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Ewa

Une appli pour payer et valider ses tickets à Toulouse

Toulouse Tisséo Bus Linéo 2 aux heures de pointe mars 2017

Depuis le 9 avril, les Toulousains munis d’un téléphone sous Android avec la technologie NFC-HCE (near field communication-host card emulation) peuvent acheter et valider des tickets pour leurs voyages occasionnels en bus, métro et tramway, ainsi que leurs abonnements mensuels et annuels, via l’application Ticket’easy.

Suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Tisséo au printemps 2017, l’opérateur des transports toulousains a choisi la société Digimobee dont la solution permet d’utiliser les 2 500 valideurs existants. Le projet a demandé un an de développement et de tests pour un investissement de 400 000 euros.

Tisséo lance également, à titre expérimental, un ticket événementiel aller-retour vendu uniquement sur téléphone au prix de 3 euros. Le rechargement de la carte Pastel, le support billettique intermodal actuel, sera possible à partir de septembre 2018.

Catherine SANSON-STERN

Ewa

Comment Trainline surfe sur le marché ferroviaire européen

Audrey_Détrie

Après son rachat par Trainline il y a tout juste deux ans, la start-up française Captain Train s’est fondue dans la nouvelle entité qui affiche aujourd’hui un bilan très positif si l’on en croit Audrey Détrie, la directrice France de Trainline : « Les deux entreprises ont profité de leur complémentarité : Captain Train a apporté son expertise technologique et Trainline, qui était présent sur le marché britannique depuis 1997, son expertise marketing. Cette alliance nous a fait grandir très vite », souligne-t-elle.

En 2015, la jeune pousse Captain Train lancée six ans auparavant vendait chaque jour sur son site plus de 5 000 billets de train de la SNCF (avec 1,5 million d’utilisateurs attirés par la simplicité et la rapidité du site), affichant un chiffre d’affaires de 72 millions d’euros. Aujourd’hui, l’entité Trainline vend en ligne les billets de train et de bus de 159 transporteurs dans 35 pays européens, réalise 2,7 milliards d’euros de ventes par an et est rentable, affirme la directrice France.

« Nous vendons plus de 150 billets par minute. Nous avons développé un moteur de recherche très performant et proposons un guichet unique permettant de combiner les offres et de trouver les meilleurs prix. Nous proposons 80 % de l’offre ferroviaire en Europe. Nous sommes les seuls à offrir un tel service, affirme Audrey Détrie. Les utilisateurs peuvent réserver leurs billets sur le site et les applications mobiles de Trainline, et obtenir des informations en temps réel, comme la voie de départ ou la géolocalisation du train pendant le voyage, les éventuels retards, depuis les applications. »

Les perspectives de croissance seraient considérables. Le marché mondial de la distribution de voyages en train et en bus est estimé par Trainline à 250 milliards d’euros annuels. Le distributeur en ligne table sur une croissance à deux chiffres du volume de ses ventes sur les trois à cinq prochaines années. Tant sur le secteur touristique que pour le BtoB qui représente aujourd’hui 30 % de l’activité. « Nous avons récemment gagné l’appel d’offres pour gérer les déplacements en train du ministère des Finances. Nous avions gagné celui de l’Environnement en 2015 », rappelle Audrey Détrie.

L’Europe reste pour le moment le cœur de l’activité. « Cela ne nous empêche pas de développer des partenariats ailleurs dans le monde », ajoute Audrey Détrie. Trainline a ainsi conclu en février un partenariat avec Japan Rail Pass, qui permet de voyager partout au Japon, où le train est très présent (20 millions de touristes par an).

Fin mars, Trainline a également annoncé un partenariat avec le transporteur autrichien ÖBB, lui permettant de proposer à ses utilisateurs des billets de train et de bus en Autriche. « Les utilisateurs de Trainline peuvent également combiner, sur un seul voyage, les billets de transporteurs de pays voisins comme l’Italie, l’Allemagne, et la République tchèque », précise l’entreprise.

