Club VRT : Alain Resplandy-Bernard inquiet de la dette grise des gares
Alain Resplandy-Bernard, directeur général de SNCF Gares & Connexions, était ce matin l’invité du Club VRT. Il a donné les grandes lignes du plan stratégique qu’il présentera à l’automne. Et identifié plusieurs risques portant en particulier sur la dégradation de l’état des gares et leur possible saturation.
Sans surprise, ils résultent du sous-investissement chronique dont souffrent les gares, à l’image de ce qui se passe sur le réseau ferré. « J’avais en tête le chiffre qui circulait sur la dette grise des gares… Au doigt mouillé, il est en réalité trois fois plus important », a indiqué Alain Resplandy-Bernard, arrivé en septembre dernier à la tête de la filiale de SNCF Réseau. Il faut donc, explique-t-il, donner la priorité à l’existant et à la régénération plutôt qu’aux nouveaux projets. « Même si changer de l’asphalte est moins spectaculaire qu’une belle inauguration », souligne-t-il. Sans ces efforts, la situation va devenir très tendue, comme elle l’est déjà certains week-end à la gare de Bordeaux Saint-Jean ou dans le terminal Transmanche de la gare du Nord à Paris, qui manquent de place pour accueillir les flux de voyageurs.
L’ensemble du système doit pouvoir accueillir plus de voyageurs et de nouveaux opérateurs. « J’ai été très surpris d’un chiffre : 50% des Français ne prennent pas le train. Or le voyage commence à la gare. SNCF Gares & Connexions doit participer à les faire changer de pratiques », a expliqué Alain Respandy-Bernard. Pour lui, la gare doit participer à cette attractivité en étant « plus propre, sécure et connectée à la ville et au territoire ».
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau