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Ewa

L’indicateur ferroviaire européen échappe au sort de Thomas Cook

Thomas-Cook

L’annonce de la faillite de Thomas Cook, le 23 septembre au matin, a pris le monde entier – et des centaines de milliers de voyageurs – de court. Toutefois, la défaillance du voyagiste ne concerne pas le célèbre indicateur ferroviaire européen, souvent appelé « le Thomas Cook » par nombre de professionnels et d’usagers du rail à travers le monde.

Publié en Angleterre, l’European Rail Timetable compile six fois par an, toutes éditions papier confondues, l’essentiel des horaires de trains, cars et bateaux en Europe, ainsi que d’une sélection de dessertes « au-delà de l’Europe ».

La marque Thomas Cook, que le recueil d’horaires portait depuis son lancement en 1873, a disparu de sa couverture après l’édition d’août 2013, la dernière publiée par le spécialiste des voyages. Mais un ouvrage aussi indispensable ne pouvait pas disparaître et son ancienne équipe éditoriale en a repris la publication – en version papier et en ligne – début 2014, mentionnant en couverture : « Produit par les compilateurs de l’ancien indicateur ferroviaire européen Thomas Cook ».

Voyagiste avant tout

Mais Thomas Cook était avant tout un voyagiste, et ce bien avant le lancement du célèbre indicateur, le fondateur éponyme de l’entreprise ayant organisé son premier voyage de groupe dès 1841, suite à l’arrivée du train dans les Midlands. Désormais, le nom de Thomas Cook serait indissociable du développement des voyages par chemin de fer à travers le monde et l’entreprise sera vendue en 1927 par les descendants du fondateur britannique à la Compagnie internationale des wagons-lits (les deux entreprises associeront leurs agences de voyages pendant un demi-siècle). Ce lien avec le secteur ferroviaire justifiera la nationalisation de Thomas Cook par le gouvernement britannique entre 1948 et 1972.

Entre-temps, le monde avait changé et les vols en charter prenaient de l’importance, aux dépens de voyages en train, entraînant un effacement progressif des activités ferroviaires de Thomas Cook jusqu’à la fin de la publication de l’indicateur en 2013.

Epilogue de l’histoire : au matin du 23 septembre 2019, l’équipe ayant repris la compilation des horaires en 2014 a publié un message de circonstance sur Twitter. « L’indicateur européen est très triste d’apprendre l’effondrement de Thomas Cook. Sans Thomas Cook, l’indicateur européen n’existerait pas. Toutes nos pensées vont vers nos anciens collègues. »

P. L.

Ewa

Les premiers trains du chinois CRRC pour l’Europe sont arrivés

crcc 2

Alors que résonne encore l’annonce du prochain rachat de Vossloh Locomotives par CRRC Zelc, c’est une autre filiale du groupe chinois de construction de matériel roulant ferroviaire, CRRC Zhuzhou, qui produit les premiers trains chinois destinés au marché européen.

Trois automotrices Sirius, destinées à l’opérateur privé tchèque Leo Express, viennent d’arriver en Europe, par le port de Brême, pour être aussitôt acheminées vers l’anneau d’essais ferroviaires de Velim, en République tchèque.

Une fois homologués, ces trains doivent être mis en service l’an prochain sur des liaisons intérieures tchèques, puis internationales, vers la Slovaquie et la Pologne. Aptes à 160 km/h, ces automotrices peuvent s’alimenter sous 3 kV en courant continu et 25 kV 50 Hz.

Leo Express

Leo Express, qui exploite actuellement cinq rames Stadler Flirt de Prague à Ostrava et Kosice, a la possibilité de lever une option sur 30 rames Sirius de plus. Plusieurs studios de design tchèques ont participé au développement de ce modèle assemblé en Chine, dont près de 20 % de composants (dont les aménagements, choisis avec les futurs voyageurs, et les dispositifs de sécurité) doivent contractuellement provenir de sous-traitants tchèques.