Trainline parie aussi sur le développement des ventes sur le web et sur mobile. « Aujourd’hui seulement 30 % des billets sont achetés en ligne en Europe (mais c’est plutôt 45 % en France, où le marché est plus mature). On a des concurrents sur certains segments mais pas sur une offre aussi exhaustive et européenne que la nôtre », souligne encore Audrey Détrie qui voit Trainline comme une « force de frappe touristique ! »

Trainline cherche à travailler avec les régions qui souhaitent attirer des touristes en leur faisant prendre le train. Et affirme avoir finalement noué une relation positive avec la SNCF puisqu’elle contribue à apporter de la clientèle ferroviaire. Il semble donc loin le temps où Captain Train devait se battre pour obtenir des informations de la part de la SNCF… Trainline est toujours en concurrence directe avec OUI.sncf, le distributeur en ligne de la SNCF mais les regards auraient changé. « Nous travaillons main dans la main avec la SNCF qui partage avec nous ses objectifs. Nous les aidons à les réaliser en leur apportant des voyageurs », affirme Audrey Détrie. Avant d’ajouter : « Nous avons d’ailleurs été la seule agence en ligne, avec OUI.sncf, à vendre l’abonnement TGV Max. » Tout un symbole.

Marie-Hélène POINGT

Ewa

Réforme ferroviaire : les syndicats critiquent une « marche forcée »

manifestation, grève, syndicats, Grève SNCF

La grève des cheminots a été de nouveau très suivie les 8 et 9 avril, même si le taux de grévistes de 24,9 % le 9 avril est un peu en retrait comparé à la fois précédente ce qui est classique, a estimé la SNCF .  A l’issue des nouvelles réunions de concertation avec le gouvernement les 5 et 6 avril, les syndicats de la SNCF avaient en effet dénoncé « une mascarade ». Selon Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, le gouvernement « brode », « n’a pas de propositions » et ne « règle pas les problèmes », donc « la grève se poursuit » car « les revendications des cheminots n’ont pas été entendues ».

« Le gouvernement avance à marche forcée pour tenter de nous asphyxier. On est dans une situation où le mouvement social risque bien de se durcir », a aussi estimé Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire.

Du côté du ministère des Transports, on maintient que les négociations avec les organisations syndicales avancent. De nombreuses dispositions liées aux conditions sociales doivent être discutées dans le cadre de la convention de branche. Les discussions pourront s’étaler pendant plusieurs mois. D’où les protestations des syndicalistes fustigeant la méthode et le calendrier décidés par le gouvernement qui brandit la fin du statut pour les futurs embauchés et renvoie à plus tard la définition de leurs droits dans la convention de branche. Parmi les points de blocage, l’un est particulièrement sensible : le transfert obligatoire de cheminots à une autre compagnie ferroviaire que la SNCF si celle-ci perd un contrat. Même si le gouvernement a indiqué que l’on ferait appel principalement au volontariat, on ne sait toujours pas ce qui se passera en cas de refus d’un cheminot de quitter la SNCF.

Parallèlement, le Parlement est entré dans le vif du sujet la semaine dernière avec l’examen en commission du projet de réforme. Hier, dans l’hémicycle, les députés ont adopté le principe de la transformation du groupe public ferroviaire en société anonyme à capitaux publics à compter du 1er janvier 2020. Le gouvernement, qui a déposé des amendements sur l’ouverture à la concurrence et devait en déposer de nouveaux sur l’organisation de la SNCF, a aussi proposé aux organisations syndicales de faire des propositions d’amendements, ce qu’a fait la CFDT Cheminots ainsi que l’Unsa-Ferroviaire. Au total quelque 300 amendements ont été déposés. Les députés de gauche ont mené l’offensive contre le projet de réforme ferroviaire, en multipliant les interventions, tandis que devant l’Assemblée nationale des cheminots manifestaient leur opposition. Toutefois, les débats devraient être menés sur un rythme soutenu puisqu’un premier vote solennel est prévu le 17 avril. Avec au bout quelques portes de sortie de grève ?

