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Ewa

C’est la fin du système britannique des franchises

Birmingham Snow Hill

Après 24 ans, le système des franchises sur le réseau ferré britanniques est tombé, victime de l’épidémie de Covid-19 et de l’effondrement durable de la fréquentation des trains de voyageurs, donc des recettes. Ce type de délégation de service public avait déjà été suspendu pour six mois au début de la crise sanitaire. Et au bout des six mois en question, le ministère britannique des Transports (DfT) décide de reconduire cette mesure pour les 18 mois à venir… au moins. Une occasion mise à profit par le gouvernement britannique pour « mettre fin au système de franchises, première étape d’une réunification du réseau fragmenté de Grande-Bretagne ». Un nouveau système permettra de « créer une structure plus simple et plus efficace » et « prendra forme au cours des prochains mois ».
La première mesure, prise dès le 21 septembre, a été d’attribuer des contrats de concession transitoires aux opérateurs en place. Les franchises sont ainsi remplacées par des accords de mesures de redressement d’urgence (Emergency Recovery Measures Agreements, ERMA) « plus exigeants », selon le gouvernement. En vertu de ces accords, les frais de gestion sont désormais limités à 1,5 %, première mesure avant le lancement « rapide » de réformes clés, qui « obligeront notamment les opérateurs à mieux se coordonner » et « feront baisser les coûts d’investissement, trop élevés, des chemins de fer ». Ces réformes seront accompagnées par la publication d’un livre blanc « lorsqu’on y verra plus clair sur le cours de la pandémie ».
La fin des franchises signifie-t-elle une renationalisation ? Plutôt un retour de l’Etat stratège : n’oublions pas que ces mesures sont prises par un gouvernement conservateur qui, selon son secrétaire d’Etat aux transports, Grant Shapps, « conservera le meilleur du secteur privé, y compris la concurrence et les investissements qui ont contribué à stimuler la croissance, tout en assurant une direction stratégique, un leadership et une responsabilité ». Ajoutons que ces mesures concernent essentiellement l’Angleterre : le gouvernement britannique n’a pas dit un mot sur la situation en Ecosse ou au Pays de Galles, où les questions de transport sont dévolues (à Transport Scotland et TfW respectivement) et où des mesures de reprise en main ont également été prises.
Dans l’immédiat, les exploitants des anciennes franchises peuvent être soulagés, même s’ils ne feront pas de profits : ils sont assurés de rester en place jusqu’en mars 2022 et le gouvernement couvrira toutes leurs pertes. En revanche, la situation est plus difficile pour les opérateurs de trains de voyageurs en open access ou pour le fret ferroviaire, entièrement dépendants d’activités actuellement au ralenti.

P. L.

Ewa

La première rame du RER NG se dévoile

Intérieur RER NG

Le 18 septembre, la présidente d’Ile-de-France Mobilités et de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand président du Conseil régional des Hauts-de-France, Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom et Laurent Bouyer, président de Bombardier Transport France ont présenté la première rame du RER NG au centre d’essais ferroviaires de Petite-Forêt (Valenciennes), en présence des différentes associations d’usagers « qui ont été régulièrement consultées pour aboutir à ce résultat », précise le communiqué d’Ile-de-France Mobilités.
Commandées par SNCF Mobilités pour le compte d’Île-de-France Mobilités, les 255 rames de RER Nouvelle Génération doivent être livrées à partir de fin 2021 pour les lignes de RER D et E, en particulier le nouveau tronçon Ouest de cette dernière, qui doit être livré fin 2022 jusqu’à Nanterre, puis fin 2024 jusqu’à Mantes-la-Jolie.
Dans ce matériel comportant des voitures d’extrémité à un niveau et des voitures intermédiaires à deux niveaux, cinq espaces ont été aménagés : accueil, salle basse, salle haute, utilisateur de fauteuil roulant (UFR) et salle du véhicule d’extrémité.
Les sièges colorés dans l’ensemble du train « reprennent l’esprit des sièges du Francilien ». Les Franciliens ont été sollicités pour choisir le motif du tissu de leur train en juillet 2017 lors d’une consultation sur internet : le motif « Territoire » est composé de lignes de couleur, semblables aux lignes du réseau de transport, qui se superposent sur fond ton sur ton.

