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Ewa

Les « Témoins de ligne » célèbrent leurs 25 ans

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Les chiffres ne suffisent pas, les études non plus. Les témoignages d’usagers ont « une valeur inestimable ». La présidente d’Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, l’a rappelé le 16 septembre, lors de la réunion plénière annuelle des « Témoins de ligne », à Saint-Ouen. Le dispositif qui célébrait à cette occasion les 25 ans de sa création, a aussi officiellement intégré deux nouveaux opérateurs : Keolis et Lacroix&Savac. Ils ont rejoint RATP, RATP Cap Ile de France et Transdev.

« Témoins de ligne » permet à des usagers volontaires de faire remonter aux opérateurs leurs avis et leurs questions sur le service une grande partie du réseau francilien. Les problèmes soulevés portent en majorité sur l’information passagers, mais reflètent aussi les cinq autres attentes prioritaires des voyageurs : ponctualité, accueil, propreté, confort, accessibilité. Pour Ile-de-France Mobilités, les témoignages offrent « un levier d’action majeur pour une meilleure qualité de service ». Dans le florilège des commentaires, on retrouve des horaires qui ne correspondent pas aux arrivées, le comportement inapproprié d’un agent, la propreté des sièges, la panne d’une rampe d’accessibilité, une typologie illisible et bien sûr l’absence de clim.

La RATP a reçu pour la seule année 2024 un millier de ces témoignages. Leur traitement représente « une formidable opportunité » pour identifier des dysfonctionnements mais relève aussi du défi pour ses équipes chargées de la relation client et de la médiation. La régie essaie pourtant d’apporter une réponse au témoin dans un délai inférieur à trois mois.  « C’est un outil d’amélioration continu qui nous permet d’avoir un retour souvent sur les endroits les plus reculés du réseau », confirme Jimmy Brun, directeur marketing et commercial de la RATP.

Pour Marc Pélissier, président de l’association des usagers des transports d’Île-de-France (AUT-FNAUT), le débat public se focalise souvent sur les grands investissements mais de multiples améliorations sont possibles pour une meilleure qualité de service. Comme beaucoup de témoins, il regrette que les délais de réponse soient souvent « anormalement longs ». « On aimerait diffuser les rapports dans des délais plus raisonnables », reconnait-t-il.

Pour devenir témoin de ligne, il suffit de se rendre sur le site de l’AUT-FNAUT Île-de-France et de déposer son témoignage sur son parcours voyageur et la qualité de son déplacement. L’inscription est gratuite, l’activité non rémunérée et les témoignages sont diffusés de manière anonymisée. L’opérateur s’engage à apporter des réponses écrites aux témoignages transmis à ses responsables qualité pour la mise en œuvre d’améliorations concrètes via l’AUT-FNAUT Île-de-France.

Ewa

Le scénario sans voiture de Forum Vies Mobiles

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Les Français sont enfermés dans une dépendance à la voiture coûteuse. Un nouveau système proche des réalités territoriales et prêt à être expérimenté existe que Forum Vie Mobiles promeut dans sa dernière étude portant sur « une alternative crédible, moins coûteuse et plus écologique que la voiture ».

Dans son précédent rapport sur « les éconduits » de la voiture, Forum Vies Mobiles révélait que 12% seulement des Français se considèrent réellement libres de conduire, où et quand ils veulent. L’institut de recherche financé par la SNCF estimait aussi le coût du « système voiture » à plus de 300 milliards d’euros par an pour la société française, sans compter sa responsabilité dans 15% des émissions de CO2, la pollution, l’occupation de l’espace public. Le « système alternatif des mobilités » qu’il propose ne coûterait que 60 milliards d’euros, avec une durée d’amortissement prudente, de 10 à 15 ans.

Le modèle, susceptible de garantir la mobilité au plus grand nombre, est pensé par Forum Vie Mobiles comme « une sécurité sociale de la mobilité ». Il passe par un choc de l’offre de transport collectif et une nouvelle organisation systémique.

