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Ewa

Succession de grèves à la Deutsche Bahn

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Les conducteurs de la Deutsche Bahn sont de nouveau appelés à faire grève à partir de demain, d’abord dans le transport de fret, puis dans celui de voyageurs. Ce mouvement, qui intervient après deux grèves déjà menées en août, sera plus long et devrait perturber le retour de vacances de ce week-end et s’étendre jusqu’à mardi matin de la semaine prochaine.

Le syndicat GDL, à l’origine du conflit, réclame une hausse de salaire de 1,4% et un bonus de 600 euros cette année, suivis d’une augmentation de 1,8% en 2022. La compagnie ferroviaire allemande propose de son côté 3,2% de hausse des salaires versée en deux tranches, soit courant 2022 et 2023. Elle s’est aussi dite prête à verser une prime « coronavirus » mais n’a pas donné de chiffre précis. Face au point mort des négociations, la direction de la DB reproche à ce syndicat minoritaire de s’être engagé dans une lutte d’influence et de chercher à obtenir de meilleures conditions de travail que le grand syndicat des cheminots (EVG), interlocuteur privilégié de la DB.

Ewa

Le pass sanitaire désormais obligatoire pour les agents des trains grandes lignes

Gare de Nantes

Une nouvelle obligation s’applique à partir d’aujourd’hui à la SNCF : les salariés travaillant à bord des trains longue distance doivent désormais détenir un pass sanitaire. La mesure concerne les contrôleurs, les baristas, les agents de propreté, les accompagnants Junior & Compagnie et les agents de sûreté (Suge). Soit plus de 5 000 salariés, dont environ 3 500 agents de SNCF Voyageurs.

« La détention du pass sanitaire de chaque agent concerné sera vérifiée avant la prise de service par les personnes habilitées au sein de chaque entité. Les managers assureront et conserveront jusqu’au 15 novembre 2021 un suivi relatif à la détention du pass sanitaire », explique la SNCF. En cas de non-présentation, « chaque manager trouvera, avec l’agent, la solution la plus appropriée à sa situation (affectation à une autre mission au sol ou dans une autre activité de l’entreprise, prise de congé, …) », ajoute-t-elle.

Dans une interview accordée le 29 août au Parisien, Jean-Pierre Farandou estime à 70 % le nombre d’agents de la SNCF vaccinés. Soit plus que la moyenne nationale. Le patron du groupe rappelle avoir « maintenu tout l’été les centres de médecine interne et compté, en temps de travail, les temps de trajet pour se faire vacciner ».

Côté clients, il estime que 97 % des voyageurs sont dotés du pass sanitaire et que la SNCF a « plutôt bien réussi » dans l’application de ses nouvelles obligations. « Lors de la réservation des billets, c’est rappelé via un courriel, voire un SMS », a rappelé le 29 août sur Europe 1 Didier Mathis, secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire. Dans les gares, afin d’accélérer les passages, des prestataires proposent aux voyageurs de scanner leur pass et leur octroient un bracelet bleu, une fois la validation effectuée. Certes, les contrôles ne sont pas systématiques, mais il y a le risque, soit de ne pas monter dans le train (le billet est alors remboursé), soit d’écoper, à bord, d’une amende de 135 euros.

Finalement, ces mesures ne semblent pas avoir dissuadé les voyageurs de prendre le train. Il n’y a pas eu d’impact sur le trafic, affirme Jean-Pierre Farandou : « On a fait un très bel été avec près de 22 millions de personnes transportées. On est presque au niveau de 2019. »

M.-H. P.

Ewa

Le 30 km/h généralisé entre en vigueur à Paris

voitures paris

Depuis ce matin, la vitesse est limitée à 30 km/h dans la plupart des rues de Paris au lieu de 50 km/h jusqu’à présent. Quelques grands axes échappent à la règle.

Anne Hidalgo attend de cette mesure, qu’elle avait promis durant la campagne des municipales, moins d’accidents, moins de bruit et de pollution et, à terme, moins de voitures. La mesure est aussi défendue par la convention citoyenne pour le climat.

Dans l’agglomération de Grenoble, qui a généralisé le 30 km/h en 2016 dans 43 des 49 communes de la métropole, une étude de juillet 2020 du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) montre « une diminution en nombre des accidents et des victimes recensés annuellement ; une diminution de la part des victimes tuées ou blessées hospitalisées au profit de victimes blessées non hospitalisées, soit une amélioration globale dans la gravité des accidents recensés » après trois ans de mise en œuvre de la mesure. Elle constate notamment une baisse de 23 % des accidents sur les piétons de 23 %.

