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Le groupe ERI change de dimension en rachetant Avenel



Les syndicats de cheminots se mobilisent pour tenter de stopper le plan du gouvernement qui prévoit un scénario de discontinuité pour Fret SNCF afin de lui éviter les foudres de Bruxelles et une éventuelle disparition pure et simple. Pour de nombreux syndicalistes, « la France s’est empressée de lancer un processus de démantèlement en quelques mois« , sans prendre le temps de négocier avec la Commission européenne. Avec le risque, bien réel, de voir une partie des trafics ferroviaires partir vers la route.
La CFDT-Cheminots a ainsi annoncé fin novembre avoir adressé plusieurs courriers de « mise en demeure » au gouvernement pour qu’il renonce, avant le 1er janvier, à la mise en place du plan de discontinuité qui prévoit de supprimer 10% des emplois et d’abandonner 30 % du trafic (soit 20 % du chiffre d’affaires). Le syndicat, qui pointe notamment « le risque d’un report modal vers la route » et « le caractère manifestement contraire aux engagements de transition écologique contraignants de la France » affirme être prêt à « combattre » ce plan « par tous les moyens, y compris juridiques« .
Le 13 décembre, lors d’une conférence de presse, c’était au tour de la CGT-Cheminots de s’élever contre « ce scandale d’Etat« . L’organisation syndicale a également annoncé « saisir » Emmanuel Macron en lui envoyant un courrier pour demander de rouvrir les discussions avec Bruxelles.
Le premier syndicat de la SNCF explique avoir travaillé sur trois axes pour sauver Fret SNCF, en commençant par utiliser la caisse de la dette publique pour prendre en charge la dette de l’entreprise. Il demande également la création d’une entité rassemblant les activités voyageurs et fret pour mutualiser les moyens et réduire les coûts. Enfin, il estime que les wagons isolés sont une activité stratégique pour la nation qui nécessite des subventions dédiées, permettant de « soustraire Fret SNCF aux forces du marché« , a précisé Thierry Nier, le secrétaire général de la fédération des cheminots.
Sophie Binet, présente lors de ce point de presse, a rappelé « le bilan catastrophique » tiré en mars dernier par la Cour des comptes européennes : « En vingt ans, 30 000 km d’autoroutes étaient construites en Europe, tandis que 15 000 km de rails étaient supprimés« , a souligné la secrétaire générale de la CGT. Développer le fret ferroviaire? « C’est un des rares sujets sur lequel tout le monde est d’accord . Mais pour cela, deux points sont indispensables : faire payer la route qui ne paye pas ses infrastructures et avoir un acteur public fort pour porter l’infrastructure ferroviaire« , a-t-elle conclu.
MH P

La relance des trains de nuit en France est avant tout une décision prise au niveau de l’État, en tant qu’autorité organisatrice des trains d’équilibre du territoire, dont les Intercités de nuit font partie. Si la SNCF en assure actuellement l’exploitation et la maintenance, c’est dans le cadre d’une convention signée en mars 2022 et valable jusqu’en 2031, pour un montant global de 1,73 milliard d’euros pour 80 trains, dont trois trains de nuit. Ce total ne comprenait pas les trains créés depuis, qui font l’objet d’avenants, dont le nouveau Paris – Aurillac de nuit. En outre, si cette convention est censée être la dernière à être attribuée de gré à gré par l’État à la SNCF, une ouverture à la concurrence du lot des trains de nuit est envisageable à la fin 2027.
Mais pour exploiter des trains de nuit, encore faut-il avoir le parc nécessaire. Et pour en lancer de nouveaux, il faudra du matériel roulant supplémentaire, en particulier des voitures-lits (qui ne figurent plus au parc SNCF depuis plus de 15 ans) et des voitures-couchettes (qui sont en France des Corail produites il y a une quarantaine d’années), mais aussi de voitures classiques équipées de places assises (de la même génération que les voitures couchettes du parc SNCF). Soit un parc total estimé à quelque 300 voitures en 2021 par le gouvernement, qui pensait alors qu’il serait « livré entre 2025 et 2030 ». Sans oublier une trentaine de locomotives et deux ateliers, pour une valeur totale estimée à « au moins 800 millions d’euros » fin 2021. Le gouvernement pensait alors que pour assurer un tel renouvellement, les entreprises de location de matériel roulant devraient être mises à contribution (ce qui, du reste, est le cas pour les locomotives Traxx qui assurent en France la traction du Vienne / Berlin – Paris, louées par la SNCF à Mitsui Rail Capital Europe).
