
L’Union des transports publics et ferroviaires publie régulièrement, depuis 20 ans, une étude sur la concurrence sur le marché des transports. La nouvelle édition, qui porte sur la période 2024-2025 et couvre 222 réseaux de transport public urbain (hors Île-de-France), contre 209 lors de l’étude précédente, montre une grande stabilité des modes de gestion : ainsi, 176 réseaux sont exploités en gestion déléguée (DSP ou marchés publics), soit 79,3 % du périmètre total, tandis que 46 réseaux relèvent d’une gestion directe (régies ou Sociétés Publiques Locales/SPL), soit 20,7 % de l’ensemble. « Cette répartition reste très stable par rapport à la période précédente, seules deux AOM ayant décidé de changer de mode de gestion sur la période 2024-2025″, note l’UTPF.
Les mises en concurrence, après appels d’offres, font toujours intervenir les mêmes grands groupes (Transdev, Keolis, RATP Dev et Moventis) auxquels s’ajoutent des acteurs indépendants, souvent des PME. Sur la période 2024-2025, l’étude a recensé 45 procédures d’appels d’offres dont cinq pour la création de nouveaux réseaux de transport urbain et 40 pour des réseaux déjà constitués parmi lesquels 14 ont donné lieu à changement d’opérateur. Soit un taux de changement de 35 % en hausse puisqu’il atteignait 23 % lors de la précédente étude.
L’UTPF rappelle aussi qu’en Île-de-France, 36 lots de bus ont été attribués en DSP et mis en service en grande couronne parisienne. 12 lots ont par ailleurs été attribués pour Paris et la petite couronne. Ils sont mis progressivement en service progressivement jusqu’à la fin de l’année.
Les résultats des appels d’offres montrent que le marché francilien se structure autour de quelques grands acteurs du secteur que sont Keolis, Transdev et RATP Cap Île-de-France, auxquels il faut ajouter LACROIX-SAVAC et un tout nouvel opérateur sur le marché français : ATM France, filiale de la société publique italienne appartenant à la commune de Milan.
.








