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Ewa

Grève demain : peu de perturbations prévues côté SNCF et RATP

Un bus Heuliez GX 337 ELEC à Paris.

Les réseaux de transport de la SNCF et de la RATP ne devraient être que peu perturbés demain lors de la grève de la fonction publique, affirment les deux groupes publics.

Le trafic sera « normal » sur les réseaux du métro et du RER côté RATP. La circulation des trains et des RER exploités par Transilien SNCF Voyageurs sera également « normale » sur les RER A et B ainsi que sur les lignes H, J, K, L, N, P et U. Quelques perturbations sont toutefois à prévoir sur plusieurs lignes : sur les RER C et E, trois trains sur quatre devraient circuler, sur la ligne V, deux trains sur trois, sur le RER D, entre un train sur deux et un train sur trois selon les branches, sur la ligne R, un train sur trois, uniquement aux heures de pointe avec des horaires variables selon les branches.

Il n’y aura également quasiment pas de perturbations sur les liaisons TGV et les Intercités, tandis que la situation sera « quasi-normale » sur les TER, annonce SNCF Voyageurs.

Ewa

Sécurité : un audit sur l’état des infrastructures

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Après le déraillement d’un TER le 11 septembre à Cléon, en Normandie, de nombreuses questions se posent tant du côté des enquêteurs que des cheminots : pourquoi un rail se trouvait-il sur la voie ce jour-là ? Les organisations syndicales sont donc montées au créneau pour demander des explications et faire taire les doutes sur l’état du réseau. D’où une table ronde sur la sécurité, montée en urgence le 24 septembre, avec les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise et, nous ont-elles précisé, le directeur de la sécurité de SNCF Réseau, Damien Pallant, ainsi que les représentants sécurité des SA.

De source syndicale, plusieurs engagements ont été pris, parmi lesquels un plan d’action pour mieux organiser le ramassage des rails qui peuvent se trouver à proximité des voies. « Nous demandions la suppression des risques et de remettre des moyens dans la sécurité », explique Yoann Saugues, responsable Réseau pour l’Unsa-Ferroviaire.

Un recensement de l’ensemble des coupons de rail positionnés sur le territoire va ainsi être réalisé, précise le syndicaliste. « Un bilan est attendu le 25 novembre. SNCF Réseau devra également avoir tout évacué dans les six mois« , ajoute-t-il. Les règles d’enlèvement des coupons de rail va être renforcée d’ici la fin de l’année.

« L’entreprise va mettre les moyens humains et matériels. Nous avons aussi obtenu une coordination et plus de dialogues entre les SA Réseau et Voyageurs au niveau national pour renforcer la communication et les échanges sur les sujets liés à la sécurité. Car les conducteurs sont des acteurs incontournables de la sécurité. Ils peuvent constater des avaries et doivent faire remonter les informations. Il faut que l’information remonte bien jusqu’à SNCF Réseau », explique le représentant de l’Unsa-Ferroviaire.

« Il faut revenir en arrière sur l’organisation des emplois. Avec le programme mis en place par Matthieu Chabanel, des brigades voies, qui comprenaient huit agents, ont vu le nombre des agents diviser par deux« , nuance Julien Troccaz, secrétaire fédéral de Sud-Rail, qui se dit toutefois satisfait des engagements pris lors de cette réunion.

Par ailleurs, un audit sur l’état du réseau a été réalisé. Il doit être réactualisé et enrichi. Il doit être présenté le 14 octobre, précise Julien Troccaz. Et une nouvelle table ronde devrait être organisée le 21 octobre en présence du PDG de SNCF Réseau, toujours selon lui.

Une autre étude doit être menée sur l’impact du changement climatique. «Il y aura un audit comparatif avec les pays confrontés à des conditions climatiques extrêmes pour adapter nos organisations », souligne encore Yoann Saugues.

