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Ewa

La région Auvergne-Rhône-Alpes annonce un investissement de 5,7 milliards d’euros dans le ferroviaire d’ici 2035

TER AURA
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) a annoncé, le 20 octobre, à la presse régionale  (Le Progrès, La Montagne, et Le Dauphiné Libéré) un plan d’investissements de 5,7 milliards d’euros d’ici à 2035 pour renforcer le transport ferroviaire. « La Région a investi 72 millions d’euros par an dans le ferroviaire entre 2010 et 2015, 132 millions d’euros entre 2016 et 2023. Entre 2024 et 2035, nous serons à 259 millions d’euros par an », détaille Laurent Wauquiez dans le quotidien La Montagne.
L’objectif de la région est d’atteindre les 300 000 voyageurs par jour dans les TER d’ici 2035 contre 220 000 aujourd’hui. Dans ce but, elle va proposer « 30 % d’offres en plus, des créneaux de train supplémentaires », poursuit Laurent Wauquiez.
L’élu souhaite 130 rames à deux étages de plus en douze ans. Ce qui inclut la vingtaine de rames commandée il y a quatre ans, dont les premières seront livrées en 2024. L’investissement est évalué à 3 milliards.
La région prévoit aussi 2,7 milliards dédiés à l’infrastructure ferroviaire. Mais elle compte sur la participation de l’État en cours de discussions à travers le prochain CPER 2024-2033. Le résultat devrait être présenté en décembre prochain, en séance plénière, aux élus régionaux qui devront voter.

La région compte enfin investir dans les mobilités douces, notamment dans le stationnement sécurisé en gare pour les vélos, avec l’objectif de limiter leur nombre à bord des trains. Elle veut passer de 4 000 à 10 000 places dont l’accès sera gratuit avec la carte de transport régionale Oùra.

Y. G.

Ewa

Un partenariat Transilien-LÉA-CFI pour attirer des alternants dans les métiers de la maintenance

Le technicentre de Val Notre Dame à Argenteuil a
Transilien et LÉA-CFI, l’école de formation initiale de la CCI Paris Île-de-France, ont annoncé le 18 octobre, avoir noué un partenariat ciblant la formation dans le domaine de la maintenance.
Les formations se feront via l’alternance, une voie privilégiée par Transilien qui, cette année par exemple, compte 654 alternants dans ses rangs (5,25 % des effectifs), dont 80 sont en formation en maintenance.
Cette première convention entre Transilien et LÉA-CFI s’est traduit dès la rentrée 2023 par l’arrivée de 17 alternants qui débutent un cursus au sein de l’un des six technicentres de la SNCF en Île-de-France.
Depuis le début de l’année, Transilien a déjà recruté 146 agents pour la maintenance des matériels roulants, sur un total de 1027 agents.
Pour préparer la rentrée 2024, Transilien et LÉA-CFI débuteront en novembre l’identification des métiers sur lesquels le transporteur souhaite se positionner en tant qu’entreprise formatrice. Transilien participera également aux actions de promotion de l’apprentissage et des métiers du ferroviaire proposées par LÉA-CFI.

Ewa

Pourquoi la reconstruction de la ligne de la Maurienne s’annonce si longue

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Le couperet est tombé au début du mois d’octobre : la ligne de la Maurienne ne pourra pas rouvrir « avant une petite année » a annoncé le ministre des Transports. Les équipes de SNCF Réseau ont en effet estimé, grâce à un drone, qu’entre 3000 et 4000 m3 de rochers étaient toujours instables sur la paroi, après l’éboulement le 27 août, sur la commune du Freney,  de 12 000 m3 de roches.
Pour assurer une surveillance continue, le Pôle régional d’Ingénierie de SNCF Réseau a installé, le 29 août, un radar interférométrique, sur le versant opposé à l’éboulement. Puis les équipes se sont concentrées sur l’état de la galerie qui couvre en partie la voie, sur 180 m, au pied de la falaise. Si elle a joué son rôle de protection, elle supporte désormais, avec les rochers et les matériaux de l’éboulement, une charge beaucoup plus importante que sa conception ne le prévoyait. Pour connaître l’état de l’ouvrage, SNCF Réseau a d’abord envoyé un drone équipé d’un Lidar (télédetection par laser), le 1er septembre, puis fait installer le 5 septembre, par les techniciens de la société SixSense, un appareil de mesure topographique automatique (théodolite) ainsi que géophones, pour mesurer les vibrations qui fournissent depuis, un relevé toutes les 30 minutes afin de contrôler la géométrie de la galerie.
Avant de décharger la galerie de ces rochers, SNCF Réseau va devoir purger la falaise du Praz. D’abord par des lâchers d’eau, très ciblés, de 4 m3 chacun, effectués par hélicoptère du 24 septembre et 1er octobre. Puis, après ces purges hydrauliques, des purges dites à l’anglaise ont consisté à placer des explosifs dans des failles naturelles et par minages dans des forages percés à cet effet. Ces opérations alternent avec des opérations de confortement et de pose de grillages plaqués sur la falaise et d’écrans dits « anti sous-marins » pour prévenir la chute de blocs. Elles pourraient durer plusieurs mois.
C’est seulement une fois la paroi suffisamment confortée que sera menée une expertise approfondie de la galerie et des travaux à envisager. Avant de pouvoir reconstruire la voie.
Yann Goubin