En cette fin 2023, la rénovation de 129 voitures de nuit de la génération Corail (environ deux tiers de couchettes et un tiers de places assises réaménagées) s’achève, pour un montant de 152 millions d’euros. Pour arriver au total envisagé en 2021, il faudrait donc commander quelque 171 voitures neuves pour les trains de nuit. Et effectivement, une commande de matériel neuf fait toujours partie des points listés par Clément Beaune dans ses discours sur les efforts de l’État en faveur du train de nuit. Mais pour ce qui est du parc nécessaire et des délais, il est désormais question de 150 voitures en 2025. Alors que le collectif « Oui au train de nuit » estime le besoin, pour les lignes qu’il préconise, à « un parc de 750 voitures-lits, voitures-couchettes et sièges inclinables neufs ou rénovés », soit 1,5 milliard d’euros d’investissement. Mais il est vrai que le collectif souhaite un réseau plus étendu que celui des Intercités de nuit envisagés par l’exécutif…
Lorsque l’on commande du matériel roulant pour trains de nuit, il ne faut pas être pressé : les ÖBB mettent seulement en service les premiers des 33 trains Nightjet de sept caisses commandés à Siemens en 2018 et 2021 (231 voitures pour un demi-milliard d’euros), alors qu’aucune date n’est annoncée pour la commande passée l’été dernier par Trenitalia au consortium regroupant Skoda et Titagarh Firema, dont la tranche ferme porte sur 70 voitures de nuit pour 139 millions d’euros. Une chose semble sûre, toutefois : toutes catégories confondues, en panachant voitures-lits, couchettes et places assises, une caisse neuve et aménagée de train de nuit revient en moyenne à quelque 2 millions d’euros.
Patrick Laval

Supprimé en 2014, le train de nuit Paris renaît de ses cendres à l’occasion du nouveau service horaires 2024, ainsi que le Bruxelles – Berlin, un jour après le lancement de la nouvelle relation de nuit Paris – Aurillac.
Retour en arrière. Courant 2015 les chemins de fer allemands avaient annoncé qu’ils abandonneraient en décembre 2016 l’exploitation en Allemagne des trains de nuit faute de rentabilité et de l’obligation de renouveler à court terme le matériel utilisé. Les chemins de fer autrichiens ÖBB avaient alors repris quelques relations internationales de nuit entre l’Autriche ou la Suisse et l’Allemagne. En décembre 2021 les ÖBB en collaboration avec la SNCF et la DB avaient relancé juste après la crise sanitaire un train de nuit entre Paris et Vienne circulant dans chaque sens trois fois par semaine, et qui au bout de deux ans d’exploitation connait un taux de remplissage en moyenne autour des 75 % et 100 % à certaines périodes. A cette occasion il avait été présenté un calendrier de rétablissement de liaisons de nuit abandonnées et de création de nouvelles lignes de train de nuit dans le cadre du futur réseau TEE 2.0.
Ce rêve est donc devenu réalité depuis le 11 décembre, date à laquelle est parti à 20 h18 de la gare souterraine de Berlin Hauptbahnhof le premier Nightjet Berlin – Paris Est / Bruxelles Midi reliant Berlin avec deux autres capitales européennes. A bord, des officiels, des journalistes et des jeunes français et allemands.
Lors de l’inauguration, le vice-Premier ministre belge, également ministre de la Mobilité Georges Gilkinet, a annoncé que la relance des trains de nuit en Europe serait à l’agenda de la présidence belge du Conseil de l’Union européenne. En Belgique, une loi a déjà été votée, prévoyant que les redevances d’utilisation du réseau et les frais d’énergie de traction des trains de nuit sont prises en charge par l’État fédéral.