P. L.

Ewa

Intercités. CAF l’emporte face à Alstom

intercites caf c sncf

Ce que l’on pressentait depuis un article publié mi-août par Mobilettre a été confirmé le 18 septembre par la SNCF : face à Alstom, seul autre candidat, le constructeur ferroviaire espagnol CAF et sa filiale française ont été déclarés attributaire pressentis pour l’appel d’offres des nouveaux trains Intercités à 200 km/h.

Ce marché, qui comprend une tranche ferme de 28 rames automotrices « de moyenne et longue distance », à laquelle s’ajoute « un maximum de 75 rames en tranches optionnelles ». Estimée autour de 700 millions d’euros, la tranche ferme est destinée aux lignes Paris – Clermont-Ferrand et Paris – Limoges – Toulouse, alors que 15 des rames en option « pourraient desservir l’axe Bordeaux – Marseille ». Les livraisons sont attendues à partir de 2023.

Après une série de commandes passées à Alstom dans le cadre de marchés antérieurs (15 TGV initialement prévus pour Bordeaux – Marseille et 64 Coradia Liner V160 bimodes ou électriques), la SNCF a lancé cet appel d’offres pour les trains Intercités il y a maintenant 18 mois. Résultat : « l’offre de CAF s’est avérée être la meilleure sur les critères de performance technique, d’innovation, et de coût », selon le communiqué de la SNCF diffusé le 18 septembre. La veille, après examen de ce résultat, le comité de pilotage réunissant la SNCF et l’Etat s’est prononcé en faveur de l’offre du constructeur espagnol CAF et de sa filiale française. Reste au conseil d’administration de SNCF Mobilités à entériner ce choix le 24 octobre.

Deux cent cinquante emplois pourraient alors être créés sur le site industriel CAF de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), qui partagerait avec l’usine de Beasain (Pays Basque espagnol) la réalisation des futures rames Intercités. Non seulement cette commande représenterait une garantie de l’emploi sur l’ancien site Soulé de Bagnères, repris par CAF en 2008 et récemment choisi pour assurer la rénovation de 43 rames MI2N de la RATP, mais il le transformerait en un « campus industriel » regroupant une usine moderne et un centre de formation : « 11 000 m2 d’ateliers nouveaux seraient construits sur un projet de rénovation total de 20 000 m2 », précise le communiqué de la SNCF, annonçant « plus de 30 millions d’euros d’investissements nouveaux par CAF ». Pour ce dernier, il s’agit du premier contrat depuis son implantation en France pour du matériel roulant neuf destiné au réseau ferré national, après des autorails pour voie métrique (Corse, Provence), des tramways (Nantes, Besançon, Saint-Etienne) et des locomotives bimodes pour la RATP.

« Je tiens tout d’abord à féliciter les responsables de CAF pour l’obtention très probable de ce marché XXL », a déclaré Carole Delga, présidente de la région Occitanie, prévenue du résultat de l’appel d’offres par Guillaume Pepy. « Un pôle mondial de production ferroviaire se structure en Occitanie. Le site de Bagnères-de-Bigorre va passer de 100 à 350 personnes. S’ajouteront également de nombreux emplois indirects pour répondre à cette commande qui va largement bénéficier à l’économie française. » Carole Delga a ajouté que « la région Occitanie accompagne CAF France, ses dirigeants et ses salariés, que j’ai rencontrés lors d’une réunion de travail sur site en décembre 2016, dans l’extension de leur outil de production : une première aide régionale de 80 000 euros a été versée en 2016 et une nouvelle subvention de 160 000 euros est prévue en décembre prochain ». Pour autant, la présidente n’oublie pas Alstom : « Je tiens également à rappeler ma volonté, avec un investissement de 33 millions d’euros de la région Occitanie, de faire naître aux côtés de la SNCF, le futur TER à hydrogène sur le site d’Alstom à Tarbes, après avoir soutenu l’expérimentation en cours du train hybride. »

Il n’empêche que chez Alstom, en particulier sur le site de Reichshoffen (Bas-Rhin), la victoire annoncée de CAF passe très mal. Au cours des dernières semaines, des représentants syndicaux au PDG Henri Poupart-Lafarge, tous ont agité le thème de la préservation de l’emploi en France. Propos largement repris par les médias.

