
« Fake news : le gouvernement n’a aucune intention de doubler le tarif des transports en commun », a affirmé sur X Philippe Tabarot, le ministre des Transports pour démentir une information de RMC. Selon ce média, une étude d’impact demandée par le ministère des Transports préconiserait de faire passer à 34 %, en moyenne, la contribution des usagers au coût des transports. Contre 17 % aujourd’hui. C’est le résultat d’une lente décrue. La part des usagers au financement des transports publics s’élevait à 70 % en 1975, 50 % en 1995, 21% en 2000 alors que le coût des investissements et du fonctionnement des transports publics lui progressait. Ailleurs, en Europe, la contribution des usagers est restée plus élevée. Elle est de 30% en Italie, 50% en Allemagne ou 60% en Suisse.
Cette hausse du prix des transports publics relève en réalité d’un souhait des pouvoirs publics. Mais ils n’ont pas compétence sur le sujet. La loi-cadre sur les transports, dont la présentation en Conseil des ministre est prévue le le 11 février, préconise seulement d’indexer automatiquement les tarifs des transports publics à l’inflation… mais sans l’imposer puisque la détermination des tarifs appartient aux collectivités, régions et métropoles, autorités organisatrices des transports sur leurs territoires. Si les collectivités ne veulent pas suivre l’inflation, elles pourront tout simplement déroger à la loi en délibérant dans ce sens. Aujourd’hui, c’est l’inverse : elles doivent délibérer pour augmenter leurs tarifs.








