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Ewa

La Société du Grand Paris veut convaincre de l’utilité de sa filiale SGP Dev

Jean-François Monteils
Invité le 1er décembre 2022 du Club VRT, le président du directoire de la Société du Grand Paris, Jean-François Monteils, a notamment fait le point sur l’avancée des travaux. « Un peu plus de la moitié des lignes du Grand Paris a été creusée. Le creusement de la ligne 15 est achevé et la voie est posée sur la moitié. La ligne 16 est achevée aux deux tiers. Et nous avons plus de 110 marchés en cours d’exécution », a indiqué Jean-François Monteils, reprenant les termes de son prédécesseur, Thierry Dallard, sur l’irréversibilité du projet.
Le patron de la SGP a également évoqué la création de deux  filiales, SGP Immobilier et SGP Dev, avant l’été 2023. La première sera chargée de valoriser la patrimoine immobilier autour des gares (68 gares sont prévues dans le projet du Grand Paris Express et ses 200 km de métro automatique), la seconde est appelée à conduire des études en vue de réaliser d’autres infrastructures que celle du Grand Paris Express. Eventuellement en intervenant sur le réseau ferroviaire national, actuellement chasse gardée de SNCF Réseau. Mais auparavant, il faudra faire évoluer la loi.
« Il ne serait pas concevable,que nous travaillions sur d’autres projets avec de l’argent destiné au Grand Paris Express », a expliqué Jean-François Monteils en justifiant le lancement de ces filiales : « La SGP a développé un savoir-faire dans la maîtrise d’ouvrage, qu’il serait dommage de voir se perdre avec la fin du projet du Grand Paris». Réponse d’ici à l’été prochain, espère le président, pour savoir si la SGP a convaincu les pouvoirs publics du bel avenir promis à sa filiale SGP Dev. Et pour pouvoir commencer à lever les obstacles juridiques et techniques qui se dressent encore sur son chemin.

Ewa

Transdev va exploiter la première ligne de métro de Quito

Metro Quito_2

Transdev a annoncé hier avoir remporté avec son partenaire colombien Metro de Medellín, le contrat d’exploitation de la première ligne de métro de Quito. Ce contrat, signé avec l’entreprise publique métropolitaine du Metro de Quito (EPMMQ), représente une valeur de 186 millions de dollars sur six ans.

« La première ligne de métro de la capitale équatorienne, d’une longueur de 22 kilomètres, desservira 15 stations – dont cinq multimodales, permettant l’interconnexion avec les autres transports publics de Quito« , indique l’opérateur français dans un communiqué, en rappelant que la capacité totale d’emport de la ligne est de 400 000 passagers par jour. 450 personnes seront embauchées pour assurer l’exploitation de cette ligne qui sera inaugurée fin décembre, puis mise en service progressivement au cours du premier semestre 2023.

Ewa

Les nouveaux appels d’offre imaginés par les régions pour prendre le contrôle des TER

guichet gare SNCF

Les autorités régionales souhaitent de plus en plus prendre la main sur l’ensemble de l’activité TER. En plus des lots de lignes dont elles souhaitent confier l’exploitation à des transporteurs, elles réfléchissent aussi à mettre en concurrence leurs systèmes d’information voyageurs et leur dispositif de distribution et de vente des billets de TER, en les séparant de l’exploitation des trains.

La région Sud par exemple a lancé un avis de pré-information sur le sujet. Dans le cadre de ces appels d’offre d’un type nouveau, on devrait voir apparaître tous les fournisseurs (dont la SNCF bien sûr ou d’autres transporteurs mais aussi des groupements d’industriels ou des groupements spécialisés dans les systèmes d’information et des intégrateurs de services) pour faire de la distribution ou de l’intégration ou le développement d’applis spécifiques.

«C’est très récent, cela va bouleverser l’écosystème », commente un représentant d’un opérateur ferroviaire. Le match commence à s’ouvrir. Tout le back office exploité aujourd’hui par la SNCF pourrait être concerné. Première visée, la SNCF devrait répondre à ce type d’appel d’offres via une société dédiée comme elle fait lorsqu’elle répond à des marchés pour l’exploitation de lignes de TER.