La commande par les ÖBB au constructeur Siemens Mobility de 33 rames réversibles Nightjet nouvelle génération de sept voitures, avec leur introduction en service commercial sur les relations Innsbruck – Hambourg et Vienne – Hambourg dès le 10 décembre 2023, a permis de rendre disponibles des voitures-couchettes et des voitures-lits. Ce nouveau Nightjet comporte deux tranches au départ de Berlin, une tranche pour Paris Est composée de deux voitures places assises de 2de classe, de deux voitures-lits et de deux voitures-couchettes, et d’une tranche pour Bruxelles Midi composée d’une voiture places assises de 2de classe, de deux voitures-lits et de deux voitures-couchettes.
La remorque de ces trains est assurée de Paris Est à Mannheim et retour par une Traxx F140 louée à Akiem limitées à 140 km/h et de Mannheim à Berlin par une locomotive BR 101 de la DB. La conduite et l’accompagnemernt du train sont assurés par du personnel SNCF de Sarreguemines entre Paris et Mannheim et retour. Ils desservent les gares de Strasbourg, Francfort-sur-le-Main Sud, Erfurt Hbf, Halle (Saale) Hbf et Berlin Südkreuz.
Pour l’instant il circule trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis au départ de Paris Est et les lundis, mercredis, et vendredis au départ de Berlin Hbf, avant de devenir quotidien dès octobre 2024.
Luc Levert

Montée en puissance de Marlène Dolveck dans le groupe SNCF. A 48 ans, la directrice générale de la SA SNCF Gares & Connexions depuis janvier 2020, et membre du comité des Présidents et du Comex du groupe SNCF, a été nommée en plus de cette fonction qu’elle conserve, directrice générale adjointe du groupe SNCF, chargée de la transformation.
Cette diplômée de l’université de Toulouse Capitole 1, titulaire d’un master spécialisé senior management bancaire et d’un Executive MBA à l’Edhec, sera nommée au comité de direction générale du groupe à partir du 1er janvier 2024.
De son côté, Antoine de Rocquigny, secrétaire général de SNCF Voyageurs depuis 2020, chargé notamment de la stratégie, devient directeur Immobilier du groupe SNCF. Agé de 53 ans et diplômé d’HEC, de l’IEP Paris et ancien élève de l’ENA, il avait rejoint la SNCF en 2003 comme responsable Stratégie TER.

La surprise semblait de mise hier, du côté de SNCF Voyageurs, après l’annonce de Clément Beaune, sur France Info, d’un « bouclier tarifaire » pour les prix du train l’année prochaine. Non pas sur le principe même de ce plafonnement des prix (c’était attendu et il avait déjà été mis en place l’an dernier sur fond de forte inflation) mais sur son rôle de porte-parole de l’entreprise que le ministre des Transports s’attribue régulièrement, et sans prévenir.
D’autant que le ministre de tutelle de l’entreprise publique n’a évoqué que les mesures prises pour contenir les prix (donc les bonnes nouvelles) mais pas la nécessaire augmentation à venir des prix du TGV. On imagine qu’il devrait laisser le soin à la SNCF d’annoncer plus tard les hausses de tarifs.
« Il faut que le train soit abordable et populaire, c’est clair« , a déclaré le candidat à la mairie de Paris, se posant en défenseur du pouvoir d’achat. Ainsi, les prix des trains à bas coût Ouigo (qui représentent un TGV sur quatre) seront gelés, comme ceux des Intercités, dont l’Etat est autorité organisatrice.
Le ministre a également annoncé que le tarif de la carte Avantage, qui offre 30 % de réduction sur les trajets avec un plafonnement des prix, resterait inchangé. Le plafonnement avait déjà été augmenté en septembre dernier à hauteur de 49 euros maximum pour les trajets de moins de 1h30, 69 euros pour les trajets allant jusqu’à 3 heures, et 89 euros au-delà.