Selon Alstom, la commande de trains Intercités représenterait « dix années d’activité », avec les options, pour le site de production de Reichshoffen et les sites qui fabriquent les composants. Actuellement Reichshoffen produit des Régiolis et des Coradia Liner V160, tout en rénovant les rames MI84 de la RATP, avec une visibilité sur le plan de charge jusqu’en 2023. Des sites « français », qu’Alstom oppose à « des trains fabriqués en Espagne »… en omettant d’évoquer la contribution de ses sites implantés hors de France. Vérité au pied des Pyrénées, erreur en Alsace…

Patrick Laval


200 km/h et des équipements de haut niveau

Les futures automotrices pour les dessertes Intercités sont spécialement étudiées pour les distances moyennes et longues sur les lignes classiques électrifiées (1,5 kV courant continu et 25 kV 50 Hz) du réseau ferré national. Elles devront atteindre une vitesse maximale de 200 km/h en proposant « un haut niveau de confort et d’équipement : sièges ergonomiques, accès autonome pour toutes les personnes à mobilité réduite depuis les quais et à l’intérieur du train, Wi-Fi, prises et ports USB, espaces pour dix vélos, espace logistique pour une restauration ambulante de qualité… »

Par rapport à l’appel d’offres que la SNCF avait lancé il y a 20 ans pour le remplacement des trains Corail par des rames pendulaires sur Paris – Limoges – Toulouse, voire Paris – Clermont-Ferrand, on notera que les ambitions ont été revues à la baisse : on prévoyait alors une vitesse maximale de 220 km/h et la possibilité de circuler à 250 km/h sur LGV.

 

 

Ewa

Millet reprend le constructeur Titagarh Wagons AFR

wagons citernes

C’était l’un des feuilletons ferroviaires de l’été : en redressement judiciaire depuis juin 2019 pour problèmes de trésorerie, le constructeur de wagons Titagarh Wagons AFR a été repris par un de ses clients, le groupe Millet. Cette solution a été préférée par tribunal de commerce de Paris au plan de continuation mis sur pied par Titagahr, le propriétaire indien du constructeur de wagons depuis 2010.

C’est donc un loueur de wagons, lui-même fidèle client du constructeur, qui reprend l’ancienne société Arbel Fauvet Rail, en proposant de garder 109 des 122 salariés sur le site de Douai, pour relancer l’activité dès cet automne. L’outil de production du constructeur, rebaptisé Millet AFR, devrait être modernisé par son nouveau propriétaire afin de maintenir et de développer la production en France, alors que l’essentiel de la construction de wagons pour le marché européen se concentre désormais dans l’est du continent.

Nouvelle acquisition dans le fret ferroviaire

Ce maintien dans les Hauts-de-France explique sans doute pourquoi AFR est parfois présenté – à tort – comme « le dernier constructeur français de wagons ». Car s’il est vrai que cette branche de la construction ferroviaire n’est pas en grande forme en France, cinq ans après la fermeture des Ateliers bretons de réalisation ferroviaire Industries (ABFR) à Châteaubriant, d’autres entreprises sont actives dans ce domaine. Près de Saint-Amand-Montrond (Cher) se trouvent, par exemple, les anciens ateliers d’Orval, aujourd’hui Inveho UFO, dont la maison mère est un autre loueur de wagons, Ermewa, filiale de SNCF Logistics. Il y a aussi Lohr Industrie, dans le Bas-Rhin, qui produit le wagon de ferroutage Modalohr.

