c’est juste un sac avec 2 cahiers et 1 sandwich. Moralité : vérifiez bien que vous avez tout récupéré avant de partir #pourtoi #fyp

♬ original sound – Jada

 

A l’image d’un « digital native », Jean-Baptiste Djebbari joue avec les tendances, vantant les mérites du TGV, de l’avion zéro émission, du vélo électrique, de la Formule E ou encore des nouvelles lignes de trains de nuit et du dernier Airbus A220. Il en profite aussi pour blaguer sur les colis suspects et les retards qu’ils causent, en incitant ses abonnés à ne pas oublier leurs bagages.

« Tema la taille du rat »

L’une des raisons de la popularité de « jbdjebb » s’explique par son autodérision, pas si fréquente dans le monde de la communication politique. Le 18 octobre, par exemple, l’ex-député LREM de Haute-Vienne a explosé les compteurs, en publiant la vidéo française la plus vue de la journée sur TikTok.

On le voit prendre le train de nuit, en se masquant d’un filtre tête de rat, comme pour imiter une personne avare. Le ministre se filme en expliquant économiser deux nuits d’Airbnb en dormant dans un train nocturne. « Tema la taille du rat », avait-il inscrit dans la description. Derrière ce personnage se cache évidemment une communication bien calculée. L’équipe de Jean-Baptiste Djebbari a étudié la plateforme pendant de longs mois, avant de lui proposer régulièrement des idées de vidéos en fonction des sujets actuels. Le cabinet du ministre gère cette communication comme une entreprise.

« Donnez-lui les clés de l’Elysée »

Parmi les commentaires suite aux vidéos du ministre, de nombreuses questions apparaissent, notamment sur le prix des transports et la demande de gratuité du pass navigo. D’autres internautes ont également remis en question la capacité d’innovation de la France en matière de transports. Jean-Baptiste Djebbari y répond une nouvelle fois par l’image, « La Marseillaise » remixée en fond, pour y présenter voiture et avion à hydrogène 100 % français.

Résultats ? Des concerts de louange sur TikTok. On aimerait maintenant aussi qu’il provoque dans le secteur dont il a la tutelle…

Antoine Irrien

 

 

 

Ewa

Midipile Mobility présente son quadricycle pour le dernier kilomètre

Le quadricycle de Midipile Mobility

Alors que les zones à faible émission sont appelées à se développer, la société angoumoisine (Charente) Midipile Mobility a présenté, en décembre, à ses partenaires le prototype de son véhicule propre. Conçu notamment pour répondre aux contraintes de la logistique du dernier kilomètre, ce quadricycle a avant tout été imaginé pour les entreprises et les collectivités. Situé entre le vélo et la voiture électrique, le Midipile sera décliné en plusieurs versions, pick-up, caisse ou duo, afin de s’adapter aux contraintes des usagers.

Tout en travaillant sur un véhicule le plus propre possible, l’entreprise charentaise a souhaité également « remettre l’humain au cœur de la mobilité », comme l’explique Léana Chaniol, responsable de la communication au sein de Midipile. Ainsi, outre ses panneaux photovoltaïques, ses deux ou quatre moteurs électriques (selon configuration), le quadricycle est équipé de deux pédales qui génèrent de l’énergie alimentant une batterie. L’usager devra ainsi produire un effort physique plus ou moins important pour le faire fonctionner. Selon la configuration des batteries, le véhicule affiche une autonomie comprise entre 80 et 250 km et peut transporter jusqu’à 250 kg de charge.

Une présérie d’une dizaine de pièces verra le jour en 2022 avant un lancement en série l’année suivante. Pour fabriquer cet engin, l’entreprise prévoit d’édifier une usine à une trentaine de km de son siège. À signaler que la commercialisation passera par la location et non la vente.

Jean-Sébastien Thomas

 

Ewa

Plus de passagers attendus par la SNCF pour le dernier week-end des vacances qu’avant la crise

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La SNCF attend plus de passagers dans ses trains qu’avant la crise sanitaire, lors du dernier week-end des vacances de Noël : quelque 475.000 voyageurs devraient ainsi être transportés entre vendredi et dimanche , soit 14% de plus qu’en 2018, a indiqué l’opérateur ferroviaire. La fin d’année 2019 avait été perturbée par un mouvement de grève et 2020 par la crise sanitaire.

