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Ewa

Xavier Piechaczyk, candidat à la présidence de la RATP, se dit ouvert à une Equipe France pour batailler à l’étranger

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Xavier Piechaczyk veut s’inscrire dans la continuité de Jean Castex. Le candidat pressenti au poste de PDG de la RATP a repris, lors de son audition au Sénat le 21 janvier, les grandes lignes suivies jusqu’à présent par l’ancien PDG de l’entreprise désormais à la tête du groupe SNCF. Parmi ses affirmations fortes, l’actuel président du directoire de RTE a indiqué son souhait, de maintenir à la RATP un « mix équilibré, allant du bus jusqu’aux modes les plus lourds (que sont le métro et le transport ferroviaire) afin que le groupe sache tout faire ». 

La RATP continuera donc à candidater à des appels d’offres, tout en étant sélectif. Selon l’ex-conseiller de Matignon (sous Jean-Marc Ayrault) et de l’Elysée (auprès de François Hollande), chargé notamment des transports, cette sélectivité passe par plusieurs conditions : le groupe devra être « en mesure de faire progresser le service » au bénéfice des usagers et des collectivités. L’objectif sera aussi de « valoriser les expertises techniques du groupe et de chercher une rentabilité nécessaire mais sans être moins-disant socialement ». 

Les TER dans le viseur

Les appels d’offres concernant les TER sont aussi dans son viseur puisque le monopole de la RATP est appelé à s’effilocher au fil du temps, ouverture à la concurrence de ses activités oblige. Le groupe a réussi à conserver huit lots de bus sur les 12 ouverts à la concurrence par Ile-de-France Mobilités. Il lui faut désormais se préparer à la mise en compétition programmée, en 2030, des tramways puis, à partir de 2039, des métros et des RER, explique Xavier Piechaczyk.

A l’international, il se dit « très ouvert » à l’idée d’une « Equipe France avec Jean Castex et Keolis« , à laquelle pourraient être intégrés des constructeurs de matériels roulants et des grands BTPistes quand les contrats comprennent la construction d’infrastructures. « Bien évidemment cela dépendra des cas et de ce que souhaitent les autorités organisatrices des transports ». Une idée souvent évoquée par Jean Castex.

« Mon style », poursuit-il, est « coopératif« . C’est sa méthode pour « faire fonctionner le système électrique français » qu’il dirige depuis cinq ans. « C’est pragmatique et c’est de bon sens », souligne encore celui qui affiche une double formation d’ingénieur et de docteur en sciences politiques.

Style bulldozer

C’est aussi son état d’esprit vis-à-vis des salariés. Il réfute ainsi le terme, employé par un sénateur, d’avoir un « style bulldozer » dans les relations sociales. Et rappelle que 93 % des salariés de RTE se disent fiers d’appartenir à l’entreprise, 87 % ont confiance dans l’entreprise et le taux de satisfaction sur les relations salariés-managers atteint 85 % « Tous ces indicateurs sont en croissance sous ma présidence », affirme Xavier Piechaczyk. Et de poursuivre : « Je compte faire ce que j’ai toujours fait : avoir un dialogue social sincère et transparent. Et toujours rechercher le compromis ». Avec, à son actif, une soixantaine d’accords signés avec les syndicats à RTE, depuis qu’il y est.

Xavier Piechaczyk doit encore être auditionné par les députés avant de savoir s’il a réussi à convaincre les Parlementaires du bien-fondé de sa candidature. Le résultat du vote des deux chambres sera connu le 28 janvier, à l’issue de son passage devant la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.

Ewa

Les causes possibles de déraillement des TGV

déraillement TGV Août 2018

En 45 ans de circulation, le TGV a connu très peu d’accidents en France. Chaque jour avant l’ouverture des LGV, un « TGV balai », circulant à vide et à vitesse réduite (160 km/h), inspecte les voies, dans un sens puis dans l’autre, pour s’assurer qu’elles ne présentent pas d’anomalies survenues pendant la nuit.

