Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Pourquoi tant de TGV affichent complet selon la Fnaut

TGV inOui

La Fnaut, fédération nationale d’usagers, s’est penchée sur les données collectées par l’Autorité de Régulation des Transports, l’ART, sur la grande vitesse ferroviaire en France. Son analyse réserve des surprises sur l’offre comme sur les prix.

Le prix moyen d’un billet TGV Inoui en France a peu augmenté entre 2017 et 2023. En effet, il est passé de 44,7 à 46,6 euros, soit une hausse de 4% en 6 ans.

La Fnaut s’étonne en revanche la forte augmentation du prix du billet moyen de Ouigo qui progresse de 19,8 à 34,2 euros soit + 73%. Cette augmentation n’est pas due à l’allongement des parcours ni à une extension des destinations. Le prix au kilomètre payé par un passager passe de 3,7 à 6,2 centimes soit + 68 % d’augmentation. Par comparaison, le prix au kilomètre du TGV Inoui en France a lui  progressé de 10,3 centimes en 2017 à 11,1 en 2023 soit une hausse de 8%.

Un décrochage qui n’est pas compensé

Dernière surprise de cette compilation des données de l’ART : la baisse de l’offre dans la grande vitesse proposée par SNCF Voyageurs. Elle est obtenue à partir du nombre de « sièges.kilomètre » de TGV, Trenitalia et Renfe ne pesant que pour 1 % dans le calcul. De 2017 à 2023, le nombre de sièges.kilomètres proposé sur les TGV Inoui a reculé de 17,5%, malgré l’utilisation de rames plus capacitaires et la montée en puissance de Ouigo (634 places contre 556 pour une rame duplex Océane). Au total SNCF Voyageurs passe en cinq ans de 72,9 à 71,7 milliards de sièges.kilomètre, soit une baisse de 1,6 %. La prise en compte du développement à l’international ne change pas l’équation. On passe de 86,4 à 84,4 milliards de sièges.kilomètre soit une baisse de 2,3 %.

Dans le même temps, la demande explose. Le nombre de passagers de la grande vitesse en France sur Inoui et Ouigo est passé de 110 millions en 2017 à 124 millions en 2023 soit une hausse de 13 %. Avec l’international, le trafic a même augmenté de 138,5 millions de passagers à 151,9 soit + 10 %. Cela explique que de nombreux TGV affichent « complets » même en période normale, conclut la Fnaut.

Ewa

Nevers Agglomération reconduit Keolis pour un réseau plus intelligent

nevers

L’exploitation du réseau de transport public de 14 communes de l’agglomération de Nevers a redémarré le 1ᵉʳ janvier avec Keolis. Ce nouveau contrat, de près de 54 millions d’euros, qui emploie 100 collaborateurs dont 89 conducteurs, s’étend jusqu’au 31 décembre 2031.

Le réseau Taneo va devenir le premier de France à intégrer un laboratoire de l’innovation, le LEDIM, utilisant la data de toutes les mobilités du territoire pour alimenter une intelligence artificielle. Le projet est mené en partenariat avec l’ISAT (Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports) et permettra de prédire et d’optimiser l’offre et la qualité de service.

L’agglomération de Nevers, de près de 70 000 habitants, desservie par 400 arrêts, va bénéficier de nouveaux services et d’une offre renforcée. Keolis va assurer l’exploitation de lignes urbaines, périurbaines et scolaires, d’un transport à la demande (TAD) et d’un service de location longue durée d’une flotte de 50 vélos électriques. L’objectif est d’atteindre sept millions de voyages d’ici 2031, soit une augmentation de 24 % par rapport à 2024. Le nouveau contrat prévoit aussi l’exploitation d’un service d’autopartage. Une nouvelle ligne « structurante » (ligne T3) desservira Fourchambault, Marzy, Nevers ainsi que la zone commerciale et pour la première fois le Technicentre Industriel de Nevers.