Ewa

Le premier pylône du Câble C1 est en place 

Le premier pylone du Câble C1 en Ile-de-France
C’est une étape symbolique pour le Câble C1, futur téléphérique d’Île-de-France, entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges : la pose du premier pilier a été inauguré le 19 octobre à Valenton. Il a été installé aux limites nord-est de la commune, côté Limeil-Brévannes, entre la ligne LGV à l’ouest et la N 406 à l’est, et à quelques mètres du foyer des roulants de Valenton, et du poste 1 PRS de la LGV.
Vingt-neuf autres pylônes devront être érigés pour former, en Ile-de-France, la première ligne de transport par câble, qui doit être inaugurée mi-2025. Longue de 4,5 km, elle desservira quatre communes (Créteil, Valenton, Limeil-Brévannes et Villeneuve-Saint-Georges) en cinq stations : Pointe-du-Lac (Créteil), Limeil-Brévannes, Valenton, La-Végétale (Limeil-Brévannes) et Villa-Nova (Villeneuve-Saint-Georges).
L’intérêt du téléphérique est de pouvoir franchir les nombreuses coupures urbaines (routes, autoroutes, voies ferrées) présente dans ce secteur. Le transport par câble prend également moins de temps à construire que les modes lourds, et pour un coût moins élevé. D’un montant estimé à 132 millions d’euros, le Câble C1 est financé par Île-de-France (49 %), l’État (21 %) et le Conseil départemental du Val de Marne (30 %). L’achat des cabines sera pris en charge par Île-de-France Mobilités.
Pour assembler le premier pylône, haut de 43 m, et pesant 30 tonnes, l’équipe de Doppelmayr, composée de sept personnes (grutier, chef de chantier, monteurs de remontées mécaniques), a travaillé pendant deux jours. Auparavant, Spie Batignolles et France Travaux, sous la direction d’Égis, ont préparé la base sur laquelle repose le pylône. Il s’agit de travaux de fondations s’appuyant sur des pieux en béton s’enfonçant à plusieurs mètres de profondeur afin de garantir la stabilité du mât.
Face à l’impossibilité de stockage à côté du chantier, le pylône a dû être monté sur place, avec des éléments venus de Savoie, d’Autriche, et du nord de l’Italie, ce qui a demandé une organisation logistique chronométrée.
Les mâts coniques en acier galvanisé ont été peints en blanc pour minimiser l’impact visuel. Ils ont aussi été surmontés de deux ailes rappelant celles d’un oiseau, pesant près de 910 kilos chacune et réalisées dans l’Ain.
La prochaine étape importante du chantier est prévue en juin et juillet 2024, lorsque le câble sera posé.
Y. G.

Ewa

Les gares des Pays de la Loire vont bénéficier de 65 millions d’euros d’investissements