Ewa

La CATP noue un partenariat avec la banque des collectivités AFL

Tramway Nice

La Centrale d’achat du transport public (CATP) et la banque publique AFL ont décidé de coopérer pour proposer aux collectivités membres de la CATP des solutions de financement en matière de transport public, expliquent les deux partenaires dans un communiqué commun de ce jour. Les deux instances, créées par des collectivités, poursuivent un double but : d’une part, côté CATP, diversifier les sources de financement pour ses membres, d’autre part, côté AFL, faire connaître son offre et son modèle auprès des autorités organisatrices de la mobilité. « En proposant une ligne de crédit disponible pour les adhérents de la CATP, l’AFL favorise la transition énergétique des parcs de véhicules et l’accès à l’innovation », commente Arnaud Rabier, le directeur général de la CATP.

Ewa

La SNCF lance une campagne publicitaire de reconquête

campagne publicitaire SNCF

Juste avant de fêter les 40 ans du TGV, la SNCF lance, à partir du 29 août, une grande campagne publicitaire afin de redorer son image, souvent malmenée, et reconquérir ses clients. Cette publicité baptisée « Hexagonal » marque aussi le lancement de la nouvelle signature du groupe « Pour nous tous ».

Elle cherche à « témoigner de ce lien unique qui unit les Français à la SNCF », explique l’entreprise qui a choisi l’artiste Gaël Faye pour commenter en voix off, à travers le slam, des scènes bien ancrées dans l’imaginaire collectif : quotidien des voyages, regards perdus sur les paysages qui défilent, contrôleurs, supporters revenant de matchs, mais aussi transport amoureux et événements exceptionnels, avec des défilés de mode ou des TGV médicaux. Un condensé d’histoires, rythmé, d’une durée d’une minute trente, qui raconte la SNCF et sa relation avec les Français.

Organisée par Zenith France (Publicis Media) la première vague de cette campagne sera déployée jusqu’au 12 septembre en TV, accompagnée d’un volet affichage dans les gares et d’un dispositif social media. Dès hier, le film était posté sur les réseaux sociaux, un petit groupe de cheminots ayant eu la primeur de la vidéo, nous a expliqué BB27000 un des tweetos ferroviaires les plus lus de la Toile.

Ewa

Keolis continuera à exploiter les transports publics de Montluçon

Bus Montluçon Keolis

Montluçon Communauté a décidé mi-juillet de maintenir Keolis dans sa fonction d’exploitant du réseau de transports urbains « Maelis ». Le nouveau contrat, qui a débuté le 1er août, doit durer 5 ans et générer un chiffre d’affaires cumulé de 19,3 millions d’euros. Il prévoit l’augmentation de la fréquence de passage des bus, le renforcement de la desserte de la gare SNCF, l’augmentation de la flotte de vélos CVélo ou encore l’amélioration de la desserte des communes péri-urbaines et rurales via notamment l’extension de lignes urbaines.

L’objectif est de faire croître la fréquentation du réseau de 12 % au terme du contrat.

Ewa

Mathieu Dufour, nouveau directeur des Affaires sociales de l’UTP

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Depuis le 16 août, Mathieu Dufour remplace Soazig Sarazain à la tête du département des Affaires sociales de l’UTP. Un poste-clé alors que le secteur des transports publics est en train de compléter la convention collective pour le ferroviaire, à l’heure où l’ouverture à la concurrence va bientôt devenir réalité dans les TER.

Ce juriste de formation et titulaire d’un master en RH et RSE a piloté le dialogue social de plusieurs fédérations. Il a notamment participé à l’élaboration de la convention collective du sport quand il travaillait au sein de la Fédération française du tennis.  Il a également exercé à la Fédération de la Plasturgie, puis à l’UNIDIS, et était, juste avant de rejoindre l’UTP, délégué général de l’UFCC (l’organisation professionnelle des distributeurs de produits chimiques).

 

Ewa

Entre Jacques Fournier et la SNCF, « un mariage réussi », raconte Thierry Mignauw

Jacques Fournier-record TGV

Thierry Mignauw, ancien dirigeant de la SNCF, était très proche de Jacques Fournier, décédé le 14 août à Paris à l’âge de 92 ans. Il revient sur l’homme et le dirigeant qu’il fut.

