Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Nicolas Samsoen prend la présidence du conseil de surveillance de la SGP

Samsoen 002 scaled e1782469112522

Nicolas Samsoen devient président du conseil de surveillance de la Société des grands projets (SGP). Il a été élu à l’unanimité par le conseil de surveillance, le 25 juin, pour succéder à Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine.

L’ancien directeur de la stratégie de Transdev, maire de Massy depuis 2017 et vice-président du conseil départemental de l’Essonne, avait été désigné, sur proposition du ministre des Transports, Philippe Tabarot, représentant des communes d’Île-de-France au sein du conseil de surveillance de la Société des grands projets en avril dernier. Il était déjà président du comité stratégique de la Société des grands projets depuis 2021.

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, Nicolas Samsoen revendique « son engagement pour le développement des mobilités franciliennes et les projets concourant à la réduction des déséquilibres territoriaux« .

Ewa

Six mois de retard pour la 15 Sud, la première phase de la 18 prête en décembre 2026

ligne 18 Grand Paris Express plateau de saclay e1748346875799

La Société des grands projets a au moins livré à son conseil de surveillance, réuni le 25 juin, une bonne nouvelle. L’ouverture du premier tronçon de la ligne 18  interviendra bien fin 2026. Elle ne sera pas prête pour la prochaine rentrée universitaire comme prévu initialement, mais le président du directoire de la SGP, Jean-François Monteil estime avoir tenu les objectifs qui lui étaient fixés pour ce chantier de la première ligne entièrement nouvelle depuis 30 ans.

La deuxième information rendue publique par la SGP est moins satisfaisante. La date d’avril 27 pour la mise en service de la ligne 15 Sud ne sera pas tenue. Elle sera reportée à l’automne 2027. « Nous sommes conscients de la déception que cela suscite », a assumé Jean-François Monteil en exposant les raisons de ce recalage de planning et de deux années difficiles.

La société a dû réorganiser l’architecture contractuelle du projet, transférer des missions à de nouveaux partenaires, organiser de nouveaux contrats, assurer la montée en puissance d’autres titulaires. « Nous travaillons sur ce chantier avec 835 entreprises, les faire adhérer a pris plus de temps que prévu », reconnait Bernard Cathelain de la SGP. Reprendre le contrôle de la maitrise d’ouvrage de cette ligne de 33 kilomètres, dotée de 16 gares, qui sera mise en service en une seule fois, a porté des résultats significatifs promet-on à la SGP même si des coûts supplémentaires seront inévitables. La SGP est en train de les chiffrer et devrait en annoncer le montant après l’été.

Transfert technique fin septembre

Retour sur le premier tronçon de la ligne 18 où les choses avancent donc plus favorablement. Un transfert en gestion technique est programmé le 30 septembre 2026. Une marche à blanc de deux mois sera alors assurée par Keolis et RATP Infrastructure, respectivement futur exploitant et mainteneur, sous l’autorité d’Île-de-France Mobilités.

Cette première partie, centrale, de la ligne 18 bénéficiera en particulier aux 70 000 étudiants, enseignants-chercheurs et salariés du plateau de Saclay. La mise en service de ce premier tronçon sera suivie, d’ici la fin de l’année 2027, de l’ouverture du tronçon reliant le  pôle universitaire à l’aéroport d’Orly, deuxième moitié de la ligne 18.

Les gares de la ligne « ont bien avancé », selon la SGP. « Vu l‘état exceptionnel des finitions », un avis favorable des commissions de sécurité pour l’accueil du public est attendu mi-juillet. Les essais de qualification sont actuellement menés par cinq trains qui tournent en carrousel. Le dossier de sécurité va être envoyé pour une ouverture à l’automne. En vue de la marche à blanc, la formation des équipes se poursuit et un transfert en gestion technique vers exploitant et mainteneur est programmé fin septembre.