Le réseau de Nevers va aussi bénéficier de nouveaux outils numériques. La billettique AEP et Flowbird permettra le paiement directement par carte bancaire, pour l’achat et la validation des titres de transport. Les modules Mobireport assureront une information rapide et ciblée vers les clients, ainsi qu’une identification plus efficace des incidents sur le réseau. Le dispositif sera complété par le déploiement du logiciel Padam pour le transport à la demande.

 

 

.

 

Ewa

Les réserves de la cour régionale des comptes sur le bilan financier d’IDFM

bus idfm e1731493910455

Les cours régionales des comptes ne sont pas souvent tendres avec les autorités organisatrices de transport qu’elles contrôlent. Le dernier rapport d’observation sur la gestion financière d’Ile-de-France Mobilités, réalisé par a Chambre régionale des comptes, n’échappe pas à la règle. Mais IDFM estime avoir des raisons de se satisfaire de ses conclusions. L’AO y voit  « une confirmation de la robustesse et de la soutenabilité de sa trajectoire financière, grâce à une prospective financière désormais à l’équilibre ». Elle estime avoir apporté des réponses à la demi-douzaine de recommandations formulées.

Selon IDFM, le rapport considère sa trajectoire financière « particulièrement solide ». « IDFM démontre avec succès la maîtrise de ses missions et de sa trajectoire, malgré un contexte marqué par des défis majeurs », commentent les équipes de la présidente Pécresse. Le rapport souligne aussi un plan d’investissements « ambitieux » et « massif » à la hauteur des besoins nécessités par le réseau et son matériel roulant pour sa régénération.

Le bras armé de la Région en matière de mobilité rappelle au passage que 36 milliards d’euros d’investissements sont prévus sur dix ans par IDFM. Près de la moitié est dédiée au renouvellement et à la régénération des trains (RER, métros, bus et tramways), qui ont souffert d’années de sous-investissements. De plus, 3,7 milliards d’euros sont destinés à l’amélioration de la qualité de service, ce qui inclut l’accessibilité, l’intermodalité, l’information voyageurs, la billettique, la sécurité et la promotion des mobilités douces, notamment le vélo.

Un plan régional marqué par l’ambition

Le rapport de la cour régionale des comptes invite sans surprise à une lecture plus nuancée que la communication d’IDFM, notamment sur la trajectoire. Les ambitions régionales y sont longuement questionnées. Le plan d’investissement ne vise pas moins de 400 km de nouvelles lignes réparties à parts égales entre le futur Grand Paris Express, ce qui conduira à doubler la taille du réseau de métro, et les prolongements et créations de lignes (RER1, métro, tramway, bus). « Le plan de mobilité en Ile-de-France retient le plus optimiste des scénarios en matière de fréquentation des transports en commun, reposant sur un important report modal. Pour permettre un report modal aussi élevé, IDFM a décidé d’un plan d’investissement massif de près de 36 milliards d’euros sur dix ans ce qui ne manque pas d’interroger dans un contexte de tension sur les finances publiques », souligne la chambre régionale des comptes qui reconnaît un pilotage budgétaire certes robuste, « mais qui peut être encore renforcé afin de redonner au conseil les informations utiles à la décision, en particulier au sujet des investissements et de leur financement ».

Dans la liste des recommandations de performance formulées dans le document, l’une porte sur les études d’impact censées intervenir avant toute modification substantielle de la politique tarifaire. Réponse d’IDFM : « des études ont bien été menées avant la mise en place de la révolution tarifaire au 1er janvier 2025. De plus, Île-de-France Mobilités dispose de modèles tarifaires très élaborés pour mener ses évaluations, sans doute parmi les plus développés en France ».

Une contribution des usagers dans la moyenne

La chambre souhaite aussi une évaluation précise du remboursement employeur et de la déduction de la contribution des usagers pour fixer l’évolution des tarifs. IDFM rappelle que ce remboursement a été pris en compte dans le protocole de financement conclu avec l’Etat en 2023, ce qui a abouti à limiter à 52,5% la part des ressources fiscales dans les recettes d’Île-de-France Mobilités. « Contrairement à l’affirmation du rapport, la contribution des usagers dans le coût des transports en commun en Ile-de-France est dans la moyenne des métropoles mondiales : 34 %, contre 20 % à Madrid, New-York ou Singapour », complète IDFM.