Pays de la loire
Les Pays de la Loire a signé, le 24 octobre, un contrat « de performance » avec SNCF Gares & Connexions pour améliorer les 132 gares de son territoire. Le contrat prévoit 65 millions d’euros d’investissements sur une durée de quatre ans.
Les Pays de la Loire s’engagent à rendre les gares accessibles aux PMR : six des sept gares d’envergure nationale le sont déjà et, au Mans, les travaux devraient se terminer en 2025.
La région veut aussi favoriser l’intermodalité en installant des pôles d’échanges et des abris vélos sécurisés, améliorer l’information voyageurs, et offrir des espaces pour les commerces et l’activité en gare pour en faire de véritables lieux de vie.
De son côté, SNCF Gares & Connexions s’engage à financer prioritairement l’entretien de son patrimoine (réfection de couverture de quais, passerelles, mises aux normes de bâtiments) et à investir en faveur de la réduction des consommations énergétiques. Des ombrières photovoltaïques seront installées sur une dizaine de parkings de gares régionales ainsi que des panneaux photovoltaïques sur les toitures de bâtiments voyageurs.
À Angers-Saint-Laud, par exemple, Gares & Connexions a couvert, sur ses fonds propres, les 865 m2 du toit de la gare au printemps et à l’été 2023. Les panneaux produiront 185 MWh par an, soit 24 % des besoins énergétiques de la gare.
Le contrat prévoit une évaluation systématique de chaque projet (économies de gaz à effet de serre ou réduction des consommations en énergie et en eau).  Une démarche expérimentale de labellisation de gares tournée vers l’intermodalité train – vélo devrait aussi être lancée.

Ewa

Encore un an de travaux avant la reprise totale des circulations dans le tunnel du Gothard

Tunnel du Saint-Gothard en travaux ©CFF
Encore une mauvaise nouvelle pour le fret ferroviaire en Europe. Le tunnel bi-tube du Saint-Gothard en Suisse ne rouvrira pas complètement avant septembre 2024. Les chemins de fer suisses (CFF) l’ont annoncé le 2 novembre, par la voix de Vincent Ducrot le PDG, et Peter Kummer, le responsable infrastructure.
Les dégâts provoqués par le déraillement d’un train de marchandises, le 10 août dernier, sont maintenant plus clairement évalués. Et ils sont bien plus importants que ce qui avait initialement été annoncé : la voie ferrée doit en effet être entièrement remplacée sur 7 kilomètres.
« En examinant plus précisément la voie, on s’est aperçu que, non seulement la voie avait été touchée, mais que la sous-couche de béton a aussi subi, en plusieurs endroits, des chocs très importants », a expliqué Vincent Ducrot. « Le tunnel a été construit pour plus d’une centaine d’années, la voie a une durée de vie de 50 à 80 ans. Nous ne pouvons pas faire de bricolage mais avons la responsabilité de faire les réparations nécessaires ».
Les CFF vont devoir non seulement changer les rails avec 20 000 demi-traverses (blochets) sur 7 km, mais aussi la dalle en béton dans laquelle ils sont coulés. Il faut ajouter la porte diagonale qui permet la jonction entre les deux tubes, les deux aiguilles à grande vitesse, et les nombreux autres équipements liés à la sécurité et à l’exploitation.
Même si, chaque jour, jusqu’à 80 agents des CFF et d’entreprises extérieures travaillent sur ce chantier, il faut actuellement une semaine pour réaliser 300 mètres de voie. Les conditions logistiques et climatiques particulièrement difficiles : il fait jusqu’à 40 °C à l’intérieur du tunnel. Le remplacement de la porte de la diagonale et des deux aiguilles à grande vitesse, dans la station multifonctionnelle de Faido, prendra aussi plusieurs semaines. Les travaux de réparation achevés, viendra la phase de remise en service, qui comprendra les opérations de réception et de contrôle, ainsi que les marches d’essais dans le tube ouest du tunnel de base.

Circulations réduites

Malgré l’interruption des circulations dans le tube ouest, le trafic a pu reprendre une dizaine de jours après l’accident, mais de façon réduite. À partir du changement d’horaire du 10 décembre 2023, les CFF vont augmenter les capacités de la ligne dans le tunnel est. Il sera réservé au trafic marchandises du lundi au jeudi puis aux trains de voyageurs du vendredi soir au dimanche soir.
Ce plan de transport, en cours d’élaboration, sera soumis à l’Office fédéral des transports (OFT) pour accord, et annoncé officiellement à la fin du mois de novembre. Il sera valable jusqu’à Pâques. Les CFF étudient des adaptations en prévision des ponts de Pâques, de l’Ascension et de la Pentecôte 2024. Les précisions devraient être apportées probablement au cours du premier trimestre 2024.
Rappelons que l’accident survenu en août dernier a été provoqué par une roue cassée sur un essieu d’un wagon du train de fret, qui a entraîné le déraillement du convoi lorsqu’il a emprunté la jonction entre les deux tubes. Interrogé sur la détection de l’accident avant l’entrée dans le tunnel, Vincent Ducrot a expliqué que « la casse d’une roue ne peut se détecter que par un examen aux ultrasons en atelier. Cet examen, du ressort du transporteur, est obligatoire tous les 6 ans. L’expérience montre également, qu’il entraîne un échauffement de l’essieu. Or, entre sa formation et le lieu de l’accident, le convoi est passé devant 4 détecteurs de boîtes chaudes, sans révéler de surchauffe ».
Les experts du Service suisse d’enquête de sécurité (SESE) — l’équivalent du BEA-transports terrestres en France — et le ministère public du canton du Tessin, en charge de l’enquête, cherchent désormais « à comprendre comment une telle casse a pu se produire sans signes avant coureurs », explique Vincent Ducrot.
Le coût des travaux de remise en état du tunnel est estimé entre 100 et 130 millions de francs suisses.
Yann Goubin