La déception des élus de Saine-Saint-Denis…

Concernant le nouveau report de la livraison de la 15 Sud, le Département de la Seine-Saint-Denis a été le premier à réagir.  « Nous regrettons ce report que nous voyons comme une très mauvaise nouvelle et alertons sur la situation des lignes 16 et 17. Alors que notre territoire est en pleine mutation, chaque mois compte pour que toutes les habitantes et tous les habitants de Seine-Saint-Denis bénéficient enfin d’un accès à des transports de qualité », a déclaré Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis et Corentin Duprey, vice-président chargé des mobilités et du développement du territoire.

… et de la présidente Pécresse

Valérie Pécresse s’est elle aussi exprimée sur les annonces de la SGP concernant « ce projet crucial » pour l’Ile-de-France. La date avancée pour la ligne 8 lui semble atteignable même si elle déplore le retard de deux mois. Elle a demandé d’organiser, lors du prochain conseil de surveillance de la SGP en septembre, une audition des experts Didier Rense et Yves Ramette qui ont réalisé une mission d’audit du planning. Valérie Pécresse espère que leurs travaux pourront la rassurer sur la solidité du nouveau calendrier que la SGP vient de présenté.

 

Ewa

Ventes de billets par SNCF Connect : les sénateurs persistent

Guichet gare Saint-Lazare.

Après le vote par les sénateurs du projet  de loi-cadre sur les transports et de l’article controversé sur la vente de tous les opérateurs par SNCF Connect, une mission sénatoriale revient sur la question de la billettique. La commission du Développement durable du Sénat a commandé en décembre 2025 à un groupe de sénateurs experts, un rapport sur la question. Franck Dhersin, futur président du Gart, Jacques Fernique, Olivier Jacquin et Pierre-Jean Rochette y réaffirment leur philosophie pour simplifier la vie des voyageurs : « tout le monde doit pouvoir vendre tout le monde ».

Une indispensable simplification

Mosaïque de systèmes, balkanisation, complexité. Prendre les transports publics s’apparente parfois à « un parcours du combattant » pour l’usager, peut-on lire dans le rapport, adopté par la commission le 24 juin 2026, à une quasi-unanimité. Pour de longs trajets, il doit télécharger une ou plusieurs applications, combiner lui-même différents titres s’il sort du périmètre de son autorité organisatrice de la mobilité (AOM) et courir le risque de se retrouver sur le quai en cas de retard ou de correspondance manquée. « Une simplification ambitieuse est indispensable » estime le rapport qui fait état de 17 recommandations. Elles reprennent une majorité des amendements apportés par les sénateurs au projet de loi cadre pour les transports, et s’engagent « à les approfondir ».

Une offre de « bout-en-bout » indisponible

Les propositions partent du constat que l’achat de titres de transport est un processus trop complexe. Les trajets qui dépassent le ressort d’une AOM, nécessitent plusieurs actes d’achat, soumis à des règles tarifaires diverses. Une offre de « bout-en-bout » est indisponible. L’ouverture à la concurrence ajoute encore un risque de fragmentation de la billettique et pourrait fragiliser les droits des voyageurs en cas de perturbations au cours de leur trajet.

La position des sénateurs était particulièrement attendue sur le sujet de la vente de billets de concurrents par SNCF Connect. Il faut, selon eux, permettre aux tiers de vendre des titres de services librement organisés (SLO) et symétriquement aux opérateurs de SLO routiers et ferroviaires d’être distribués par l’ensemble des SNM « afin que les voyageurs puissent tirer profit de l’ensemble de l’offre de transports disponibles ».

« Une mesure d’intérêt général »

La réaction de l’association française du rail, l’Afra, qui regroupe les opérateurs ferroviaires ne s’est pas faite attendre.  « L’ouverture contre rémunération à tous les opérateurs ferroviaires de la plateforme SNCF Connect votée au Sénat en avril est déjà une excellente mesure d’intérêt général, souligne Solène Garcin-Berson, déléguée générale de l’Afra. Ouvrir cette porte d’accès majeure vers le train, va totalement dans l’intérêt des voyageurs. »

Au sujet de la vente de titres, la mission émet une réserve. Elle propose de restreindre la vente d’abonnements de transport « afin d’éviter la constitution de rentes de situation préjudiciables pour les AOM et la qualité des services de transport ». En matière de tarification, une harmonisation des catégories de tarifs définies par les AOM « tout en respectant leur libre administration » est préconisée, tout comme la mise en œuvre dans l’ensemble des transports publics conventionnés, d’une tarification solidaire fondée sur le niveau de ressources des usagers.