Pour les organisations syndicales, ces questions renvoient au sujet plus global du financement public pour régénérer et moderniser les infrastructures ferroviaires vieillissantes. Contacté par VRT, SNCF Réseau n’avait pas encore fait de commentaires au moment où nous publions cet article.

 

Pourquoi le ramassage des rails usés a évolué au cours du temps

Pour comprendre pourquoi certains matériaux se retrouvent au bord des voies, il faut remonter l’histoire, explique Yoann Saugues, responsable Réseau pour l’Unsa-Ferroviaire. « Il faut remonter à la création de SNCF Réseau et au contrat de performance qui demande au gestionnaire des infrastructures de réaliser des gains de productivité », raconte le syndicaliste. « Avant, lorsqu’un chantier de maintenance était réalisé, des trains apportaient le matériel qui était déchargé et il repartait avec les déchets pour être retraités », poursuit-il.

Selon lui, pour réduire les coûts, les opérations ont été, par la suite, massifiées. « Les matériaux usés sont retirés immédiatement s’ils sont légers mais pour les plus lourds, les opérations de ramassage se font plus tard. Un train passe pour récupérer en une seule fois l’ensemble des matériaux sur toute la ligne. Cela permet de ne faire circuler qu’un seul train et de mieux remplir les wagons ».

Des coupons de rails sont donc entreposés non loin des voies, mais sans qu’ils représentent un danger pour les circulations. Il est d’ailleurs impossible pour une personne seule de les porter, précise le représentant de l’Unsa-Ferroviaire.

Selon lui, cela ne concerne que les chantiers de maintenance. SNCF Réseau demande à ses sous-traitants d’évacuer tous les matériaux immédiatement après la fin d’un chantier de travaux.

 

Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots

« C’est un enjeu de transparence et de juste connaissance »

Vous inquiétez-vous de l’état du réseau ferroviaire?

Nous sommes prudents sur ce sujet. Il faut raison garder, le réseau ferroviaire est sûr en France. Mais il pouvait y avoir des questionnements dans le corps social. Il faut rétablir la confiance de tous les cheminots. C’est pourquoi nous avons demandé un audit sur l’état du réseau.

Nous avons aussi obtenu un plan d’action sur le recensement et le ramassage des coupons de rail. C’est un enjeu de transparence et de juste connaissance.

Notre demande d’un retour d’expérience sur les impacts climatiques a également été entendue. Ce qui est nouveau, c’est l’accélération du phénomène. Il faut l’anticiper non seulement pour les voies mais aussi pour les ouvrages d’art. Nous voulons avoir des perspectives.

 

Pour l’anticiper, il faut des moyens…

Le sujet, c’est effectivement la régénération du réseau et la nécessité de le financer. Cela renvoie aux questions sur le projet de loi-cadre sur le financement des transports. On voit bien que cela ne figure pas dans les priorités du calendrier parlementaire. Les vraies réponses ne pourront être apportées que par la loi de programmation qui doit suivre. Actuellement, dans les débats budgétaires on voit avant tout des tentatives de rabot…

 

Ewa

Déraillement d’un TER à Cléon : le BEATT précise ses pistes d’investigation

Déraillement d'un TER reliant Rouen à Caen le 11 septembre 2026.

Le BEATT vient de publier son premier rapport sur le déraillement d’un TER qui s’est produit le 11 septembre à Cléon (76). Le document est purement descriptif. Il rappelle les circonstances de l’accident qui a blessé 44 personnes.

« Vers 19h25, à l’approche du passage à niveau n°33, le conducteur du train n°852 086 observe la présence d’un rail situé sur l’une des files de rail de sa voie », relate le BEATT.  « Alors que son train circule à la vitesse limite de la ligne (140 km/h, ndlr), le conducteur déclenche le freinage d’urgence. Le train heurte le rail à une vitesse encore proche de la vitesse de ligne, il déraille en partie et une rupture d’attelage se produit au niveau de la première rame, entre la motrice de tête et la caisse intermédiaire », écrit-il.