Le gouvernement a toutefois prévenu plusieurs fois qu’il resterait ferme sur deux principes : la fin de l’embauche au statut à la SNCF dans le futur (à une date qui reste à préciser et qui peut faire l’objet de négociations) et la transformation des trois Epic SNCF en sociétés anonymes à capitaux publics incessibles dans le but de créer une société plus intégrée. Gares & Connexions devrait être rattaché à SNCF Réseau sous une forme (dilution ou filiale ?) qui reste à préciser.

Quant à la dette, la réforme ne la laissera pas de côté, promet-on du côté du gouvernement, mais elle n’a pas vocation à être traitée par la loi. Comment sera-t-elle reprise et pour quel montant ? Le Président de la République pourrait s’exprimer sur la question jeudi. « Ce dont on peut être sûr, c’est que ce qui sera créé sera viable », assure-t-on au ministère des Transports.

M.-H. P.

Ewa

Deux jours de grève très suivis

Manifestation syndicat

Au deuxième jour de la grève contre la réforme de la SNCF, le 4 avril, le nombre de grévistes restait élevé même s’il était globalement légèrement en retrait : la SNCF annonçait en milieu de matinée 29,7 % d’agents en grève, en baisse de quatre points comparé à la journée précédente. Mais on comptait toujours un nombre élevé de grévistes parmi les agents indispensables à la circulation des trains : 74 % de conducteurs étaient en grève (un peu moins que le jour précédent puisqu’ils étaient 77 %), 77 % de contrôleurs (donc plus que la veille où on en recensait 69 %), et 46 % d’aiguilleurs (39 % la veille). Quant aux cadres dont le comportement est scruté à la loupe, on comptait 11 % de grévistes contre 17 % la veille.

Le trafic ferroviaire a donc encore été très perturbé ce mercredi, avec un Transilien sur cinq, un TER sur cinq, un TGV sur sept, un train Intercités sur huit et trois trains sur huit sur les liaisons internationales, avec des disparités importantes selon les axes. Soit quasiment le même scénario que la veille. Le premier épisode de ce mouvement prévoyant la grève deux jours sur cinq doit s’achever demain matin avec un « retour progressif à la normale » dans la journée, selon la SNCF. Le trafic TGV est annoncé « quasi normal », trois trains régionaux sur quatre sont prévus et trois Intercités sur cinq.

Le calendrier de ce conflit inédit mis au point par trois syndicats sur les quatre organisations représentatives à la SNCF prévoit une reprise du conflit les 8 et 9 avril, SUD-Rail appelant de son côté à une grève reconductible par 24 heures après décision en AG. En attendant, la CGT, l’Unsa-Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT-Cheminots ont prévu de se réunir demain matin avant une table ronde l’après-midi au ministère des Transports sur la dette, le financement et le statut de l’entreprise SNCF. Vendredi, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots.

Ewa

Keolis renouvelé à Las Vegas

Reseau urbain de Las Vegas Keolis

La filiale de transport public de la SNCF a annoncé le 2 avril avoir vu renouvelé son contrat d’exploitation du réseau de bus situé dans la vallée sud de Las Vegas. L’autorité organisatrice locale (Regional Transportation Commission of Southern Nevada, RTC) a en effet reconduit Keolis pour cinq ans à partir de juillet prochain.

Présent depuis 2013, le groupe français exploite et maintient localement une flotte de 250 bus sur 17 itinéraires, permettant d’assurer 37 millions de voyages annuels.

Ewa

Deux communes lancent le stationnement payant pour les deux roues motorisés

vincennes deux roues france3regions

Il n’y a pas que les automobilistes qui doivent payer leur stationnement. C’est aussi le cas pour les utilisateurs de motos et de scooters qui doivent désormais mettre la main à la poche s’ils stationnent dans deux communes du Val-de-Marne : Vincennes et Charenton-le-Pont. Une possibilité offerte par la loi sur la dépénalisation du stationnement mise en œuvre depuis le début de l’année et qui a transféré aux villes la gestion du stationnement sur leur territoire.

