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Ewa

La France confirme la pause du Lyon – Turin en même temps que son importance «  stratégique  »

Vue exterieure du chantier de la descenderie de Modane-Villarodin Bourget.

La France et l’Italie ont confirmé le 27 septembre, lors du 34e sommet franco-italien « l’importance stratégique de la section transfrontalière de la ligne ferroviaire Lyon – Turin, qui fait partie des réseaux transeuropéens de transport et dont la réalisation repose sur des accords internationaux ». Les deux pays ont également rappelé que les travaux préliminaires sont près d’être achevés et que « le lancement des travaux ultérieurs, notamment pour la réalisation du tunnel de base est en préparation ».

« Nous sommes l’un et l’autre pleinement engagés », a assuré Emmanuel Macron, qui a toutefois rappelé que ce projet de tunnel ferroviaire transfrontalier de 57,5 km sera examiné comme les autres grands projets d’infrastructures dans le cadre de la réflexion annoncée lors des Assises de la mobilité, et qui sera conduite par une commission présidée par l’ancien député socialiste Philippe Duron. Les engagements internationaux constituant un critère important dans la réflexion, les décisions qui seront prises par la France associeront le gouvernement italien et la Commission européenne (qui participe au financement du projet à hauteur de 40 %) a rappelé le chef de l’Etat. « Ce projet, on ne peut pas le faire réussir avec les idées d’il y a 20 ans », a encore indiqué Emmanuel Macron, qui veut « l’adapter aux modes de mobilité contemporains », des mobilités « plus écologiques, plus intelligentes » et annonce des décisions au premier trimestre 2018. Le chef de l’Etat confirme ainsi la pause annoncée en juillet par la ministre des Transports, qui avait affirmé que le Lyon – Turin était concerné et proposait d’en réexaminer les modalités. Elisabeth Borne avait toutefois pris soin de souligner la spécificité de ce projet, « financé à 40 % par l’Union européenne mais aussi à 35 % par l’Italie ».

M.-H. P.

Ewa

Grenoble s’appuie sur l’imagination pour favoriser la mobilité « active »

Grenoble chrono en marche

Grenoble-Alpes Métropole teste depuis le 28 septembre cinq nouveaux équipements qui doivent faciliter la mobilité « active » (c’est-à-dire à pied ou à vélo) à l’échelle d’un quartier : un axe apaisé où chacun a sa place (voie vélo, espaces pour piétons), un banc multi-usages long de 15 m, un abri voyageurs nouvelle génération, écologique et numérique, un gouvernail pour se mettre sur le bon chemin, et une signalétique « Petits Poucets » (avec marquage au sol). La métropole s’appuie sur un projet 100% participatif puisque ces innovations ont été imaginées par les usagers. Le test va durer quelques mois, indique la métropole, en précisant  poursuivre deux objectifs : augmenter la fréquentation de la ligne de bus (où se passe l’expérimentation) et favoriser la marche.

Cette nouvelle phase d’expérimentation fait partie du projet « Chrono en marche ! » qui s’appuie sur 1054 idées proposées par les usagers et les riverains grâce à une application numérique lancée en 2015. Les premiers tests ont été lancés en 2016. Les résultats sont déjà perceptibles : depuis la mise en place des premiers équipements de l’expérimentation, la ligne de bus Chrono C5 a enregistré une augmentation de sa fréquentation de 11 % entre février 2016 et février 2017, et une hausse de 14 % à l’arrêt Cémoi (38 montées supplémentaires chaque jour), lieu où est concentrée l’expérimentation.

Ewa

Un nouveau plan stratégique pour SNCF Réseau

Jeantet Patrick

Dans un entretien accordé à Mobilettre du 26 septembre, Patrick Jeantet indique qu’il envisage de créer une direction de l’exploitation au sein de SNCF Réseau. Ainsi, explique son PDG, il sera possible « d’expertiser en amont les plans de transport des entreprises ferroviaires ». Et d’éviter à l’avenir les plans de transport dont on sait à l’avance qu’ils ne sont pas tenables comme c’est trop souvent le cas actuellement. « Si SNCF Réseau juge qu’un plan de transport n’est pas assez robuste, il donnera son avis et proposera une alternative plus robuste », souligne Patrick Jeantet.

Une décision de nature à répondre aux critiques émises par le rapport sur la robustesse du système ferroviaire et présenté cet été aux PDG de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités. Et qui vise aussi à redonner un rôle de premier plan au gestionnaire des infrastructures ferroviaires, trop souvent relégué dans une fonction de « back-office », déplore Patrick Jeantet.

Pour accélérer le mouvement, le patron des infrastructures annonce avoir lancé les « ateliers de la transformation » qui doivent permettre « d’affirmer l’identité de SNCF Réseau, de donner de la valeur et du sens à notre action et de bâtir ensemble notre vision industrielle de l’entreprise à dix ans ».