Un réseau ferroviaire entretenu et rénové peut permettre un service cadencé de trains du quotidien, à la demi-heure la journée et à l’heure la nuit. La libération de près de la moitié des routes locales de l’emprise de la voiture peut favoriser les vélos, les piétons et les transports collectifs pour une desserte cadencée. Ces offres doivent être harmonisées, intégrées, notamment grâce à une billetterie à échelle nationale. « Sans un réseau cadencé, des infrastructures dédiées, une lisibilité nationale et une limitation de la voiture, la bascule ne pourra pas se réaliser », insistent les auteurs du rapport.

Une évaluation menée dans sept départements

Pour vérifier la faisabilité technique et financière de leur scénario, deux ans d’études ont été menés par des spécialistes. Le système de trains et cars déployé en Suisse, et celui de vélos et de trains aux Pays-Bas, ont confirmé qu’une réduction de l’usage de la voiture était possible. Sept départements français, ruraux, périurbains et métropolitains, ont également été sélectionnés pour évaluer précisément la faisabilité du modèle alternatif sur différents territoires.

Selon Forum Vies Mobiles, ce scénario concret ne repose sur aucune technologie nouvelle ou expérimentale mais sur la montée en puissance de solutions et infrastructures immédiatement disponibles : trains, bus, cars, réseaux cyclables et piétons. « Il ne demande ni miracle technologique ni décennies d’attente, il peut être expérimenté et mis en œuvre aujourd’hui », insiste Sylvie Landriève, directrice du Forum Vies Mobiles.

Ewa

Mesures en suspens dans les transports : les élus attendent les 50 millions d’euros promis

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Décrets en attente de publication, décisions politiques repoussées, sujets techniques à trancher… Le ministre des Transports Philippe Tabarot, reconduit par Sébastien Lecornu va retrouver

sur son bureau quelques dossiers chauds que les professionnels sont impatients de voir aboutir. Deuxième de la série de VRT, après les caméras pour contrôleurs : les 50 millions d‘euros promis à une sélection d’autorités organisatrices des mobilités (AOM).

Le décret relatif à la répartition de la fraction de 50 millions d’euros, issue du produit de la mise aux enchères de quotas d’émission de gaz à effet de serre (ETS1), est en attente de publication. Il doit encadrer la répartition de l’enveloppe et détailler les montants par « affectataires ». La loi de finances 2025 prévoit que ces derniers soient les AOM locales, Sytral Mobilités (Lyon), les régions agissant en tant qu’AOM locales de substitution et les communes non AOM ayant conservé leur réseau de transport urbain après la loi d’orientation des mobilités (LOM). Cela représente au total plus de 1 150 bénéficiaires.

Le versement interviendra en fin d’année, si le texte est bien publié par le prochain ministre chargé des Transports d’ici novembre. L’aide sera ainsi fléchée directement aux AOM qui figurent sur la liste disponible sur le point d’accès national aux données (site transport.data.gouv.fr). Elle bénéficiera également aux communes qui perçoivent le versement mobilité, ainsi qu’à celles disposant d’un service de transport régulier dont les données sont référencées sur le même site. Leur référencement est obligatoire avant le 31 octobre 2025.

Les 50 millions d’euros seront répartis proportionnellement à la population des bénéficiaires et selon un coefficient lié au revenu fiscal de référence moyen par habitant des communes concernées. Lorsque l’AOM est la région, le calcul sera effectué à l’échelle de chaque communauté de communes.

En 2005, l’Union européenne a mis en place un marché du carbone, baptisé EST1, Emissions Trading Scheme, destiné à couvrir les émissions de l’industrie, l’énergie, l’aviation et le maritime. Un nouveau marché carbone, EST2, adopté en 2023 par l’UE, démarrera en 2027 et couvrira les émissions de CO2 des énergies fossiles utilisées dans les secteurs du transport routier, du bâtiment, de la construction et de la petite industrie.