Lorsque des déraillements se sont produits, les rames sont restées le plus souvent debout du fait de l’architecture articulée du TGV, les voitures étant physiquement liées à leurs voisines. Plusieurs causes peuvent alors expliquer ces accidents. Les deux déraillements les plus récents (sans victime heureusement) ont été provoqués par des affaissements de terrain, à chaque fois liés à de très fortes intempéries.

Sur les déraillements que nous recensons en France, un seul a été mortel et reste dans toutes les mémoires des cheminots comme un véritable traumatisme : il s’agit de l’accident le 14 novembre 2015 du TGV Est lors d’essais essais sur un tronçon de la ligne à grande vitesse Paris – Strasbourg.

Des causes externes

– L’affaissement de terrain

*Le 21 décembre 1993, un TGV Valenciennes – Paris déraille à 300 km/h à hauteur d’Ablaincourt-Pressoir dans la Somme. Le train ne se couche pas, la motrice de queue et les quatre dernières voitures déraillant mais restant dans l’axe de la voie. Sur les 200 passagers, un seul fut légèrement blessé.
Le déraillement a eu pour origine un affaissement de terrain (un trou de sept mètres de long) provoqué par la présence, sous la voie, d’une cavité artificielle datant sans doute de la Première Guerre mondiale, mais aussi par de très fortes pluies survenues ce mois-là. Un défaut dans le système de drainage des eaux a aussi été relevé à cet endroit.

Le 5 mars 2020, un accident se produit dans le secteur d’Ingenhein (Bas-Rhin) lorsqu’un important affaissement de terrain provoque le déraillement dans d’un TGV parti de Colmar et qui devait relier Paris-Est via Sélestat et Strasbourg. Le conducteur a été gravement blessé et évacué par hélicoptère. Un contrôleur a également subi un traumatisme dorsal et un voyageur a été légèrement blessé au visage lors du choc et du freinage. L’affaissement de ce talus (24 000 m³ de terre ont glissé) a constitué un obstacle sur la route du TGV qui l’a heurté malgré un freinage d’urgence déclenché par le conducteur.

* Le 19 mai 2025, un TGV reliant Paris-Montparnasse à Toulouse déraille à Tonneins dans le Lot-de-Garonne : un ruisseau a débordé et les voies se sont affaissées sous la pression de l’eau du fait d’intenses intempéries dans le sud-est. Le conducteur, qui roulait à vitesse réduite par mesure de sécurité, a pu stopper le train à temps. La rame de tête est restée en suspens plusieurs heures et il n’y a pas eu de victimes parmi les 500 voyageurs alors à bord.

– La rupture de rail

* Le 31 octobre 2001, suite à la rupture d’un rail, le TGV Paris – Irun qui roulait à 130 km/h déraille à Saubusse-les-Bains dans les Landes, à une quinzaine de kilomètres de la gare de Dax. Dix voitures quittent la voie, la motrice arrière du TGV se couche. On recense neuf blessés légers et les dégâts matériels sont importants. L’enquête met en évidence le mauvais état de la voie.

* Un TGV Duplex venant de Paris a déraillé le 24 août 2018 à l’entrée de la gare de Marseille-Saint-Charles, au passage d’un appareil de voie, heureusement sans faire de blessés, alors que 350 passagers étaient à bord.

Un rail cassé dans un aiguillage est à l’origine de ce déraillement, a expliqué SNCF. Plus précisément, un défaut oxydé sous l’aile de patin de rail à l’intérieur de l’appareil de voie n’a pas pu être détecté. Ce défaut, avec l’oxydation, s’est transformé en fissure. Et cette fissure a évolué en rupture.

– L’obstacle sur la voie

* C’est un scénario redouté et de nature à faire dérailler un TGV : l’obstacle sur la voie (objet lourd tombé ou posé sur une voie, véhicule arrêté…). Ainsi le 17 juillet 2017, un TGV reliant Paris à La Rochelle percute un bloc de béton déposé sur une voie à hauteur de Surgères dans les Charentes-Maritimes. Mais heureusement sans dérailler et sans faire de victime. Un acte de malveillance dénoncé par la SNCF qui a porté plainte.

