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Ewa

CFTR acquiert SNTA et s’étend dans le Sud et l’Occitanie

Stéphane Guenet

La Compagnie française de transports régionaux (CFTR) poursuit sa politique d’acquisitions. Elle a annoncé le 7 septembre avoir racheté la Société nouvelle des transports Auran (SNTA), un opérateur de transport régional de voyageurs implanté en Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse. CFTR met ainsi la main sur une société qui affiche 46,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (chiffre 2025)  grâce à plus de 480 collaborateurs et à une flotte de près de 450 véhicules.

CFTR était déjà présente en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie. La société, dirigée par Stéphane Guenet, étend désormais son champ d’action en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 346 millions d’euros en 2025.

Ewa

Contrat de performance État-SNCF Réseau : une trajectoire peu crédible selon l’ART

Thierry Guimbaud, nouveau patron de l'ART.

Insuffisance en matière de définition de la stratégie, de la sécurisation des financements et d’incitation à la performance… L’Autorité de régulation des transports (ART) ne mâche pas ses mots pour commenter le contrat de performance État-SNCF Réseau 2024-2033 qui lui a été soumis en juin.

Si l’autorité de régulation se félicite « d’avancées notables par rapport au contrat 2021-2030″, car il affiche un « objectif d’accroissement significatif des investissements en faveur de la régénération et de la modernisation du réseau existant, à hauteur d’environ 1,5 Md€ par an à compter de 2028 » pour atteindre 4,5 milliards annuels, elle en pointe très vite les limites dans son avis en date du 23 juillet.

L’ART estime en effet, dans un communiqué de presse du 4 septembre, que la programmation des investissements se limite à trois ans, « sans montants associés à chaque opération structurante« . De plus, poursuit l’autorité, trop d’incertitude entoure les financements. « L’effort supplémentaire prévu à compter de 2028 repose pour un tiers sur le fonds de concours du groupe SNCF (soit 500 millions d’euros par an à partir de 2028) et, pour les deux tiers restants, (environ 1 milliard par an) sur des financements externes dont la nature, le montant et le calendrier ne sont pas arrêtés‘, écrit-elle.

Des pistes avaient été proposés comme les certificats d’économies d’énergie, des financements privés ou encore recettes susceptibles d’être dégagées à l’occasion de futures concessions autoroutières, mais l’État n’a toujours rien tranché.

L’ART s’interroge aussi sur les hypothèses très ambitieuses d’augmentation du trafic et des recettes du gestionnaire des infrastructures : le trafic total progresserait d’environ un quart en trains-kilomètres entre 2024 et 2033, tandis que les services librement organisés connaîtraient, après 2029, une croissance proche de 6 % par an. Les péages continueraient pour leur part de progresser, alors même que les redevances d’accès au réseau français pour les services librement organisés figurent déjà parmi les plus élevées d’Europe, relève l’institution. Or, les hausses de péages doivent être soutenables pour les nouvelles entreprises ferroviaires qui viendront sur le marché, rappelle l’ART en précisant qu’elle y veillera via ses avis conformes qui s’imposent au gestionnaire des voies.

Enfin, le régulateur regrette un manque de mesures incitatives de nature à améliorer les performances de SNCF Réseau .D’où ses recommandations de donner de la visibilité sur les investissements à dix ans, de mieux documenter et sécuriser les trajectoires financières et de renforcer la mesure de la performance.

Pour lire l’avis de l’ART : ici

 

Ewa

Grand Cognac unifie son réseau de transport sous la marque Transcom

Grand Cognac

L’agglomération de Grand Cognac (Charente) a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son offre de mobilité en réunissant, fin juin, l’ensemble de ses transports en commun sous une identité unique : Transcom. Après l’harmonisation tarifaire engagée en 2025, cette évolution vise à simplifier les déplacements des usagers tout en encourageant le recours aux mobilités durables.

Le nouveau réseau regroupe plus de 50 lignes et s’adresse à tous les publics : scolaires, actifs, personnes à mobilité réduite et seniors de plus de 70 ans, notamment grâce à un service de transport à la demande. L’offre est organisée en trois niveaux de service, avec des fréquences adaptées aux besoins des différents usagers.

Les titres de transport sont désormais valables sur l’ensemble du réseau et peuvent être achetés ou rechargés en ligne ou à l’agence Transcom. Les cartes actuelles restent utilisables mais seront progressivement remplacées par le titre Modalis, compatible avec les bus, les trains, les cars régionaux et les vélos en libre-service de Nouvelle-Aquitaine.

Les lignes seront renumérotées et un nouveau guide des horaires sera diffusé en septembre.