Un Observatoire de l’IA dans les transports

Un autre point soulevé par les sénateurs concerne le déploiement de l’IA dans le secteur de la billettique. Ils recommandent le soutien aux entreprises d’IA européennes via l’investissement et la commande publique ainsi que l’instauration d’un Observatoire de l’IA dans les transports « pour éclairer les décideurs publics et formuler des conseils d’évolution de la réglementation ».

Le rapport rappelle que l’IA est porteuse de nombreuses opportunités pour améliorer l’efficacité des systèmes de transport (prévision du trafic, planification de l’offre, détection de la fraude, relations avec les usagers). Elle facilite déjà la recherche et la simulation d’itinéraires, mais « l’arrivée sur le marché de la billettique d’acteurs de l’IA soulève des risques de captation de valeur par des acteurs globaux ». Les rapporteurs appellent à une transition « maîtrisée, éclairée et souveraine ».

Ewa

Le bilan comparé des réseaux européens sévère pour le rail français

ICE 3 ALLEMAGNE

L’Autorité de régulation des transports, l’ART, a comparé la situation et l’évolution des marchés ferroviaires d’un panel de pays européens, d’après des données de l’année 2024, collectées auprès du groupement des régulateurs européens du transport ferroviaire, l’IRGRail, dont elle fait partie.

Cette observation permet de dégager plusieurs tendances structurelles de marchés.

L’infrastructure ferroviaire européenne a peu évolué depuis 2019 dans son ensemble. En effet, s’il a enregistré la construction de nouvelles lignes en Espagne, il a aussi souffert de la fermeture des lignes les plus âgées principalement en France.

Le déploiement du système européen de gestion du trafic (ERTMS) progresse lentement. Il n’équipait en 2024 que 9 % du réseau, avec seulement quelques avancements notables en Belgique ou en Espagne. Depuis 2018, il stagne en France qui a pourtant connu l’une des plus fortes croissances du trafic (+6 % en 2024).

Les péages ferroviaires sont plus chers en France. Pour le fret et les voyageurs, ils ont globalement moins évolué que l’inflation depuis 2019, notamment pour ce qui est des services librement organisés en Allemagne, Italie et Espagne. Cette baisse a accentué l’écart avec les péages appliqués aux trains en France. Pour les usagers français, ils représentent 3,9 centimes/km contre 2 centimes en Italie, 2,7 centimes en Espagne et 2,8 centimes en Allemagne.

Les dépenses dans les infrastructures ferroviaires européennes se sont fortement accrues, notamment en Allemagne et en Italie.  Ces deux pays ont augmenté, en 2024, de près ou plus de 30 % (respectivement +4,3 milliards d’euros et +2,2 milliards) leur niveau de dépenses annuel pour renouveler et moderniser leur infrastructure ferroviaire. À taille de réseau équivalente, le niveau de dépenses de ces deux pays apparaît, depuis 2023, supérieur à ceux consacrés par la France ou l’Espagne.

La fréquentation des services conventionnés a connu une croissance tirée par l’Espagne. Ils progressent dans la péninsule de 16 % en un an et dépassent de 40 % leur niveau de 2019. La fréquentation des trains internationaux a continué de croître (+7 %), malgré un trafic transfrontalier en baisse entre plusieurs pays (notamment entre l’Allemagne et le Benelux, et entre l’Italie et la France.