MH P

Ewa

Un centre à Aulnay pour entretenir les trains du Grand Paris Express

centre d'exploitation d'Aulnay pour les liges 16 et 17 du Grand Paris Epress
« Le cœur et le cerveau des lignes 16 et 17 ». C’est ainsi que Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société du Grand Paris, présente le centre d’exploitation des futures lignes 16 et 17 du Grand Paris Express, situé à Aulnay en Seine-Saint-Denis. « Les bâtiments sont à 95 % achevés », précise la Société du Grand Paris (SGP), maître d’ouvrage.
Le site, gigantesque, s’étend sur 50 000 m2. A cheval sur les communes d’Aulnay-sous-Bois (Seine Saint-Denis) et de Gonesse (Val-d’Oise), il est implanté sur une partie de l’ancien site de PSA, où la fabrication d’automobiles s’est arrêtée en 2013. Sur les 180 hectares que comptait le site de PSA, la SGP en a racheté 20 en 2017 dans la partie nord-ouest, sur 1,6 km le long de l’autoroute A3 et A1.
Le site d’Aulnay est l’un des deux seuls centres d’exploitation du métro du Grand Paris, avec celui de Palaiseau, sur la 18, à accueillir, à la fois des ateliers de maintenance du matériel, des ateliers de maintenance de l’infrastructure et Poste central de commandement (PCC). C’est depuis ce poste que seront exploitées les lignes 16 (Saint-Denis Pleyel – Noisy-Champs) et 17 (Saint-Denis Pleyel – Le Mesnil-Amelot), qui fonctionneront tous les jours de la semaine, 24 heures sur 24.
47 trains pourront être accueillis en même temps sur les huit voies de l’atelier. cinq permettront la maintenance courante jusqu’au niveau 3 (le contrôle et la sécurité des équipements : freins, climatisation, mobilier intérieur…) .
Deux autres voies, spécifiques à la maintenance dite renforcée, permettront d’intervenir sur toutes les parties du train. Elles sont pour cela équipées d’une fosse pour l’une et de moyens de levage pour l’autre. La dernière voie est aménagée pour faciliter l’entretien des bogies.
Cet atelier est flanqué d’un second atelier de cinq voies, destiné au nettoyage des trains, de jour comme de nuit. Quatre voies permettront l’entretien intérieur des rames, tandis qu’une cinquième voie sera dédiée au nettoyage extérieur des trains à l’aide de nettoyeurs haute pression. Les opérations régulières de lavage seront effectuées par une machine à laver, installée dans un troisième bâtiment. Cette machine, équipée de rouleaux, comme ceux utilisés pour les véhicules routiers, et complètement automatisée permettra de nettoyer l’extérieur du train en moins de 10 minutes. L’eau utilisée sera recyclée à 80 % au minimum.
Au sud du site, on peut déjà voir le long et haut atelier (540 m sur 23 m de haut) destiné à la maintenance des infrastructures. « Le cahier des charges demandait de très nombreux accès, pour apporter les différentes pièces. C’est donc cette forme très allongée qui s’est imposée », explique Baptiste Pagneux, responsable unité centre exploitation et maintenance à la Société du Grand Paris. Le bâtiment servira en effet de magasins pour abriter des pièces imposantes comme des redresseurs qui peuvent peser 5 tonnes, ou les ventilateurs utilisés pour le désenfumage.
Ce bâtiment servira également d’atelier de maintenance pour les véhicules ferroviaires de maintenance de L’infrastructure. Il comprendra trois voies accessibles par le nord du bâtiment. Deux pour la maintenance courante mais de différentes longueurs selon les types de train (une de 130 m, une de 80 m), équipées d’une fosse et de passerelles mobiles afin de s’adapter aux différents modèles de véhicules. Une troisième voie, plus courte (30 m), servira à la dépose des bogies.
Même s’il s’agit de bâtiment industriel, l’aspect esthétique n’a pas été oublié. L’architecte Mark Wilson a imaginé une toiture à pans coupés, qui donne un effet plissé, vu du ciel. Cela fait référence aux sheds, ces toits en dents de scie typiques des ateliers industriels du XIXe siècle qui laissaient entrer la lumière naturelle.
Le long de la facade nord-ouest, le plasticien Yann Kersalé, qui travaille la lumière comme une matière, a installé des panneaux de couleur jaune visibles de jour depuis l’autoroute, et encore plus de nuit, grâce à des rubans de Led.
L’installation des équipements des ateliers (plateforme, pont roulant, machine à laver) et des voies ferrées du site, avec leur alimentation électrique, et leur signalisation vont se poursuivre jusqu’à l’été 2024. C’est alors que les essais du site pourront commencer, puis les essais avec les trains et les marches à blanc pour une mise en service en 2026 de la ligne 16 pour sa partie Saint-Denis-Pleyel – Clichy-Montfermeil et de la 17, pour la section Saint-Denis-Pleyel – Le Bourget-Aéroport. La SGP annonce un investissement de 500 millions pour la construction du centre d’exploitation d’Aulnay.
Yann Goubin