Des causes matérielles…

  •  Le 14 décembre 1992, le TGV n° 920 reliant Annecy à Paris déraille à 270 km/h, en franchissant les aiguillages à l’entrée de la gare de Mâcon-Loché TGV (Saône-et-Loire). En cause, un composant électronique défaillant a bloqué les roues d’un bogie qui a fait dérailler le train. Aucun voyageur n’a été blessé à bord, mais des personnes qui attendaient sur un quai un autre train ont été légèrement atteintes par des projections de ballast.
  •  C’est aussi une cause matérielle qui a fait dérailler le 5 juin 2000, à 250 km/h, près d’Arras dans le Pas-de-Calais,  l’Eurostar 9047 reliant Paris et Londres. Une bielle de réaction, pièce importante du système de transmission du bogie arrière de la motrice de l’Eurostar, aurait perdu les vis qui la relient dans une configuration normale au pont-moteur. Désolidarisée de l’ensemble du système de roulement, cette pièce serait allée frapper la voie en un endroit surélevé, en provoquant le déraillement. Sur les quelque 500 passagers, une dizaine furent légèrement commotionnés.

… et humaines (la survitesse)

* Cet accident représente un véritable traumatisme pour la famille cheminote française : un TGV d’essai a déraillé le 14 novembre 2015 à Eckwersheim près de Strasbourg dans le Bas-Rhin, La rame circulait sur une partie de la ligne à grande vitesse Est-européenne non encore ouverte aux circulations commerciales … Il a percuté un pont, quitté la voie puis est tombé dans le canal en contrebas. Une cinquantaine de personnes se trouvait à bord, techniciens, cheminots et membres de leurs familles. L’accident fait 11 morts et 37  blessés.

 

Ewa

L’offre « Train + Air » étendue aux TGV Ouigo

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SNCF Voyageurs et Air France ont étendu, depuis la fin 2025, l’offre « Train + Air » aux TGV Ouigo. Cette offre, qui permet de combiner sur une même réservation le trajet en avion et en train, était jusqu’alors uniquement disponible sur les TGV Inoui.

Elle s’ouvre, dans un premier temps, sur les lignes au départ ou à l’arrivée des gares d’Aix-en-Provence TGV, Avignon TGV et Marseille Saint-Charles. « Elle sera progressivement élargie à l’ensemble des 70 destinations desservies par Ouigo en France », indiquent dans un communiqué les deux partenaires. Les voyageurs peuvent réserver leurs billets via les canaux de vente des deux entreprises.

Par ailleurs, depuis février 2025, les membres de Flying Blue, le programme de fidélité d’Air France-KLM, peuvent convertir leurs Miles en bons d’achat SNCF Voyageurs d’une valeur de 25 à 100 euros.

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SNCF Voyageurs commande 15 TGV M de plus à Alstom

Dévoilement de la livrée TGV M

SNCF Voyageurs a annoncé le 19 janvier avoir validé l’achat de 15 rames de TGV M afin de pouvoir renforcer son offre entre la France et la Belgique.

Les rames sont attendues à partir de 2029 et représentent un investissement de 600 millions d’euros. Elles constituent la quatrième tranche optionnelle du contrat Avelia Horizon conclu entre SNCF Voyageurs et Alstom. « Cette commande s’ajoute aux 115 trains commandés par SNCF Voyageurs (100 pour la France, 15 pour le marché italien) et aux 30 rames commandées par Eurostar (auxquelles s’ajoutent 20 rames optionnelles), pour atteindre 160 commandes fermes de trains au total« , précise SNCF Voyageurs dans un communiqué.

La compagnie s’attend à déployer ses premières rames nouvelle génération à partir de juillet sur la l’axe Paris-Marseille.

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Le temps des hypothèses après la collision de deux trains à grande vitesse en Espagne

Le train Iryo accidenté le 19 janvier près d'Adamuz, en AndalousieCapture d'écran.

Une collision le 18 janvier entre deux trains à grande vitesse dans le sud de l’Espagne, en Andalousie, a causé la mort d’au moins 40 personnes et en a blessé 123, dont cinq dans un état très grave et 24 dans un état grave. Des personnes étant encore recherchées, le bilan pourrait s’alourdir.