En matière de lutte contre la fraude, la chambre régionale demande un renforcement des actions, y compris en lien avec d’autres administrations. IDFM rappelle le lancement, en février 2025, du plus ambitieux plan anti-fraude lancé depuis des décennies sur le réseau de transport avec l’appui de la préfecture de police et des brigades régionales de sûreté transport nouvellement créées.

Enfin, la chambre émet quelques réserves sur « l’analyse faite des facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs et des coûts d’utilisation et de production de l’offre ». Sur le sujet, IDFM s’est engagée à « mieux décomposer les facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs ».

Ewa

Premières réactions au projet de loi-cadre de Tabarot

campagne anti-fraude RATP

La loi-cadre transports promise par Philippe Tabarot n’est pas encore rédigée qu’elle soulève déjà des « incompréhensions« . En réunissant tous les intervenants de la conférence de financement, le 17 novembre, le ministre des Transports avait pourtant tenu à les rassurer sur les mesures intégrées dans le projet de texte gouvernemental. Il devrait être finalisé d’ici la fin de l’année et en janvier, pour être ensuite transmis au Conseil national d’évaluation des normes, au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’État.

Les représentants de l’association d’élus France Urbaine retiennent de la présentation du ministre l’absence de mesures de financement des mobilités du quotidien, pourtant « composante majeure des conclusions d’Ambition France Transports« . Les participants de la conférence de financement avaient été unanimes pour reconnaître les besoins de financement des autorités organisatrices des mobilités (AOM).

Le déplafonnement du versement mobilité en question

Parmi les préconisations figurait ainsi le renforcement de leurs ressources afin de rendre possible un choc d’offre et une amélioration des mobilités du quotidien. Ils devraient permettrait à plus de 40 millions de français, utilisateurs du transport urbain, habitants des cœurs de villes, des quartiers périphériques, des espaces périurbains et ruraux, de bénéficier d’un meilleur service. Or, le déplafonnement du versement mobilité ne figure pas parmi les dispositions inscrites dans le projet de loi-cadre présenté par le ministre.

Les élus de France urbaine appellent donc le gouvernement à intégrer dès à présent la mesure dans le projet de loi. « Nous ne plaidons pas pour une application mécanique et uniforme, mais pour des concertations fines, menées au cas par cas avec les décideurs économiques du territoire« , précisent les membres de l’association qui regroupe métropoles, agglomérations et grandes villes.

Ewa

Alstom engrange un nouveau contrat en Australie

taipei circular line metropolis train

Comme RATP Dev, Alstom a réussi à accrocher à son tableau de chasse le plus grand projet ferroviaire d’Australie : une boucle de 90 km autour de Melbourne. L’industriel s’est vu attribuer un contrat d’une valeur d’un milliard d’euros (sur un montant total de 4,9 milliards d’euros) pour la section Est du projet porté par la Suburban Rail Loop Authority, rattachée au gouvernement de l’Etat du Victoria. Alstom s’est associé à l’alliance TransitLinX regroupant John Holland, KBR, WSP et RATP Dev. Le périmètre du fabricant comprend le matériel roulant, l’infrastructure numérique, la signalisation et la maintenance, ainsi que l’intégration globale du système.

Après le matériel construit par Alstom à Sydney et mis en service en 2019, c’est la deuxième flotte de trains sans conducteurs de type Metropolis d’Australie.

Une capacité de fabrication locale complète

La production sera assurée par le site d’Alstom de Dandenong qui assemblera et fournira 13 trains métro automatisés de quatre voitures. Ils fonctionneront sous le niveau d’automatisation 4 (GOA4), soutenus par le système de signalisation intégré Urbalis® d’Alstom. Les premiers Metropolis devraient entrer en service en 2035. « Nous sommes le seul fournisseur de technologie ferroviaire opérant en Australie à disposer de capacités de fabrication ferroviaire complètes et à soutenir une vaste chaîne d’approvisionnement locale« , indique le français. Sa solution de maintenance complète pour flotte FlexCare Perform a également été sélectionnée pour une période de quinze ans, ainsi que pour la signalisation et l’infrastructure, afin de garantir une disponibilité et une fiabilité maximales du réseau métro. Un dépôt d’une capacité de 36 rames va être spécialement construit pour le contrat.

