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Ewa

La Finlande relance un train vers la Suède

Capture decranfinlande

Supprimée depuis 1988, une liaison ferroviaire entre la Finlande et la Suède a été inaugurée le lundi 10 août. Deux fois par jour, toute la semaine, les trains circuleront entre la ville d’Oulu, en Finlande et Haparanda, à la frontière nord-est de la Suède, lors d’un trajet de 100 minutes. Une correspondance est nécessaire pour franchir la frontière, les rails finlandais étant identiques aux russes, mais différents des suédois. Il faut ainsi compter 24 heures pour rallier Helsinki et Stockholm.

Les 22 kilomètres de rail ont coûté 37 millions d’euros. La Finlande a financé la majorité du projet.

Ewa

Transdev bénéficie du démarrage de contrats

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Le groupe affiche pour le premier semestre 2026, une activité commerciale soutenue, avec un chiffre d’affaires en croissance, à 5,5 milliards d’euros, notamment grâce au démarrage de contrats d’envergure.
Transdev a commencé le 1er mai, en Ile-de-France, l’exploitation de la DSP 44, plus important lot remporté par le groupe en France. IDFM lui a confié pour une durée de six ans, la gestion de 19 lignes de bus (dont certaines desservent Paris intramuros) dotées de 380 véhicules et circulant sur un bassin de population de 600 000 habitants. Depuis la reprise des opérations et des 1 800 collaborateurs, Transdev affiche un niveau d’offre réalisée « sensiblement en amélioration« .

Lancement dans le ferroviaire entre Suède et Norvège

A l’international, le 1er juillet, a démarré au Pays-Bas l’exploitation du contrat de transports publics d’Arnhem-Nijmegen-Foodvalley (ANF). Plus grande concession du pays, elle est exploitée entièrement avec des bus électriques, dont 330 nouveaux véhicules. Le contrat compte aussi huit dépôts, dont quatre entièrement neufs. Il est exécuté sous la marque commerciale RRReis, pour une durée de dix ans, qui court jusqu’en 2036.
En Suède, le 15 juin, Transdev a ouvert une nouvelle liaison ferroviaire quotidienne du Snälltåget, entre Malmö (Suède) et Oslo (Norvège). Depuis 2007, ces trains reliant cinq pays fonctionnent sans subventions, grâce aux seules recettes de la billetterie.

En Colombie, Transdev et son partenaire Fanalca ont débuté l’exploitation le 13 juillet du contrat d’exploitation du câble de Bogota, dans le quartier de Ciudad Bolivar (800 000 habitants), remporté pour une durée de dix ans.

Au Maroc, la coentreprise entre la Compagnie des Transports Marocains, et Transdev, baptisée ISSAL, a été officialisée en juin 2026. Dans ce cadre, Transdev a remporté trois contrats d’exploitation des bus urbains pour une durée de dix ans : à Tétouan (depuis septembre 2023), à Fès (septembre 2025) et à Tanger (décembre 2025). Transdev exploite par ailleurs le tramway de Rabat-Salé, renouvelé en 2020 pour dix ans.

5 Millions de passagers

Fin juin, après un an d’exploitation, Transdev a tiré un premier bilan de son activité dans le ferroviaire en France. La barre des 5 millions de voyageurs transportés sur la ligne Marseille-Toulon-Nice, premier train régional confié à un opérateur privé depuis l’ouverture à la concurrence, a été franchie, soit une hausse de la fréquentation de 45%. Le taux de ponctualité de l’opérateur a dépassé 98%, tandis que le taux de satisfaction des voyageurs atteint 96%.

Le chiffre d’affaires du groupe, codétenu depuis un an par le groupe Rethmann et par la Caisse des Dépôts, affiche une progression de 4,1% (6,2% à change et périmètre constant) pour un Ebitda en augmentation de 8,1% à 333 millions d’euros.

 

Ewa

50 millions d’euros par an pour les ponts communaux

Occitanie pont albi

La pérennisation d’une enveloppe de 50 millions d’euros par an, pour entretenir et sécuriser les ponts de petites communes, a été annoncée par le ministre des Transports Philippe Tabarot. Elle sera inscrite dans la loi de Finances 2026, suite à la parution au Journal Officiel du 27 juillet 2026 de divers ajustements du code des impositions sur les biens et services.

