Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Comment les transports parisiens tentent de résister à la chaleur

RATP Distribution de bouteilles d’eau les jours de fortes chaleurs.

Les transports parisiens sont-ils les endroits les plus frais de la capitale? Les commentaires des usagers sur les réseau sociaux amènent parfois à en douter. Mais les investissements d’IDFM en matériel neuf se traduit par des températures globalement plus supportables quand le mercure monte.

Aujourd’hui, 50 % des rames de métro sont équipées de ventilation réfrigérée, soit une sur deux. A horizon 2033 et grâce à l’arrivée du MF19, la quasi-intégralité du réseau sera climatisés. Depuis dix ans, l’ensemble des matériels roulants achetés ou rénovés soit environ 1600 rames, sont équipés de systèmes de refroidissement (climatisation ou ventilation réfrigérée).

Dans le détail, 100 % des rames de tramway sont climatisées ou réfrigérées. 75% des trains et TER sont équipés de ventilation réfrigérée ou de climatisation, soit 3 sur 4. Les bus correspondent à un parc climatisé à 60%, grâce à un taux de100% pour les cars.

Côté métro, les lignes 1, 2, 5, 9, 11 et 14 disposent toutes d’une ventilation réfrigérée. La 4 compte plus de la moitié de ses rames en ventilation réfrigérée. La 10 poursuit également sa modernisation avec déjà quelques rames (4 à fin mai 2026) à ventilation réfrigérée, une proportion qui doublera pour atteindre 40% d’ici la fin de l’année. Avec l’arrivée du MF19, la ligne 7 bis basculera ainsi en ventilation réfrigérée d’ici décembre 2026, puis toutes les autres lignes d’ici 2033. Les lignes 15, 16, 17 et 18 ont été conçues dès l’origine pour intégrer la climatisation à bord des rames.

Coups de chaud dans les RER B, C, D

Dans le RER A, une ventilation réfrigérée est assurée à 100%. Avec le déploiement du MI20, le RER B sera intégralement climatisé. Mais en attendant, la chaleur peut être très rude pour les voyageurs. Comme c’est le cas pour les lignes du RER C et D qui ne disposent que de 30 % de matériel climatisé. Cette part va augmenter sur le RER D avec l’arrivée du RER NG. Sur le RER E, la clim passera de 75 % aujourd’hui à 90 % d’ici décembre 2026, grâce à la livraison de nouveau matériel.

Le train est à 100% climatisé sur les lignes H, J, K, L et N. La ligne R le sera également d’ici la fin 2026, ainsi que la V fin 2027.

Enfin, IDFM assure aussi le déploiement de 131 fontaines à eau, pour assurer aux usagers de bénéficier un point de rafraichissement partout sur le réseau. Lors des épisodes caniculaires, la distribution de bouteilles d’eaux aux voyageurs est aussi prévue

Ewa

Paris-Clermont-Ferrand : encore un an avant les nouvelles rames

Rame Oxygène

Les rames Corail de la ligne Paris-Clermont-Ferrand vont devoir tenir encore un an. Les rames Oxygène de CAF, attendues au premier trimestre, ne seront exploitées qu’à partir de l’été 2027. La confirmation est venue du comité de suivi des dessertes ferroviaires de la ligne Paris-Clermont-Ferrand, qui s’est réuni le 22 mai. Le ministre des Transports, les Pdg de SNCF Réseau et Voyageurs ainsi que la directrice générale du constructeur CAF ont fait un point sur l’arrivée des futures rames de la ligne et indiqué le calendrier de circulation. A partir de décembre 2027, la desserte sera également accélérée et complétée par un aller-retour par jour. Huit sont aujourd’hui assurés.