L’accident a eu lieu à 19h45 près d’Adamuz lorsqu’un train a déraillé alors qu’il reliait Malaga à la gare d’Atocha à Madrid. Ce train, exploité par la compagnie privée Iryo et roulant à 210 km/h est alors entré en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe arrivant à 205 km/h en sens inverse sur la voie adjacente.  Selon le ministre des Transports Oscar Puente, le choc a été tel « que les deux premières voitures du train Renfe ont été projetées hors des rails« . Des voyageurs auraient témoigné avoir ressenti de fortes vibrations avant l’accident.

La dernière révision du train avait eu lieu le 15 janvier

La dernière révision du train à grande vitesse qui a déraillé dimanche soir avant de percuter un autre train circulant dans l’autre sens sur une voie parallèle avait eu lieu le 15 janvier dernier, a indiqué la compagnie ferroviaire Iryo, détenue à 51 % par la compagnie publique italienne Trenitalia, 25 % par la compagnie aérienne régionale espagnole Air Nostrum et à 24 % par le fonds espagnol d’investissement Globalvia.

Le train, fabriqué en 2022,  est parti « avec 289 passagers, 4 membres d’équipage et 1 conducteur à bord. À 19h45, pour des raisons encore inconnues, [il] a dévié sur la voie adjacente« , a souligné l’opérateur. Tout s’est joué en vingt secondes, le temps de croisement des deux trains.

« Un accident étrange »

Dans une interview le 19 janvier à la radio RNE , le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia a assuré de son côté que l’excès de vitesse n’était pas la cause de l’accident. « Nous savons déjà, grâce aux enregistrements de vitesse, que les trains circulaient à une vitesse inférieure à celle autorisée sur cette section« . Il a également estimé que « l’erreur humaine est pratiquement exclue« . Et d’expliquer : « Si le conducteur prend une mauvaise décision, le système lui-même la corrige. Ne spéculons pas, attendons les résultats de l’enquête« .

Evoquant un accident « étrange« , le ministre des Transports s’est quant à lui interrogé : « Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire? » Et d’ajouter : « Tous les experts ferroviaires sont très surpris par cet accident car il est très rare et très difficile à expliquer à ce stade« .

Pourtant la presse espagnole évoque déjà des témoignages sur des incidents techniques signalés sur cette portion de ligne. Un rail cassé aurait été détecté. Cause ou conséquence de l’accident? Une enquête est lancée.  L’Espagne a décrété trois jours de deuil national.

24 juillet 2013, le drame de Saint-Jacques-de-Compostelle

L’accident de trains à Adamuz est le plus gros drame ferroviaire que l’Espagne a connu depuis le 24 juillet 2013. Ce jour-là, un train déraille peu avant la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice, causant la mort de 79 personnes et en blessant 140 autres alors qu’il y avait environ 220 passagers à bord. L’enquête met rapidement en cause la vitesse excessive, liée à un défaut d’attention du conducteur qui se trouvait au téléphone avec le contrôleur, quelques secondes avant le drame.

3 juin 1998, le pire accident ferroviaire à grande vitesse à Eschede

Quant au pire accident ferroviaire à grande vitesse au monde, il a eu lieu le 3 juin 1998 à Eschede (Basse Saxe) en Allemagne : le bandage de la roue de la première voiture d’un ICE reliant Munich à Hambourg se casse, s’encastre en partie dans la caisse en la transperçant, puis heurte un contre-rail qui vient s’encastrer dans la voiture, finissant par taper un appareil de voie et par faire dérailler le train qui se disloque en heurtant une pile de pont. L’accident cause la mort de 101 personnes et 88 blessés sur les 287 à bord.

Lors d’autres trajets avant ce drame, des voyageurs avaient fait part de vibrations et de bruit important à bord de trains ICE mais ces signalements n’ont pas été entendus. Après la mise en cause par l’enquête de la bande de roulement des roues et son usure rapide, la Deutsche Bahn a décidé d’équiper l’ensemble de ses ICE 1 et II de roues monoblocs ne disposant plus d’une bande de roulement séparée.