Ewa

La Cour des comptes étrille la tarification des transports collectifs urbains

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La Cour des comptes vient de publier un rapport sévère sur la politique des collectivités locales en matière de tarifs dans les transports collectifs urbains (TCU). Il révèle les conséquences de la modération tarifaire adoptée depuis plusieurs années par communes, métropoles et communautés d’agglomérations.

L’étude, qui répond à une demande formulée sur sa plateforme citoyenne de l’institution, s’est intéressée aux principales autorités organisatrices des mobilités (AOM), en synthétisant de nombreux travaux des juridictions financières et en réalisant deux sondages auprès d’usagers (à Montpellier et à Lyon). Elle a ainsi pu suivre l’évolution des contributions des usagers au financement des TCU, en examinant l’impact opérationnel et financier des politiques de modération tarifaire ou de gratuité.

Selon ses conclusions, les pratiques de tarification impliquent un financement des transports par l’impôt. En effet, le niveau des recettes de la billetterie ne représentent que 41% des dépenses de fonctionnement et impose aux employeurs locaux une taxe sur la masse salariale (versement mobilité) et pousse les collectivités à utiliser leur budget général, financé par les contribuables locaux.

Les personnes modestes exclues 

Ces tarifs « déconnectés de l’usage réel » compromettent la réalisation des investissements à venir, mais aussi l’accès de certaines catégories sociales à la tarification réduite. Ils ne répondent pas non plus à l’obligation légale qui consiste à proposer un tarif réduit d’au moins 50 % pour les 10 % de la population les moins favorisés ou, quand elle l’est, ne fait pas l’objet d’une information adéquate. Fondées sur une logique de statut (tarification dite sociale) plus que sur une logique de niveau de ressources (tarification dite solidaire), les réductions ne concernent pas certaines personnes modestes.

Enfin, la politique tarifaire est souvent élaborée indépendamment des travaux de diagnostic et de la planification de la mobilité, pourtant garants de la cohérence de l’action locale avec les objectifs nationaux en matière d’environnement. Le niveau de préparation et d’évaluation des évolutions tarifaires varie, voire est insuffisant, surtout dans des cas de changements aussi radicaux que le passage à la gratuité. La transparence concernant les coûts et les contributions au financement des TCU est rarement respectée. « Les instances de concertation (comités des partenaires) doivent encore renforcer leur rôle », indique la Cour des comptes.

La gratuité bonne pour les petits réseaux, mauvaise pour les gros

Sur le sujet de la gratuité, les auteurs de l’étude porte aussi un jugement très nuancé au regard de l’équilibre financier des TCU. Pour les petits réseaux peu fréquentés, la gratuité totale peut entraîner une hausse de fréquentation plus importante que celle des ressources publiques mobilisées. En revanche, pour les réseaux importants déjà bien fréquentés, la gratuité entraîne des pertes de recettes et des coûts supplémentaires correspondant à l’afflux de nouveaux voyageurs. Ces tensions financières freinent ainsi le développement des réseaux et les projets de verdissement des bus.

Un nécessaire renforcement de la fraude

Dans ses conclusions, la Cour des comptes incite donc à mettre en place des dispositifs en faveur des personnes les plus vulnérables et à « ne pas exclure » une tarification à l’usage, différenciée dans l’espace et éventuellement dans le temps (heures creuses/pleines, pics de pollution).

Elle prône aussi le renforcement de la lutte contre la fraude, en fixant des objectifs contraignants de moyens et de résultats aux opérateurs, assortis d’incitations financières pour y parvenir. L’une des conclusions est que la transparence concernant les coûts et les contributions au financement des TCU est rarement respectée. « Les instances de concertation (comités des partenaires) doivent encore renforcer leur rôle », indique l’institution de la rue Cambon.