Vu par Millet, la reprise d’AFR s’ajoute à une série d’acquisitions effectuées ces dernières années dans le domaine du fret ferroviaire en France. Après la reprise en 2014 du réparateur de wagons SDH Fer, basé à Saint-Denis-de-l’Hôtel (Loiret), Millet a racheté, avec Régiorail, la participation d’Euro Cargo Rail dans l’opérateur ferroviaire de proximité OFP Atlantique, pour former en 2017 l’entreprise de fret ferroviaire Ouest Rail basée à Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique. Enfin, Millet a repris en 2018 l’activité fret de Colas Rail.

Patrick Laval

Ewa

La grande vitesse britannique prend cinq ans de retard

Le tracé de HS2

S’il n’y avait pas déjà le Brexit et la crise gouvernementale qui y est liée, nul doute que les commentaires seraient nourris après l’annonce par Grant Shapps, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, d’un retard pouvant atteindre cinq ans pour la mise en service de la ligne à grande vitesse HS2 entre Londres et le bassin de Birmingham.

Cette annonce est intervenue le 3 septembre, soit moins de trois semaines après l’attribution par le ministère britannique des Transports (DfT) de la nouvelle franchise West Coast Partnership, qui doit entre autres comprendre les trains à grande vitesse via la première section de la HS2 à partir de 2026. Non seulement il faudra peut-être attendre 2031 pour voir la réalisation de la première section, mais l’achèvement de l’étape suivante, qui comprend les antennes vers Manchester et Leeds, serait « probablement » repoussé de 2033 à 2035, voire 2040. Toutefois, il ne serait pas irréaliste d’envisager l’ouverture de la première section à partir de 2028, à condition de procéder par étapes (par exemple, sans attendre l’achèvement du nouveau terminus londonien d’Euston, repoussé à 2030-31).

Pour couronner le tout, la note est revue à la hausse : entre 81 et 88 milliards de livres (90,5 à 98,4 milliards d’euros) aux prix actuels compte tenu de l’inflation, ce qui correspondrait à une fourchette de 72 à 78 milliards de livres aux prix de 2015, au lieu de 55,7 milliards prévus initialement… Si l’on reste en deçà de l’estimation « au nord de 100 milliards » récemment faite par Boris Johnson, ces retards et ce surcoût n’en sont pas moins considérables et résultent d’une nouvelle estimation faite par HS2 Ltd, la société chargée de piloter le projet. De la sorte, HS2 Ltd anticipe les conclusions de la commission nommée par le gouvernement britannique pour guider ce dernier dans sa décision de donner définitivement – ou non – le feu vert au projet, d’ici la fin de l’année. Mais outre ce réajustement de circonstance, qui tient compte de la forte inflation sur les coûts des travaux publics outre-Manche, des éléments nouveaux liés aux conditions géologiques « bien plus difficiles que prévu », sur le tracé entre Londres et Birmingham, ont également contribué au surcoût.

Les grands projets ferroviaires britanniques semblent jouer de malchance ces derniers temps… En particulier, l’ouverture de la traversée est – ouest londonienne (Elizabeth Line) du RER Crossrail, prévue initialement pour la fin de l’an dernier, est désormais repoussée à la fin 2020, voire au début 2021.

P. L.

Ewa

La grande vitesse britannique sera (aussi) italienne

Pendolino de Virgin Trains sur la WCML

On savait depuis avril que le consortium regroupant Stagecoach, Virgin et la SNCF avait été exclu de l’appel d’offres pour l’exploitation de la future ligne à grande vitesse britannique HS2 suite à un différend entre le ministère britannique des Transports (DfT) et Stagecoach sur le financement de la caisse de retraite des cheminots. Restaient en lice deux consortiums : First Trenitalia West Coast Rail Ltd, regroupant FirstGroup et Trenitalia, d’une part, et MTR West Coast Partnership Ltd, une joint-venture entre la filiale britannique du hongkongais MTR, la Renfe et l’exploitant chinois Guangshen Railway Co, d’autre part.