Le « quasi-monopole » des opérateurs historiques se confirme. À fin 2024, dix pays européens avaient attribué des lots de services conventionnés à l’issue de procédures d’appels d’offres. En dehors de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des pays scandinaves, où plus du tiers de l’offre est conventionnée (voire 60 % en Suède et 87 % en Allemagne), l’ouverture des marchés ferroviaires reste très partielle. La part de marché des opérateurs historiques est ainsi stable en 2024 (à 74 %). C’est en Espagne et en Allemagne, que s’exerce la concurrence la plus forte : 42 % de l’offre conventionnée en Allemagne et 30 % de l’offre librement organisée en Espagne.

Le coût des services conventionnés est en baisse de 6 % depuis 2019. Entre une baisse des tarifs pour les usagers finaux (notamment en Allemagne et Espagne) et un concours public stable et élevé (60 %), le prix des trains librement organisés a peu augmenté entre 2023 et 2024. Il a même baissé de 9 % en Espagne depuis 2019, pour s’établir à un niveau très inférieur à celui observé en Italie, en Allemagne ou en France ou il reste le plus élevé.

Le fret ferroviaire recule. Le transport de marchandises a reculé de 2 % en 2024 dans les pays dont les régulateurs sont membres de l’IRG-Rail. C’est le résultat de la baisse des trafics dans les deux principaux marchés européens : l’Allemagne (-2 %) et la Pologne (-5 %). À l’inverse, la France se distingue par une hausse de 10 % des tonnes.km transportées.

Malgré ce rebond, les trafics demeurent sensiblement inférieurs à leur point haut de 2021. L’écart atteint ainsi -9,8 % en France, -10,2 % en Allemagne, -9,5 % en Italie et -12,6 % en Espagne.

Quelques spécificités françaises sont mises en évidence par cette comparaison européenne. Si le faible déploiement de l’ERTMS touche l’ensemble des pays européens, la France se singularisait en 2024 par un degré d’utilisation relativement faible de son réseau classique comme LGV, des péages élevés pour le transport de voyageurs et un coût des services conventionnés supérieur à celui observé dans les pays voisins. L’ouverture à la concurrence apparaît plus avancée en Espagne qu’en France pour les services librement organisés, tandis que la France, comme la plupart des pays européens hors Allemagne et pays scandinaves, ont encore peu attribué leurs marchés conventionnés.

Ewa

Canicule : les TER supprimés en Nouvelle-Aquitaine de 10h à 18h jusqu’à vendredi

Le premier AGC doté de batteries, prélevé sur le parc Nouvelle-Aquitaine.

Le plan de transport TER de la Nouvelle-Aquitaine est victime de la canicule. Toutes les circulations ferroviaires TER seront suspendues entre 10 h et 18 h sur l’ensemble des lignes régionales de Nouvelle- Aquitaine au moins jusqu’à vendredi. Le Conseil régional et SNCF Voyageurs TER de Nouvelle-Aquitaine ont décidé de ce plan de « transport allégé » face aux chaleurs exceptionnelles, historiques, qui s’installent dans la durée sur le territoire régional.

Il va permettre de préserver les installations ferroviaires, le matériel roulant, les centres de maintenance des trains, les agents et de garantir la continuité de service et le confort des voyageurs.

« Une stricte nécessité »

La Région et la SNCF conseillent aux voyageurs de consulter les canaux habituels d’information afin de vérifier les conditions de circulation de leur train. « La situation étant exceptionnelle, les mesures que nous devons prendre le sont aussi. Nous prions les voyageurs de bien vouloir nous excuser de ces mesures exceptionnelles, et comptons sur leur bon sens – malgré les forts désagréments occasionnés – pour en comprendre le bien-fondé et la stricte nécessité » expliquent Renaud Lagrave, vice-président de la Région en charge des mobilités et Bertrand Gosselin, directeur de SNCF Voyageurs Nouvelle-Aquitaine.

 

Ewa

Les Français utilisent plus que jamais le train selon l’ART

grapheART

L’autorité de régulation des transports, l’ART, publie cette semaine une série de rapports sur les transports alors qu’ont débuté à l’Assemblée nationale, en commission, les travaux parlementaires autour de la loi cadre sur les transports.

