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Ewa

L’Île-de-France va donner 400 bus à l’Ukraine

Pour l’Ile-de-France (ci-dessus à gauche, le réseau de Saint-Germain-en-Laye), Thierry Mallet plaide pour une ouverture 
à la concurrence des bus pour l’ensemble du territoire, à partir de 2025. Une fois les premiers grands éléments 
du Grand Paris en service et les JO passés.

La région Île-de-France et IDFM ont annoncé le 19 novembre leur intention de donner 400 bus diesel aux régions ukrainiennes (oblast) de Kyiiv et de Tchernihiv. Ces bus sont en train d’être remplacés par des bus électriques dans la région francilienne.

260 bus thermiques, majoritairement des Citélis, iront à la région de Kyiiv et 140 à Tchernihiv. Les deux collectivités ukrainiennes souhaitent en effet des bus standards et non des articulés car ils ne seront pas destinés à des dessertes urbaines, « mais plutôt à des services d’évacuations d’urgence, pour des villages, des écoles, des hôpitaux et des maisons de retraite », indiquent la région et l’autorité organisatrice des transports franciliens.
L’ensemble des coûts nécessaires à l’acheminement des bus sera pris en charge par les Ukrainiens, ont assuré les gouverneurs des deux régions de Kyiv et de Tchernihiv. Le détail de disponibilité des véhicules, de calendrier, d’organisation du transport, de possibilités de maintenance sur place, est encore en discussion. Toutefois, l’acheminement des bus devrait être effectué par train, en vertu d’un accord signé entre l’Ukraine et la SNCF lors de la visite à Paris, le 17 novembre, du président ukrainien Volodymyr Zelensky, venu avec Oleksandr Pertsovskyi, PDG des chemins de fer ukrainiens (UZ).

Ewa

Le groupe SNCF veut devenir plus sobre en prélevant moins d’eau

Partenariat SNCF Agences de leau. © Groupe SNCF

Le groupe SNCF a signé, le 20 novembre à l’occasion du Salon des maires, un partenariat avec les six agences de l’eau afin de mieux préserver l’eau sur les emprises et les infrastructures ferroviaires. Le partenariat avec la SNCF, qui couvre les années 2025 à 2030, est la déclinaison du Plan national pour l’eau qui vise à réduire de 10 %, d’ici cinq ans, les consommations d’eau sur les 100 sites industriels français les plus consommateurs.

Le groupe ferroviaire s’engage à améliorer les systèmes d’assainissement de 250 gares et 60 sites ferroviaires, notamment par une désimperméabilisation des sols ou la création de fossés aux abords des voies. L’accord va aussi permettre de diagnostiquer ou d’aménager 868 ouvrages hydrauliques d’ici à 2030 (10 000 agents seront sensibilisés), et de réduire l’usage des produits phytosanitaires de synthèse grâce à des techniques alternatives.
Le contrat est piloté conjointement par la direction RSE du groupe SNCF et par l’agence de l’eau Seine-Normandie, pour le compte des six agences de l’eau. Un comité national annuel assurera le suivi du programme, l’évaluation des résultats et la mutualisation des retours d’expérience.
Les projets bénéficieront d’un accompagnement technique et financier des six agences de l’eau modulé selon leur nature et leurs impacts environnementaux : jusqu’à 60 % pour les études et diagnostics, jusqu’à 40 % pour les travaux de réduction des pollutions ou d’économie d’eau, jusqu’à 70 % pour les opérations fondées sur la nature, et jusqu’à 80 % pour la formation et la sensibilisation.
Avant même la signature de ce partenariat, le groupe SNCF et les agences de l’eau avaient déjà amorcé une série d’actions concrètes à l’échelle nationale comme le diagnostic des consommations d’eau dans 258 grandes gares ou le recensement de 241 ouvrages ferroviaires susceptibles d’entraver la continuité des cours d’eau et le déplacement des espèces aquatiques grâce à une aide de 145 000 €. D’autres aménagements ont aussi été menés dans huit sites : Migennes, Tergnier, Limeil-Brévannes, Metz-Sablons, le Bas-Rhin, Bischheim, Messeix et Bourg-Lastic, et Fronsac.