Les enquêteurs précisent que leurs investigations vont se porter sur le déroulement du déraillement, sur la présence sur la plateforme ferroviaire et la gestion des matériaux issus de travaux, sur les alertes et les mesures d’urgence mises en œuvre et sur le traitement de l’événement par SNCF Réseau et SNCF Voyageurs.

 

Ewa

Trop chère, innovations à revoir… les propos très cash de responsables de la FIF sur l’industrie ferroviaire

Patrick Jeantet Marie-Helene Poingt Alain Picard

Alain Picard a pris en juillet la succession de Patrick Jeantet à la tête de la fédération des industries ferroviaires (FIF). Ils étaient les invités du Club VRT le 10 septembre pour évoquer, l’un son bilan, l’autre sa feuille de route.

S’ils estiment tous les deux que la France bénéficie de « l’un des meilleurs systèmes ferroviaires au monde » , ils ajoutent aussitôt  que l’industrie ferroviaire française affiche des coûts de production trop élevés. « Tout est trop cher. Il faut s’en inquiéter », soulignent les deux experts. En cause notamment, la complexification des trains commandés. « C’était dans mon rapport d’étonnement quand je suis arrivé dans le ferroviaire en me rendant compte que la SNCF et la RATP sont en fait les concepteurs des trains », précise Patrick Jeantet, qui préside depuis le 1er mai le conseil d’administration de Spie. Dans l’aérien, poursuit celui qui a aussi été PDG de SNCF Réseau, après avoir été directeur général d’ADP, « c’est Airbus qui conçoit les avions pour ses clients. Pas Air France ».

Cette complexité explique en partie les retards récurrents dans les livraisons de trains. Une mission sur cette question a été confiée il y a un peu plus d’un an par les ministres des Transports et de l’Industrie à Yves Ramette, Christian Dugué et François Feugier. Les trois experts ont analysé 27 projets, selon Alain Picard. « Les plus en retards sont les projets français », précise le président de CAF France.

Les retards se sont amplifiés au fil du temps en France : les Régiolis et les Regio 2N ont été réalisés en quatre ans et demi, « et encore ils avaient un an de retard! », souligne Patrick Jeantet. « Aujourd’hui, il faut entre sept et dix ans pour qu’un projet aboutisse », ajoute-t-il. Les sur-spécifications des donneurs d’ordre sont sources de retards. Un exemple de complexification, raconte Patrick Jeantet : le nombre de câblage; « Il y en a trois ou quatre fois de plus chez nous que chez nos voisins. Or, les câblages sont un nid à e….! »

Patrick Jeantet explique aussi ces retards par la tendance à vouloir systématiquement repartir d’une feuille blanche, plutôt que de chercher à améliorer l’existant. Et les couches réglementaires, françaises et européennes, qui se sont superposées les unes sur les autres, n’ont rien arrangé. Bien au contraire.

Enfin, les deux dirigeants se plaignent de l’absence de visibilité subie par le secteur et qui rend difficile toute politique d’investissement. « Nous n’avons pas un État visionnaire », regrettePatrick Jeantet. « Nous souffrons de politiques court-termistes alors que le ferroviaire demande un temps long ».

Alain Picard estime aussi  que « le système ferroviaire de l’innovation ne fonctionne pas ». Et d’expliquer :  » On finance des micro-projets qui ne servent à rien.Mettre une camionnette embarquée sur un wagon de marchandises pour assurer du transport de voyageurs, je n’y crois pas, et on n’en vendra pas! », tranche-t-il. Il rappelle que l’Allemagne s’est résolument engagée dans le développement de trains à batteries. « Nous avons pris un énorme retard sur le sujet », déplore-t-il.

Le nouveau président de la FIF se donne notamment comme objectif de convaincre les politiques de faire le choix de conforter l’industrie ferroviaire existante plutôt que de tabler sur une hypothétique réindustrialisation.