Enfin, face à la décentralisation des tarifs, elle recommande à l’État une reprise en main du système. Des données sur les TCU doivent lui permettre une évaluation socioéconomique des changements tarifaires significatifs dans les AOM de grande taille, afin qu’il module ses aides en fonction de la contribution des usagers.

Ewa

Mesures en suspens: les caméras pour contrôleurs attendent toujours leur décret

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Décrets en attente de publication, décisions politiques repoussées, sujets techniques à trancher… Le ministre des Transports du gouvernement Lecornu trouvera sur son bureau quelques dossiers chauds que les professionnels sont impatients de voir aboutir. Premier de la série de VRT : les caméras pour contrôleurs.

Les professionnels lui avaient donné le petit nom de loi Tabarot. Plusieurs mesures de la proposition de loi relative à la sûreté dans les transports portée par l’ancien ministre, n’auront pas abouti avant la démission du gouvernement Bayrou.

Alors sénateur et dans la perspective des JO de Paris, Philippe Tabarot avait déposé fin 2023 un texte visant à sécuriser les transports et à garantir l’efficacité des acteurs de terrain. Son examen a été une première fois interrompu en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, avant de reprendre son parcours législatif et d’être voté en mai 2025.

Le texte pérennise l’utilisation des caméras-piétons pour les contrôleurs et prévoit l’usage de caméras individuelles pour les conducteurs de bus et de cars. La mesure est efficace et facilite la collecte de preuves en cas d’agression, comme le prouve leur utilisation par les agents de sûreté ferroviaire et de la RATP.

Une expérimentation concluante avait été lancée dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités fin 2019, et avait pris fin en octobre 2024. « Les caméras ont fait leur preuve. Le dispositif a débouché sur une baisse des agressions. La situation est clairement pacifiée quand la caméra est déclenchée », assure Yves Dufour, directeur adjoint transport ferroviaire et sûreté au sein de l’Union des transports publics et ferroviaires, l’UTPF.

La CNIL et le conseil d’Etat, plus que des formalités

Pour les professionnels, les caméras doivent revenir, et vite. Le décret d’application de la mesure devait faire l’objet d’un circuit « express », sans attendre que l’ensemble du texte soit validé. Son passage devant la Commission nationale de l’informatique et des libertés, puis le conseil d’Etat devait donc être « une formalité ». « Le ministre avait bien fait les choses », reconnait un professionnel des transports.

La CNIL a bien été saisie après le vote, en mai, comme l’utilisation d’images l’implique. La commission a demandé des informations et des expertises complémentaires… Son avis n’est pas encore tombé. Le texte doit ensuite passer au conseil d’Etat. La haute juridiction pourrait le réceptionner en octobre. Une fois son avis rendu, il restera alors au futur gouvernement à le publier. « Si un nouveau ministre n’est pas nommé rapidement, le texte passera dans la pile des affaires courantes », explique un spécialiste.

La loi Tabarot comporte une autre mesure que l’UTPF souhaiterait voir sortir : la possibilité d’équiper les tramways d’une caméra à l’avant. Elle pourrait permettre de faire baisser l’accidentologie et d’identifier les zones à risques. Là encore, le projet de décret a déjà été rédigé… Il doit lui aussi passer par la CNIL et le conseil d’Etat.

Ewa

L’autorité de régulation des transports prête au changement

L'autorité accompagnera l'ouverture à la concurrence du réseau de métro d'ici 2024

Thierry Guimbaud, président de l’autorité des régulations des transports, l’ART, s’est résigné à ne pas accueillir de ministre des Transports pour la célébration, le 15 septembre, du quinzième anniversaire de la création de l’institution. Il avait pourtant plusieurs messages à lui faire passer. L’ART a besoin de plus de moyens et que certaines de ses missions soient redéfinies. « L’ouverture à la concurrence est en marche mais la pression va encore s’intensifier et changer toute l’organisation du système. L’Etat et SNCF Réseau vont être amenés à se repositionner. Le régulateur aussi », avertit Thierry Guimbaud.