Lors du précédent comité, en avril 2025, une série de mesures avaient été demandées par Philippe Tabarot afin d’améliorer régularité et qualité. Leur bilan a été présenté lors de la réunion à des élus et des représentants d’usagers.  « Un recul du nombre des grands retards et une meilleure prise en charge des voyageurs par SNCF ont été constatés », assure le ministère des Transports. Il avait également réclamé une stabilité du prix des billets, une amélioration de l’indemnisation des voyageurs en cas de lourds retards, la finalisation du plan de protection des lignes, contre intrusions d’animaux et chutes d’arbres, la mise en accessibilité des différentes gares desservies.

Un gain de dix minutes

Principal chantier ferroviaire actuellement mené avec la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, le projet de régénération et modernisation, lancé en 2018, porte sur 1,3 milliards d’euros d’ici 2027. Cette année, 185 millions d’euros devraient être investis. De 2028 à 2031, 450 millions supplémentaires de travaux seront réalisés, notamment dans le cadre du nouveau contrat de performance signé entre l’Etat et SNCF Réseau. Ils devraient permettre une augmentation de la vitesse moyenne des trains sur la ligne, actuellement de 78,5 km/h. Celle des rames Oxygène peut monter à 200 km/h.

D’ici l’automne, l’étude préalable au futur schéma directeur de la ligne devrait être finalisée. Elle permettra de définir les nouveaux gains de temps envisageables.

Mardi 26 juin, plusieurs trains de la ligne affichaient des retards allant jusqu’à une heure pour cause d’obstacles sur la voie et de difficultés de gestion de trafic.

Ewa

Vente de billets: Valérie Pécresse tire la sonnette d’alarme

La présidente de la Région Ile de France, et d’IDFM, ne décolère pas. Elle appelle les députés, le Premier ministre et même le président de la République à se mobiliser. Philippe Tabarot, ministre des Transports, s’est déjà, assure-t-elle, rallié à sa cause.  Une modification assez minime de la loi-cadre sur les transports, qui devrait être votée avant l’été, suffirait à rectifier le tir. Sans modification du texte, la vente de tickets de transport sur l’iPhone sera compromise.

L’explication de la présidente de l’exécutif francilien est limpide. Depuis les Jeux de Paris 2024, les voyageurs peuvent acheter leurs titres de transport directement depuis l’interface « Wallet » de leur iPhone. « Une première en Europe que nous avons réussi à mettre en place au prix de longues négociations et d’un travail technique titanesque », commente Valérie Pécresse. D’un geste « simple et fluide », sans faire la queue, les usagers des transports franciliens réalisent désormais ainsi un quart de leurs achats par ce canal, ce qui représente des millions de tickets ou abonnement vendus chaque mois.

La RATP et la SNCF n’ont pas apprécié que ce nouveau canal siphonne leurs ventes et ont saisi l’Autorité de Régulation des transports (ART). Cette dernière a tranché… En leur faveur. Elle exige qu’à la date du 20 août, Apple, qu’elle considère comme une société de transports, arrête les ventes via l’Iphone.  « Un vrai retour en arrière pour la billettique dans les transports publics », s’alarme Valérie Pécresse. Concrètement, si la loi n’est pas modifiée, Apple devra proposer un nouveau parcours d’achat complexe et donc surtout dissuasif, redoute la présidente d’IDFM qui évoque une situation « ubuesque ».

Ewa

Apave s’offre Dekra Rail confirmant son virage vers le ferroviaire

dekra e1779368858921

Le spécialiste de la maitrise des risques techniques, humains, environnementaux et numériques Apave a réalisé l’acquisition des activités ferroviaires de Dekra. Elles couvrent les essais, les services de laboratoire et la certification et seront rattachées à Certifer, filiale d’Apave. L’opération comprend Dekra Rail, entité dédiée au ferroviaire aux Pays-Bas et à Taiwan.

L’acquisition est la première lancée dans le cadre du nouveau plan stratégique annoncé début 2026. Il doit permettre à Apave, 1,9 milliards de chiffre d’affaires l’an dernier, 18 500 collborateurs,  de se renforcer sur les marchés à haute technicité et en croissance, comme les transports et la mobilité.