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Céline Mazières, nouvelle directrice des Relations institutionnelles du groupe RATP

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Céline Mazières est devenue, le 12 janvier, directrice des Relations Institutionnelles du groupe RATP. Elle a intégré la Régie en 2018 et a notamment participé en 2021 à la création de la filiale RATP Solutions Ville. Elle en devenue, cette même année, directrice de la Stratégie, communication et RSE.

Auparavant, elle a été, entre autres fonctions, vice-présidente de l’Alliance Française de New York, chargée du développement et de la levée de fonds auprès de grandes entreprises, et directrice générale de l’Agence de Développement économique de la Région Occitanie.

 

Ewa

Eurostar a transporté 20 millions de voyageurs l’an dernier

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La compagnie a transporté 20 millions de voyageurs en 2025, ce qui représente 500 000 personnes de plus comparé à l’année précédente. La ligne Londres-Amsterdam engrange la plus forte croissance (+18,3 %) tandis que Paris-Londres affiche une hausse de 5 % et Paris-Bruxelles une augmentation de 3,7 %.

L’objectif de la filiale de SNCF Voyageurs (principal actionnaire à hauteur de 55,75 % des parts, à côté de CDPQ (19,31%), de la SNCB (18,50%) et des fonds gérés par Federated Hermes Infrastructure (6,44%) est de transporter 30 millions de voyageurs en 2030, notamment grâce à ses nouveaux trains plus capacitaires (30 rames assortis d’une option sur 20 trains supplémentaires) commandés auprès d’Alstom. Les 15 premières rames sont attendues courant 2031, 15 autres arriveront progressivement jusqu’en 2035. Se posera ensuite la question des lots optionnels pour arriver à 50, de manière à répondre aux objectifs de croissance du groupe.

Ewa

Pourquoi la SNCF change de méthode pour augmenter les salaires

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Le contexte dans lequel évolue le groupe SNCF l’oblige à revoir sa politique salariale : d’une part, il lui faut être attractive non seulement pour faire face à ses énormes besoins (dans les chantiers de rénovation des voies et dans les métiers du transport de voyageurs) mais aussi pour attirer des candidats alors que d’autres opérateurs ferroviaires lui font concurrence sur le marché du recrutement. D’autre part, le nombre de ses salariés statutaires, même s’ils sont toujours majoritaires (68 % des effectifs), ne cesse de reculer face à la montée du nombre de contractuels. En 2030, les agents SNCF seront pour moitié statutaire, pour moitié contractuels. Les règles RH, qui s’appliquent différemment selon le statut, notamment au niveau des salaires, doivent forcément se rapprocher pour ne pas créer de dissensions entre les uns et les autres. D’autant plus que le groupe devra appliquer la loi sur la transparence des rémunérations à partir du second semestre 2026.

La direction a ainsi proposé trois grands principes aux organisations syndicales dans le cadre des NAO qui se sont conclues le 13 janvier. Première proposition, une participation aux résultats de l’entreprise, sous la forme d’une prime de 650 euros, dont 400 euros déjà versés en décembre, auxquels s’ajoutera un intéressement de 1100 euros en moyenne versés en mai. Soit environ 1750 euros pour tous les salariés en reconnaissance de leur contribution aux résultats qui s’annoncent encore une fois très positifs sur le dernier exercice 2025. L’intéressement sera toutefois plus important côté SNCF Voyageurs qui dégage beaucoup de cash avec ses TGV que côté SNCF Réseau qui engrange moins de recettes.

Une hausse générale moyenne des salaires de 2,56 %

Une hausse générale des salaires est également prévue en deux temps : + 0,25 % le 1er juillet, puis de nouveau + 0,25 % le 1er octobre. Des mesures individuelles pourront s’ajouter.

