
La Coupe du Monde de football affiche déjà un record : celui de la plus polluante à ce jour. En cause, le transport des spectateurs qui doivent se déplacer dans trois pays différents (Etats-Unis, Canada, Mexique), avec parfois plusieurs milliers de km séparant les villes hôtes.
Le transport des spectateurs d’un pays à l’autre concentre ainsi 80 % des émissions de gaz à effet de serre dans les grandes compétitions internationales, indique l’association The Shift Project, qui se réfère à son rapport « Décarbonons le sport » publié en 2025.
« Cette part prépondérante s’explique par trois facteurs : le recours massif à l’avion, mode de transport dépendant du pétrole, les longues distances parcourues et les millions de personnes qui se déplacent », souligne l’association.
Cette édition 2026 sera d’autant plus polluante qu’elle fera jouer 48 équipes (au lieu de 32 la dernière fois), augmentant mécaniquement le nombre de matchs et de déplacements. Une étude britannique a ainsi estimé l’empreinte carbone de l’événement à près de 9 millions de tonnes de CO₂, soit quatre fois les émissions de gaz à effet de serre des Jeux olympiques de Paris 2024 et près de deux fois celles de la Coupe du monde 2022 », rappelle encore The Shift Project, qui s’interroge sur le modèle économique du football, « structurellement dépendant du pétrole» et de l’aérien.
L’association appelle à revoir ces événements mondiaux en s’appuyant sur des leviers efficaces : transports publics, électrification des véhicules, limitation du recours à l’avion lorsque des alternatives existent, rénovation énergétique des équipements sportifs ou encore allongement de la durée de vie du matériel, recours accru au réemploi et à la réparation. Elle prône aussi des événements repensés au niveau local, voire au national.