Ewa

L’Île-de-France adopte le contrat de plan interrégional pour la Vallée de la Seine

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La région Île-de-France a adopté, lors de sa séance du 19 novembre, le Contrat de plan interrégional État, régions Île-de-France et Normandie (CPIER) – Vallée de la Seine, qui définit les engagements financiers, pour la période 2023 – 2027, de chacune des parties dans la réalisation des projets d’infrastructures pour le territoire de la Vallée de Seine. D’un montant total de 463,8 millions d’euros, le CPIER est financé à hauteur 309,2 millions par l’État, à 98 millions par l’Île-de-France et à 56,6 millions par la région Normandie.
L’Île-de-France va en particulier consacrer 81 millions « à poursuivre la transformation des mobilités du quotidien ». Parmi les projets retenus figure la « refonte » des études sur la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN).

Ewa

Grand Est achète 16 Régiolis à CAF pour l’axe Saverne – Strasbourg – Sélestat

Regiolis TER Grand Est © Grand Est

La région Grand Est a annoncé le 14 novembre la commande de 16 rames Régiolis bimodes au constructeur CAF, pour un montant de 235 millions d’euros. Ces trains sont destinés à remplacer les rames régionales réversibles (RRR), datant des années 1980-1990 et arrivant en fin de vie. Elles circulent actuellement sur l’axe Saverne – Strasbourg – Sélestat, « colonne vertébrale du Reme/Serm de Strasbourg », précise la région Grand Est.

Les rames seront construites sur le site de Reichshoffen, racheté en 2021 par CAF à Alstom. La livraison est prévue progressivement à partir de 2028 jusqu’en 2030, pour une mise en service en 2030.
Les Régiolis doivent contribuer au renforcement de la desserte entre Saverne, Strasbourg et Sélestat, avec jusqu’à quatre trains par heure sur cet axe.

Un nouveau centre de maintenance sous réserve d’études

Les Régiolis 6 caisses de 110 mètres offriront 355 places assises, contre 265 pour les actuelles RRR, et pourront circuler en unité multiple (UM2) afin d’augmenter la capacité en heure de pointe. Ils disposeront de la climatisation, d’un plancher bas intégral, d’une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, d’un système d’information voyageurs embarqué et d’une insonorisation renforcée.
L’entretien des 16 nouvelles rames devrait être effectué dans un nouveau centre de maintenance qui pourrait être construit à Sélestat « sous réserve des études de faisabilité à mener », précise la Région.
En choisissant un matériel identique déjà en service dans la région (97 rames Réglions en service), Grand Est souhaite réduire significativement les coûts, notamment de maintenance, grâce à la mutualisation des pièces, des outils et des compétences techniques. L’homogénéisation du parc régional représente une économie estimée à 130 millions d’euros sur 40 ans par rapport à des scénarios d’acquisition de matériel différent (Regio 2N ou AGC). En attendant de ce nouveau matériel, la région a engagé 11,7 millions d’euros pour prolonger la durée de vie des rames réversibles.

Ewa

Nexrail commande à Stadler 200 locomotives hybrides à batterie

EURO9000 rendering II

La société européenne de location de locomotives, Nexrail, installée au Luxembourg, a annoncé, le 12 novembre, avoir commandé au constructeur Stadler jusqu’à 200 hybrides EURO9000 électriques par caténaire et à batterie. Elles permettront les dessertes du dernier kilomètre sans émission de CO2, même dans des terminaux non électrifiés.

Les premières livraisons des machines, construites dans l’usine Stadler de Valence en Espagne, sont prévues pour 2029. Elles sont destinées à la société privée de fret ferroviaire Hamburger Rail Service GmbH & Co. KG (HRS) installée à Hambourg, et qui offre une large gamme de services de transport ferroviaire de marchandises dans toute l’Europe.
Conçues sur la plate-forme éprouvée Co’Co’ à six essieux les EURO9000 offriront jusqu’à 9 MW (9000 kWh) de puissance délivrée via ses pantographes combinés à 1,2 MW (1200 kWh) de puissance de batterie haute performance.

L’architecture multisystème assure un fonctionnement transfrontalier entre l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et l’Italie. « Sa puissance lui permet de fonctionner seule, sans l’ajout d’une autre machine, sur les terrains les plus difficiles, y compris sur les couloirs transalpins. Et sur les réseaux à courant continu faibles, la batterie apporte une puissance complémentaire à la locomotive », assure Stadler.

Ewa

Siemens Mobility construira les futurs RER zurichois

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Les chemins de fer suisses (CFF) ont annoncé le 7 novembre avoir adjugé le marché de 116 nouveaux trains duplex au constructeur Siemens Mobility. L’appel d’offres avait été lancé en juin 2024.