D’où la mise en place d’un comité stratégique, qui se réunira tous les quinze jours et supervisera un comité de pilotage lui-même composé d’experts métiers et technologiques. Gilles Cheval est nommé directeur de ce projet, avec l’objectif de bâtir une vision industrielle sur dix ans. Il s’agit « d’accélérer l’évolution de tous les systèmes d’exploitation et de pilotage des trains, que ce soit ERTMS, Nexteo, et à terme le train autonome. Cela contribuera de manière décisive au cercle vertueux du ferroviaire : plus de trains sur une même infrastructure – c’est un peu l’équivalent de ce que l’on a fait sur le métro automatique » précise Patrick Jeantet.

Le nouveau plan stratégique devrait être élaboré avant la fin de l’année.

Ewa

La SNCF veut devenir « une plateforme d’entreprises »

Dans un entretien aux Echos du 25 septembre, Guillaume Pepy, a présenté la politique du groupe dans le domaine du digital. Le PDG de SNCF Mobilités veut créer « une entreprise de plateformes », ce qui implique de rendre le site voyages-sncf.com (qui devient oui.sncf le 7 décembre) encore plus multimodal à l’avenir, en l’ouvrant aux réseaux urbains locaux (tramways, métros…) et en affichant leurs horaires en temps réel.

Après l’acquisition cet été de la start up Loco2, la SNCF veut disposer d’ une plateforme de distribution à l’échelle européenne, s’ouvrant à toutes les mobilités partagées. Enfin, avec la RATP, Trandsdev et Blablacar, la SNCF est en train de construire « un entrepôt de données commun sur toutes les offres de transport ».

A partir de cela, « SNCF proposera un assistant personnel de mobilité, disponible 24 h sur 24, qui prendra en compte vos déplacements et les combinera avec toutes les offres disponibles sur le marché, quel que soit le mode de transport. Cet outil concevra le meilleur itinéraire en combinant les différents modes, fera les réservations (…) », indique Guillaume Pepy. Les premiers éléments de cette politique devraient être perceptibles par les clients de la SNCF dans un an environ.

Ewa

Nantes crée « le couloir de bus temporel sur stationnement »

palmares 2014 or nantes

Dans le cadre des travaux d’aménagement de la future ligne Chronobus C9, qui reliera Basse Goulaine à Nantes, Nantes Métropole lance le 28 septembre « un couloir de bus temporel sur stationnement », une « innovation inédite en France », selon elle. Celle-ci permet le passage des bus actuels et de garantir la ponctualité tout en facilitant l’accès aux commerces. Le tout sans aménagement lourd ou coûteux. « Dans un contexte urbain contraint, il n’est pas toujours possible d’ajouter une voie de bus dédiée sans impacter la voie de circulation ou de stationnement », souligne la métropole dans un communiqué. D’où la décision de réserver un couloir de stationnement en un couloir de bus pour une durée déterminée. La nouvelle ligne chronobus C9 est prévue à la rentrée 2018.

Ewa

En Nouvelle-Aquitaine, les prix s’envolent pour certains abonnés TER

TER Nouvelle Aquitaine

Mauvaise surprise en Nouvelle-Aquitaine, où la fusion des trois anciennes régions s’est traduite par une hausse des tarifs de l’abonnement TER pouvant aller jusqu’à 150 % ! Alors qu’ils payaient un abonnement mensuel de 80 euros en Poitou-Charentes, certains abonnés ont en effet vu leur facture s’élever à 200 euros pour voyager sur le réseau TER de la nouvelle région (regroupant outre Poitou-Charentes, le Limousin et l’Aquitaine).

« Cette tarification a été votée en juin, sans qu’il n’y ait eu à l’époque de protestation, raconte Renaud Lagrave, le conseiller régional (PS) chargé des Transports. Un courrier a été envoyé par la SNCF aux abonnés, pour les informer et leur proposer de renouveler, avant la fin août, leur abonnement aux anciennes conditions. »

Selon l’élu, les hausses décidées concernent 1 300 personnes (ex-abonnés du passe Mobilité créé par Poitou-Charentes) sur les 20 000 abonnés que compte la nouvelle région. Et 70 % des 1 300 personnes concernées verront leur abonnement augmenter entre 30 et 60 euros par mois, assure-t-il. Pour une minorité, la hausse pourra certes atteindre 120 euros, mais, estime l’élu, « si vous comparez le même trajet en voiture, le train sera toujours moins cher, avec l’avantage de la sécurité ».