Le Suburban Rail Loop, projet ferroviaire, d’infrastructures et de logement, traverse les banlieues intermédiaires de Melbourne. Une première étape s’étend sur 26 km et comprend six stations souterraines situées à proximité de grands pôles d’emploi, d’enseignement et de santé.

 

Ewa

Le Paris-Bruxelles version Ouigo franchit le million de passagers

Ouigo Train Classique

Lancée le 19 décembre 2024, la liaison Paris – Bruxelles en OUIGO de SNCF Voyageurs, en partenariat avec SNCB, a dépassé le million de clients. L’offre qui relie les deux capitales en trois heures a immédiatement trouvé son public, enregistrant des pics de fréquentation durant les vacances scolaires et les périodes de fêtes. En un an, 2 000 circulations ont été réalisées. « Ce succès devrait entrainer de futurs développements qui sont à l’étude », promet SNCF Voyageurs.

Les trains OUIGO sur ligne classique desservent les gares de Creil, Aulnoye-Aymeries et Mons, grâce à 3 allers-retours quotidiens échelonnés sur la journée. Depuis le 14 avril dernier, la gare de Saint-Quentin bénéficie également d’un aller-retour par jour.

Contrairement à OUIGO Train Classique en France, les trains à destination de la Belgique sont en vente à date fixe pour permettre un maximum d’anticipation.  Le prix des billets s’échelonnent de 10 à 59 euros l’aller simple, avec un prix maximum de 8 euros pour les enfants de moins de 12 ans et gratuits pour les moins de 4 ans. Depuis le lancement, près de 50 000 enfants en ont profité.

L’anniversaire de la ligne s’accompagne de la mise en vente de 25 000 billets à 19 euros  l’aller, pour des voyages en janvier et février,

Ewa

Transdev se renforce aux Pays-Bas

utrecht

Le lancement de deux réseaux urbains et deux nouveaux contrats, d’une valeur totale de plus de 4 milliards d’euros, permettent à Transdev, de renforcer sa position de leader sur le marché néerlandais du transport régional. Attribué en juin 2024, le contrat Utrecht Binnen a été lancé le 14 décembre. Il porte sur les services de bus et de tramway dans l’agglomération d’Utrecht (centre-ville et périphérie), sous la marque U-OV, durant dix ans, pour une valeur totale d’environ 1,7 milliard d’euros. Dans le cadre de ce programme, Transdev procède au remplacement de l’ensemble de la flotte de bus actuelle par des véhicules zéro émission, dont 228 nouveaux bus électriques de Solaris, Yutong, Volvo et VDL, ainsi qu’à la réutilisation de 69 bus électriques existants.
Le réseau comprend 50 lignes de bus, qui transportent plus de 30 millions de passagers par an. Le réseau de tramway couvre trois lignes sur 18,3 km, avec 54 rames CAF, qui accueillent environ 10 millions de passagers par an. Les opérations quotidiennes sont assurées par une équipe dédiée d’un millier d’employés, dont environ 850 conducteurs et techniciens et 150 employés chargés des fonctions support, d’exploitation et de gestion. « Tout au long du processus de transition de 18 mois, nous avons été témoins d’un haut niveau de professionnalisme, qui a suscité confiance et sérénité. Nous sommes pleinement convaincus que les passagers bénéficieront de ce service de transport public ponctuel et sur mesure dans la province », a déclaré André van Schie, adjoint chargé de la mobilité, de l’économie et de la numérisation de la province d’Utrecht.