95 véhicules circuleront sur le réseau du RER zurichois à partir des années 2030, tandis que 21 trains desserviront les lignes du RER Vaud et du RE33 Martigny–Annemasse en Suisse romande. Le marché comprend aussi une option pour 84 véhicules supplémentaires « dans le cadre des futurs réaménagements de l’offre », indique dans un communiqué la compagnie ferroviaire.
« Siemens a soumis l’offre la plus avantageuse conformément au droit des marchés publics », précisent les CFF qui ajoutent avoir « adjugé le marché selon les dispositions du droit des marchés publics (LMP/OMP) ». Ces critères couvrent les coûts d’investissement, les charges d’exploitation, la conformité aux cahiers des charges la qualité ou encore les contrats de service. Les CFF rappellent également que le constructeur allemand  a déjà fabriqué les trains duplex de 2e génération du RER zurichois en circulation depuis le milieu des années 2000.

La déception de Stadler

Les rames retenues par les CFF, longues de 150 mètres, pourront rouler à 160 km/h, offrant 540 places assises ainsi que huit zones multifonctionnelles pour les vélos, poussettes, bagages, ou voyageur debout. En unité double (300 m) aux heures de pointe, elles proposeront 45 places assises supplémentaires et plus de 30 % de places debout de plus par rapport aux trains navettes à deux niveaux (DPZ) de première génération, pour la même longueur.
Réagissant à l’attribution de ce marché, Stadler a «profondément » regretté ce choix. « Le fait que nous ne soyons pas autorisés à fournir aux CFF la technologie la plus récente, malgré nos véhicules éprouvés et appréciés dans le cadre de leur utilisation quotidienne par les CFF, est une grande déception pour Stadler et nos quelque 6000 employés en Suisse », a commenté le groupe suisse qui aurait souhaité «construire ces trains en Suisse, en collaboration avec plus de 200 fournisseurs issus de tout le pays».

Ewa

Ligne nouvelle Paris-Normandie : l’Ile-de-France et la Normandie vont reprendre les discussions

Rame Regio 2N Omneo en livree region Normandie. © Region Normandie

Le président de la Normandie, Hervé Morin, a annoncé le 5 novembre que les dessertes des gares des Yvelines sur le trajet entre la Normandie et Mantes (dont Bonnières, Rosny, Mantes ou Bréval) seraient maintenues même une fois que le prolongement d’Eole sera réalisé, à l’horizon 2030.
La suppression de la desserte des gares du Bonniérois et du Mantois avait été annoncée en 2022 par la Normandie. La région estimait qu’une fois le projet Eole en service, la suppression des dessertes des gares intermédiaires non normandes, permettrait d’offrir un meilleur service aux usagers normands en réduisant le temps de trajet.
Regrettant cette décision, la région Île-de-France avait, en septembre 2024, fait du maintien de ces dessertes dans les Yvelines, l’une des trois exigences pour inscrire le projet de Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), au schéma d’aménagement régional (SDRIF-E). Ses autres demandes portaient sur l’étude de l’enfouissement partiel de la LPN entre Orgeval et Aubergenville et sur la limitation de l’évolution du trafic de fret ferroviaire en transit par l’Île-de-France avec le développement de solutions alternatives (contournement de la région par le fret ferroviaire et développement du fret fluvial).
Sur ce dernier point, les deux régions sont tombées d’accord, au cours de la réunion du 5 novembre. « Nous avons besoin d’un contournement fret de l’Île-de-France, pour les flux du port du Havre que nous voulons doubler en passant de 3 millions de conteneurs à 6 millions », a confirmé Hervé Morin. Florence Portelli, première vice-présidente de la région Île-de-France s’est engagée à inscrire ce sujet dans les délibérations du CPER qui se dérouleront le 19 novembre prochain.

Par ailleurs, les deux régions ont annoncé « l’ouverture de discussions pour une augmentation de l’offre de transport des trains normands au regard des prévisions de trafic attendues à horizon 2030. Île-de-France Mobilités s’engage à financer l’ensemble des dessertes franciliennes« .

De ce fait, les discussions sur le projet de la nouvelle ligne Paris-Normandie (LNPN) vont pouvoir se rouvrir « sur de nouvelles bases« , ont convenu les élus régionaux. « Ce dialogue renoué doit permettre la reprise des études de refonte de la LNPN avec la révision de son tracé et la limitation de son impact« , ont-ils notamment précisé.

Ewa

La RATP lance sa filiale d’ingénierie orientée bus et tramway

Un TramBus Irizar du réseau Txik Txak, ici à Biarritz en juin 2023. © Y. G.