Ewa

L’Occitanie commande 11 rames Regio2N

ter lio
Les élus de l’assemblée régionale d’Occitanie ont voté, le 20 octobre, la commande de 11 nouvelles rames Regio2N pour un montant de plus de 142 millions d’euros. Les premières seront livrées en 2026.
Cette commande s’inscrit dans la convention d’exploitation des trains régionaux liO, signée avec SNCF Voyageurs pour la période 2023-2032. Elle prévoit non seulement l’acquisition mais aussi la rénovation du matériel roulant, notamment des AGC, pour un montant de plus de 540 millions.
Les Regio2N commandées par l’Occitanie sont des versions périurbaines régionales courtes des automotrices électriques, composées de 6 caisses, mesurant 83 mètres et offrant une capacité de 503 places dont 343 assises. Ces rames permettent une réduction de consommation d’énergie de 30 % par rapport aux anciennes rames. Les matériaux qui les constituent sont recyclables à 95 % et leur profil aérodynamique permet de réduire leur consommation énergétique.
L’année prochaine, la région devrait passer une nouvelle commande de sept rames Regio2N. Avec cette nouvelle commande, elle pourra proposer plus de 9 000 places supplémentaires. Son ambition est de transporter au plus vite 100 000 voyageurs quotidiennement dans les TER, contre 80 000 aujourd’hui.
Y.G

Ewa

Info VRT. RATP Dev est désormais seul à bord de Régionéo

Hiba Fares @RATP Dev

La société Régionéo, co-entreprise formée en 2020 par RATP Dev et Getlink (ex-Eurotunnel) pour répondre à des appels d’offres sur les TER, n’aura finalement pas tenue longtemps. Du moins dans sa forme originelle. Depuis cet été, RATP Dev en est devenu l’actionnaire unique. « Nous l’avons décidé d’un commun accord », indique à Ville, Rail & Transports Hiba Farès, la présidente du directoire de la filiale de la RATP.

Régionéo s’est également retiré de la compétition sur les TER ouverts à la concurrence dans la région Grand Est. « Nous nous sommes retirés après examen des priorités des uns et des autres », souligne Hiba Farès. Le projet était complexe et nécessitait de consentir à de nouveaux investissements pour continuer la compétition.

La dirigeante ne souhaite pas que sa société s’engage dans des processus coûteux si elle risque d’être pénalisée vis-à-vis de l’opérateur sortant notamment lors des phases de « pré-mobilisation », pendant les périodes de reprise du personnel ou de recrutements et de formation. Ces étapes demandent des investissements supplémentaires de la part des challengers, ce qui est moins le cas pour l’opérateur sortant, estiment les opérateurs alternatifs.

Début 2023, soit un an environ après son arrivée à la tête de RATP Dev (en janvier 2022), Hiba Farès a en effet défini le nouveau plan stratégique qui doit guider la filiale de la RATP.  Il passe par trois priorités validées en conseil d’administration. D’abord, stabiliser les contrats, dont un grand nombre a été engrangé en peu de temps ces dernières années (Australie, Egypte…). Deuxième axe de développement, le rail urbain, en particulier les RER et les métros automatiques. « Ils relèvent d’une compétence de haute technicité maîtrisée par peu d’opérateurs » , rappelle Hiba Farès. « Nous avons dans ce domaine une expertise pointue. Nous exploitons la plus longue ligne d’Europe avec le RER A. Citons aussi la ligne LRT au Caire, le Gautrain, en Afrique du Sud… » .

Enfin, la question du recrutement et de la fidélisation des personnels étant devenue majeure ces derniers temps, Hiba Farès a défini une troisième priorité  : « renforcer l’attractivité de l’entreprise, moderniser les process pour retenir les talents et mettre au cœur de l’action la politique RSE [contribution des entreprises aux enjeux du développement durable] ».