Renaud Lagrave explique aussi que « pour ses abonnés, la région Poitou-Charentes supportait un coût de 10 millions d’euros annuels. Je vous laisse faire l’addition pour 20 000 personnes ! » Pas soutenable pour la nouvelle région, qui a retenu un nouveau principe : appliquer un tarif tenant compte des kilomètres parcourus, tout en continuant à prendre en charge 70 % du prix du billet. « Reste 30 % à la charge du voyageur, qui se fait ensuite rembourser 50 % du tarif par son employeur… », ajoute Renaud Lagrave. Par ailleurs, une tarification sociale a été mise en place ainsi que des formules avantageuses pour les jeunes et les scolaires.

Christian Broucaret, représentant régional de la Fnaut, relativise. « Avec la fusion des trois régions, il y a des perdants et des gagnants, mais les perdants représentent un tout petit nombre. » Même réaction du côté de Régions de France qui estime que dans les deux ou trois régions qui ont déjà adopté une refonte des prix permise par la liberté tarifaire, la hausse constatée est très modérée. Dans la région Grand Est, par exemple, elle ne concernerait que 5 % des abonnés.

M.-H. P

Ewa

Une navette autonome à Rungis sur voies « ouvertes »

Navette autonome Transdev Easymile à Rungis

Depuis le 22 septembre et jusqu’à la fin de l’année, deux navettes autonomes EasyMile circulent à Rungis sur un trajet d’1,5 km, permettant aux 18 000 salariés de 220 entreprises présentes sur le site de relier trois stations, Augusta, Robert-Schuman et Gustave-Eiffel, avec une fréquence de huit minutes. Une application, Transdev Autonome, indique la position des véhicules et les temps d’attente. Ce service gratuit sur voies de circulation « ouvertes » est inédit en France, précise Transdev qui participe à l’expérimentation.

Ewa

Saint-Brieuc parie sur la pédagogie

Ville de Saint-Brieuc

La ville de Saint-Brieuc, qui cherche à favoriser l’usage de la marche et du vélo, mène depuis quelques années une politique d’amélioration des espaces dédiés aux piétons et aux cyclistes dans le cadre de son plan de déplacements urbains. Elle a édité un document qui rappelle les nouvelles règles de circulation visant à un meilleur partage de la voirie entre l’automobile, les cycles et les piétons. Un guide intitulé Partageons la rue, qui rappelle les règles de circulation et de sécurité doit être distribué à la fin du mois dans toutes les boîtes aux lettres.

 

Ewa

Rezo Pouce passe à l’auto-stop 2.0

IMG 1760

Rezo Pouce étend sa toile. « A l’origine, en 2010, un regroupement de communes a décidé d’organiser l’auto-stop dans des territoires peu denses et mal desservis pour offrir un moyen de déplacement à ceux qui n’en ont pas. 25 000 habitants dans une dizaine de communes étaient alors concernés. Aujourd’hui, le réseau couvre plus de 2,4 millions d’habitants dans plus de 1 100 communes », raconte Jean Alain le fondateur de Rezo Pouce.

Un développement rapide qui impose de passer d’un mode de fonctionnement « vintage », pour reprendre les termes de son fondateur, à une organisation « du XXIe siècle ». Jusqu’à présent en effet, Rezo Pouce consistait simplement à installer des arrêts, identifiés par un panneau vert montrant un pouce à l’air. L’auto-stoppeur s’y positionnait en tenant le panneau de sa destination bien visible et l’automobiliste – reconnaissable au macaron Rezo Pouce collé sur son pare-brise –, pouvait s’arrêter en toute sécurité pour l’emmener. Selon Jean Alain, dans 90 % des cas, le temps d’attente est inférieur à dix minutes.

Depuis quelques semaines, Rezo Pouce dispose d’une application. Celle-ci a été développée par Cityway, une filiale de Transdev, qui est partenaire de Rezo Pouce depuis 2015.

L’appli permet à l’auto-stoppeur de se géolocaliser et à l’automobiliste de se signaler. Le premier voit la voiture arriver sur une carte après qu’il se soit mis d’accord avec le conducteur sur son trajet. Reste encore à faire connaître cette appli pour que le nombre de ses utilisateurs atteigne la masse critique.

M.-H. P.

Ewa

Smovengo va recruter plus de 300 personnes

VLS Smoove Smoovengo

Smovengo, l’opérateur choisi par le syndicat mixte Vélib’ Autolib’ Métropole pour exploiter le futur vélo en libre service parisien, a annoncé mi-septembre avoir recruté son équipe dirigeante : Jorge Azevedo (ancien du groupe Transdev) est nommé directeur général, Marianne Besson devient directrice financière et administrative (elle aussi été directrice financière au sein du groupe Lagardère), tandis que Julien Chamussy prend le poste de directeur Marketing et Communication et Denis Héchard celui de directeur des Opérations.

Smovengo lance désormais un plan de recrutement de plus de 300 personnes, à quelque cent jours du lancement du nouveau service.