Ewa

Une grève de trois jours à la SNCF ce week-end… et des menaces pour Noël

Gare Montparnasse 2019

Les circulations des trains grandes lignes (TGV et Intercités) vont être fortement perturbées durant trois jours, du 2 au 5 décembre, en raison d’une grève des contrôleurs. La direction de la SNCF annonce notamment un TGV sur deux sur la LGV Nord, un sur trois sur les LGV Est et Sud-Est, un sur quatre sur la LGV Atlantique et un TGV Ouigo sur quatre. Impossible en effet de laisser partir des trains si ces agents (également appelés chefs de bord ou ASCT dans le jargon SNCF) sont absents car ils assurent une fonction essentielle pour la sécurité des circulations.

Le mouvement, à l’appel des quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF, s’explique avant tout par des revendications salariales, même si les syndicats évoquent aussi « des questions de reconnaissance, de conditions de travail et d’emploi« , comme le dit Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT-Cheminots.

« Nos revendications portent sur le déroulement des carrières :  les contrôleurs demandaient à revenir à un système de notation séparé, qui avait été remis en cause dans le cadre de la réorganisation des établissements. Ils l’ont obtenu. De même, ils ont obtenu de revenir à la situation antérieure sur leur promotion d’une classe à une autre. En revanche, nous continuons à demander une hausse de la prime de travail qui doit être intégrée dans le salaire pour qu’elle puisse être prise en compte dans la pension de retraite » , explique de son côté Didier Mathis, le secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire.

Or, une première réunion sur les négociations annuelles obligatoires (et donc sur les salaires) est prévue le 7 décembre, concernant l’ensemble du groupe SNCF. Un préavis de grève unitaire est également déposé ce jour-là par les organisations syndicales, à l’exception de l’UNSA-Ferroviaire.

Dans un communiqué, la SNCF regrette que le mouvement de grève soit « maintenu alors que des mesures concrètes et importantes ont été proposées aux organisations syndicales à l’issue de plusieurs semaines de négociations« . Pour Didier Mathis, « la SNCF propose une prime de travail de 40 euros par mois, c’est insuffisant », tandis que Thomas Cavel estime que « les calendriers se sont intercalés : nous avons déposé une alarme sociale le 27 octobre sur la question des ASCT. Mais effectivement nous aurons de grandes attentes le 7 décembre. La balle est dans le camp de l’entreprise ».

La direction est sous la pression d’autres préavis de grève, déposés du 1er décembre au 2 janvier par la CGT-Cheminots, et les week-ends de Noël et du jour de l’an par les autres trois organisations syndicales. La perspective de la réforme des retraites que s’apprête à présenter le gouvernement pourrait bientôt représenter une autre menace…

MH P

Ewa

Railcoop toujours en quête de financements

Railcoop

La coopérative Railcoop qui vise la relance d’une relation entre Bordeaux et Lyon, sans changement mais en desservant des territoires intermédiaires, a relancé une nouvelle campagne de levée de fonds. Même si elle vient de franchir le cap des 13 000 sociétaires, Railcoop doit encore renforcer son capital qui s’élève aujourd’hui à près de 8 millions d’euros. Or, pour lancer son service, il lui faudrait près de 43 millions.

La moitié est nécessaire pour financer les actifs comme le matériel roulant, mais aussi des outils billettiques pour la vente de billets par exemple. Et l’autre moitié sous forme de garantie, est demandée par les organismes prêteurs, en cas de difficultés pour atteindre les objectifs que la coopérative s’est fixée. À défaut de disposer d’une telle somme, impossible de fixer une date de mise en service même approximative.