Ewa

Panne électrique et orages en région parisienne ont affecté le système ferroviaire

gare Montparnasse le 20 octobre 2019, des voyageurs attendent des informations du fait d'une grève surprise d'un technicentre à Chatillon

Une panne électrique a touché  le 27 août la gare Montparnasse, créant une grosse pagaille pour les voyageurs.  La coupure de courant s’est produit à 10h30 dans un local de supervision des départs et arrivées, provoquant une série d’annulations de trains, particulièrement ceux prévus vers la Bretagne, Nantes ou Bordeaux. Le trafic a repris progressivement dans l’après-midi.

Par ailleurs, les gros orages qui se sont produits en fin d’après-midi dans la région parisienne ont affecté RER, Transilien et Intercités, avec des ralentissement et des interruptions de trafic.

Ewa

La Renfe se réoriente vers le Portugal

S106 Renfe Talgo

Faute de pouvoir aujourd’hui percer en France, l’opérateur espagnol Renfe et le constructeur Talgo se rabattent sur le Portugal, pays qui s’équipe pour la grande vitesse ferroviaire.

Renfe vient d’engager les démarches pour homologuer ses trains sur le réseau portugais. Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné, mi août que  « les trains des séries 106 et 107 de Talgo sont des modèles compatibles avec le contexte portugais qui est doté du même écartement ibérique que l’Espagne ». Et de préciser qu’il s’agit là d’un virage dans le plan d’internationalisation de Renfe dont l’objectif était de poursuivre son expansion de France, où elle est seulement présente dans sa partie sud.

Le Portugal est à la veille d’avoir un réseau à grande vitesse, notamment entre Porto et Lisbonne : « C’est un territoire où nous travaillerons plus facilement . Nos deux pays ont le même objectif d’être reliés par ce lien ferroviaire alors que, en ce qui concerne la France, les pressions de l’Europe pour qu’elle développe ses connexions avec l’Espagne ont eu peu de résultats », » ajoute Oscar Puente. .

Cette nouvelle orientation ne peut que réjouir le constructeur Talgo, d’autant que sa direction désormais installée au Pays basque a conclu un accord afin d’étaler son amende de 116 millions d’euros pour les retards dans la livraison de ses trains de grande capacité 106. Pour le ministre des Transports espagnol, « ce n’est pas possible que la production, la livraison et la certification d’un train tournent autour de six ans. Viendra un moment où, si l’industrie n’est pas capable de fabriquer avec des prix et des délais raisonnables, arriveront les Chinois. C’est l’affaire de l’Europe de prendre des mesures pour éviter ce qui s’est passé avec l’industrie automobile ».

Ewa

Gianpiero Strisciuglio devient vice-président de l’UIC

Gianpiero Strisciuglio

Gianpiero Strisciuglio a été nommé début août vice-président de l’UIC, l’organisation internationale regroupant les compagnies ferroviaires et les principaux acteurs du secteur ferroviaire. Il succède à Stefano Donnarumma, ancien PDG du groupe FS, qu’il a également remplacé à ce poste. Gianpiero Strisciuglio a également été confirmé dans ses fonctions de président de la région Europe de l’UIC pour un mandat de deux ans.

Ce diplômé en ingénierie des transports de l’École polytechnique de Bari, et titulaire d’un master de l’Université de Naples Parthenope, était auparavant directeur général de Trenitalia, chargé notamment de l’innovation et du renouvellement de la flotte. Il a également été, entre autres fonctions, DG de RFI, après avoir été DG de Mercitalia Logistics (aujourd’hui FS Logistix) et avoir travaillé pour Trenitalia en tant que directeur de la division Grandes Lignes.

Ewa

Des cars à haut niveau de service font leur apparition à La Réunion

Saint-Denis de La Réunion

La première phase de déploiement de cars à haut niveau de service a été lancée le 18 août entre Saint-Paul, Saint-Denis et Saint-André, à La Réunion. Les cars standard (59 places) ou à étage (83 places) passent toutes les 15 minutes aux heures de pointe et bénéficient de 50 km de voies dédiées sur des portions du parcours.

Cette mise en place s’accompagne d’un ajustement des horaires pour l’ensemble des lignes afin notamment d’améliorer la régularité et de faciliter les correspondances. L’information voyageurs a également été renforcée.

Le service des cars à haut niveau de service devrait être renforcée à l’avenir, promettent dans un communiqué la région La Réunion et son délégataire, Transdev. Par ailleurs, en décembre, des services express avaient déjà été créées sur les lignes O1, E1 et T du réseau Car Jaune.

Ewa

La DB renoue avec les bénéfices pour la première fois depuis 2019

Le sabotage a été effectué sur le viaduc de la Theiss, sur la ligne à grande vitesse Cologne - Francfort.

Malgré son manque de ponctualité chronique et les lenteurs de son programme d’assainissement, la Deutsche Bahn (DB) a réussi à enregistrer, pour la première fois depuis 2019, un bénéfice au premier semestre : 147 millions d’euros après une perte de 760 millions en 2025.