Reste maintenant à connaître le montant de l’augmentation des prix en 2024 pour le TGV Inoui, année pour laquelle les projections tablent sur une inflation de 2,6 %. SNCF Voyageurs étant le principal contributeur du fonds de concours destiné à alimenter les investissements pour renouveler le réseau vieillissant, tout dépendra des négociations en cours avec Bercy pour déterminer la répartition de l’effort entre l’Etat et la SNCF. Bercy devrait pousser pour une participation maximale du groupe ferroviaire. Il a déjà été décidé que c’est la seule SNCF qui apporterait la totalité des 300 millions d’euros supplémentaires nécessaires aux travaux 2024.
Marie-Hélène Poingt

Les relations entre la SNCF et les régions ne sont pas toujours au beau fixe. Mais en Bretagne, malgré la pluie battante, Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageur, a pu apprécier la chaleur de l’accueil des élus régionaux lors de la signature, le 7 décembre, de la nouvelle convention TER qui va les lier pour dix ans. « Nous avons le meilleur TER de France« , a affirmé Loïg Chesnais-Girard, le président de la Bretagne, en expliquant pourquoi il a décidé de lancer des négociations permettant ce réengagement pour dix ans avec la compagnie publique, sans attendre la fin du contrat actuel qui arrivait à échéance en 2028.
Avec une régularité des TER de 95,6 % en 2022, les discussions partaient sur de bonnes bases. Elles se sont donc conclues par ce contrat d’un montant d’1,2 milliard d’euros sur toute sa durée, qui permet à la SNCF de ne pas voir arriver de concurrents sur ce territoire d’ici dix ans, puisqu’à partir du 25 décembre prochain, les contrats TER ne pourront plus être ainsi passés de gré à gré. « Si les négociations avaient échoué, nous aurions ouvert nos TER à la concurrence« , précise d’ailleurs Loïg Chesnais-Girard.
Le président de région, ainsi que son premier vice-président chargé du Climat et des mobilités, Michaël Quernez, demandent à la SNCF de doubler l’offre TER en 2040 (actuellement plus de 400 circulations quotidiennes, 8 millions de trains-km par an), via une progression régulière : + 20 % en 2030, + 50 % en 2035, + 100 % en 2040. La convention prévoit également le déploiement d’une signalétique sonore bilingue français- breton à bord des TER BreizhGo.
Particularité, la région a également renouvelé sa convention TGV pour dix ans avec la SNCF (la convention actuelle courait jusqu’en 2027) de telle sorte d’aligner ses TER et ses TGV pour mieux assurer leur complémentarité et participer au maillage du territoire. Cette convention, qui représente un montant de 15 millions d’euros par an, permet aux 23 000 abonnés du TER BreizhGo de monter à bord des TGV Inoui et des Ouigo sur les axes Rennes – Brest, Rennes – Quimper et Rennes – Saint-Malo pour leurs déplacements.
MH P

Les élus d’Ile-de-France Mobilités ont voté le 7 décembre un avenant au contrat qui lie l’autorité organisatrice des transports de la région à la RATP. Soit, un chèque de 285 millions d’euros sur deux ans (125 M€ en 2023, 160 M€ en 2024) pour absorber une partie de la hausse des salaires de 5,7% consentie par Jean Castex peu de temps après son arrivée aux commandes de l’opérateur public il y a un an. En volant à l’aide de la Régie, Ile-de-France Mobilités (IDFM) sauve non seulement les comptes de la RATP qui menaçaient d’être à nouveau dans le rouge cette année, mais aussi l’intéressement des agents en 2023 et la prime qui sera accordée aux 19 000 salariés mobilisés pendant les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de l’été 2024. Deux mille volontaires se sont déclarés à ce jour, précise la RATP.
Valérie Pécresse peut se permettre cette largesse depuis qu’elle a arraché un accord au gouvernement pour combler les 800 millions d’euros de budget nécessaires à IDFM en 2024, dont 200 millions pour les JO. En contrepartie, « j’exige l’amélioration sans délai de l’offre de transport », répète la patronne de la région et de son autorité chargée des transports. C’est qu’en octobre, la qualité de service sur le réseau de la RATP s’est dégradé avec notamment, une rechute de la ponctualité sur les lignes 3, 6, 7, 8 et 13 du métro, passée sous la barre de 85% aux heures de pointe. En cause, l’absentéisme et la pénurie de conducteurs et de mainteneurs. « Objectif, remotiver les troupes « , justifie Valérie Pécresse.