Les dirigeants affirment ne pas se décourager et poursuivre leur quête de financement. Notamment à travers l’émission de 5 000 titres participatifs, qui contrairement aux parts sociales (100 euros) jusque-là proposées, sont rémunérés à 3 % fixes par an (mais versés au bout de 10 ans). S’y ajoutera une rémunération variable calculée sur la base du nombre de voyageurs fréquentant les trains Railcoop chaque année. D’où, selon Railcoop, une rémunération totale de 3 000 € (hors imposition) au bout de 10 ans, pour 10 titres participatifs (10 000 €). « À titre de comparaison, 10 000 € détenus sur un livret A (taux au 1er février 2022 : 1,0 %) procurent des intérêts annuels de 100 € nets d’impôt », indique un porte-parole.

Avec ces titres participatifs, Railcoop vise un public plus large. « Désormais, nous sommes connus dans le monde ferroviaire, et dans l’économie sociale et solidaire, mais pas dans le grand public », explique Nicolas Debaisieux, le directeur général de la coopérative « Or, la liaison Bordeaux – Lyon transportera environ 2 millions de voyageurs. Rapporté à nos 13000 sociétaires actuels, c’est un beau potentiel ».

Le directeur reconnaît que le projet est ambitieux.,. « Il n’y a pas de modèle sur lequel les financeurs peuvent s’appuyer. De plus, les banques se demandent comment nous pourrons réussir à exploiter la liaison Bordeaux-Lyon que la SNCF a laissé tomber », explique Nicolas Debaisieux.  « Notre projet est plus sociétal, avec la volonté de désenclaver des territoires mal desservis par les transports en commun ».

Et le dirigeant de rappeler que  « Railcoop a déjà fait la preuve de son sérieux et de son professionnalisme, en obtenant sa licence pour exploiter une ligne de fret entre Capdenac et Saint-Jory ». Trois nouvelles dessertes, vers Mazamet et Tarbes, vont pouvoir s’ajouter au service effectué par la compagnie qui prospecte aussi pour des expéditions jusqu’à Bordeaux ou Narbonne.

« Nous nous repositionnons comme opérateur fret de proximité. Il y a un potentiel, et aucun OPF n’est présent dans notre région » le centre de l’Occitanie, explique Nicolas Debaisieux, qui reconnaît s’être «un peu trompé sur les perspectives de marché de la relation Capdenac – Saint-Jory. Même si les entreprises de Mecanic Vallée autour de Figeac et Decazeville, étaient et sont toujours intéressées, on se heurte à livraison du dernier kilomètre pour laquelle nous ne sommes pas équipés. »

L’activité fret de Railcoop, qui n’était au départ qu’un étape pour montrer son savoir-faire, devrait donc se développer en attendant…

Yann Goubin

Un « bon état technique » pour la première rame d’occasion achetée par Railcoop

Six mois après l’arrivée pour expertise, dans les ateliers d’ACCM, de deux rames X72500 achetées par Railcoop, le diagnostic final a été rendu public le 29 novembre.  « La conclusion s’avère plus qu’encourageante« , affirme la société coopérative, évoquant un « bon » état technique de la première rame expertisée.

« L’enjeu de l’audit était de taille pour Railcoop. Il s’agissait d’évaluer la faisabilité de la rénovation et de la remise en exploitation de sa flotte acquise auprès de SNCF Voyageurs dans les conditions de sécurité, de fiabilité requises et de confort attendu« , rappelle la société dans un communiqué, en précisant que ACCM préconise désormais une opération mi-vie, « soit la norme pour tout matériel roulant après 20 ans de circulation« .

Un an après le lancement du premier service fret de Railcoop, la coopérative estime qu’elle va pouvoir continuer à « franchir des étapes essentielles au lancement du service voyageurs Bordeaux-Lyon« .

Ewa

Bordeaux lance la concertation sur un projet de téléphérique pour franchir la Garonne

Bordeaux

Après Brest, Toulouse ou Paris, Bordeaux envisage à son tour de se doter d’un téléphérique. La concertation est lancée aujourd’hui avec deux réunions publiques programmées et  trois forums participatifs étalés dans le temps jusqu’au 17 janvier.

Un téléphérique permettrait de faciliter le franchissement de la Garonne, qui est aux heures de pointe très encombré.  Depuis les communes limitrophes de Cenon, Lormont, Bassens, il faut par exemple 30 à 40 minutes pour accéder au pont d’Aquitaine, le franchir, avant de se retrouver rive gauche. Le tram a certes facilité les déplacements mais le téléphérique possède des atouts supplémentaires selon ses promoteurs : rapidité du transport, franchissement des obstacles (en l’occurrence le fleuve, les voies ferrées, les nœuds routiers) et d’un important dénivelé.

