Open payment : les régions avancent, l'Île-de-France à la traîne
Une cinquantaine de collectivités propose de passer les portillons des transports publics avec une carte bancaire comme on achèterait une baguette de pain. Cinquante autres devraient s’y mettre dans les deux ans tant le système facilite la vie des voyageurs. Île-de-France Mobilités, qui a longtemps freiné, est en train de l’envisager.
Que Paris semble loin quand on débarque à l’aéroport de Copenhague ou de Stockholm ! Oubliées les queues interminables aux guichets pour acheter un ticket de métro ou un billet de train : il suffit de sortir sa carte bancaire pour passer les portillons des transports publics et se retrouver au cœur de la ville.
La région parisienne, longtemps réticente, étudie désormais l’idée. D’autres villes en France ont de leur côté compris l’intérêt de faciliter la vie des voyageurs. Dijon a été pionnière en adoptant en France, dès 2018, ce système d’open payment, la carte bancaire devenant alors le support du titre de transport.
L’open payment bientôt dans un réseau sur deux
Depuis, 53 collectivités de toutes tailles s’y sont mises dans notre pays. Dernière en date, la métropole de Strasbourg vient de lancer un dispositif d’open payment. Une cinquantaine d’autres collectivités devrait aussi l’adopter d’ici à deux ans. Ce sont donc 100 réseaux, sur un total de quelque 200 en France, qui offriront alors cette solution, selon une étude du Cerema et de Mobil’in Pulse (ex-ATEC ITS), une association rassemblant des acteurs du monde des transports autour des apports de la data. « 94 % des Français majeurs ont une carte bancaire. Il paraît évident que, plutôt que de développer une nouvelle technologie, il vaut mieux utiliser la carte bancaire pour passer les portiques. C’est aussi facile que d’acheter du pain », souligne Fabrice Luriot, président de Mobil’in Pulse.
Premiers utilisateurs, les locaux
Selon l’association lorsqu’un système d’open payment est déployé, il est facilement adopté par les usagers et peut rapidement représenter plus de la moitié des ventes dématérialisées. « L’adoption a été rapide à Lyon, Marseille ou Amiens. Il y a une vraie dynamique qui se fait sans bruit », constate Jean Coldefy, directeur des programmes pour Mobil’in Pulse. « Amiens a mis en place un système très intéressant qui perm
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