Le programme national « ponts », lancé en 2021 et doté d’un budget initial de 110 millions d’euros, est censé soutenir les petites communes dans l’évaluation et la réparation de leurs ouvrages. Il est piloté par le Cerema, établissement public du ministère des Transports.  La France compte entre 200.000 et 250.000 ponts, dont 100.000 communaux. Pour les plus petites communes, l’entretien de ces infrastructures clés constitue, en raison de leurs ressources limitées, une charge lourde au fur et à mesure de leur vieillissement.

Un taux moyen de subventions de 55%

Le programme a pour mission de recenser et d’évaluer le patrimoine des communes de moins de 10 000 habitants volontaires, parmi les 32 000 éligibles. Il propose aux collectivités un accompagnement technique pour réparer ou reconstruire les ouvrages les plus dégradés et posant à court terme des questions de sécurité.

La première phase de déploiement du programme a permis en cinq ans de recenser et d’évaluer plus de 64 000 ouvrages (41 300 ponts et 22 700 murs) et de réparer ou reconstruire plus de 400 ouvrages, avec un taux moyen de subvention de 55 %, soit environ 115 000 euros. Dans certains cas, la part des subventions peut aller jusqu’à 80%.

400 ouvrages concernés par an

Chaque année, la dotation de 50 millions permettra d’entretenir ou reconstruire près de 400 ouvrages parmi les plus dégradés. Selon le ministre des Transports, d’ici à 2035, ce sont 600 millions qui seront consacrés à la sécurité des ponts communaux.

Ewa

Les filiales tirent une fois de plus l’activité de la RATP 

Rechargement d'un bus électrique de la RATP.

La hausse de 1,6 % du chiffre d’affaires de la Régie au premier semestre 2026, à 4 milliards d’euros, est portée par la forte croissance des filiales, dont la facturation progresse de 23 %. Cela correspond au démarrage de plusieurs contrats en France (tram-train et bus en Île-de-France, ferroviaire avec la pré-exploitation de l’Etoile de Caen, Béziers) et à l’international (Votran en Floride, Charleston en Caroline du Sud). Les filiales représentent ainsi, sur les six premiers mois de l’année, 38 % de l’activité du groupe, contre 31 % à la même période, en 2025. Leur résultat est lui aussi en forte progression (+30 millions d’euros), porté notamment par la performance des contrats de RATP Dev et la montée en puissance de RATP Cap Île-de France.

Des charges « maîtrisées »

L’ensemble du groupe affiche une performance plus mitigée. Le résultat opérationnel, de 160 millions d’euros, représente 4 % du chiffre d’affaires. Cette baisse de 64 millions, et un résultat net à 81 millions, contre 153 millions il y a un an, étaient attendus, assure le groupe, et s’explique par des « facteurs techniques« . « La performance opérationnelle, la production et la qualité de service restent notre objectif et les charges sont maîtrisées », assure la direction.

Les investissements du groupe RATP atteignent 848 millions d’euros, dont 94 % réalisés en Île-de-France. Leur baisse de 44 millions d’euros, toujours par rapport aux six premiers mois de l’année 2025, est principalement liée à l’achèvement du projet de prolongement de la ligne 14 au Sud.

Enfin, plusieurs cessions d’actifs dont le transfert de l’activité bus à IDFM ont entrainé un recul de l’endettement net de l’ordre d’un milliard.

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Nouvelle étape de modernisation de la flotte d’Eurostar

Capture decrane300

La première circulation commerciale d’un train e300 Eurostar équipé du système ERTMS est intervenue le vendredi 17 juillet 2026. L’opérateur a obtenu l’autorisation de sa mise en circulation par l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA) début juillet. Elle a été accordée au terme d’un processus de transformation d’une rame prototype, soumise à des essais statiques et dynamiques concluants, mené en partenariat avec Masteris, la SNCB et SNCF Voyageurs Matériel.

8 e300 à équiper

Eurostar s’est engagé dans la modernisation de sa flotte « historique » et sa mise en conformité aux standards européens de sécurité et d’interopérabilité. Elle passe par l’équipement de ses 8 trains e300 au système ERTMS/ETCS, dans un environnement contraint et à des vitesses dépassant 300 km/h. Le système ERTMS/ETCS permet de prolonger la durée de vie opérationnelle des rames existantes en renforçant leur interopérabilité avec les systèmes ferroviaires européens. Il équipe désormais une large partie du réseau exploité par Eurostar. 