Neuf tracés peu différents les uns des autres sont proposés. Ils doivent permettre, en quelque 7 minutes, d’effectuer environ deux kilomètres du parcours, depuis le pôle de la Buttinière ( coteaux de Cenon) jusqu’à la cité du Vin ( Bordeaux). Un gain de temps fort appréciable pour se jouer des difficultés et être en relation directe avec les bus et le tram. Le potentiel de transport est d’une quinzaine de milliers de voyageurs par jour.

François-Xavier POINT

Ewa

Manque de personnel : la SNCF lance un appel national aux conducteurs retraités

ERTMS Leman Express

Aux grands maux les grands remèdes. Confrontée à une crise en Hauts-de-France, où les élus s’indignent des conditions de transport et du grand nombre de suppressions de trains à cause d’un manque de conducteurs, la SNCF lance, pour la première fois, un appel national à la mobilisation auprès de ses anciens agents de conduite. Selon nos informations, Jean-Aimé Mougenot, le directeur TER délégué, vient d’envoyer un courrier (que nous avons pu consulter) à quelque 1500 conducteurs à la retraite, dans toute la France, pour leur demander s’ils seraient prêts à reprendre du service.

L’appel vise les agents qui sont partis à la retraite depuis trois ans au maximum. Un temps suffisamment limité pour que les anciens conducteurs aient encore en mémoire les connaissances réglementaires et techniques ainsi que les gestes métiers. Mais qui nécessitera tout de même un passage par la case formation. La remise à niveau, à laquelle s’ajouteront des tests médicaux et psychomoteurs, ne devrait pas dépasser quelques semaines. Ce qui doit permettre à la SNCF de disposer rapidement et temporairement d’un nouveau vivier de conducteurs expérimentés, en attendant l’arrivée de conducteurs nouvellement formés.

« Depuis 2008, nous faisons régulièrement appel à des conducteurs retraités quand le besoin s’en fait sentir. Mais c’est la première fois que nous lançons un appel national« , explique à VRT Jean-Aimé Mougenot. La direction évalue à une centaine le nombre de conducteurs manquants pour l’activité TER, la plus grande partie dans la région Hauts-de-France (65 conducteurs manquants). C’est donc dans cette région que les candidats retraités seront principalement appelés à conduire. Avec à la clé, en plus d’une rémunération classique, des indemnités pour se loger et vivre en dehors de sa région. Ceux qui ne voudraient pas changer de région sont aussi les bienvenus, la SNCF ayant la possibilité de procéder, en interne, à des réaffectations de conducteurs volontaires pour rééquilibrer ses équipes régionales.

« Quelques dizaines de conducteurs retraités circulent déjà sur le réseau. Ils nous aident à passer la période post-Covid« , précise le directeur des TER. Selon le dirigeant, la SNCF paie encore aujourd’hui l’effet retard, après la période de confinement liée à la crise sanitaire qui l’a conduit à stopper ses formations. La remontée du trafic plus rapide que prévue a aussi accéléré les besoins en conduite, alors qu’il faut compter 12 mois pour former un conducteur (même si la SNCF essaie désormais de réduire la durée de ses formations). A cela s’ajoute un phénomène d’absentéisme qui a tendance à augmenter sensiblement ces derniers temps, tout particulièrement dans les Hauts-de-France, précise Jean-Aimé Mougenot.

La lettre devrait arriver chez ses destinataires en fin de semaine, au plus tard lundi. Pour Jean-Aimé Mougenot, qui espère avoir redressé la situation dans le courant de l’année prochaine dans les Hauts-de-France, avec un plan de transport régulièrement réajusté (au lieu de 136 trains supprimés en octobre, il n’en manquera plus « que » 98 le 12 décembre), « le rétablissement est en marche« .