Ewa

La filière ferroviaire lance CARE pour améliorer les performances de ses PMI-PME

JP Audoux

Elle s’appelle CARE, pour « Compétitivité, Accompagnement, Rail, Emploi ». Le lancement de cette association regroupant la plupart des grands donneurs d’ordres et les organisations professionnelles du secteur ferroviaire français a pour objectif de « contribuer à renforcer la performance intrinsèque, la compétitivité et les emplois de la supply chain, ceci en répondant à une double problématique d’ordre structurel : renforcer la maturité industrielle encore insuffisante de nos PME-PMI et rendre la relation client-fournisseur plus fluide ». Le président de CARE est Jean-Pierre Audoux, figure bien connue de l’industrie ferroviaire française, et la vice-présidente est Amandine Noureldin, directrice des Achats responsables chez Alstom.
Cette démarche s’inscrit dans le contrat de filière ferroviaire, piloté par la Fédération des Industries Ferroviaires (FIF) en liaison avec le ministère de l’Economie et des Finances.
Concrètement, CARE vise à améliorer la performance collective de la filière industrielle ferroviaire par une réduction significative des taux de non-conformité des équipements livrés aux grands donneurs d’ordre, une forte amélioration des pourcentages de livraisons à l’heure et de la limitation de la profondeur des retards, une plus grande fiabilité dans les délais de livraisons et dans la qualité des matériels, ainsi qu’une gestion dynamique des compétences et des savoir faire.
Pour y parvenir, la nouvelle association compte sur son Comité exécutif constitué d’Alstom, de Bombardier Transport, CAF, SNCF Voyageurs, de l’AIF (Association des Industries Ferroviaires des Hauts-de-France) et de la FIF (Fédération des Industries Ferroviaires), en mettant en oeuvre une méthodologie « éprouvée et adaptée au ferroviaire », après une expérimentation « réussie » dans les Hauts-de-France, sous l’égide de l’AIF avec une grappe de 6 PME-PMI.
Pour les deux années à venir, CARE s’est fixé une liste d’actions concrètes : constituer au moins six grappes régionales d’entreprises, réaliser un diagnostic de maturité industrielle pour plus de 80 PME-PMI, mettre sur pied un plan d’amélioration des process de la supply chain avec des objectifs quantitatifs contractualisés en termes de performance et de maturité, mettre en place une plate-forme d’échanges des bonnes pratiques et lancer des formations ad hoc et accessibles aux PME-PMI de la filière.

P. L.

Ewa

Alstom signe pour acheter Bombardier Transport… moins cher que prévu

Usine Bombardier de Crespin

C’est fait : le 16 septembre, Alstom a annoncé la signature avec Bombardier Inc et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) du contrat d’acquisition de Bombardier Transport. Mais les termes de cette acquisition « ont été révisés au regard de la situation actuelle », ajoute Alstom, qui précise qu’une réduction du prix d’acquisition de 300 millions d’euros a été convenue avec Bombardier Inc et CDPQ. Par conséquent, « excluant toute révision additionnelle à la baisse liée au mécanisme d’ajustement de la position de trésorerie nette », la fourchette de prix pour l’acquisition de la totalité des actions de Bombardier Transport sera « de 5,5 à 5,9 milliards d’euros ». En prenant en compte ces révisions, Alstom considère que le prix d’acquisition devrait atteindre « jusqu’à 5,3 milliards d’euros », à comparer avec la fourchette initiale de 5,8 à 6,2 milliards d’euros annoncée le 17 février dernier…
« Compte tenu de l’avancée des discussions avec les autorités de la concurrence, la réalisation de l’opération est désormais attendue pour le 1er trimestre 2021, sous réserve des autorisations des autorités de régulation et des conditions usuelles préalables », envisage désormais Alstom.