Le groupe RATP a annoncé le 4 novembre à l’occasion des Rencontres nationales du transport public (RNTP), la création de RATP Expertises, une filiale dédiée à l’ingénierie des réseaux de transports publics. Elle sera présidée par Rémi Di Biasi, jusque-là directeur de cabinet et contract manager du réseau de surface (bus et tramway) du groupe et sera composée « d’une centaine d’experts », issus de l’entreprise. La filiale débutera officiellement ses activités en janvier 2026, même si « nous commençons dès demain à observer les appels d’offres qui se présenteront », assure Rémi Di Biasi.

RATP Expertises s’intéressera dans un premier temps à l’ingénierie des réseaux de bus et de tramway, peut-être plus tard au mode lourd, précise Rémi Di Biasi. La société interviendra dans quatre domaines : les études et les projets de transport (restructuration de réseaux de bus, véhicules autonomes, BHNS, gares routières…), la transition énergétique des bus, les systèmes de supervision (système d’aide à l’exploitation, billettique, analyse des données, gestion de la maintenance assistée par ordinateur… ) et la gestion des actifs (véhicules, infrastructures, équipements industriels…).

Ewa

L’aménagement du nouveau quartier Chapelle International s’achève

L'aménageur de la SNCF, Espaces ferroviaires a livré le quartier Chapelle International.

La transformation de l’ancienne friche ferroviaire située Porte de la Chapelle dans le nord de Paris est achevée. La filiale d’aménagement urbain et de développement immobilier du groupe SNCF, Espaces ferroviaires, chargée de redonner vie aux sites ferroviaires qui n’ont plus d’utilité d’exploitation, a annoncé le 27 octobre, avoir signé l’achèvement du programme Chapelle International, impulsé par la Ville de Paris en 2008. Ce programme a été conçu par une équipe pluridisciplinaire de maîtrise d’œuvre composé de l’AUC (architecte-urbaniste, mandataire), OGI (BET VRD) et Bureau Bas Smets (Paysagiste), Entre 2022 et 2025, l’aménageur de la SNCF a fait évoluer le projet initial en intégrant des représentants d’habitants à la sélection des architectes et opérateurs.

Remplacer l’ancienne gare de marchandises

C’est désormais un véritable quartier, couvrant sept hectares, qui occupe l’emplacement de l’ancienne gare de marchandises de la Chapelle, construite 1830 et entièrement détruite par un bombardement en 1944. Les halles désaffectées ont commencé à être démolies en 2014 pour construire dès 2016 un l’hôtel logistique de 35 000 m2 et des immeubles d’habitation représentant 1 100 logements dont près de 700 logements locatifs sociaux, à loyer maîtrisé, ou de logements en accession, et plus de 400 logements dédiés à des étudiants, des chercheurs, des jeunes actifs et des travailleurs migrants.
A côté des ces bâtiments ont été édifiés le square du 21 avril 1944, la promenade plantée, la pelouse arborée et les venelles paysagères.
Près de 6 000 m² d’équipements publics ont également été réalisés, développés par la Ville de Paris : des terrains de sport (3 000 m²) sur le toit de l’hôtel logistique, une école de 12 classes et une crèche de 99 berceaux, un gymnase de 1 200 m² et un équipement culturel dédié aux beaux-arts et aux pratiques artistiques amateurs.

Ewa

Le programme Care Rail va bénéficier à six nouvelles PME-PMI ferroviaires

Les 6 PME PMI signataires de la Grappe CARE AURA 3 les equipes CARE Alstom BPI France et DGE

Alstom et l’association Care Rail (Compétitivité-Accompagnement-Rail-Emploi) ont annoncé, le 17 octobre, le lancement d’une nouvelle  “grappe“ pour accompagner six nouvelles PME-PMI* ferroviaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes et renforcer leur performance industrielle.
Ces entreprises bénéficieront pendant 18 mois d’un parcours de 22 jours d’accompagnement de la part de l’usine Alstom de Villeurbanne en expertises industrielles individualisées, à travers des ateliers collectifs, le partage de bonnes pratiques et la mise en réseau.
Lancées en 2021 et cofinancées par l’État dans le cadre du programme France 2030,  les missions de Care Rail participent au renforcement de la filière ferroviaire française, en aidant les PME à gagner en maturité, à proposer des produits et des services en adéquation avec la demande du marché, à fluidifier leur relation client fournisseur, et à bâtir une chaîne d’approvisionnement plus robuste et tournée vers l’international.

*Les six entreprises concernées par le programme : AMG (mécanique générale et de précision), Centralp (électronique et logiciels embarqués), Cicor (solutions électroniques intégrées), Serinox (tôlerie industrielle et tôlerie fine de précision), SLD (usinage mécanique de précision), Somep (cintrage, façonnage et soudure de tubes techniques),