L’un d’eux analyse l’évolution de l’utilisation des transports collectifs en France et dans plusieurs pays européens. L’ART en tire plusieurs enseignements clé.  Les Français utilisent plus que jamais les transports collectifs, notamment le train qui joue un rôle central dans la décarbonation des mobilités. On le constate avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre du secteur : – 7,4% (2024 vs 2023). Elle est liée à la hausse des transports en commun mais aussi à une meilleure optimisation du fret notamment routier.

Le ferroviaire bénéficie d’une croissance dynamique, de 17% depuis 2019, et de 4 points supplémentaires en 2025, tandis que l’avion progresse à l’international mais a fortement réduit la voilure sur le domestique.

Cette croissance de la demande pour le rail appelle davantage d’offre et un réseau performant. La fréquentation augmente en effet plus fortement que l’offre, en France, comme dans les pays voisins. La dynamique, qui concerne aussi bien les services régionaux que la grande vitesse, reste limitée par les capacités disponibles. Le taux d’occupation des trains à grande vitesse atteint 77%, alors que l’offre reste stable en siège mais continue de reculer en termes de fréquences. L’offre de trains programmée sur la grande vitesse est la catégorie qui enregistre le plus fort recul avec près de 10% en moins. « Le risque aujourd’hui n’est pas un manque de voyageurs, mais un manque de capacité pour les accueillir », estime les experts de l’ART.

La France derrière l’Allemagne et l’Italie

Problème : ces dépenses d’investissement ne connaissent pas la même dynamique en France que dans le reste de l’Europe, où elles ont fait un bond de 14% (2024 vs 2023). Face à l’Allemagne et à l’Italie, le décrochage est réel. En Italie, un plan quinquennal de 100 milliards d’euros a été renouvelé en 2025. Sur un réseau allemand « deux fois plus circulé » que le français, en nombre de trains, par kilomètre, par jour, l’infrastructure y a bénéficié d’un fort rattrapage. Cette surexploitation s’explique par la structure du réseau, multipolaire et non pas en étoile comme le français, qui compte donc moins d’angles morts, grâce à une plus grande urbanisation.

Plus de concurrence et plus de trains

Sur les marchés ouverts à la concurrence, l’autorité constate aussi de fortes hausses de l’offre et de la fréquentation. Plus de 20% de trains supplémentaires sont proposés sur les axes Paris-Lyon, Paris-Marseille et leur nombre a doublé sur France-Italie, ce qui a abouti a un accroissement de plus de 25% du nombre de passagers sur les liaisons domestiques.

Dans la région Sud, l’offre de sièges sur le lot Azur, remporté par la SNCF, a progressé de 70% et de 20% pour la ligne opérée par Transdev.

Sur ces marchés, l’ART constate un « effet évident » de la concurrence. « On n’est pas face à un gâteau de taille constante mais qui augmente. La demande progresse même plus vite que l’offre, faute de capacités suffisantes », estime l’ART qui promet encore des records dans les chiffres 2025 français et européens qu’elle est encore en train de consolider.

 

L’ART attend la nomination de deux vice-présidents

Le départ de deux vice-présidents, Florence Rousse et Pierre Vieu, dont le mandat prenait fin en 2026, tombe au plus mauvais moment pour l’ART. L’autorité se retrouve avec un exécutif réduit à trois, le président Thierry Guimbaud, et deux vice-présidents, Sophie Auconie et Charles Guené, arrivé l’an dernier. Or, chaque avis doit être rendu par au moins trois experts.  » Il ne faut pas que l’un des trois tombe malade « , reconnait un membre de l’équipe.

Les dossiers à traiter avant l’été sont aussi nombreux que sensibles, comme l’avis à rendre sur le contrat de performance SNCF Réseau-Etat, qu’a vivement critiqué la Région Nouvelle Aquitaine.

Le processus de nomination des nouveaux experts peut aussi prendre du temps. Il devoit être validé par le ministère des Transports avant de devenir officiel une fois le décret signé. Et la pile des décrets est elle aussi en train de s’allonger.