C’est finalement à First Trenitalia que le DfT a attribué le marché, dont la première phase débutera dès le 8 décembre prochain avec la reprise des dessertes exploitées depuis 22 ans par Virgin Trains sur la West Coast Main Line, la ligne classique entre Londres, le nord-ouest de l’Angleterre et l’Ecosse. La deuxième phase devrait couvrir la période de mars 2026 à mars 2031, après la mise en service de la HS2.

Si la presse britannique a présenté FirstGroup comme vainqueur (à juste titre, dans la mesure où le groupe écossais détient 70 % du consortium), chaque candidat comprenait également un spécialiste de la grande vitesse européenne, ici Trenitalia. Cette attribution de l’exploitation de la HS2 est donc un succès notable pour l’opérateur historique italien, qui prépare également son arrivée en France via la relation Paris – Milan.

La direction de Virgin Trains, qui avait beau savoir qu’elle était exclue de la course, a fait part à ses clients de son « extrême déception » par un mail intitulé « It’s business as usual, Customer ». D’une certaine façon, Virgin avait déjà fait entrer la technologie ferroviaire italienne sur la West Coast Main Line en y introduisant, il y a presque deux décennies, une adaptation aux normes britanniques du train pendulaire Pendolino.

P. L.

Ewa

Les transports de Barcelone choisissent Alstom pour la fourniture de 42 rames de métro

Les prochaines rames de métro pour les lignes 1 et 3 de Barcelone.

Le 29 juillet, le Conseil d’administration des Transports métropolitains de Barcelone (TMB) a décidé d’attribuer à Alstom la fabrication de 42 rames de métro destinées à éliminer le matériel roulant le plus ancien du réseau, les séries 3000 (1986-88) et 4000 (1987-90), qui forment l’essentiel du parc des lignes 1 et 3. Estimé à 268 millions d’euros hors TVA, ce marché est le plus important jamais passé par les TMB pour du matériel roulant.

Lancé en février dernier, l’appel d’offres comprenait deux lots, l’un pour 24 rames à l’écartement ibérique (pour la ligne 1), l’autre pour 18 rames à voie normale (pour la ligne 3). Outre Alstom, CRRC Qingdao Sifang et CAF ont déposé des offres, celle présentée par le constructeur chinois ayant ensuite été éliminée, « parce qu’elle n’était pas conforme aux critères de solvabilité exigés dans le cahier des charges ». C’est l’offre d’Alstom qui a obtenu le plus de points selon un barème prenant en compte le prix, les caractéristiques techniques et les délais de fabrication.

Alstom s’engage donc à livrer les deux prototypes, pour les lignes 1 et 3, dans un délai de 48 semaines (11 mois) après la signature du contrat, prévue pour septembre, la totalité du parc commandé devant être livrée sous deux ans et demi.

Ewa

Alstom fournira 13 rames à Hello Paris pour CDG Express

Régiolis Léman Express

Comme prévu, c’est Alstom qui fournira au groupement Hello Paris, chargé de l’exploitation de CDG Express, son matériel roulant issu de la gamme Coradia Polyvalent. Au nombre de 13, ces nouvelles rames seront dédiées à la navette aéroportuaire entre Paris et Roissy, notamment au niveau des aménagements intérieurs et de l’information à bord. Six des 13 sites Alstom en France participent au projet, au premier rang desquels Reichshoffen pour la conception et l’assemblage.

Ewa

Avant le TGV du Futur, la SNCF commande encore 12 TGV Océane

TGV Océane

Le 31 juillet, Voyages SNCF et Alstom ont annoncé la commande de 12 rames TGV à deux niveaux, désignées Océane par le premier et Avelia Euroduplex par le second. Chiffrée à 335 millions d’euros (soit un prix unitaire approchant les 28 millions d’euros), cette tranche doit être mise en service en 2021 et 2022 sur les relations Paris – Rennes, Paris – Nantes et Paris – Metz ou Nancy.