Avant d’entamer ce nouveau chapitre, l’exécutif de l’ART, qui compte un nouveau vice-président, l’ancien sénateur Charles Guené, a dressé le bilan des quinze années écoulées. Tour à tour régulateur, conseil, tiers de confiance, arbitre, voire même lanceur d’alerte, l’autorité accompagne une demi-douzaine de secteurs dont le ferroviaire, les autoroutes, les aéroports, les autocars. Sa mission principale consiste à assurer un accès équitable aux infrastructures de transports au moindre coût pour les usagers, qu’ils soient particuliers ou professionnels.

Des résultats « tangibles »

Dans le ferroviaire, elle estime pouvoir afficher « des résultats tangibles », avec l’arrivée récente sur le marché français de trois nouveaux acteurs, Trenitalia, Renfe, Trandev. De SNCF Réseau, qui pratique « les péages les plus élevés d’Europe », et qu’elle a clairement dans le collimateur, elle a obtenu, « par la contrainte » plus de transparence dans l’attribution des sillons, une révision des tarifs, de la durée des contrats.

Dans le transport par autocar longue distance, depuis 2015, elle a notifié 2279 intentions d’exploiter. Compétente en matière d’autoroutes depuis 2015, l’ART chiffre à 700 millions d‘euros le montant des économies pour les usagers lié à son intervention sur deux sujets : les péages et la distribution de carburant sur le réseau concédé. Conseil de l’Etat dans la négociation d’avenants aux contrats de concessions, elle a notamment obtenu que la concurrence permette à d’autres groupes de BTP que les filiales de concessionnaires, de pouvoir réaliser des travaux autoroutiers.

Dans l’attente d’une politique de transport cohérente

Les redevances aéroportuaires ont aussi été réduites de 76 millions depuis 2019 grâce à son refus d’homologation de certains contrats avec l’Etat. En matière de données numériques favorisant la mobilité, l’autorité estime que ses contrôles ont mené à l’augmentation de leur publication. « Pour le réseau de métro et de RER, notre action a permis de faire baisser de 3,5% le tarif horaire des prestations de sûreté de la RATP », ajoute le régulateur, qui monte en compétence avec les sujets liés au Grand Paris, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du réseau de métro « historique », à horizon 20240.

D’ici là, l’ART attend de l’Etat qu’il clarifie les missions qu’il souhaite lui confier et redéfinisse son périmètre de compétences.  Ceux d’autres autorités de régulation, comme celle de l’énergie, la CRE, sont beaucoup plus « lisibles ». Selon les secteurs, autoroute, aéroportuaire, ferroviaire, le monde d’intervention de l’ART peut varier. « Il faut changer la granularité de notre intervention », insiste Thierry Guimbaud. Cela implique une politique générale des transports cohérente, de long terme, potentiellement orientée vers un objectif fort comme la transition écologique. Le message sera transmis au prochain ministre des Transports dès sa nomination.

Ewa

Régions de France : un nouveau conseiller transports

Gabin Gautereaud, ancien collaborateur parlementaire de Franck Dhersin, sénateur du Nord (Union Centriste), vient de prendre ses fonctions de conseiller transports de l’association Régions de France. Il remplace David Herrgott qui occupe désormais le poste de directeur des services de transport au sein du pôle mobilités, infrastructures et ports de la région Hauts-de-France.

Diplômé de Sciences Po Bordeaux et de l’Université de Stuttgart, Gabin Gautereaud a débuté comme collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale. En 2021, il intègre le pôle affaires publiques et diplomatiques de CMA CGM, à Marseille, puis rejoint au Sénat, Jean-François Longeot, président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, autour des questions de transition écologique et de mobilité.