Dans la région HWGO (Hoeksche Waard–Goeree-Overflakkee) de la province de Hollande-Méridionale, Transdev a débuté son nouveau contrat sous la marque Transdev. Attribué en novembre 2024, couvrant une période de 13 ans (jusqu’en décembre 2038), il est évalué à près de 500 millions d’euros sur toute sa durée et correspond à environ 4 millions de passagers transportés par an.
Le contrat prévoit une augmentation de 20 % des services d’ici 2028, grâce à une flotte de bus qui, à terme, sera entièrement électrique et zéro émission. Elle comprendra 67 nouveaux bus électriques à batterie Volvo et VDL et 20 bus électriques à pile à combustible hydrogène de la marque Solaris.

Fusion de deux contrats existants

Transdev Nederland s’est également vu attribuer deux contrats. Le premier, qui remonte à juillet, porte sur l’exploitation des services de transport public par bus de l’agglomération de Arnhem–Nijmegen–Foodvalley, dans la province de Gelderland, pour une durée de 10 ans (juin 2026 – juin 2036). Cette nouvelle délégation fusionne deux contrats existants à Arnhem-Nijmegen (Nimègue) et
Veluwe Zuid, déjà opérés par Transdev, pour une valeur totale de plus de 1,5 milliard d’euros. L’exploitation sera assurée sous la marque de la province, RRReis, et s’appuiera sur une nouvelle flotte de plus de 300 bus électriques zéro émission (dont des modèles Yutong, MAN et Solaris), ainsi que 50 trolleybus électriques.

La filiale de Transdev « Connexxion Taxi Services » a, de son côté, été sélectionnée pour exploiter le service Valys pour le compte du ministère néerlandais de la Santé, du Bien-être et des Sports. Valys fournit un service de transport à la demande à l’échelle nationale pour les personnes à mobilité réduite, les déplacements sociaux et récréatifs à travers les Pays-Bas, y compris le transport sportif. Le contrat représente une valeur totale de près de 500 millions d’euros pour six ans, à compter d’octobre 2026, et deux prolongations possibles de deux ans chacune.

 

Ewa

Après Sydney, destination Melbourne pour RATP Dev

RATPDEVaustralia

L’alliance composée de RATP Dev, John Holland, Alstom, KBR et WSP, a reçu la confirmation que la Suburban Rail Loop Authority (SRLA) lui confiait le contrat « Linewide » du métro de Melbourne. Il prévoit la réalisation de l’infrastructure et du matériel roulant d’une nouvelle ligne de métro, dont l’ouverture aux voyageurs est prévue en 2035.

RATP Dev sera en charge de son exploitation et de la maintenance des nouveaux services, dans le cadre d’une joint-venture, TransitLinX, constituée avec John Holland. Ce deuxième contrat porte sur une concession de 15 ans. En Australie, le Français a déjà remporté, il y a trois ans, la ligne automatisée Sydney Metro – Western Sydney Airport, longue de 23 km.

Projet intégré de transport, d’aménagement et de logement, la première phase de la Suburban Rail Loop comprendra 26 kilomètres de tunnels jumeaux reliant six nouvelles stations souterraines. Elle facilitera les déplacements à travers Melbourne, en connectant universités, hôpitaux, lieux de divertissement et destinations commerciales.

L’alliance dont fait partie RATP Dev assurera la réalisation des équipements de tunnel, des voies, de l’alimentation électrique, des systèmes et du matériel roulant, ainsi que des dépôts et des installations de maintenance. Elle prendra aussi en charge l’intégration des systèmes pour l’ensemble des lots.

14 lignes dans le monde

« Cette attribution marque une nouvelle étape pour nos activités ferroviaires urbaines à grande capacité, tant en Australie que dans nos implantations dans 16 pays », déclare Hiba Farès, présidente du directoire de RATP Dev, selon qui le projet devrait générer des milliers d’emplois dans l’État de Victoria.

Le contrat de Melbourne renforce la présence du français dans le pays et confirme son expertise dans l’exploitation de métros automatiques. D’ici 2027, Ratp Dev opérera 14 projets de lignes dans le monde, soit 500 km de lignes de métro entièrement ou semi automatisées. La filiale de la régie parisienne exploite et maintient aujourd’hui 7 lignes ferroviaires, 40 lignes de tramway et 29 lignes de métros.