Un total de 1.623 TGV et Ouigo circuleront sur la période, selon la SNCF, qui n’attend « pas d’annulations notables« .

 

 

Ewa

Le tunnel de la ligne 15 du Grand Paris Express désormais entièrement creusé

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Et d’une ! La première ligne du Grand Paris Express est désormais entièrement creusée. Marina, le dernier tunnelier de la ligne 15 sud, a percé la paroi sud de la « boîte » gare de Créteil-l’Echat, le 20 décembre vers 15 heures. Il a ainsi achevé le creusement des 37 kilomètres de tunnel de la ligne, dont 4 km de tunnel de service : voies de retournement, accès au centre de maintenance de Champigny-sur-Marne, au centre d’exploitation de Vitry-sur-Seine.

Les premiers kilomètres avaient été creusés à partir d’avril 2018 et jusqu’en juin 2019, par Steffie-Orbival entre le puits de Champigny et l’ouvrage Sentier des marins soit 2,2 km. Les derniers, à partir de mars 2020 l’ont été par Marina entre le puits Arrighi (à l’est de la gare des Ardoines sur la commune de Vitry) et Créteil-l’Echat, soit 2,6 km.

Au total, pas moins de 10 tunneliers ont travaillé sur la ligne pendant trois ans et demi. Le tunnel est constitué de 18 500 anneaux formés par 128 000 voussoirs.

Si le tunnel est creusé, il reste encore beaucoup de travail. Des entreprises de génie civil vont maintenant pouvoir installer tous les éléments permettant de faire fonctionner le futur métro, à commencer par la voie et tous les éléments de sécurité. Il faudra aussi aménager les espaces voyageurs et les locaux techniques : construire des murs intérieurs, des portes, des fenêtres, et des plafonds, des garde-corps et des façades. Il faudra aussi aménager les réseaux chargés d’alimenter les sites en électricité, en eau et d’assurer le renouvellement de l’air. Cette phase comprendra également l’installation des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des portes palières dans les espaces souterrains. Tandis qu’en surface, les parties visibles des futures gares vont progressivement émerger.

Les premiers essais de rames sur la ligne 15 sont prévus pour 2023 pour une mise en service en 2025.

Yann Goubin

Ewa

L’enquête publique sur la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur prévue à partir du 17 janvier

GareMarseille Saint-Charles LNPCA

L’enquête publique sur les deux premières phases de la future liaison ferroviaire entre Marseille et Nice, préalable à leur déclaration d’utilité publique, sera ouverte du 17 janvier au 28 février, a indiqué Matignon le 28 décembre.

La première phase de la Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA) comprend la construction d’une gare près de l’aéroport de Nice, l’ouverture d’un RER toulonnais et des aménagements à Marseille, qui doivent être mis en chantier dès 2023 pour une mise en service d’ici 2030. La deuxième phase concerne des aménagements entre Cannes et Nice et le percement d’un tunnel sous Marseille, dont l’ouverture est envisagée « d’ici l’horizon 2035 », a précisé Matignon dans un communiqué.

Le financement de ces deux phases, estimées à 3,5 milliards d’euros, avait fait en avril l’objet d’un accord entre le gouvernement et des collectivités locales de Provence-Alpes-Côte d’Azur: 40% de la somme doivent être apportés par l’Etat et 40% par les collectivités, les 20% restants devant être demandés à l’Europe.

Un établissement public local appelé « Société de la Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur » va être créé à la demande des collectivités afin de percevoir une fiscalité locale dédiée au financement du projet.

A plus long terme, lors d’une troisième phase, il est prévu de construire une ligne nouvelle entre Nice et Cannes, tandis que dans une quatrième phase 4, des sections sont envisagées entre Aubagne (Bouches-du-Rhône) et Toulon et entre Cannes et Le Muy (Var). Aucune échéance n’est encore avancée pour leur réalisation.