Ewa

Eté historique pour SNCF Voyageurs

Rame Ouigo se rapprochant de la gare d'Anthéor-Cap-Roux © Gorzak-wiki copie

Avec 25 millions de voyageurs entre juillet et août, contre plus de 24 millions l’an dernier à la même période, SNCF Voyageurs enregistre des résultats « très positifs » sur la longue distance en France. La saison estivale 2025 s’inscrit même comme l’un de ses meilleurs étés, grâce à des niveaux de réservation « historiques » sur ses TGV.

Le record a été battu grâce à une hausse globale de 2,4%, tirée par un calendrier favorable (ponts du 14 juillet et du 15 août). Le transporteur évoque aussi les retombées positives des JO de Paris 2024 qui ont entrainé une hausse de la fréquentation vers la capitale et par le retour des déplacements professionnels (+16%).

Le littoral, entre façade Atlantique et Méditerranée, reste la destination estivale préférée des Français voyageant en train. L’arrivée de Trenitalia sur le Paris – Marseille n’a pas eu d’impact significatif sur les résultats de SNCF Voyageurs, dont les trains OUIGO et TGV INOUI progressent de 9%. La fréquentation des TER enregistre une hausse plus limitée, de 4%, à l’échelle nationale, reflet de résultats très disparates selon les régions.

A l’étranger, axe de développement stratégique de l’opérateur, la période a également été synonyme de croissance. Près de 7 millions de passagers ont voyagé sur le marché international (dont Eurostar et OUIGO España), contre 6 millions l’été dernier. Cela représente une progression de +13%, notamment liée au lancement de nouvelles lignes en Espagne. SNCF Voyageurs vise maintenant l’Italie où l’arrivée de nouveaux opérateurs n’est pas encore validée par les autorités locales.

Pour mieux servir « cet appétit des Français pour le train », Christophe Fanichet, Pdg de SNCF Voyageurs, confirme le plan de rénovation de son parc de trains à grande vitesse. A l’automne va démarrer une « opération botox » visant 100 de ses 360 rames TGV. Censées durer 40 ans, beaucoup ont déjà 50 ans de service. Leur immobilisation, pour changement d’organes vitaux, de sécurité, ou de « papiers peints et peintures », doit permettre de gagner de trois à dix ans de fonctionnement.

SNCF Voyageurs prévoit aussi de faire passer la proportion de son offre OUIGO de un TGV sur cinq actuellement à un TGV sur trois. Le groupe attend depuis 2023 la livraison des premiers TGV M de sa commande de 115 rames. Elle est désormais programmées début 2026.

Ewa

Strasbourg vante sa « révolution » des mobilités

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À six mois des élections municipales, l’heure est au bilan en matière de mobilité. Les élus de l’Eurométropole de Strasbourg se sont prêtés à l’exercice. Pia Imbs, sa présidente et Alain Jund, vice-président écologiste chargé de la mobilité, ont vanté des progrès dans certains domaines. « Nous avons dépensé 100 millions d’euros dans les infrastructures, pistes cyclables, ouvrages d’art et franchissements. Le réseau de transports collectifs enregistre 550 000 voyages par jour, soit une hausse de 22 % par rapport à 2019« , a résumé Pia Imbs. 100 kilomètres de pistes cyclables ont été réalisés en cinq ans. Des résultats que Pia Imbs juge « impressionnants, dans un souci d’équité territoriale ».

Satisfaction également du côté de la gare centrale de Strasbourg qui a vu sa fréquentation passer de 60 000 à 76 000 voyageurs par jour, soit une augmentation de 27 %. Le nombre d’abonnés à la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a lui progressé de 20 %, pour atteindre 220 000 usagers. La ligne G de bus à haute qualité de service de Strasbourg, prolongée jusqu’au terminus Rotterdam, atteint 33 000 voyages quotidiens, contre 12 000 avant son extension mise en service en fin d’année 2023. Sur le plan environnemental, la totalité des 260 bus de la CTS est désormais électrique ou au Gaz GNV, et la concentration de dioxydes d’azote a pu diminuer de 42 % sur les principaux axes.