Le programme prévoit une montée en cadence progressive, afin de maintenir la capacité commerciale de la compagnie. Une seule rame sera immobilisée à la fois. Les opérations industrielles sont notamment menées dans les ateliers SNCB de Namur.

Le Celestia attendu à partir de 2031

La prochaine grande étape de la feuille de route industrielle de la filiale de la SNCF concerne l’arrivée progressive de la nouvelle flotte Celestia, prévue à partir de 2031. Elle pourra être portée à 50 trains Avelia Horizon, produits par Alstom, pour lesquels Eurostar a investi 2 milliards d’euros. La flotte actuelle d’Eurostar, qui a transporté l’an dernier 20 millions de passagers, compte 51 trains à grande vitesse.

Ewa

Paris-Granville, les élus s’impatientent

MODERNISATION DE LA LIGNE GRANVILLE PARIS

L’état de la ligne Paris-Argentan-Granville est toujours plus préoccupante selon les élus des régions Normandie et Centre Val de Loire. Ils ont adressé cet été un courrier au Premier ministre pour l’alerter sur la situation. Les 360 kilomètres de train qui relient Paris à Granville, desservent quatre départements normands, l’Eure, l’Orne, le Calvados et la Manche, et une série de villes petites et moyennes dont Pontorson, gare ferroviaire la plus proche du Mont Saint-Michel. Sur la quasi-totalité de sa partie normande, la ligne correspond à la seule radiale Paris-province à être classée en Ligne de Desserte Fine du Territoire (LDFT), tout en n’étant pas doublée par une ligne à grande vitesse.

La Région Normandie assume seule la charge de toutes les liaisons ferroviaires avec Paris à travers la convention qui la lie à la SNCF et a financé la plus grande partie du renouvellement des rames assurant plusieurs lignes concernant Cherbourg, Caen, Le Havre ou Rouen. La collectivité participe aussi largement au financement des études de la future ligne nouvelle (LNPN). De plus, elle travaille à l’ouverture à la concurrence du lot Paris-Granville, qui ne sera attractive que si les investissements nécessaires sont assurés.

Un risque de fermeture imminent

Les élus signataires de la lettre demandent à Sébastien Lecornu un engagement clair sur l’avenir de la ligne face à un risque de fermeture imminent et surtout, un accroissement rapide des besoins de financement des travaux.

Dans le nouveau rapport de François Philizot, président du conseil d’orientation de l’observatoire des territoires, commandé par le ministre des Transports, pour faire suite à la conférence de financement de l’été 2025 et assurer une mise à jour des conclusions des rapports de 2018 et 2020, l’expert se montrerait favorable à une réintégration de la ligne dans le réseau structurant. « Un premier résultat important » pour les élus si l’information était confirmée.

La Normandie reconnait avoir accepté un protocole LDFT, qui laissait à sa charge la moitié des coûts de remise à niveau des petites lignes. En 2020, les ressources dont disposait la collectivité, conjuguées à un montant de travaux estimé à 300 millions d’euros pour le Paris-Granville, rendaient l’accord acceptable. Il ne l’est plus aujourd’hui, estime son président Hervé Morin, alors que les coûts de régénération de la ligne devraient approcher le milliard d’euros d’ici à 2040.

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 Lille relance l’appel d’offres pour ses futurs tramways

Capture decranTramlille

Dans le cadre de son projet Extramobile, la métropole de Lille vient de publier un appel d’offres pour l’acquisition de véhicules ferroviaires pour les lignes de tramway. Il fait suite à l’annulation, pour des raisons d’intérêt public, d’une première procédure. Les entreprises doivent soumettre leur candidature au plus tard au 07 septembre 2026.

Extramobile prévoit deux projets de tramway, deux projets de bus à haut niveau de service, pour 26 communes traversées et 430 000 habitants desservis. Il comprend aussi le prolongement de la ligne 1 du métro vers Eurasanté, l’évolution du tramway existant et la création de nouvelles liaisons express en bus ou en cars grâce à des aménagements dédiés. La mise en service échelonnée des lignes est prévue à partir de 2030.

Alstom choisi en 2024

En janvier 2024, Alstom a été choisi pour fournir les nouvelles rames de tramways de la Ligne R et de la Ligne T du réseau lillois. Ce marché d’un montant de 124 millions d’euros comprenait une commande de 30 tramways de type Citadis. Les premières livraisons étaient attendues début 2026 pour une mise en service prévue mi-2026.