VRT : Vous étiez déjà à la SNCF quand Jacques Fournier en a été nommé le président, en 1988. Comment a-t-il été reçu dans l’entreprise ?
Thierry Mignauw : Jacques Fournier a été nommé en remplacement de Philippe Rouvillois, qui avait dû quitter l’entreprise à la suite des accidents de la gare de Lyon, puis de la gare de l’Est. J’étais proche de Philippe Rouvillois, et nous avons été un certain nombre à voir cette nomination d’un œil pas du tout enthousiaste.
Philippe Rouvillois était très estimé dans l’entreprise.

VRT. Cette nomination vous semblait politique ?
T. M. : Jacques Chirac, en devenant Premier ministre de la cohabitation, avait évincé le secrétaire général du gouvernement, qui était Jacques Fournier. Cela ne se faisait pas, et Chirac s’est senti le devoir de « recaser » Fournier, et de bien le faire. Ce fut d’abord Gaz de France, puis la SNCF. Jacques Fournier quand il est arrivé ne connaissait pas grand chose à la SNCF… Mais, entre les deux, et des deux côtés, cela a été un amour réussi, un mariage réussi. Il est monté au créneau pour défendre l’entreprise, pour défendre le statut. Et, comme il avait beaucoup d’entregent politique, il a su défendre les intérêts de l’entreprise et du service public. Il a aimé l’entreprise et l’entreprise l’a aimé.

VRT : Jusqu’à la fin ?
T. M. : Oui, il est parti touché par la limite d’âge, le jour de ses soixante-cinq ans. C’était le 5 mai 1994. Le lendemain, on inaugurait le tunnel sous la Manche. Le successeur de Fournier, Jean Bergougnoux, devait y procéder pour son premier jour, mais Bergougnoux a considéré qu’il n’y était pour rien et qu’il revenait à Fournier de procéder à l’inauguration. Il est donc parti à 65 ans, et un jour. Mais la veille au soir il a réuni quelques proches et il nous a emmenés marcher dans Paris, à vide. Il était désespéré.

VRT : Vous-même, vous avez eu une longue collaboration avec lui. Vous avez commencé par être son directeur de cabinet, entre Guillaume Pepy et Daniel Cukierman
T. M. : Je suis resté moins d’un an à ce poste, puis il m’a nommé directeur de la région de Lille, où je suis resté cinq ans et où j’étais encore quand il a quitté la SNCF. Surtout, après son départ, je suis resté en contact avec Jacques Fournier. Je le voyais très souvent, j’ai travaillé avec lui au Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, le Ciriec, dont il était président puis président d’honneur et pour lequel il a travaillé quasiment jusqu’à la fin, tout en tenant son blog (https://jacquesfournier.blog).

VRT :  A la tête de la SNCF, était-il devenu devenu vraiment un dirigeant d’entreprise ?
T. M. : Il a écrit un livre de souvenirs, intitulé « Un fonctionnaire engagé ». C’était lui. Il avait un sens extrême du service de l’Etat et de la chose publique, il était conseiller d’Etat jusqu’au bout des ongles. Il croyait en la sagesse et la neutralité du Conseil d’Etat. Et, en même temps, il a été un homme d’entreprise. Il avait trois grands directeurs, Jean-Marie Metzler à Grandes lignes, Alain Poinssot au Fret, et Alain Bréaud à Sceta, c’est-à-dire le groupe. Ils les a soutenus. Il a soutenu Metzler dans les projets de Grandes lignes, notamment le yield management. Il a dû finir par se séparer de Metzler, à cause de la mise en service ratée du logiciel Socrate : on n’était plus capable de vendre des billets… Mais sur le principe de la tarification il l’a soutenu. De même, pour le groupe. On aurait pu penser qu’un homme de gauche, du service public, ne s’intéresse pas aux filiales, au privé. Il a au contraire soutenu Alain Bréaud dans ses projets d’expansion du groupe.

VRT : Qu’a-t-il réussi à la SNCF? Ou qu’a-t-il raté ?
T. M. : Commençons par ce qu’il a manqué. C’est le social. Il le reconnaissait. « Si j’ai échoué, c’est dans le dialogue social », disait-il. C’est vrai. Le dialogue social est resté archaïque. Il n’y est pas arrivé. Mais Gallois non plus, Pepy non plus et, aujourd’hui, Farandou non plus.