Marie-Hélène Poingt

Ewa

Deux fois plus de forces de l’ordre pour sécuriser les transports d’ici le printemps 2024

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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé le 24 novembre la création de 77 nouvelles unités dédiées à la sécurisation des transports. Ce qui représente près de 2000 policiers et gendarmes supplémentaires, soit un doublement des effectifs dédiés à cette mission. « Ces renforts seront progressivement mis en place jusqu’au printemps 2024 afin d’être pleinement opérationnels pour les Jeux olympiques et paralympiques », explique dans un communiqué le ministère.
Deux tiers environ de ces forces de l’ordre iront à la police nationale, le reste à la gendarmerie nationale. Les policiers seront répartis au sein de huit nouveaux services interdépartementaux de sécurisation des transports en commun (SISTC) à Bordeaux, Rennes, Toulouse, Orléans, Rouen, Strasbourg, Dijon et Nantes. Ils s’ajouteront aux 3 SISTC déjà existants à Marseille, Lyon et Lille. Chaque SISTC comprendra entre 60 et 90 policiers dont les missions pourront être réalisées conjointement avec les effectifs de sécurité des autorités organisatrices de transports.
À ces services interdépartementaux, s’ajouteront 37 nouvelles brigades de sécurisation des transports en commun (BSTC), en plus des deux déjà existantes à Nice et Saint-Étienne. Chacune d’elles comprendra entre 10 et 20 policiers.
Les gendarmes seront, de leur côté, regroupés au sein de 30 brigades dédiées aux transports publics, composées d’environ 10 militaires chacune. Leur localisation sera arrêtée à l’issue de la concertation en cours avec les élus sur les 200 nouvelles implantations de brigades de gendarmerie. Deux nouveaux pelotons de réservistes de la gendarmerie, composés d’environ 50 réservistes chacun, en zone Ouest et Sud-Ouest, seront dédiés à la sécurisation des transports publics. Ils viendront compléter les 5 pelotons existants dans les zones Nord, Est, Sud-Est, Sud et Paris, dont les effectifs seront doublés.
En Île-de-France, à la préfecture de police de Paris, 200 policiers viendront renforcer la police des transports, qui verra ses effectifs augmenter de 20 %. Cet accroissement permettra de passer à plus de 125 patrouilles par jour contre 100 actuellement.
Yann Goubin

Ewa

Le 3117, numéro d’urgence dans les transports encore trop méconnu

CCOS
« Le 3117, c’est un numéro d’appels d’urgence qui existe depuis 2010, et pourtant, il n’est encore pas assez connu, pas assez utilisé, pour signaler des violences que les voyageurs ou les voyageuses subissent, ou dont ils sont témoins », a expliqué Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités, en visitant, le 23 novembre le Centre de coordination opérationnelle de sécurité (CCOS).
Installé au Poste de commandement national de sûreté de la SNCF, il réunit au même endroit depuis juin 2021, sous l’autorité de la préfecture de police, une centaine d’acteurs de la sûreté des services de police et des deux opérateurs, la Suge (SNCF) et le GPSR (RATP). L’autorité organisatrice des transports le finance à hauteur de 8,5 millions d’euros.
Or, « seulement 4 % des victimes ou témoins de violences sexistes ou sexuelles ont signalé les faits au 31 17 », détaille un document d’IDFM. Un pourcentage à rapporter aux 905 victimes de violences sexuelles  enregistrées en 2021, dans les transports en commun d’Ile-de-France par les forces de police et de gendarmerie.
Pour ancrer le réflexe du 3117 en cas d’urgence, IDFM rappelle que les victimes peuvent appeler ce numéro, mais aussi envoyer un sms au 31177, si elles ne peuvent ou n’osent pas parler. Une solution encore plus discrète consiste à utiliser le bouton d’alerte sur l’appli Alerte 3117 téléchargeable gratuitement sur les plateformes Apple Store ou Android. L’objectif est toujours de localiser les appels et d’envoyer une équipe d’agents de sûreté ou de police sur place.
Les voyageurs victimes d’agression peuvent aussi utiliser les bornes d’appels installées sur le quai et bien sûr faire appel à des agents. Au total, 10 300 agents de la RATP ou Transilien SNCF en station et en gare, et 1 800 agents de sûreté de la SUGE et du GPSR sont formés pour écouter les victimes, les mettre dans un endroit sûr si nécessaire, les raccompagner chez elles en taxi ou les conduire à l’hôpital.
Au CCOS, les agents chargés de répondre au 3117 et au SMS 31177, eux, ont aussi été formés aux problématiques spécifiques de violences sexuelles et sexistes. La SNCF notamment a travaillé avec l’association HandsAway pour établir un support de formation destiné à former les agents.
Pour continuer à faire connaître le dispositif et l’utilité du 3117, IDFM a lancé le 7 novembre dans les transports une campagne d’affichage.
Yann Goubin