Les formations internes, incontournables pour les entreprises de transport
Les grands opérateurs de transport ont tous développé leurs propres centres de formation et consacrent une part importante de leur masse salariale à la formation professionnelle.
Transdev. La formation dope la mobilité interne
Pour mener les 9 600 recrutements qu'il prévoit cette année, dont un peu plus de 60 % en CDI (un chiffre comparable à celui de 2024), le groupe Transdev mise sur sa marque employeur comme sur sa politique de formation. Il y consacre un budget équivalent à 2,7 % de sa masse salariale.
Reste que l'entreprise (100 000 collaborateurs dans le monde, 31 000 en France) souffre toujours, comme ses concurrents, d'un manque d'attractivité. « Nos métiers ont une image vieillissante, alors que nous portons des dispositifs innovants, des missions de service public et que nos véhicules roulent avec des énergies plus propres, requérant de nouvelles compétences, que ce soit les process de sécurité pour les cars et bus à gaz hydrogène expérimentés ou la maintenance préventive et curative », souligne Corinne Elfassy, directrice formation France et directrice de l'Académie by Transdev.
Les évolutions des véhicules et du matériel sont d'ailleurs si rapides depuis quelques années que la formation interne prend le relais des écoles, qui ne parviennent pas toujours à suivre le rythme des changements, notamment sur les métiers de l'exploitation et la maintenance.
Pour l'ensemble de ses métiers, Transdev s'appuie sur son centre de formation interne, l'Académie by Transdev. « 10 000 collaborateurs par an y sont accueillis, en formation initiale et en formation continue. Cela représente la moitié des formations de nos collaborateurs et la moitié des 2 000 conducteurs que nous accompagnons chaque année au passage du permis transport en commun », poursuit Corinne Elfassy.
Alors qu'elle recrute à 75 % des conducteurs et des conductrices, l'entreprise consacre en effet beaucoup d'efforts à la formation initiale pour ce métier, en lien avec ses trois partenaires principaux : l'Aftra, l'ECF et Promotrans.
« Nous déployons une politique d'emploi-formation qui consiste à aller chercher des personnes qui n'ont pas le permis de transport en commun et à les former, via un titre professionnel. Le taux de succès des candidats à l'examen est de 75 %, un chiffre supérieur à la moyenne nationale », détaille la directrice formation.
Il y a deux ans, Transdev avait également lancé son « Graduate Programme » à destination d'une vingtaine de collaborateurs par an (la moitié en mobilité interne et la moitié en recrutement externe). « Un programme universitaire diplômant, qui prépare à la direction d'exploitation, en partenariat avec l'ENTPE (École nationale des travaux publics de l'État), membre du réseau de l'université de Lyon », détaille encore Corinne Elfassy.
Keolis. Des pépinières et un institut
Deux semestres d'immersion dans deux filiales du groupe, la première expérience orientée « étude et méthodes » à Dreux, la seconde axée sur des missions opérationnelles de gestion d'équipe à Thuir, près de Perpignan, tel est le contenu du « programme graduate » de Keolis, suivi depuis septembre 2025 par Adrien Sense.
Ce programme lui a été proposé à l'issue de son master exploitation et développement des réseaux de transport public, réalisé en alternance dans l'entreprise de transport. « L'apprentissage opérationnel en filiale est complété par une formation à l'Institut Keolis, avec à la suite la possibilité de se voir proposer un poste de cadre », se félicite le jeune homme de 26 ans.
Ce dispositif permet de recruter chaque année une trentaine de jeunes diplômés répartis dans trois « pépinières » : l'exploitation et la mainten
Le dossier complet est réservé aux abonnés ou aux détenteurs d’un porte-monnaie électronique, connectez-vous pour y accéder.
*Formule numérique sans engagement à partir d’un 1€ par mois !