 

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Fret ferroviaire : lancement d’un nouvel acteur, Traix par Modal Group

Capture decranTRAIX

L’entreprise ferroviaire de fret Traix, filiale de Modal Group, a obtenu en juin sa licence et son certificat de sécurité unique. Ils vont permettre au groupe d’exploiter des trains de marchandises sur l’ensemble du réseau ferré national, en toute autonomie. Le spécialiste du transport de fret multimodal et de la logistiques des nouvelles énergies peut désormais offrir à ses clients un service clé en main.

L’ex-groupe Modalis, fondé par Bernard Meï, devenu Modal Group en février, compte aujourd’hui 250 collaborateurs de 27 nationalités, et une présence dans huit pays. Sa flotte comprend 7 000 EVP et 2 000 plateformes de wagons intermodaux. Son chiffre d’affaires a dépassé les 100 millions d’euros en 2025.

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IDFM relance le prolongement de la ligne 1

Capture decran L1

Le projet de prolongement de la ligne de métro 1 à l’est, depuis le terminus de Château de Vincennes, va entrer à l’automne en phase de concertation préalable. La décision a été annoncée au terme du conseil d‘administration d’IDFM du 2 juillet, pour faire taire les rumeurs autour d’un enterrement du projet. L’extension de la ligne permettra de desservir trois nouvelles stations Les Rigollots, Grands Pêchers et Val-de-Fontenay. Ces 5 km amélioreront la desserte de Vincennes, Fontenay-sous-Bois (94) et Montreuil (93) et proposeront une correspondance avec les RER A et E, la ligne 15 du métro, le tram T1 ainsi qu’avec le service Bus Bords de Marne. Le coût du projet est estimé à 1,7 milliards d’euros (hors matériel roulant) pour une mise en service prévue à horizon 2040.

Un projet retoqué par l’Etat

En décembre 2022, suite aux résultats d’une enquête publique, le ministre des Transports de l’époque, Clément Beaune, avait annoncé le refus de l’Etat de déclarer d’utilité publique le chantier pour son impact sur le bois de Vincennes. IDFM a décidé de revoir sa copie en 2024.

L’autorité régulatrice francilienne souhaite aujourd’hui « mener de nouvelles études visant à améliorer le projet, son insertion environnementale et approfondir l’analyse des différentes solutions envisageables ». La nouvelle version, soumise à la concertation préalable, présente des impacts significativement réduits sur le bois de Vincennes et les espaces naturels voisins. Riverains, élus et associations seront amenés à se prononcer sur les diverses variantes du nouveau projet, sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

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Karos avale BlaBlaCar Daily

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Karos, leader du covoiturage du quotidien en Europe, va reprendre l’activité de son concurrent BlaBlaCar sur le même segment. Les deux groupes ont annoncé le 20 juillet être entrés en négociations exclusives pour donner naissance à un service de plus de 150 000 covoitureurs actifs chaque mois. Karos et Blablacar Daily totalisent 11 millions de trajets chaque année et compte comme partenaires plus de 250 collectivités et 1 500 entreprises.

Un potentiel encore sous-exploité

Avec près de 75 % des actifs qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail, le plus souvent seuls au volant, le potentiel de covoiturage est encore sous-exploité. Selon Karos, dont la création remonte à 2014, plus d’un actif sur deux a pourtant déjà covoituré pour aller travailler ou a envisagé de le faire, et 8 Français sur 10 considèrent que le covoiturage a toute sa place dans l’offre de mobilité du quotidien.

Le rapprochement avec BlaBlaCar Daily doit permettre à Karos d’atteindre la taille critique nécessaire pour renforcer et pérenniser ses capacités d’innovation et d’investissement. L’opérateur compte aussi accélérer le développement auprès des collectivités et des entreprises, en France et en Europe. L’acquisition, dont le montant n’a pas été communiqué, a été validée par ses actionnaires historiques : Ring Capital, Citizen Capital et Eiffel Investment Group.

Après l‘arrêt annoncé de Blablabus, BlaBlaCar, poursuit la concentration de ses investissements et ses innovations sur le développement de sa plateforme globale. Elle revendique 40 millions de membres actifs dans 41 pays.