Retrouvez l’intégralité de cette rencontre dans le prochain numéro de Ville, Rail & Transports (n° 712, octobre)

Ewa

Louise Auffray devient directrice de la Stratégie de SNCF Gares & Connexions

Louise Auffray

Louise Auffray est devenue le 21 septembre directrice de la Stratégie de SNCF Gares & Connexions. Elle intègre à ce titre le comité de direction de la filiale de SNCF Réseau.

Diplômée de Sciences Po Paris, d’HEC et ancienne élève de l’Ena, 29 ans, elle a débuté sa carrière au ministère de l’Économie et des finances, au sein de l’Inspection générale des finances.

Elle doit désormais piloter le plan stratégique du gestionnaire des gares et « coordonnera la politique d’innovation et d’excellence opérationnelle ».

Ewa

Normandie : des cheminots exercent leur droit de retrait pour cause de « détérioration » du réseau

Rame Regio 2N Omneo en livree region Normandie. © Region Normandie

La circulation des trains était fortement perturbée aujourd’hui en Normandie après que des cheminots ont exercé leur droit de retrait, se disant inquiets de l’état du réseau ferré. Deux jours auparavant, un agent de conduite avait découvert le présence d’une éclisse cassée sur la voie entre Coutances et Folligny dans la Manche, sur la ligne Caen-Rennes, selon la CGT locale. « Les collègues vont au boulot la boule au ventre », a déclaré sur Ici Normandie David Cardin, le secrétaire général de la CGT Cheminots de Caen.

Le syndicat demande un état des lieux du réseau, assurant avoir fait remonter à la direction de nombreuses anomalies, indique Ouest France du 22 septembre, évoquant « une détérioration constatée sur l’ensemble du réseau ».

Contacté par VRT, SNCF Réseau indique que le conducteur ayant observé l’éclisse détérioré, « comme cela arrive des dizaines de fois », a activé la procédure habituelle pour procéder aux opérations de maintenance. « C’est un non sujet total », a affirmé un porte-parole. La perspective des élections professionnelles en novembre inciterait à des surenchères syndicales.

Ce mouvement intervient une dizaine de jours après le déraillement en Seine-Maritime d’un TER qui reliait Rouen à Caen et qui a heurté un coupon de rail se trouvant sur la voie. L’accident a blessé 44 personnes. La cause n’est toujours pas connue à ce jour, l’enquête judiciaire suit son cours, indique le gestionnaire des infrastructures ferroviaires.

 

Ewa

InnoTrans : le plus grand salon ferroviaire ouvre ses portes à Berlin

Innotrans, édition 2026

Avec près de 3 000 exposants, représentant une soixantaine de pays, le salon InnoTrans, qui se tient tous les deux ans à Berlin, ouvre aujourd’hui ses portes jusqu’au 25 septembre. L’édition 2026 marque les 30 ans de la première foire internationale organisée en 1996 et qui est, depuis, devenue incontournable pour les acteurs du ferroviaire du monde entier.  Ils étaient près de 170 000 visiteurs venus de 133 pays lors de la dernière édition.  En 2024, plus d’une centaine de véhicules avait été présentée, sur plus de 8 km de piste, il y en a au moins autant cette année. Les 200 000 m2, répartis sur 42 salles et des espaces extérieurs, sont complets.

Croissance mondiale

Cette nouvelle édition est placée sous le signe de la croissance mondiale de l’industrie ferroviaire. Les organisateurs du salon ont choisi de mettre l’accent sur les technologies appelées à façonner de plus en plus le monde ferroviaire, transports autonomes, cybersécurité, robotique, sans oublier la part de plus en plus importante prise par l’IA.