Ewa

Nouvelle étape pour le train à hydrogène d’Alstom en Autriche

Coradia iLint

Après des essais réussis sur plus de 180 000 km entre 2018 et 2020 en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, le Coradia iLint d’Alstom à pile à combustible (hydrogène) entame une période de trois mois durant lesquels il va transporter des voyageurs sur plusieurs lignes « géographiquement difficiles » en Autriche. Du lancement à Vienne, le 11 septembre, à la fin novembre, l’élément régional bicaisse sera exploité dans le sud du pays par les Chemins de fer fédéraux autrichiens ÖBB, qui travaillent sur plusieurs projets de trains « zéro émission » (dont le Cityjet eco à batteries de Siemens depuis 2019).

Ewa

CAF et Skoda candidats pour la reprise de Reichshoffen

TER Dakar

L’information devrait être rendue publique cette semaine, mais l’intersyndicale CGT, CFE-CGC, FO annonce déjà les noms des deux entreprises candidates au rachat de l’usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), assorti de la construction, sur ce site, des rames Régiolis (Coradia Polyvalent).
Les deux constructeurs ferroviaires qui auraient déposé une lettre d’intention pour la reprise de Reichshoffen seraient donc CAF, constructeur ferroviaire espagnol présent en France depuis la reprise en 2008 de l’ancienne usine Soulé de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), et Škoda Transportation, issu du célèbre industriel tchèque, dont l’expansion internationale a débuté en 2015 par la reprise du constructeur ferroviaire finlandais Transtech.
Deux autres entreprises auraient visité le site alsacien qu’Alstom s’est engagé à vendre dans le cadre de sa reprise de Bombardier Transport : le constructeur russe TMH et l’espagnol Talgo.

P. L.

Ewa

La Fnaut réclame plus d’ambition pour les transports publics

Gare Montparnasse 2019

La crise liée à la pandémie de Covid-19 a bouleversé un monde des transports qui devait déjà faire face à la domination de la route et au changement climatique. Dans ce cadre, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) a adopté, le 14 septembre, une motion d’actualité autour du thème « contre le réchauffement climatique, contre la dépendance automobile : le rôle des transports publics », qui a aussitôt été adressée à l’Etat.
Le constat de la Fnaut est clair : côté gagnants, on retrouve le vélo, qui « reste un transport individuel et pourra difficilement devenir un transport de masse, il est plutôt complémentaire de celui-ci ». Autre transport individuel, « la voiture sort grande gagnante auprès de toutes les classes d’âge et de tous les publics. Ainsi s’accroît la dépendance automobile pour les plus démunis, les plus isolés et ceux qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, y compris en milieu urbain pour les liaisons transversales et de banlieue à banlieue ».
Côté perdants, le trafic aérien s’est écroulé et se voit même remis en question sur les distances où le train permet des temps de parcours équivalents, alors que « les transports publics ont perdu en moyenne 20 % à 30 % de leurs clients et ne les regagneront pas avant plusieurs mois voire deux ou trois ans ».
Une des raisons de cette perte de clientèle est le développement du télétravail, qui « se généralise et demeurera sans doute un ou deux jours par semaine », de même que les consultations médicales à distance, les audio et visio-conférences, les achats sur internet… « D’autres transformations vont s’opérer que nous n’identifions pas encore, pour répondre au nouveau cahier des charges sanitaire », ajoute la Fnaut.
Pour cette dernière, les conséquences de ce constat sont « particulièrement violentes » : transports publics économiquement déséquilibrés et investissements en leur faveur repoussés, congestion routière et dépendance automobile accrues, accentuant la tendance à l’étalement urbain.
« Dans ces conditions, la Fnaut attend de l’État qu’il présente un plan ambitieux de lutte contre le réchauffement climatique, affiche des priorités claires et une vision prospective de l’offre du transport public », par une politique d’investissements, de fiscalité tenant compte des coûts environnementaux, de maîtrise des trafics routiers (écoconduite, limitation des vitesses, péage urbain, autopartage) et de développement « énergique » du fret ferroviaire (réseau capillaire, grands travaux dont Lyon-Turin, rail-route).
La Fnaut a aussi des attentes vis-à vis des collectivités régionales (gestion prioritaire de l’offre ferroviaire, coordination et complémentarité de tous les modes de transport, intégration intelligente et cohérente des réseaux métropolitains et régionaux, service et information voyageurs de meilleure qualité) et des autorités organisatrices métropolitaines et urbaines (meilleure qualité de l’air, réduction du trafic automobile et partage de la voirie « qui préserve la vitesse des bus, sécurise l’usage du vélo et garantisse la sérénité du piéton »).