Avec Dekra Rail, il intègre des capacités d’essais de pointe. Aux Pays-Bas, la société est en effet reconnue dans les activités d’organisme notifié, désigné ou d’évaluation et exploite des laboratoires spécialisés fournissant des services de tribologie, d’étalonnage et d’essais des matériaux. Certifer va ainsi pouvoir étendre ses compétences à tous les sous-systèmes ferroviaires. La filiale d’Apave ambitionne de devenir leader mondial des services de tests, inspections et certification dans le rail.

Ewa

Des sénateurs alertent sur le coût pour les Régions de l’ouverture à la concurrence ferroviaire

Un train Transdev entre Marseille et Nice.

Les risques de bouleversement liés à l’ouverture à la concurrence ferroviaire ont-ils été ignorés ou insuffisamment anticipés ? Les deux rapporteurs spéciaux, chargés par la commission des finances du Sénat d’un rapport d’information sur le sujet, viennent de rendre un document peu encourageant. Pour eux, les risques pour le système ferroviaire et les effets de bord dus à l’ouverture du marché de la grande vitesse, placent la France « dos au mur ». Marie-Claire Carrère-Gée et Hervé Maurey évoquent aussi « un bilan incertain de la concurrence ferroviaire sur les finances publiques ».

Relevant un problème de calendrier, ils demandent, dans leurs recommandations, une dérogation temporaire à l’obligation de mise en concurrence, comme le permet l’Union européenne. L’ouverture se fait à leur avis, à un rythme bien trop soutenu pour les Régions « qui ne peuvent pas bénéficier des gains d’efficience budgétaire attendus« . « Une cinquantaine de lots sont à attribuer d’ici 2033. Les nouveaux entrants ne peuvent pas répondre à plus de trois par an. On va se retrouver sur des appels d’offres avec un seul postulant », constatent les deux rapporteurs.

Faire contribuer plus les nouveaux entrants

Une deuxième de leurs recommandations porte sur la participation des nouveaux entrants au financement du réseau et des dessertes TGV dites d’aménagement du territoire. Les sénateurs reprennent un argument de SNCF Voyageurs qui ne veut pas être le seul à assurer ces lignes mais demande que ses concurrents contribuent plus activement à l’entretien du réseau que par les seuls péages. « On peut aussi imaginer que SNCF Réseau attribue des sillons en priorité aux opérateurs qui s’engagent sur des lignes d’aménagement du territoire, insistent Marie-Claire Carrère-Gée et Hervé Maurey. Sinon, on risque une mort à petit feu des dessertes et un transfert de leur financement vers les contribuables ».

Sur les TER, ils constatent bien dans leur rapport que les premiers lots de services attribués après mise en concurrence, se caractérisent par des gains de productivité. Mais ils notent aussi une désorganisation et une nouvelle charge pour les autorités organisatrices. Elles doivent recruter de nouveaux collaborateurs spécialisés pour renforcer leurs services mais aussi recourir à des prestataires d’assistance à maîtrise d’ouvrage ayant des compétences « aussi pointues que rares et précieuses ». Les Régions doivent aussi investir dans des ateliers de maintenance neufs dont les coûts atteignent plusieurs dizaines de millions d’euros. Enfin, la prise en charge de la gestion du parc de matériel roulant est aussi « une source de désoptimisation ».

Une remise en main de l’Etat souhaitée

Les rapporteurs spéciaux regrettent enfin que plusieurs facteurs de désorganisation ne soient toujours pas réglés comme l’éclatement de la distribution des billets ou un cadre clair pour l’’indemnisation des passagers. En conclusion du document, face à ce qu’ils qualifient « d’impréparation du saut dans les modèle concurrentiel », ils demandent à l’Etat de reprendre la main et proposent la création d’un véritable coordinateur, un planificateur doté d’une vision globale de long terme.