A Vincennes, où la Fédération française des motards en colère est venue manifester à deux reprises ces dernières semaines, 800 places ont été aménagées pour les scooters et motos, « de plus en plus nombreux », a expliqué à l’AFP Charlotte Libert-Albanel (UDI). Selon l’élue, qui se défend de vouloir mettre en œuvre une « mesure anti-deux-roues », il semble au contraire « assez normal de les faire contribuer » et s’assurer « l’équité entre les deux roues et les voitures ».

Sur son site, la ville explique avoir « investi pour réaliser un nombre croissant de parcs motos, atteignant aujourd’hui plus de 150 parcs totalisant plus de 780 places ».

Le coût du stationnement appliqué à partir d’aujourd’hui sera environ d’un tiers à celui des voitures, proportionnel à la taille d’un deux-roues par rapport à un emplacement pour voiture. Ainsi, pour deux heures de stationnement, les scooters et motos devront acquitter 1,50 euro contre 4,40 euros pour les automobilistes. Des tarifs résidentiels vont être proposés (70 centimes la journée, 2,70 euros la semaine). Amende encourue en cas de non-paiement : 12 euros contre 35 euros pour les voitures.

La mairie de Charenton-le-Pont veut de son côté « maîtriser » le stationnement des deux roues qui « depuis trop d’années empiètent sur les espaces réservés aux piétons ». Quelque 500 places ont déjà été créées et d’autres devraient l’être dans le futur. Le tarif, 80 centimes ou 1,33 euro les deux heures en fonction du lieu, correspond aussi à un tiers du prix payé par les automobilistes. Un tarif résidentiel est prévu (2 euros par semaine) et le montant de l’amende fixé à 10 euros, contre 17 euros pour les voitures. Une tendance appelée à se généraliser ?

M.-H. P.

Ewa

Réforme ferroviaire : le dialogue de sourds

agent SNCF contrôleur cheminot

Les premières discussions sur le projet de nouveau pacte ferroviaire doivent commencer cet après-midi à l’Assemblée nationale, le jour même – ce n’est bien sûr pas un hasard – où les organisations syndicales lancent leur mouvement de grève à la SNCF. Un mouvement très suivi puisque près de 33,9 % des cheminots (77 % des conducteurs) étaient en grève le 3 avril, selon la SNCF.

Premier thème qui sera débattu par les députés en commission : l’ouverture à la concurrence, sur lequel le gouvernement rappelle avoir organisé plus d’une trentaine de réunions notamment avec les organisations syndicales. Et estime avoir réalisé des avancées. « Nous sommes en train de remplacer les ordonnances par des dispositions législatives pour tout ce qui concerne l’ouverture à la concurrence », a indiqué la ministre des Transports le 30 mars, en présentant les dispositions décidées par le gouvernement. Et Elisabeth Borne d’ajouter : « Ces dispositions vont pouvoir être débattues par le Parlement. Si certaines organisations syndicales sont opposées à la concurrence, on ne pourra pas être d’accord. Mais sinon, il est possible de discuter des modalités. Nous ne sommes qu’à mi-chemin de la concertation. »

Une ouverture remise en cause par les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF qui ont unanimement fustigé la méthode gouvernementale et le fond du projet. Selon la CGT Cheminots, la concertation a été « stérile » et les organisations syndicales sont « déçues et en colère » de ne pas avoir été entendues. Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire, regrette que « la grève est désormais – malheureusement – le dernier levier pour aboutir à des résultats ».

Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD-Rail, estime que « les dispositions retenues par le gouvernement reprennent toutes les préconisations du rapport Spinetta. Le gouvernement a même ajouté un point : l’ouverture à la concurrence à partir de 2023 pour les trains franciliens et il renvoie aussi au conventionnement régional pour le maintien des dessertes non rentables. Ce qui confirme notre analyse que nous allons vers une vraie fracture territoriale ».

Point par point, les dispositions retenues par le gouvernement pour ouvrir le ferroviaire à la concurrence:

– pour les grandes lignes, la concurrence prendra la forme de l’open access à partir de décembre 2020. Ce choix permettant à de nouveaux opérateurs de venir proposer librement leurs services est justifié par la possibilité d’offrir un plus grand choix aux voyageurs tout en laissant à la SNCF celle de maintenir son offre.

