Keolis se renforce dans le rail

Une salve de renouvellements de contrats assure un "rebond commercial" à la filiale de la SNCF. Son chiffre d'affaires recule toutefois de 7 % en raison notamment de la perte de deux contrats majeurs mais sa marge progresse à 2,8 %.
Christelle Villadary, la directrice financière, qui vient de terminer cinq mois d'intérim à la tête du groupe, peut se satisfaire de la performance financière « très solide » de Keolis en 2025. Frédéric Van Heems, qui a pris ses fonctions de président le 16 mars, peut se réjouir de la bonne dynamique commerciale de l'opérateur sur le dernier exercice, malgré un chiffre d'affaires de 7,1 milliard d'euros en retrait de 7 %. Sur le plan financier, le groupe améliore significativement sa rentabilité, avec un résultat opérationnel à 201 millions d'euros, en hausse de 19 % par rapport à 2024. La marge s'élève à 2,8 %, contre 2,2 % en 2024. Le résultat net, de 33 millions d'euros, est aussi positif pour la cinquième année consécutive. Il a même été multiplié par 2,5, au prix « d'une discipline financière maintenue », indique le groupe. Il poursuit la baisse de son endettement, qui passe sous la barre des 900 millions d'euros (893 millions) « malgré des investissements significatifs en organique et en croissance externe ».
Côté commercial, le groupe évoque « une année de rebond », caractérisée par un double effet portefeuille. En clair, le groupe a souffert de la fin de deux contrats : le tramway de Melbourne et les modes lourds de Lyon. Il a aussi signé des succès qu'il qualifie de « majeurs » comme les contrats, en Île-de-Franc
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