Ewa

Transilien: Pas de retour à la normale avant juillet sur la ligne J

voies Saint-Lazare

Pour SNCF Voyageurs, c’est une crise inédite. qui frappe la ligne J, perturbée depuis avril. L’ampleur du nombre de trains immobilisés, la durée nécessaire à leur réparation et les impacts sur le plan de transport d’Île-de-France sont sans précédent. La mobilisation des agents et des outils industriels ne suffiront pas à solutionner le problème avant le mois de juillet.

Tout est parti d’un défaut d’infrastructure. Au début du mois d’avril, un rail a endommagé les roues de rames de la ligne J, entrainant de fortes perturbations de trafic sur le tronçon Poissy-Cergy-Paris. L’aiguille défectueuse n’a pas été facile à identifier. Elle est située à proximité de la Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine. L’ensemble du parc matériel a dû être contrôlé et 80% des rames qui ont fait l’objet d’inspections de sécurité se sont révélées défectueuses. La réparation des essieux a nécessité un traitement immédiat et une immobilisation systématique pour maintenance.

L’intervention porte sur 2400 essieux entaillés

Cela correspond à ce jour à 60 rames, mais une centaine présente des défauts et nécessite des opérations de remise en état et un suivi renforcé. L’intervention porte donc sur pas moins de 2400 essieux entaillés. Comble pour la SNCF, le matériel en question est parmi les plus récents du réseau.

La réparation correspond à un reprofilage de roues. Il s’agit d’une opération industrielle à la fois lourde, minutieuse et longue. Les essieux de deux tonnes doivent être soulevés, inspectés avant de faire l’objet de mesures de correction d’une précision chirurgicale au moyen de « tours en fosse ». Il n’en existe qu’une quinzaine en France, utilisées pour les opérations de maintenance et donc difficiles à mobiliser pour une opération non-programmée de cette envergure.

Le groupe SNCF assure que 300 agents sont mobilisés à la fois dans les ateliers, les postes opérationnels et en gare, pour un retour à la normale le plus rapidement possible. Le renforcement des équipes de maintenance au technicentre d’Achères a aussi été décidé, le personnel travaillant 5 jours/ 7 et 24h/ 24 en 3×8, avec des astreintes les week-ends.

La circulation sur la ligne J devrait s’améliorer progressivement à partir de début juin avec la remise en circulation hebdomadaire d’une dizaine de rames par semaine. Sur les axes les plus touchés,  Paris Conflans et Paris Les Mureaux. « Cette situation de forte tension perdurera sans amélioration jusqu’à la fin du mois de mai« , prévient Transilien SNCF Voyageurs qui recommande aux voyageurs qui le peuvent de favoriser le télétravail les mardis et jeudis, privilégier les déplacements aux heures creuses et utiliser les itinéraires alternatifs.

Certains des 275 000 utilisateurs quotidiens de cette ligne pourraient percevoir une indemnité en compensation des perturbations, a indiqué le 19 mai Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités.

 

 

 

 

 

Ewa

Métros et trains en Île-de-France : Valérie Pécresse relève des « progrès concrets » et « des points de vigilance »

IMG 1406 scaled e1773226365920
Encadrée par Jean Castex et Xavier Piechaczyk, Valérie Pécresse s’est livrée ce matin à l’un des rendez-vous annuels qu’elle affectionne : le bilan du service rendu à la Région par le groupe SNCF et la RATP. L’audition des PDG de ces groupes est l’occasion de distribuer félicitations, encouragements, mais aussi remontrances, voire menaces de pénalités. Et de rappeler les obligations contractuelles de chacun. Seul le réseau ferré était concerné. Le tour du bus viendra dans quelques jours.