Le montant de la prime pour compenser le surcroît de travail et le renoncement aux vacances estivales sur les deux fois 15 jours des olympiades (26 juillet-11 août puis 28 août-8 sept) n’est pas encore fixé. La négociation entre la direction et les syndicats a commencé sur la base d’une prime de 15 euros par jour, mais tant à la RATP qu’à la SNCF les attentes sont grandes. D’autant plus que la prime qui sera accordée aux 700 soignants par l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) est déjà connue : 2 500 euros brut pour les médecins, 1 200 euros brut pour les infirmiers, 1 000 euros pour les techniciens hospitaliers, 800 euros brut pour les aides-soignants.
Du côté de la SNCF, après deux rendez-vous en novembre, l’un sur l’organisation des transports pendant les JO (nombre de personnels, régions concernées, surplus de trains etc.), l’autre sur le volet social (prime JO, frais de déplacements, logement, garde d’enfants), la direction et les syndicats cheminots ont convenu de se revoir en janvier prochain pour trouver un accord.
Dans un communiqué, Sud Rail indique que la direction a proposé 50 euros par jour pour ceux qui travailleront pendant les Jeux olympiques mais sans répondre à ses questions : « Qui est concerné? (…) Quid de ceux qui ne travailleront pas ce jour-là mais auront préparé le service (matériel, équipement…)« , écrit le syndicat, ajoutant que « la direction renvoie vers les SA, les activités, voire les établissements de production pour obtenir des réponses« . Selon lui, le taux de volontaires est « très faible » alors qu’il faudrait 4500 trains de plus pour assurer le plan de transport en Ile-de-France. La direction doit donc « revoir sa copie« . De son côté la SNCF refuse à communiquer tant que des discussions sont en cours.
N.A et M-H.P.


Le loueur de wagons Ermewa va augmenter fortement son activité en Espagne, où il va pouvoir proposer, à partir de l’année prochaine, 1031 wagons à ses clients contre 640 actuellement. Le gouvernement espagnol lui a en effet versé une subvention de 17,3 millions d’euros pour construire des wagons et contribuer au développement du secteur.
« Le gouvernement mise sur les autoroutes ferroviaires qui n’existent pas aujourd’hui. En particulier celle qui doit démarrer l’an prochain, partant de Algésiras pour relier Saragosse en passant par Madrid. Et une autre à réaliser entre Valence et Madrid, en espérant plus tard un prolongement vers le Portugal« , explique à VRT Peter Reinshagen, le directeur général de Ermewa SA. « Le gouvernement utilise une partie des fonds européens du programme European NextGeneration EU, pour réduire ses émissions de CO2. D’où sa volonté de développer le fret ferroviaire, qui est très bas, et faire passer sa part de 4% actuellement à 10 % en 2030″.
Plus précisément, 150 wagons porte-bobines dédiés au transport de l’acier vont être fabriqués en France par Inveho (faisant partie du groupe Streem, nouveau nom d’Ermewa Group depuis avril dernier). 50 autres pour le transport de remorques camions (des wagons-poches) seront construits en Espagne par Talleres Alegria. Ces wagons arriveront sur le marché courant 2024. Le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise en Espagne devrait croître de 35 % à 7 millions d’euros.
Plus globalement, malgré une année 2023 compliquée, selon les termes de Peter Reinshagen, l’activité de l’ancienne filiale de la SNCF revendue au tandem formé par la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ) et par DWS (la société de gestion d’actifs de Deutsche Bank), progresse. Le chiffre d’affaires de Ermewa SA (une des marques de Streem) est réalisée à 40 % en France, son premier marché devant l’Italie et l’Allemagne. Son parc qui comptabilise 46 000 wagons continue à progresser (il y en avait 40 000 en 2020). Son objectif est de détenir 60 000 wagons en 2031.
MH P