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Alstom en forme pour la fusion

© Alstom

C’est un Henri Poupart-Lafarge radieux qui a présenté les résultats d’Alstom ce mercredi 16 mai. D’une année sur l’autre, hausse du CA de 9 %, à 8 milliards, hausse de 6,5 % de la marge d’exploitation. En plus, cette croissance soutenue est régulière. Entre l’exercice 2014-2015 et l’exercice 2017-2018, le CA d’Alstom est passé de 6,2 à 8 milliards d’euros.

Le PDG y voit la confirmation de la stratégie 2020 du groupe. Avec deux principaux piliers : un, être présent au côté de la clientèle dans le monde, et pas seulement commercialement. En témoigne l’usine de Madhepura en Inde qui, deux ans après la signature du contrat avec les chemins de fer indiens, sort ses premières locomotives. Ou celle de Dunnotar, en Afrique du Sud, en mesure de prendre le relais du site brésilien qui a fabriqué les 20 premiers trains de la commande Prasa.

Deuxième pilier, « faire évoluer le portefeuille vers des solutions complètes ». Ça tombe bien pour Alstom, les nouveaux clients dans le monde souhaitent souvent du clé-en-main. Résultat, alors qu’en 2014/15 le matériel représentait 53 % du CA et l’addition systèmes – signalisation – services 47 %, cet ensemble à plus haute valeur ajoutée atteint maintenant 57 %.

Certes, les prises de commande de 2017-2018, indicateur qu’aime bien Henri Poupart-Lafarge, ne sont pas à la hauteur des années précédentes : 10 milliards chacune des trois dernières années, 7,2 milliards cette année. Pas d’événement exceptionnel en effet, comme la commande de voitures Prasa en Afrique du Sud (4 milliards d’euros, en 2014-2015), les 800 locomotives indiennes (3,5 milliards, en 2015-2016) ; le métro de Dubai (1,3 milliard, en 2016-2017) et les trains à grande vitesse pour Amtrak (1,8 milliard sur la même période). Du coup, Henri Poupart-Lafarge invite à lisser les succès commerciaux sur plusieurs années et, surtout, souligne que certaines commandes ou quasi-commandes sont dans les tuyaux pour 2018/19 : métro du Grand Paris, REM (RER de Montréal), signalisation en Norvège et bientôt sans doute, TGV du futur pour la SNCF.

Pour la suite, Alstom compte continuer à surfer sur la vague de développement du transport public accompagnant l’urbanisation de la planète. Et faire reconnaître le ferroviaire comme la colonne vertébrale des nouvelles mobilités. Electromobilité, grande capacité, ces solutions propres au chemin de fer s’imposent. Et évoluent : voir le train régional à hydrogène. En plus, le mi-bus mi-tram Aptis, objet roulant non identifié, gomme les frontières et montre que les solutions pour une part ferroviaires arrivent dans d’autres domaines.

Géographiquement enfin, le marché européen reste soutenu… mais croît nettement moins vite que les nouveaux marchés : +3 % en Europe, tandis que la zone Asie – Pacifique croît de 103 % et l’ensemble Moyen-Orient Afrique de 158 %…

Alstom et Siemens sont en ligne avec les objectifs qu’ils se sont fixés pour fusionner. Des dossiers ont été déposés devant 25 juridictions dans le monde chargées du droit de la concurrence. Le « closing » est toujours prévu pour la fin de l’année. Quant à l’emploi, pas de surprise : sa garantie, c’est l’excellence opérationnelle. Pour Henri Poupart-Lafarge, la fusion est d’autant plus remarquable qu’elle se fait dans un marché en croissance, avec des entreprises en bonne santé. Cela dit, le PDG ne s’attarde pas sur la concurrence du chinois CRRC. Qui n’est sans doute pas pour rien dans le rapprochement des deux géants du Vieux continent.

F. D.

Photo : le train à hydrogène d’Alstom en Basse-Saxe

Le voisin de Salzgitter
Sigmar Gabriel, ancien ministre des affaires étrangères d’Allemagne, fait partie des onze personnalités qui devraient composer le futur conseil d’administration du groupe Siemens Alstom. En tant qu’élu de la circonscription de Salzgitter/Wolfenbüttel, en Basse-Saxe, il connaît fort bien Alstom. C’est à Salzgitter que se trouve la plus grosse usine au monde du constructeur.

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