Chutes d’arbres et colis perdus

Pour justifier les perturbations éventuelles rencontrées par les 927 millions de passagers transportés l’an dernier, les deux présidents avaient affûté leurs arguments. Le changement climatique s’est ainsi invité dans l’exposé de Jean Castex. Le patron du groupe SNCF a rappelé que des dizaines de milliers d’arbres « fragilisés » tombent sur les voies. Ces chutes ont impacté deux millions de passagers. « Cela représente une multiplication par deux en huit ans, la mortalité des arbres ayant augmenté de 80% en dix ans« , a rappelé Jean Castex.

Xavier Piechaczyk, de son côté, a insisté sur les milliers de colis oubliés par des passagers, sacs de voyage ou de shopping, qui frappent notamment les lignes 12 et 13, entrainant des interventions des services de sûreté.

La qualité de service pour l’année 2025 est pourtant en amélioration, même si « une mobilisation accrue sur les lignes les plus sensibles » est attendue par Valérie Pécresse. Cette progression de la qualité perçue se reflète dans les résultats d’un sondage auprès de plus de 150 000 voyageurs, interrogés sur la propreté, l’information voyageurs, ou encore la ponctualité, afin de voir ce que pensent les usagers de leurs lignes.

Le bilan 2025 démontre des progrès concrets, mais aussi des points de vigilance.  sur lesquels Île-de-France Mobilités demande « une mobilisation renforcée« . Pour les services assurés par la RATP, la satisfaction globale atteint 88 %, en hausse de 1,1 point, tirée notamment par une meilleure perception de la propreté. La SNCF atteint elle un taux de satisfaction globale de 79,9 %, son meilleur niveau depuis 2020.

La performance du métro en heures de pointe reste à un niveau stable et élevé, confirmant le redressement amorcé après les JO de Paris 2024. Championne toute catégorie, la ligne 4 plafonne à 100 % de performance et fait la démonstration, soulignée par la présidente, que l’automatisation du métro est la voie la plus directe vers la performance.

Deux lignes de métro toujours fragiles

Deux lignes restent toutefois fragiles. La ligne 12 nécessitera une mobilisation renforcée jusqu’à l’arrivée du MF19 à partir de 2028. La ligne 13 demeurera structurellement fragile jusqu’au déploiement du MF19 mi‑2027, puis son automatisation complète prévue en 2035.

Île-de-France Mobilités rappelle qu’un plan de modernisation de plus de 10 milliards d’euros est en cours pour renouveler 100 % des métros d’ici 2035 et moderniser infrastructures, signalisation, postes de commandement et ateliers.

Sur les réseaux RER / Transilien, l’année a été marquée par des séries de crises ponctuelles. Pour le RER C, « des mesures immédiates » sont réclamées par IDFM pour améliorer la desserte de l’Essonne, en attendant la transformation structurelle liée à la ligne Y en 2032 et le renouvellement du matériel roulant.

Des dédommagements pour les passagers de la ligne J

Malgré l’arrivée des RER NG, les résultats du RER D restent insuffisants ; la priorité est désormais la fiabilisation du matériel, ce à quoi participera la livraison accélérée du centre de maintenance Villeneuve Demain.

Face à la situation de la ligne J, Valérie Pécresse a demandé au groupe SNCF « une campagne exceptionnelle de dédommagement, au titre de la situation inacceptable, telle que définie dans les contrats avec les opérateurs ».  L’an dernier, la campagne de dédommagement clôturée en avril a vu plus de 117 000 Franciliens en bénéficier.

 

 

1

 

Ewa

Le loueur Railpool accélère grâce à ses nouvelles motrices

railpool e1779183070568

Entre la réception de matériel neuf qui débute et un réseau de sites de maintenance qui s’étoffe, le développement de l’entreprise allemande Railpool en France s’accélère. Chaque mois, le numéro 2 européen de la location de motrice électrique franchit une étape ou lève un obstacle à son implantation, lancée il y a deux ans.