Pour garantir le maintien des dessertes par TGV des villes petites et moyennes, le gouvernement propose de moduler le montant des péages en baissant les tarifs des liaisons les moins rentables et en augmentant ceux des plus rentables. Par exemple, les péages pratiqués inciteront les opérateurs à desservir Paris – Chambéry et non pas seulement Paris – Lyon.

Il y aura un avis conforme de l’Arafer sur les péages « car nous avons besoin plus que jamais d’un régulateur fort », a affirmé Elisabeth Borne, tout en ajoutant que « les textes devront encore prévoir ce qu’il se passera en cas de divergences de vues avec l’Arafer ».

Les tarifs sociaux sont conservés pour tous ces services.

– Les TER pourront être soumis progressivement à la concurrence à partir de décembre 2019 pour les régions qui le souhaitent et au plus tard en décembre 2023. Avant décembre 2023, une région pourra confier l’exploitation de ses trains directement à la SNCF mais pour une durée maximale de dix ans. Des exceptions sont aussi prévues pour des situations très spécifiques comme par exemple de petits réseaux ou une complexité géographique particulière.

Les TET sont soumis au même calendrier que les TER. « Nous nous sommes engagés dans un important renouvellement de matériel. Il faut que nous calions les calendriers en tenant compte de l’arrivée de ces matériels », a précisé la ministre des Transports.

– Le réseau ferroviaire francilien connaîtra un régime particulier. Pour les lignes créées entre décembre 2019 et décembre 2023 (c’est-à-dire les tram-train T12 et T13), l’autorité organisatrice Ile-de-France Mobilités pourra choisir soit d’en confier directement l’exploitation à SNCF Mobilités soit de lancer un appel d’offres. Les autres lignes, qui ne sont pas des RER pourront être mises en concurrence entre décembre 2023 et décembre 2033, tandis que les lignes du RER C, D et E pourront l’être progressivement à partir de décembre 2023.
L’ouverture à la concurrence des RER A et B, dont l’exploitation est partagée entre la RATP et SNCF Mobilités, est programmée en décembre 2039.

Valérie Pécresse a aussitôt indiqué « qu’elle souhaite la mise en concurrence possible de toutes les lignes nouvelles et de tram-train dès 2019 et des lignes Transilien dès 2023 afin d’inciter les opérateurs à une amélioration de la qualité de service ». Elle prend toutefois « acte du report de l’ouverture à la concurrence des lignes de RER au plus tôt en 2033 du fait de leur complexité ». Mais, a ajouté la présidente de l’Ile-de-France, « un délai supplémentaire aussi important pour la mise en concurrence des RER ne peut être acceptable qu’en cas d’optimisation des coûts d’exploitation par la SNCF et de forte amélioration de la régularité de ces lignes qui ne sont actuellement pas à la hauteur des attentes des Franciliens ». En conséquence, elle demande que « ce calendrier puisse être accéléré par Ile-de-France Mobilités si ces conditions ne sont pas remplies ».

– Si la SNCF perd un contrat, des agents seront transférés vers l’entreprise qui l’aura gagné. Il sera d’abord fait appel aux volontaires, mais s’ils sont en nombre insuffisant, il y aura transfert obligatoire. Dans ce cas, ou si un salarié de la SNCF choisit de travailler dans une autre entreprise ferroviaire, il est décidé qu’il conservera son niveau de rémunération, son régime spécial de retraite et la garantie de l’emploi.

En revanche, tout ce qui relève d’accords d’entreprises, l’organisation du travail par exemple, pourra changer en fonction des entreprises et de leurs choix. « Le maintien d’autres garanties telles que les facilités de circulation ou l’accès aux médecins spécialisés sera assuré dans des conditions définies par accord de branche », a également indiqué Elisabeth Borne, en ajoutant que des mesures d’information seraient prises pour accompagner les salariés.