Un tramway Nord toujours bloqué

Pia Imbs et Alain Jund ont aussi reconnu le demi-échec du projet de tramway Nord censé relier Strasbourg à Schiltigheim. Promesse majeure du mandat en cours, il est bloqué depuis le 9 décembre 2024 par l’avis négatif de la commission d’enquête publique. Ce projet à 268 millions d’euros prévoyait la construction de cinq kilomètres de voies nouvelles en direction de Schiltigheim, assortie de nombreux aménagements en faveur des mobilités douces (vélos, piétons). La décision de la commission d’enquête publique et le retard qu’elle entraine, laissent planer des incertitudes sur le calendrier mais aussi la faisabilité. « Je n’accepte pas qu’on puisse pointer le tram Nord comme notre grande faille. Il est toujours aussi pertinent, et attendu. Une convention citoyenne est en cours, dont les propositions seront versées au mandat suivant« , propose Pia Imbs. « C’est un dossier très vaste, qui doit englober Strasbourg et la commune voisine de Schiltigheim, en intégrant le réaménagement de la place de Haguenau et de la place de la Gare. Sur la méthode, nous avons tiré les leçons« , reconnaît la présidente de l’Eurométropole.

L’exécutif souligne la continuité d’autres chantiers : le tram Ouest, dont l’inauguration est prévue en novembre 2025, les lignes de bus Chron’Hop, le pôle multimodal des Halles (gare routière) et l’extension du Réseau express métropolitain (Reme), en partenariat avec le Conseil régional du Grand Est.

La question du financement reste également sensible. « Il y a trois ans, la Première ministre Elisabeth Borne promettait 100 milliards d’euros d’investissements en faveur des transports en commun. A l’issue de la conférence sur le financement des transports clôturée avant l’été, les collectivités ont obtenu zéro. On marche sur la tête ! », estime l’écologiste Alain Jund.

 

 

Ewa

Un pro de Bercy attendu chez Gares & Connexions

SNCF Réseau a trouvé un remplaçant à Marlène Dolveck pour prendre la tête de SNCF Gares & Connexions. Il s’agit d’Alain Resplandy-Bernard, actuel directeur de la direction de l’immobilier de l’Etat à Bercy, dont la nomination est en attente du feu vert de la haute autorité pour la transparence de la vie publique.

Depuis plus de cinq ans, le haut fonctionnaire était en charge de la gestion des 195 000 bâtiments soit 97 millions de mètres carrés occupés par des services publics : cités administratives, universités, casernes, gendarmeries. Selon les informations de Mobilettre, il devrait succéder à Marlène Dolveck, qui  a quitté le groupe ferroviaire au printemps pour rejoindre le géant du fret maritime CMA CGM au poste de vice-présidente exécutive.

Au sein de la filiale de SNCF Réseau, Alain Resplandy-Bernard sera en charge de 3 000 gares, qui voient passer 10 millions de passagers et génèrent 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

A la direction de l’immobilier de l’Etat, il portait le projet ambitieux de création d’une foncière interministérielle, destinée à percevoir des loyers de la part des administrations occupantes. Une solution qui doit permettre de mieux financer les projets de rénovation d’un parc valorisé 73,7 milliards d’euros d’actifs, dont 2,7 milliards d’euros à l’étranger.

Nommé à la Cour des comptes à sa sortie de l’École nationale d’administration en 1998, le haut-fonctionnaire de Bercy, né en 1969, est passé à Matignon, comme conseiller technique de Dominique de Villepin et de Jean-Pierre Raffarin. Il a occupé les fonctions de directeur de la Fédération Française de Football, du PMU, a été commissaire aux comptes de l’ONU et de l’Unicef à New York et secrétaire général du CNRS.