Exclusif. Vianney Elzière, directeur de la ligne 18, prêt au transfert de la 1ère ligne du Grand Paris
Le premier tronçon de la première nouvelle ligne du Grand Paris, la 18, franchit demain une étape décisive : le transfert en gestion technique à IDFM. Elle va lancer la phase de marche à blanc par l’opérateur Keolis avant une ouverture attendue en décembre.
Le directeur de la ligne 18 pour la Société des Grands Projets, Vianney Elzière, revient sur les dix années passées à piloter le chantier. L’ancien ingénieur de l’armement, expert en gestion de projet, qui ne connaissait rien au métro automatique, admet avoir surmonté les difficultés liées à une organisation unique.
VRT. La ligne 18 devait être prête cet été, qu’est-ce qui explique son retard ?
V.E. Nous avions un objectif commun de transfert en gestion technique le 31 juillet. En juin, nous avons constaté que les conditions n’étaient pas réunies et que ce n’était pas raisonnable. Nous nous sommes donc donnés deux mois supplémentaires. Il faut comprendre que nous sommes en train de mettre en place, avec la ligne 18, comme prévu en 2010 par la loi du Grand Paris, une organisation unique et qui a été pour moi une découverte. Le maitre d’ouvrage, la Société des Grands Projets, n’est pas l’autorité organisatrice des transports, qui a elle-même désigné un exploitant qui n’est pas le mainteneur. Cela n’existe nulle part ailleurs, ni à Lyon, Rennes, Lille ou Marseille. Partout, l’organisation ne compte que deux acteurs : une AOM et un exploitant-mainteneur. Là, on a mis en place un ménage à quatre. A deux, ce n’est pas toujours facile, alors vous imaginez à quatre.
VRT. Qu’est-ce qui a été le plus compliqué ?
V.E. C’est la premièr
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