Toutefois, le gouvernement n’a pas encore tranché le cas où un salarié refuserait son transfert. « Qui prendra la décision de le licencier ? La SNCF estime que le contrat de travail doit être transféré… Ce point par exemple n’est pas tranché », explique Lionel Jorand, secrétaire général Union Solidaire Transports. Une nouvelle réunion sur cette question est prévue début avril… si la grève d’ici là ne vient pas tout bousculer.

Marie-Hélène Poingt

Ewa

Systra retenu sur un projet de téléphérique à Marseille

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Systra a annoncé fin mars avoir remporté une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage sur un projet de téléphérique reliant le Vieux-Port à Notre Dame-de-la-Garde, pour le compte de la ville de Marseille.

La solution d’un téléphérique comportant deux stations distantes d’environ un kilomètre, et avec un dénivelé de près de 150 mètres, est apparue comme la plus pertinente pour relier ces deux sites touristiques et améliorer les conditions d’accessibilité à la « Bonne Mère » qui reçoit chaque année deux millions de visiteurs, explique Systra dans un communiqué.

Systra est le mandataire d’un groupement composé de l’ingénierie TIM, spécialiste du transport par câble, de Transitec Ingénieurs Conseils, spécialiste en étude de trafic, et du cabinet d’avocats MCL.

Ce groupement est chargé de rédiger le dossier d’appel d’offres pour la conception-réalisation. « Il mènera en parallèle les démarches administratives, juridiques et financières nécessaires à la réussite de l’opération. Dans un second temps, le groupement assurera le suivi des études, et supervisera les travaux avec pour objectif une mise en service en 2021 », précise la société d’ingénierie.

Ewa

La grève perlée sous la menace d’un contentieux

Manifestation syndicat CFDT

La tension monte entre la direction de la SNCF et les organisations syndicales sur les modalités de la grève de la semaine prochaine. Alors que les organisations syndicales ont prévu une grève perlée de deux jours sur cinq, la SNCF a déjà prévenu sur une plateforme interne qu’elle considère qu’il s’agit « d’un seul et unique mouvement de grève dont l’objet est la contestation de la réforme proposée par le gouvernement ».

La direction explique qu’un agent n’a donc pas besoin de se déclarer gréviste en déposant une nouvelle déclaration individuelle d’intention (DII) à chaque fois que le mouvement reprend. « Tant qu’il n’a pas fait de déclaration de reprise du travail, il sera considéré comme gréviste lors de chacune de ses journées de service couvertes par le mouvement de grève », précise-t-elle En clair, la direction veut comptabiliser l’ensemble des jours de grève y compris les repos s’ils tombent un jour de grève, pour calculer les retenues sur les salaires, alors que les organisations syndicales avaient fait justement le choix d’essayer de préserver au maximum la feuille de paie des cheminots en prévoyant cette grève tournante, permettant aux cheminots d’y participer à tour de rôle en fonction de leurs jours de service et de repos.

Pour la CGT-Cheminots, la direction avance des modalités de décompte des journées de grève « clairement illégales ». Les organisations syndicales, qui reconnaissent que la formule de grèves à répétition est compliquée à organiser et ont prévu pas moins de 18 préavis assortis à chaque fois de motifs différents pour relancer tous les trois jours le conflit, assurent que le mouvement restera dans les clous de la légalité.

La Fédération CGT des cheminots affirme n’avoir « aucun doute » sur la légalité du mouvement et qu’elle a « sollicité » sur la question « un conseil juridique ». De son côté l’Unsa-Ferroviaire a publié un document très pratique sur la façon de procéder que le gréviste soit soumis ou non à une DII. Le syndicat conseille toutefois aux cheminots de reprendre le travail la veille d’un repos « afin que le repos ne soit pas considéré comme un jour de grève ».