Le train de nuit va aussi être mis à l’honneur. Avec le retour en grâce d’un mode qu’on croyait déclassé par la grande vitesse, le besoin d’innovation se fait particulièrement ressentir alors que le matériel roulant n’a connu que peu d’évolutions ces dernières années. Plusieurs exposants présenteront leurs offres pour moderniser ce type de voyage, notamment plusieurs nouvelles maquettes et des solutions pour améliorer le confort des trains de nuit.

Priorité à la cybersécurité

La cybersécurité sera plus particulièrement abordée sous l’angle du piratage. Pour la première fois à InnoTrans, un « Hackathon » sera organisé pour pointer des défaillances souvent négligées. 60 à 80 hackers internationaux sont attendus pour proposer des solutions permettant, grâce à l’IA, de se protéger des cyberattaques. L’objectif est également de développer des innovations basées sur les données pour améliorer la qualité des transports.

Un campus pour recruter

Autre nouveauté, le « Campus InnoTrans » destiné aux jeunes générations pour tisser des liens et créer des réseaux professionnels. Il sera possible d’échanger et de prendre des contacts pour bâtir la mobilité de demain. Les entreprises pourront mettre en valeur leur savoir-faire, avec des circuits organisés par groupes de 20 pour aller vers les stands regroupés par thèmes de carrière. Des offres d’emploi seront également diffusées.

Ewa

Christine Stockhammer-Kostelka prendra la tête de la CER en 2027

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Christine Stockhammer-Kostelka a été élue le 21 septembre au poste de directrice exécutive de la Communauté européenne des chemins de fer (CER) Elle succédera en janvier prochain à Alberto Mazzola.

Titulaire d’un diplôme en sciences politique de l’Université de Vienne et diplômée du Collège d’Europe à Bruges, elle est, depuis 2018, responsable des affaires européennes et internationales au sein des chemins de fer autrichiens (ÖBB), après avoir dirigé la communication externe.  Auparavant, elle a exercé des fonctions dans les domaines de la politique et de la communication à Vienne et à Bruxelles, notamment au Parlement européen.

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Yves Metz élu président de Syntec-Ingénierie

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Yves Metz, président d’Ingérop et vice-président de Syntec-Ingénierie, a été élu le 17 septembre à la tête de la fédération professionnelle de l’ingénierie.

Cet ingénieur de l’École Polytechnique, du corps des Ponts et Chaussées et titulaire du MBA du Collège des Ingénieurs remplace Michel Kahan qui était depuis 2023 à la tête de Syntec-Ingénierie. La fédération avait lancé début 2024 sa feuille de route autour de quatre priorités, allant de la transition écologique et énergétique à la transformation numérique, en passant par la nouvelle donne industrielle et les talents de demain. Le mandat d’Yves Metz s’inscrit dans la continuité de ces engagements, indique l’organisation professionnelle.

Ewa

17 millions de Français en situation de précarité de mobilité

Covoiturage

Les renoncements aux déplacements ne représentent pas un phénomène marginal en France. Selon la quatrième édition du baromètre des Mobilités du Quotidien (BMQ), réalisé par Ipsos bva auprès de 13 400 personnes pour le compte de Wimoov, 17 millions de Français sont aujourd’hui en situation de précarité mobilité. Soit 31 % de la population majeure, contre 15 millions en 2024.

« Cette nouvelle édition montre que la mobilité n’est plus seulement une conséquence de la précarité : elle en devient aussi une cause directe », souligne l’association militant pour une mobilité plus inclusive et durable. Ainsi, 47 % des Français estiment ne pas avoir réellement le choix de leurs modes de déplacement, tandis que 40 % ont renoncé à au moins un déplacement du quotidien, montre l’enquête. 15 % des personnes sondées affirment par ailleurs avoir réduit leurs dépenses de nourriture pour financer leurs mobilités.

L’étude estime que les mobilités du quotidien représentent près de 25 % du budget total des ménages vivant sous le seuil de pauvreté, « soit considérablement plus que pour les ménages aisés (10 %) ».