« C’est une étape importante », s’est félicitée la nouvelle patronne de la DB, Evelyn Palla, à la tête du groupe depuis octobre 2025. « Même si les rénovations n’avancent pas aussi vite que prévu, nous tenons désormais nos promesses, étape par étape », a-t-elle ajouté.

Bien que les retards continuent de battre des records (41% des trains longue distance au premier semestre), le trafic augmente de 1,8% avec environ 960 millions de voyageurs au cours du premier semestre, grâce notamment à de nouvelles offres spéciales destinées aux familles (+200.000), aux jeunes et aux voyageurs de dernière minutes (+ 600.000 billets « last-minute ») qui ont stimulé la demande. Enfin, la nouvelle carte jeune gratuite et offrant une réduction de 25 % a été commandée plus de 50.000 fois.
La hausse du prix du carburant a été un facteur conjoncturel important qui a conduit une partie des automobilistes à choisir le train. Evelyn Palla attribue aussi ce résultat aux premiers effets de la restructuration du groupe engagée sous son mandat : réductions des coûts, suppressions d’emplois au sein de la direction et chez les prestataires.
 Ce premier succès s’explique néanmoins par une astuce comptable qui a permis de sortir la DB du rouge artificiellement (grâce dépréciation exceptionnelle en 2025 de 1,4 milliard d’euros dans le transport longue distance). Le syndicat des conducteurs de train (GDL) estime que ces chiffres ne reflètent donc pas la réalité sur le terrain qui reste marquée par « d’importants problèmes de qualité ».

Ewa

SNCF Immobilier réalise le premier cadastre « vert » du patrimoine ferroviaire

PSX 20250321 085034

Disposer d’une vision précise de l’ensemble de la végétation qui couvre les terrains appartenant au groupe SNCF apparaît particulièrement utile. D’autant plus dans un contexte où les aléas climatiques sont appelés à se multiplier.

C’est donc ce que vient de réaliser SNCF Immobilier avec le premier « cadastre vert » du patrimoine ferroviaire. Cet outil de cartographie « évolutif et intelligent », selon ses promoteurs, a été élaboré en moins d’un an avec l’appui de l’Arep, filiale de SNCF Gares & Connexions.

230 000 parcelles cadastrales composant le foncier du groupe SNCF ont été analysées. Résultat,  55 % des emprises sont occupées par de la végétation et près de la moitié de ces parcelles se trouvent à moins de 50 mètres de zones de protection environnementale, note dans un communiqué SNCF Immobilier. Ce cadastre vert fournit, à toutes les échelles et au mètre près, la nature et l’occupation des sols de l’ensemble du foncier SNCF, précise encore l’entité chargée de gérer et de valoriser ce patrimoine foncier.

Il a aussi été constaté que moins de 10 % des surfaces sont imperméabilisées (bâtiment, parkings, routes) si l’on prend en compte l’ensemble du patrimoine foncier du groupe, qui s’étend sur un total de 120 000 hectares. L’outil doit notamment permettre d’accompagner les politiques de transition écologique de la SNCF.

Ewa

Royan reconduit Transdev et engage une refonte de son réseau

Carabus, Royan

La Communauté d’agglomération Royan Atlantique (CARA) a renouvelé sa confiance à Transdev pour l’exploitation de son réseau Cara’bus. Seul candidat en lice, l’opérateur décroche une nouvelle délégation de service public de huit ans (2026-2034), avec pour objectif de renforcer l’offre de mobilité sur un territoire de 33 communes et 85 000 habitants en Charente-Maritime.

« À compter du 1er septembre, le réseau sera profondément restructuré. Nous passerons de trois à quatre lignes de proximité et de cinq à onze lignes interurbaines. Elles seront complétées par cinq lignes estivales et 45 circuits scolaires. Sept communes bénéficieront pour la première fois d’une desserte régulière de 7 h à 20 h, tandis que les amplitudes horaires seront élargies afin répondre aux besoins des actifs », détaille Christian Pitard, vice-président de la CARA chargé des transports et des mobilités.

Le transport à la demande évolue également. Les usagers pourront réserver jusqu’à deux heures avant leur départ, contre 24 h aujourd’hui, avec une prise en charge à domicile jusqu’à l’arrêt le plus proche. Pour répondre au renforcement de l’offre souhaitée, le parc de véhicules sera augmenté et optimisé. Dans un premier temps, la collectivité privilégiera l’acquisition de véhicules d’occasion récents afin de maîtriser les investissements.

Cette montée en puissance s’accompagne d’objectifs ambitieux. « Nous visons 1,3 million de voyages par an à l’horizon 2034, soit une progression de plus de 10 % », poursuit l’élu. Pour accompagner ce développement, les charges d’exploitation passeront de 6,9 à 9,8 M€. La contribution de la CARA s’élèvera à plus de 8 M€, contre 5,5 M€ pour la DSP 2020-2025. En parallèle, l’offre de transport sera renforcée, avec un volume porté de 1,5 à 1,8 million de kilomètres commerciaux par an.