Ces divergences pourraient finir devant la justice. Ces incertitudes juridiques pourraient avoir plusieurs conséquences. Notamment celle de pousser les cheminots à se lancer dans un mouvement reconductible par 24 heures, comme y appelle SUD-Rail. Ou comme First, un syndicat non représentatif à la SNCF. Pour Bernard Aubin, son secrétaire général, la SNCF pourrait d’ailleurs y trouver son avantage car une grève reconductible est « finalement moins perturbante qu’un mouvement s’étalant sur plusieurs mois ». De plus, une grève classique pourrait s’étioler plus facilement si le gouvernement affiche sa fermeté. En attendant, « la direction sème le doute et les interrogations », résume Bernard Aubin en estimant « qu’incontestablement, la SNCF tente de déstabiliser les candidats à la grève ».

Marie-Hélène Poingt

 

Comment sont décomptés les jours de grève ?

Le décompte des jours de grève est effectué par les pôles RH des établissements, calculé par trentièmes selon le principe suivant : un trentième de rémunération en moins par mois quand on fait un jour de grève.

Les jours de grève sont décomptés à la fin du mois et les retenues de salaire ne peuvent être étalés pour adoucir la fiche de paie des grévistes.

Par ailleurs, « aucun jour de grève n’est transformable en jour de congé », a affirmé il y a quelques jours Guillaume Pepy devant des journalistes. Le PDG de SNCF Mobilités a rappelé que c’est l’ancien président de l’entreprise, Louis Gallois, qui avait demandé le non-paiement des jours de grève, tandis que lui-même avait décidé il y a dix ans que l’entreprise n’accepterait, en cas de conflit, ni l’étalement des retenues sur salaire, ni la transformation en jours de congés.

Plateforme interne SNCF sur la grève.pdf

Ewa

Dijon se lance dans l’« open payment »

(c) Alstom Transport
Tram de Dijon

C’est une première en France, annonce Keolis qui a présenté le 27 mars le dispositif d’open payment mis en œuvre dans le tramway de Dijon, en partenariat avec Worldline, acteur du secteur des paiements : lorsqu’il monte à bord, l’usager peut désormais directement payer son titre de transport avec sa carte bancaire sans contact, sans qu’un ticket soit délivré. En cas de contrôle, la carte bleue est vérifiée grâce à des appareils spécifiques dont ont été équipés les agents. Le paiement est plafonné chaque jour : en cas de validation avec la CB plusieurs fois dans l’heure, seul 1,30 euro (prix du ticket horaire) sera débité. Et s’il y a plusieurs voyages différents dans la journée, le montant maximum sera de 3,90 euros (ticket journalier) afin de facturer le titre le plus avantageux. Pour obtenir un justificatif, on peut se rendre sur un site internet où on accède à son profil.

L’open payment est pour l’heure déployé dans les deux lignes de tramways dijonnaises. A partir de septembre prochain, les principales lignes de bus suivront, et l’ensemble du réseau sera équipé avant la fin de l’année. 400 000 euros ont été investis par la collectivité à travers la DSP confiée à Keolis. 300 000 pour le système global et 100 000 pour l’achat des équipements. 200 000 euros sont mobilisés pour la campagne de communication (affichage dans les rames, en gare, achats d’espaces sur les réseaux sociaux…) et financés par les partenaires (Visa et le groupe BPCE avec la Caisse d’Epargne et Natixis). D’autres villes ont des projets similaires dans les mois à venir : Bordeaux en 2019, et Paris en 2020.

Frédéric Baverez, le directeur exécutif France de Keolis, a listé les raisons qui l’ont poussé à choisir Dijon. Notamment le fait que la ville représente un « laboratoire » pour les innovations de l’opérateur, la première DSP de mobilité globale ayant d’ailleurs été signée à Dijon. Frédéric Baverez a aussi vanté le dynamisme du réseau et l’importance du nombre de voyageurs occasionnels. Ce sont eux les premiers visés par la solution de l’open payment. Keolis vise 700 000 utilisateurs de l’open payment en un an (soit 5 % des visiteurs annuels accueillis par Dijon). Une incertitude demeure : combien de détenteurs de passe vont-ils en profiter pour basculer sur le système par carte bancaire ? Keolis compte scruter les comportements des voyageurs ainsi que les éventuels freins à l’usage.

Camille Selosse