Railpool France compte deux clients : RégioRail pour le fret et Train Charter Service, le nouvel entrant dans le train de nuit entre Paris et Berlin, qui opère pour European Sleepers. « Si le fret représente 96% de notre activité, la location destinée au transport de voyageurs n’est plus tabou pour nous », assure Frédérique Erlichman, directrice de la société en France. En juin, elle comptera un troisième client, Captrain, qui devrait lancer ses trains en France avec les motrices flambant neuves du loueur.

Les toutes premières Traxx Universal d’Alstom

En mars, Railpool a commencé à réceptionner ses premières Traxx Universal d’Alstom, équipées d’une motorisation électrique et interopérable, une première en France, et intégrant le système ERTMS. « Ce matériel bi-mode coûte 30% plus cher, mais correspond à une demande de la part de nos clients dans le fret, notamment pour le dernier mile », insiste la patronne française. L’homologation de cet équipement inédit a donné lieu à une procédure longue, complexe et coûteuse. Mais l’investissement va permettre à Railpool de prendre des positions sur un marché du leasing en plein expansion. D’ici 2030, 40% des commandes de matériel électrique passées à des constructeurs européens devraient l’être par des sociétés de location, estime l’Allemand. La quarantaine de loueurs actifs sur le marché européen détiennent déjà une flotte totale de 2400 motrices électriques de fret de moins de 30 ans. Avec l’achat de ces 50 Traxx Universel, commandées en 2023, l’âge moyen du matériel de Railpool va tomber à 7,5 ans. « Fin 2027, nous disposerons au total de 600 locomotives », précise le patron du groupe, Torsten Lehnert, qui revendique au total une soixantaine de clients.

L’accès aux sites de maintenance

En France, avec 170 motrices seulement proposées à la location, le secteur doit rattraper son retard par rapport à d’autres pays européens et profiter d’un taux de croissance annuel estimé à 8% par an.  À ses clients, Railpool a choisi de ne proposer que du matériel neuf mais aussi du « full service », soit un service de maintenance complet. Elle a obtenu, « en moins de trois ans », le statut de candidat autorisé non EF auprès de SNCF Réseau, une première pour un loueur étranger. En avril 2025, elle a signé avec Technis, nouvelle entité de maintenance du groupe, spécialisée dans l’électrique. Elle attend que SNCF Voyageurs ouvre à son tour ses infrastructures à ses locomotives. « Sur les 350 centres de maintenance implantés en Europe, la plupart sont propriétés des sociétés historiques », relève Frédérique Erlichman. Le groupe compte déjà six centres en propre, dont le dernier, inauguré à Hambourg en 2024 est l’un des plus grands dédiés aux locomotives électriques en Europe. Un septième est en projet en Italie. Ces projets sont financés grâce à deux actionnaires majoritaires: GIC, le fonds souverain de Singapour, et le fonds d’infrastructures allemand Palladio Partners. L’investissement total de la société, depuis sa création en 2008, s’élève à 2,7 milliards d’euros, pour 243,7 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier.

Ewa

Bruxelles veut un billet unique et plus de droits pour les trajets ferroviaires en Europe

Grève Montparnasse

Après la longue distance et la grande vitesse, un nouveau paquet de mesures vient d’être présenté pour développer le transport ferroviaire en Europe. Il est cette fois centré sur le voyageur.  La Commission européenne a proposé le 13 mai de nouvelles règles pour faciliter les déplacements à travers l’Europe en train et renforcer la protection des passagers. Les trois propositions adoptées visent à simplifier la planification et la réservation de tous les trajets, régionaux, longue distance et transfrontières, et notamment ceux assurés par plusieurs opérateurs.

Comparer les options, identifier les plus durables

Les voyageurs dans l’UE ont encore des difficultés à comparer l’ensemble des options de déplacement disponibles et à identifier les solutions les plus durables, en particulier pour les trajets transfrontières. La réservation combinant différents services et opérateurs restent souvent complexes à organiser. Cela s’explique principalement par la fragmentation des systèmes de réservation et de la forte présence de certaines compagnies ferroviaires sur le marché. De plus, les passagers bénéficiant de plusieurs billets émis par différentes compagnies ne disposent que d’une protection limitée en cas de perturbation pendant leur voyage.