Approuvée par le Conseil d’administration de la SNCF le 26 juillet, cette nouvelle commande ferme, qui n’est pas à proprement parler une option du contrat passé entre Alstom et SNCF le 27 juin 2007, fait suite à une levée d’option de 40 rames (qui s’inscrivait, elle, dans le cadre du contrat) et aux 15 « options complémentaires » levées en 2017 (41 de ces rames ont été livrées sur un total de 55, les dernières étant attendues pour fin 2020). Par ailleurs, la livraison des 12 rames supplémentaires TGV Océane, modèle éprouvé et apprécié depuis sa mise en service en décembre 2016 entre Paris et Bordeaux, précédera celle, prévue à partir de 2023, des 100 TGV du Futur dont la commande a été annoncée il y a tout juste un an. Un matériel qui, comme son nom l’indique, n’est pas encore une réalité et dont la mise en service n’est pas prévue a priori sur les lignes de l’ouest de la France…

Remplacer des rames trentenaires

Les 12 TGV Océane supplémentaires ont pour objectif de renouveler « progressivement » le parc à grande vitesse, en particulier les TGV Atlantique (qui atteignent 30 ans de service pour les plus anciens), tout en transportant davantage de voyageurs par rame (556, contre 485 pour les Atlantique et 509 pour les générations précédentes de Duplex).

Si cette commande de 12 TGV Océane est affichée par la SNCF comme une réponse « à la forte croissance du trafic des passagers grande vitesse en France », rendue possible par « les excellents résultats de l’activité », tout en offrant à l’opérateur historique « un atout formidable dans le contexte de l’ouverture à la concurrence », le facteur politique est également présent. En effet, selon un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire, « [Elisabeth Borne] souligne que cette commande est rendue possible par le nouveau pacte ferroviaire porté par le Gouvernement en 2018, qui a donné à la SNCF toute la visibilité nécessaire sur son activité, grâce à la décision de stabiliser l’évolution des péages acquittés par les TGV en les limitant strictement à l’inflation ».

Des heures de travail avant le TGV du Futur

Enfin, cette commande représentera des heures de travail en 2020-2021, c’est-à-dire avant le démarrage de la production du TGV du Futur, sur huit des treize sites d’Alstom en France. Ce surcroît d’activité est particulièrement bienvenu sur le site de Belfort, spécialisé dans les motrices TGV et les locomotives. Des circonstances que Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France, ne nie pas, bien au contraire : « La production de ces nouvelles rames Avelia Euroduplex représentera de la charge et de l’emploi pour respectivement 400 personnes à La Rochelle et 120 personnes à Belfort ». Outre ces deux derniers sites, celui de La Rochelle étant chargé de la conception et l’assemblage, Ornans produira les moteurs, Le Creusot les bogies, Tarbes les chaînes de traction, Villeurbanne l’informatique embarquée et Petit-Quevilly les transformateurs de traction, alors que Saint-Ouen assurera le design.

P.L.

Ewa

La ligne de la Maurienne rétablie plus tôt que prévu

coulée de boue Maurienne juillet 2019

Coupée le 2 juillet par une coulée de boue, la ligne ferroviaire de Maurienne, qui relie Chambéry à l’Italie par Modane, a été rétablie le 23 juillet, soit huit jours avant la date prévue au début du mois. Trois semaines auront été nécessaires aux équipes de SNCF Réseau pour dégager les deux voies, procéder aux réparations et sécuriser le versant de la montagne qui borde la voie ferrée. Outre des opérations de stabilisation destinées à prévenir de nouveaux glissements de terrain, des purges à l’explosif ont été opérées pour parer aux risques d’éboulement.