Enfin, la direction propose un nouveau dispositif très « innovant », selon Philippe Bru, le directeur des Ressources humaines du groupe SNCF : la garantie de protection salariale annuelle (GPSA). En clair, il s’agit d’appliquer, à tous les agents, une augmentation salariale annuelle automatique, liée à l’ancienneté, sans attendre le passage d’un échelon à un autre. Les agents statutaires bénéficient en effet actuellement d’une hausse de salaire automatique lorsqu’ils passent à un échelon supérieur, ce qui arrive tous les deux ou trois ans. La SNCF voudrait mieux répartir cette augmentation, en la versant en partie chaque année en décembre (à hauteur de 0,6 %) et en attribuant le solde lors du passage à l’échelon supérieur (pour arriver en moyenne à 1,8 %).

« L’ensemble de ces mesures  représente une hausse générale des salaire de 2,56 % alors que l’inflation attendue cette année devrait atteindre 1,3 % », souligne Philippe Bru, en rappelant chercher ainsi un « subtil équilibre » entre une politique de continuité (les salaires ont été augmentés en moyenne plus que l’inflation ces dernières années) et le contexte économique actuel « compliqué » qui oblige notamment la SNCF à financer largement le renouvellement du réseau ferré.

Deux syndicats au minimum pour signer

Les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise ont désormais jusqu’au 27 janvier pour se prononcer, alors que deux d’entre elles (Sud Rail et la CGT Cheminots) avaient appelé à la grève aujourd’hui pour faire pression sur la direction, mais sans grand impact.

Selon un principe appliqué depuis deux ans lors des NAO, il faudra au minimum la signature de deux syndicats pour que l’accord s’applique. Faute de quoi, prévient Philippe Bru, les propositions deviendront caduques et il n’y aura pas d’augmentation de salaire. Dans ce cas, seul s’appliquerait le principe selon lequel aucun salarié de la SNCF ne doit toucher moins que le Smic + 10 %. Quelque 200 personnes seulement seraient à ce niveau salarial.

Le cas à part des sociétés dédiées

Les règles sont un peu différentes du côté des sociétés dédiées créées pour exploiter des TER gagnés après appels d’offres. Les agents statutaires, qui y ont été intégrés, bénéficieront des mêmes mesures décidées par le groupe. En revanche, les salariés contractuels pourront être traités différemment, chaque société étant libre de sa politique RH à leur égard même si le groupe SNCF fait part de ses orientations. Elles ont par exemple toutes décidé de verser une prime de 400 euros à leurs salariés, indique Philippe Bru.

Pour l’heure, les trois sociétés dédiées mises en place en région emploient seulement quelque 2000 personnes.

 

450 000 candidatures spontanées

Pour la quatrième année consécutive, le groupe SNCF va compter plus de recrutements que de départs. Avec 6000 personnes qui seront embauchées cette année, le solde sera positif avec plus de 700 personnes supplémentaires dans les effectifs. « Les effectifs ont augmenté de 2000 personnes sur les quatre dernières années« , précise Philippe Bru.

La SNCF reçoit désormais 450 000 candidatures spontanées par an alors qu’elle en recevait 200 000 avant les JO.

 

 

 

Ewa

La secrétaire générale de la RATP attendue à la SNCF fin janvier…

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Jean Castex a demandé à Emmanuelle Cortot-Boucher de le rejoindre à la SNCF. L’actuelle secrétaire générale du groupe RATP va en effet devenir fin janvier secrétaire générale du groupe ferroviaire.

Polytechnicienne, énarque, elle a travaillé au cabinet du ministère du Travail (avec Xavier Bertrand) de 2007 à 2009, avant de devenir conseillère d’Etat, puis directrice générale de l’agence de la biomédecine. Elle a ensuite été nommée, en octobre 2022, au secrétariat général du groupe RATP où elle a travaillé en lien étroit avec Jean Castex, devenu depuis novembre 2025 PDG du groupe SNCF.

 

Ewa

… tandis que Pauline Calmès est nommée directrice de la communication du groupe SNCF

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Pauline Calmès va remplacer Stéphanie Rismont à la direction de la communication du groupe SNCF, selon une information dévoilée par l’Informé. Le nom de la directrice générale adjointe chargée des relations extérieures et de la communication de France Travail a été proposé par le cabinet Egon Zehnder à Jean Castex qui l’a retenu. Pauline Calmès est une ancienne d’En Marche qui a été cheffe du service de presse de l’Elysée.