Mieux rembourser les voyages à forfaits et aériens
Le dernier point de la motion, qui revient aux fondamentaux de la Fnaut – la défense des usagers des transports publics – concerne le remboursement des voyages à forfait annulés et les droits des passagers face aux compagnies aériennes. Dans cette perspective, en particulier suite aux vagues d’annulations induites par la crise sanitaire, la Fnaut a demandé l’amélioration des quatre règlements européens relatifs aux droits des voyageurs par modes (avion, train, bateau et autocar). « La consultation de la FNAUT et des autres associations d’usagers, rendue obligatoire par les décrets ministériels publiés lors du confinement, a été un progrès réel et apprécié. Elle souhaite que cette consultation systématique soit pérennisée. Elle exige que les autorités organisatrices à mettre en place cette consultation sur les cahiers des charges, sur les rapports des délégataires. »
Concrètement, la Fnaut diffuse une fiche pratique Covid-19 et droits des voyageurs. « Ces derniers temps, la SNCF a été très conciliante », reconnaît Bruno Gazeau, président de la Fnaut, et « seul Eurostar a imposé des avoirs ».
Côté voyages à forfaits et des billets d’avion, beaucoup reste à faire et la Fnaut demande un remboursement sous 14 jours – en euros – des premiers, selon la directive européenne, au lieu des avoirs remboursables au bout de 18 mois permis par l’ordonnance française du 25 mars dernier. Des lettres ouvertes ont été envoyées par la Fnaut aux ministères concernés le 13 juillet, sans réponse aux dernières nouvelles…

Patrick Laval

Ewa

Lancement officiel des travaux sur HS2

Travaux HS2

Le 4 septembre, le lancement formel des travaux de construction de la phase 1 de la ligne à grande vitesse britannique HS2 a été annoncé par HS2 Ltd, l’entreprise chargée de piloter ce projet. Concrètement, cette annonce qui fait suite au feu vert donné le 15 avril par le ministère britannique des Transports (DfT) signifie que les quatre groupements attributaires des marchés passent des travaux préparatoires à la construction de l’infrastructure ferroviaire proprement dite.
Le chantier du premier tronçon de la ligne nouvelle entre Londres et le bassin de Birmingham pourrait permettre de créer 22 000 emplois dans les mois ou années à venir selon Boris Johnson, qui a joué un rôle décisif dans le maintien de ce projet localement controversé, y compris dans le camp politique du Premier ministre britannique.

P. L.

Ewa

Inauguration du tunnel de base suisse du Ceneri

Suisse-tunnel Ceneri

C’est le passage d’un train de fret reliant l’Allemagne à l’Italie qui a symbolisé, le 4 septembre à 11 h 34, l’ouverture du tunnel de base du Monte Ceneri, dans le canton suisse du Tessin. Quelques minutes auparavant, Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération, avait coupé le ruban à Camorino, au portail nord du tunnel, la voie libre étant ensuite donnée au train inaugural par Vincent Ducrot, DG des CFF, et Dieter Schwank, PDG d’AlpTransit Gotthard SA. Comme son nom ne l’indique pas, le Monte Ceneri, qui a donné son nom à ce nouveau tunnel bitube de 15,4 km de long, est un col, de part et d’autre duquel le Tessin se divise en deux parties, « au-dessus » et « en dessous » : Sopraceneri au nord et Sottoceneri au sud.
Originaire du canton italophone au cœur duquel le troisième tunnel de base alpin suisse venait d’être inauguré, quatre ans après le Gothard (57 km) et treize ans après le Lötschberg (34,6 km), la présidente suisse a ponctué son discours de références personnelles pour souligner l’importance que revêt le nouvel ouvrage souterrain pour les relations entre le Sopraceneri et le Sottoceneri, tout en honorant la mémoire des deux ouvriers qui ont perdu la vie pendant les travaux, avant de conclure son discours par un triple vivat : « Vive le train, vive le Tessin, vive la Suisse ! »
Mais la mise en service du tunnel de base du Ceneri, prévue le 13 décembre prochain, représente bien plus qu’un raccourci entre Bellinzone et Lugano : dans la droite ligne du référendum de 1992 sur les nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), elle parachève la modernisation de l’axe nord-sud européen entre Zurich et Milan, sur lequel se trouve également le tunnel de base du Gothard, dont le portail sud est à une vingtaine de kilomètres au nord de Camorino. C’est dans cette perspective que la présidente de la Confédération a loué les efforts de la Suisse pour permettre le transfert modal du fret de la route au rail, tout en demandant à l’Italie et à l’Allemagne de passer à l’acte, ajoutant qu’en ce qui concerne l’Italie, « les choses se passent assez bien », alors que « l’Allemagne en revanche est en retard ».