MH P

Ewa

Un nouveau service de vélos en gare se déploie en Nouvelle-Aquitaine

Sur le stand de Fifteen, au salon Autonomy Mobility World Expoo

Lancé en juillet, un nouveau service de vélos en gare a fait son apparition en Nouvelle-Aquitaine : 160 vélos électriques sont proposés dans 25 stations le long de la ligne TER Royan-Angoulême. Huit villes (1) disposent ainsi d’une station vélo en gare, les plus grandes (Royan, Cognac, Angoulême) en accueillent aussi dans leur centre ville.

« C’est une première en France », a affirmé Amira Haberah, cofondatrice de la société Fifteen et directrice du développement, en présentant le 18 octobre lors des Rencontres nationales du transport public ce service géré par sa société. Selon elle, en France, il est possible, soit de laisser son vélo dans la station d’une gare avant de monter dans un train, soit de l’embarquer à bord. Mais pas d’avoir un service de location en libre service complet, au départ et à l’arrivée. Or, c’est ce qui se fait ailleurs avec succès, en particulier aux Pays-Bas (le système OV-Fiets), exemple qui a inspiré Fifteen pour proposer cette expérimentation avec le soutien de l’Ademe et du syndicat mixte Nouvelle-Aquitaine Mobilités.

Les usagers du TER peuvent ainsi souscrire un abonnement au vélo Modalis pour 15 euros par mois, pour 12h de location par jour, permettant de poursuivre leur trajet (en train ou en car) avec un vélo lorsqu’ils arrivent en gare. Le service est plébiscité, les « gens souhaitent avoir des vélos disponibles en gare« , affirme Jérôme Kravetz, le directeur de Nouvelle-Aquitaine Mobilités.  « Les premiers résultats sont très encourageants avec plus de 300 utilisateurs répertoriés », indique la région.

L’expérimentation doit s’achever à la fin de l’année prochaine. Avec l’espoir, pour ses promoteurs, d’avoir donné, entretemps, des idées à d’autres collectivités locales.

MHP

Angoulême, Châteauneuf-sur-Charente, Jarnac, Cognac,Beillant, Saintes, Saujon, Royan.

 

Ewa

Pourquoi les contrats de bus en grande couronne francilienne sont déficitaires

Lacroix & Savac

C’est la déconvenue parmi les opérateurs qui se sont prêtés au jeu de la concurrence pour exploiter les bus en grande couronne (précédemment gérés de gré à gré dans le cadre des contrats Optile) : deux ans après, quasiment tous les contrats gagnés sont déficitaires.

Dans un courrier envoyé le 12 juin à Ile-de-France Mobilités (IDFM), évoqué quelques jours plus tard par le Journal du Grand Paris et que nous nous sommes procuré, l’organisation professionnelle Optile fait part des difficultés économiques des opérateurs et demande la révision de ce système trop punitif.

Causes « imprévisibles »

Plusieurs causes, qualifiées « d’imprévisibles« ,  expliquent la dégradation des comptes. D’une part, la hausse des coûts de l’énergie, de construction et les difficultés de recrutements. D’autre part, un niveau de fréquentation des bus qui reste désespérément en deçà de ce qui prévalait avant le Covid : -10 à -15 % de voyageurs en moins dans les bus par rapport à 2019. Un niveau difficilement imaginable lorsque les contrats ont été signés.

Or, la rémunération des opérateurs est non seulement basée sur une partie fixe mais aussi sur une partie liée à la fréquentation (à hauteur de 30 %) et à la qualité de service (à hauteur de 10 %). Il suffit d’un point en dessous de l’objectif de fréquentation ou de régularité (même si le transporteur réalise des progrès) pour que l’entreprise perde un à deux points de chiffre d’affaires. Avec le risque de plonger aussitôt dans le rouge, les taux de marge dans le secteur étant minimes.

« De ce fait, nos entreprises connaissent actuellement des difficultés financières importantes, parfois insoutenables, qui risquent d’entraîner une dynamique négative sur la qualité de service, le climat social et la capacité à recruter« , prévient Optile dans son courrier.

Des discussions ont été entamées avec IDFM. Elles pourraient aboutir à revoir les clauses des contrats, dont les premiers arriveront bientôt à échéance. Sinon, des opérateurs pourraient être dissuadés de venir dans la compétition lorsque des lots seront remis en jeu…

MH P