 

 

Ewa

IDFM lance un nouveau centre opérationnel pour les bus à Versailles

Le futur centre de bus de Versailles

Île-de-France Mobilités lance la construction d’un nouveau Centre Opérationnel Bus (COB) à Versailles Saint-Cyr. Ce projet, d’un montant de plus de 34 millions d’euros, s’inscrit dans l’objectif de transition énergétique pour l’ensemble des bus et cars franciliens. Au total, 5,7 milliards d’euros seront investis jusqu’en 2029 pour le renouvellement de l’ensemble de la flotte de bus et cars en Île-de-France et la conversion d’infrastructures. 1,5 milliard d’euros sera ainsi consacré à la construction ou la conversion des centres opérationnels bus.

Des conditions de maintenance améliorées

Le centre de Versailles pourra accueillir une flotte de 140 bus (112 bus standard et 28 midibus longs) électriques avec des conditions de maintenance améliorées par rapport aux conditions actuelles. 450 salariés y travailleront notamment autour d’un atelier de maintenance et d’une aire de remisage de 140 bus.

La mise en service du nouveau COB est prévue à l’horizon 2030. Il remplacera celui des Mortemets.

landForma, agence de conception européenne de 130 architectes, paysagistes et urbanistes, a été sélectionnée pour concevoir le projet, dans une approche « ArchitecturePaysage », qui vise à penser les lieux comme un espace utile, capable de s’adapter aux évolutions d’un site ou d’un territoire.

 

Ewa

France urbaine prête à dialoguer sur les finances locales et le versement mobilité

franceurbaine2

La première réunion du nouveau bureau de France urbaine a été l’occasion de lancer les travaux de l’association qui regroupe 106 collectivités :  métropoles, grandes villes et grandes intercommunalités françaises. Autour du nouveau président, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse métropole et de la première vice-présidente, Nathalie Appéré, maire de Rennes et Présidente de Rennes métropole, les principaux enjeux de ce début de mandat ont été rappelés. La préparation du projet de loi de finances pour 2027 figure en tête des priorités. Elle s’inscrit dans un cycle d’échanges avec le Gouvernement et le Parlement ; des délégations d’élus ont déjà été auditionnées par la mission parlementaire sur les finances locales et reçues par Gérard Larcher, Président du Sénat.

Les élus veulent éviter ce qu’ils qualifient « d’injustices » des deux derniers exercices budgétaires, qui avaient conduit à « une concentration démesurée des efforts budgétaires sur les grandes intercommunalités« .

 Les propositions de France urbaine visent à refonder les relations financières entre l’État et les collectivités territoriales. En matière de transport, elles demandent que « soit déplafonné le versement mobilité pour les autorités organisatrices de mobilité hors Île-de-France, en faveur de l’investissement dans les transports en commun ». Frédéric Leturque est le nouveau vice-président délégué aux mobilités.

Ewa

Le coup de pouce d’IDFM aux buralistes

carte Navigo Easy

Les 2 700 buralistes franciliens vont bénéficier d’un coup de pouce de la part de la Région et d’Île-de-France Mobilités (IDFM), dans le cadre d’une convention de partenariat signée avec leur fédération pour la période 2026-2028. Cet accord prévoit le renforcement des liens entre buralistes et IDFM afin d’améliorer l’accès aux services de transport sur l’ensemble du territoire francilien. Aujourd’hui, près de 900 bureaux de tabac distribuent des titres de transport. IDFM souhaite renforcer ce maillage en améliorant les conditions de distribution du Passe Navigo Easy et de toutes les offres de transport auprès des usagers – comme Liberté + ou l’application de covoiturage d’IDFM . Les demandes d’agrément des buralistes souhaitant distribuer des titres, à proximité ou à l’intérieur des petites gares où les guichets sont fermés ou ouverts à des horaires limitées, seront soutenues.

La Région et IDFM s’engagent aussi à poursuivre leur mobilisation contre les trafics illicites de tabac, qui pénalisent fortement les buralistes. IDFM va sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés – notamment sur la saisie des stocks de tabacs vendus illégalement – dans le cadre du continuum de sécurité, en complément des actions menées par les forces de sécurité intérieures.