P. L.

Ewa

Le prolongement du T4 francilien inauguré vers l’hôpital de Montfermeil

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C’est le 5 septembre, soit cinq jours après sa mise en service, que le prolongement de la nouvelle branche du tram T4 francilien a été inauguré entre l’arrêt Arboretum et le terminus Hôpital de Montfermeil, en présence de Marc Guillaume, préfet de la région d’Ile-de-France – préfet de Paris, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France – présidente d’Ile-de-France-Mobilités, Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Sylvie Charles, directrice de l’exploitant Transilien SNCF, et Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

Ce prolongement d’une station intervient plus de huit mois après la mise en service des huit premières stations de la nouvelle branche, qui relie Gargan (à mi-chemin du premier tronçon du T4, ouvert en novembre 2006 après conversion en tram-train de l’ancienne voie ferrée d’Aulnay à Bondy) à l’Arboretum de Montfermeil via Clichy-sous-Bois depuis le 14 décembre 2019.

Avec cette branche de cinq kilomètres, dont l’infrastructure est chiffrée à 270 millions d’euros (financement par la région Ile-de-France à 49 %, par l’État à 37 % et la SNCF à 14 %), tout un pan de la banlieue est de Paris bénéficie d’une nouvelle desserte à grande capacité, parcourue en 30 minutes de Bondy à Montfermeil (soit une vitesse moyenne de 20 km/h). En comptant ses deux branches, quelque 37 000 voyageurs sont attendus sur le T4 chaque jour.

La construction de la nouvelle branche traversant Clichy-sous-Bois et Montfermeil a été mise à profit pour embellir les espaces traversés, avec végétalisation de la plateforme, pavages de ses abords, création de placettes, installation de nouveau mobilier urbain et aménagements cyclables continus tout le long du nouveau tracé. Bref, ce tronçon a tout d’un tram de type « urbain », qui plus est alimenté sous 750 V continu, alors que le premier tronçon, ouvert en 2006, est alimenté sous 25 kV 50 Hz, comme les voies ferrées à l’est de Paris. Entre ces deux modes en vigueur sur le T4, « train » et « tram », la transition se fait automatiquement pour les 15 trams-trains Alstom Citadis Dualis commandés à cet effet par Ile-de-France Mobilités (pour un montant de 100 millions d’euros). Par la suite, l’autorité organisatrice francilienne a également commandé 11 nouvelles rames de ce type, qui viendront remplacer les trams-trains Siemens Avanto en service sur le tronçon ouvert en 2006.

Le prolongement de T4 étant appelé à structurer l’offre de transports dans le secteur de la Seine-Saint-Denis qu’il dessert, sa mise en service s’accompagne d’une refonte du réseau de bus (tant pour les parcours que les fréquences) « pour permettre un maillage efficace du territoire et garantir plus de correspondances entre bus et tram ». Ile-de-France Mobilités précise que deux parkings vélo seront en service, l’un à la station Gargan, l’autre au terminus Hôpital de Montfermeil.

La prochaine amélioration prévue sur le T4 est l’augmentation de la fréquence sur chacune des deux branches (Aulnay et Montfermeil), d’un tram toutes les neuf minutes 30 actuellement à un toutes les sept minutes en octobre. Et à plus long terme, le secteur de Clichy-sous-Bois et Montfermeil attend l’arrivée de la ligne 16 du Grand Paris Express, en 2025 vers Saint-Denis et 2030 vers Noisy-Champs.

P. L.