Ewa

La CFE-CGC RATP alerte le futur dirigeant

controleurs RATP
La CFE-CGC RATP alerte sur l’urgence de désigner une gouvernance « solide, cohérente et tournée vers les salariés » alors que le groupe vit une profonde transformation, accélérée par l’ouverture à la concurrence. « Monsieur Piechaczyk devra préserver l’avenir de l’EPIC, redonner de la visibilité à l’ensemble des filiales mais surtout garantir une stratégie sociale ambitieuse et collégiale. Ces impératifs devront reposer sur un management modernisé et la préservation d’une prise de décision tournée vers l’humain« , estime-t-on à la CFE-CGC.
Pour Fabien Renaud, président du syndicat à la RATP : «  La transformation du groupe ne se fera pas sans l’adhésion des salariés. Face au détricotage de notre modèle intégré et à l’inversion rapide du poids des filiales dans l’activité, nous avons besoin d’un président qui sache fédérer, protéger les intérêts de l’entreprise et préserver l’humain au centre des décisions. Nous rappelons avec force que rien ne pourra se construire sans les salariés et les managers, première richesse d’un service public. Nous serons extrêmement vigilants au contenu de ses auditions devant les parlementaires. » 

Le syndicat estime que l’ouverture à la concurrence bouleverse en profondeur l’organisation du groupe RATP. Ses filiales représenteront 50 % de son chiffre d’affaires en 2027. « Ce basculement rapide met en risque l’équilibre économique du groupe, d’autant que plusieurs filiales sont aujourd’hui déficitaires« , analyse Fabien Renaud.

 

Ewa

Xavier Piechaczyk pressenti à la RATP

ratp

La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire devait se réunir le 14 janvier, pour commencer l’année par l’examen de la proposition de loi visant à « concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève ». Ses 70 membres devront probablement se retrouver plus tôt pour auditionner le candidat pressenti pour remplacer Jean Castex à la tête de la Ratp. L’Elysée a choisi son nouveau patron : Xavier Piechaczyk, qui dirige RTE et venait même d’être reconduit, il y a quelques mois, dans ses fonctions.

Ancien directeur-adjoint de la DGITM (direction générale des infrastructures des transports et de la mer), conseiller développement durable et transports à Matignon sous Jean-Marc Ayrault, puis à l’Elysée auprès de François Hollande, où il a croisé Emmanuel Macron, l’ingénieur de 56 ans connait parfaitement le secteur.

Il y a quelques jours, Xavier Piechaczyk présentait les perspectives pour le système électrique à l’horizon 2035, se réjouissait de la meilleure disponibilité du parc nucléaire français et de la montée en puissance de la production d’énergie solaire. Il laisse donc à RTE une feuille de route claire. En arrivant à la RATP, il passe d’un groupe en situation de monopole régulé à une entreprise face aux défis de l’ouverture à la concurrence en France et aux quatre coins de la planète.

Juste avant son départ, Jean Castex avait pu célébrer le résultat de l’appel d’offre sur l’ouverture à la concurrence de toutes les lignes de bus intramuros, remporté par RATP Cap Ile-de-France. Xavier Piechaczyk va lui fêter l’arrivée de nouveau le matériel de type MF19 sur le réseau de métro parisien début 2026, ou encore le basculement de certaines lignes sur un nouveau système d’exploitation. A l’international, RATP Dev vient tout juste d’annoncer un nouveau contrat de dix ans en Australie dans les métros automatiques, portant à 14 le nombre de lignes que la régie parisienne exploitera dans le monde d’ici 2027. Au total, le français exploite 7 lignes ferroviaires, 40 lignes de tramway et 29 lignes de métro,

Les auditions par les commissions de l’assemblée nationale et du sénat ne devraient constituer qu’une formalité pour Xavier Piechaczyk. Un seul précédent a vu la nomination d’un candidat désigné être bloquée par une commission parlementaire : celle de Boris Ravignon, en 2023, à l’Ademe.