La Région, de son côté, souhaite mieux faire connaître aux buralistes les dispositifs auxquels ils peuvent prétendre: aides aux projets de modernisation, accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise, aides régionales à l’acquisition de véhicules propres, qui peuvent atteindre jusqu’à 9 000 euros pour les véhicules professionnels.

 

 

 

Ewa

Qui sont les grands voleurs, selon le Forum Vies Mobiles

avion

Populaire l’avion ? Ce n’est pas ce que démontre la dernière étude de Forum Vies Mobiles. Le think tank, agitateur d’idées, livre une nouvelle analyse décalée, cette fois sur le transport aérien, le comportement des voyageurs et leur impact sur le climat. Il relève ce qu’il qualifie de « démocratisation en trompe-l’œil » et souligne « le poids écrasant d’une minorité riche, diplômée et métropolitaine » dans la population des usagers. Il constate aussi que même parmi les jeunes, la conscience écologique ne suffit pas à changer les comportements.

Un quart des vols concentré sur 3% des Français

L’étude a été menée par deux chercheurs : Yoann Demoli, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille et Pierre Lannoy, professeur de sociologie urbaine à l’Université libre de Bruxelles. Ils ont analysé plus de 4500 vols et sondés plusieurs centaines de personnes pour des conclusions étonnantes.

Parmi les usagers de l’aérien, 20% des Français totalisent 76% des vols et même 90% des distances, alors que la moitié des Français n’ont pas pris l’avion lors de ces trois dernières années. Autre preuve de cette faible démocratisation :  3% des Français seulement concentrent à ceux seuls un quart des vols. « La distribution du nombre de vols entre les Français est encore plus inégalitaire que celle des salaires en Afrique du Sud », relève l’étude. Le groupe ne prenant pas l’avion est plus âgé, moins diplômé, moins riche et moins urbain que les autres.

Le low cost pour les riches

Le low-cost n’a donc pas vraiment démocratisé l’avion, il a surtout permis aux plus riches de voyager davantage. Un tiers des Français les plus modestes n’ont jamais pris une compagnie low cost.

Autre idée battue en brèche, la prise de conscience écologique ne suffit pas à modifier les comportements et la honte de prendre l’avion reste marginale, avec un effet limité sur les pratiques. Les loisirs restent ainsi la principale motivation pour prendre l’avion loin devant les visites à la famille ou les déplacements professionnels (12%). Cette faible proportion de voyages d’affaires masque une autre réalité : ceux qui ont recours à l’avion pour le travail vont prendre 12,2 vols entre 2022 et 2024 contre 3,2 en moyenne pour l’ensemble de la population. Les émissions de gaz à effet de serre se retrouvent ainsi concentrées sur une minorité de voyageurs. Les vols long-courrier au départ de la France représentent 12,5% du trafic mais 48,5% des émissions.

Les jeunes continuent à voler

Les jeunes aussi sont loin d‘avoir renoncé à se déplacer. Les 21-30 ans sont même les plus gros utilisateurs des court-courrier, logiquement plus accessibles en début de la vie adulte. Les auteurs de l’étude évoquent le déterminisme social : avoir voyagé avant 18 ans multiplie par quatre la probabilité de voler à l’âge adulte.

Autre curiosité : les jeunes femmes volent plus que les hommes de leur génération, alors que le recours à l’avion sera également réparti entre hommes et femmes à partir de 35 ans.

L’une des solutions émise par les deux chercheurs est radicale : limiter le ciel à deux voyages, aller-retour, par an pour motifs personnels. Le Forum Vies Mobiles reprend cette proposition de crédit aérien. « La mobilité aérienne est loin d’être répartie de manière homogène dans la population française : elle reste fortement concentrée, socialement différenciée et largement déterminée par les trajectoires de vie, les ressources économiques et les normes sociales », justifient les auteurs. Ce crédit serait nominatif, ni reportable ni cessible. Pour le think tank, sa légitimité « démocratique, sociale et environnementale » est incontestable.