VRT : Et les réussites ?
T. M. : Il a très bien vu la montée de l’Europe et de la concurrence, de ce qui était alors la directive 91-440. Il l’a combattue avec efficacité. Sa conviction, c’est, disait-il, que « la concurrence, ce n’est pas une politique ». On ne fait pas une politique sur cette base. Cela peut sembler un combat d’arrière-garde, perdu d’avance, mais il l’a bien conduit. Et ce qu’on nous annonçait il y a trente ans pour inéluctable et pour demain est toujours pour demain… Sauf pour le fret, c’est vrai.
La deuxième chose positive que je mettrais en avant, c’est le soutien à la politique commerciale de Grandes lignes. Il a été incisif et combattant. Ce n’est pas parce qu’on est le service public qu’on ne doit pas se battre avec nos concurrents.
Autre point, il a inventé les transports de la vie quotidienne, il a inventé le terme. Avant, dans l’entreprise, ce n’était pas une activité à laquelle on accordait beaucoup d’importance.
Il a aussi, je l’ai signalé, compris que la SNCF était un groupe, et il s’est battu becs et ongles contre certains ministres du côté des Finances, qui voulaient toujours que la SNCF en vende tout ou partie.

VRT : Quel homme était Jacques Fournier ?
T. M. : Un homme chaleureux et, je dirais, ça se voyait. Il était mal habillé, les chaussures mal cirées, le costume mal ajusté, ça lui était égal. Ce qui lui importait, c’était de convaincre l’autre. Il allait toujours au contact, notamment des syndicats. Toujours prêt à faire la visite des établissements, à l’improviste. Il était empreint d’autorité mais ne faisait pas preuve d’autoritarisme. Il avait beaucoup de chaleur dans ses propos.
Et puis, il se pensait comme Méditerranéen. Un homme de l’Algérie. Il était né à Epinal, disait-il, par hasard. Sa mère était venue accoucher en France, mais sa famille vivait en Algérie, où il a passé toute son enfance et son adolescence, jusqu’à ce qu’on le repère et lui suggère de se présenter à l’ENA. Il y avait vécu comme vivaient les familles de colons, « à côté des Arabes », disait-il, et c’était un regret. Mais il n’avait jamais oublié l’Algérie et, à près de 90 ans, il était reparti voir la Kabylie.

Propos recueillis par FD

 

 

 

 

Ewa

Le métro de Toulouse étend son service nocturne

transports toulousains

Tisséo confirme son titre d’exploitant du réseau de métro qui circule le plus tard la nuit en France. A partir du 2 septembre, le métro de Toulouse circulera jusqu’à 3 heures du matin sur les lignes A et B, en plus des vendredis et samedis soirs. Cette mesure qui était initialement prévue en novembre 2020 avait été repoussée en raison de la crise sanitaire, explique la Régie qui exploite les transports publics toulousains. L’ancien service de bus Noctambus qui assurait la desserte de nuit sera arrêté au moment du lancement de cette nouvelle offre, précise-t-elle.

Ewa

Un conflit salarial agite la Deutsche Bahn

Gare de Berlin

Après une première grève lancée par le syndicat de conducteurs GDL il y a une douzaine de jours, un nouveau mouvement social perturbe depuis ce matin la circulation des trains de la Deutsche Bahn (DB), entraînant la suppression de 75% des liaisons longue-distance. La mobilisation, qui cherche à peser sur les négociations salariales en cours, a commencé à 17H00 locales samedi dans le transport de marchandises. Elle a été étendue lundi pour 48 heures à l’ensemble du réseau.

GDL demande une hausse de salaire de 1,4% et un bonus de 600 euros cette année, suivis d’une augmentation de 1,8% en 2022. Le syndicat dénonce également une baisse de 50 euros par mois des pensions de retraite complémentaire. La DB a proposé une hausse de 1,5% en 2022 et 1,7% en 2023, demandant un délai supplémentaire « pour affronter les dommages » liés à l’épidémie de Covid-19. La direction a indiqué dimanche être prête à négocier un bonus pour cette année, mais sans en préciser le montant – une avancée insuffisante pour GDL, qui a maintenu sa grève.

Les perturbations, qui pourraient se répéter dans les prochains mois, selon GDL, interviennent alors que DB prévoit des pertes considérables pour cette année.