Introduction
Les grands projets de réseaux neufs, de lignes à automatiser ou de renouvellement de contrats, représentent moins d’une dizaine de marchés par an. Ce sont autant d’opportunités que tentent de saisir les spécialistes français du rail urbain de haute capacité. Leur expertise en matière d’exploitation, de maintenance, de fabrication de matériel, comme leur capacité à mobiliser des ressources sur des projets complexes de long terme, font d’eux des compétiteurs de premier plan.
Ces derniers mois, croiser régulièrement des équipes de Keolis ou de RATP Dev dans un avion pour Copenhague, Dublin, Riyad ou Singapour n’avait rien d’étrange. Quatre des gros appels d’offres pour un métro automatique ont été lancés par ces capitales. Ils font partie de la dizaine de nouveaux marchés que lorgnent les opérateurs internationaux, au premier rang desquels les deux géants français Keolis et RATP Dev, qui a appris fin août avoir remporté celui de la capitale danoise.
Le réseau mondial de métros automatiques s’étend aujourd’hui sur près de 2 300 km de lignes. Il a déjà été multiplié par dix en l’espace de 25 ans. Le meilleur reste à venir : il devrait encore presque doubler, en kilomètres parcourus, d’ici à 2030.
La majorité des projets correspond à des lignes entièrement neuves, mais la modernisation de réseaux de métro construits dans les années 70 ou 80, leur automatisation voire ré-automatisation, alimentent aussi le marché. S’y ajoutent les appels d’offres lancés pour le renouvellement de contrats d’exploitation arrivés à leur terme. Dans le rail urbain, face aux trains du quotidien (commuter trains) et aux tramways, le métro automatique est la discipline reine. Pour gérer le mass transit, ses dizaines de milliers de passagers quotidiens et ses pics d’affluence, il permet une souple
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