La présidente de l’UE Ursula von der Leyen a souhaité remédier à ces obstacles avec un billet unique accessible sur n’importe quelle plateforme. Afin d’offrir une expérience de voyage plus fluide aux passagers et de contribuer aux objectifs climatiques de l’UE, la Commission propose des mesures permettant la réservation de billets uniques couvrant plusieurs opérateurs ferroviaires. Les voyageurs pourront rechercher, comparer et acheter des services combinés de différentes compagnies sous la forme d’un billet unique, acheté en une seule transaction sur la plateforme de réservation de leur choix. Il pourra s’agir de sites indépendants ou du service de billetterie d’un opérateur ferroviaire. « Nous franchissons une nouvelle étape en rendant les déplacements dans les 27 États membres plus simples, plus intelligents et plus centrés sur les voyageurs », justifie Apostolos Tzitzikostas, commissaire européen chargé des transports durables et du tourisme.

Une protection au titre du droit des passagers

La mesure s’accompagne d’une garantie pour le voyageur. En cas de correspondance manquée lors d’un trajet ferroviaire impliquant plusieurs opérateurs, il bénéficiera d’une protection complète au titre des droits des passagers, y compris une assistance, un réacheminement, un remboursement et une indemnisation.

La Commission introduit également de nouvelles obligations pour les plateformes de réservation et les opérateurs. Ils devront garantir un accès équitable à la vente des billets ainsi qu’une présentation neutre des options de voyage. Cela implique des accords commerciaux équitables, raisonnables et non discriminatoires entre opérateurs de transport et plateformes. La Commission souhaite aussi que les offres soient classées, lorsque cela est possible, en fonction des émissions de gaz à effet de serre. « Nous passons d’une logique de construction des réseaux à une approche centrée sur les voyageurs », insiste Raffaele Fitto, vice-président exécutif chargé de la cohésion et des réformes au sein de l’UE.

Des mesures déjà inscrites dans la loi-cadre de Philippe Tabarot

La prochaine étape consiste pour la Commission consiste à lancer une procédure législative ordinaire. Elle va soumettre les règlements proposés au Conseil de l’Union européenne et au Parlement européen pour examen.

De leurs côtés, les États membres devront accélérer la mise en œuvre des règles prévues par la directive sur les systèmes de transport intelligents concernant le partage des données multimodales de transport via les points d’accès nationaux. Cela permettra le développement de systèmes de réservation et de billetterie intégrés.

En France, la loi-cadre adoptée par le Sénat le 28 avril, prévoit déjà dans ses articles 9 et 10, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau national, « un partage des données entre distributeurs et opérateurs de transport, afin de permettre, en cas de perturbation de trajet, remboursement, poursuite du voyage, réacheminement ou indemnisation« . En présentant la mesure, le ministre Tabarot en charge des Transports, avait indiqué vouloir anticiper une décision de l’exécutif européen à ce sujet.

Dans ses orientations politiques, la présidente de la Commission a déjà présenté sa vision selon laquelle les Européens devraient pouvoir acheter un billet unique sur une plateforme unique et bénéficier des droits des passagers pour l’ensemble de leur voyage. Cette ambition a été réaffirmée dans une lettre de mission adressée au commissaire chargé des Transports Durables et du Tourisme, Apostolos Tzitzikostas. Ce nouveau paquet de mesures orientées voyageurs s’intègre dans le plan d’action de l’UE visant à stimuler les services ferroviaires longue distance et transfrontières ainsi que dans le plan pour le transport ferroviaire à grande vitesse présentés en fin d’année dernière.

.

Ewa

Gilles Tauzin, directeur Innovation du groupe RATP: « Notre rôle est de bâtir tout un système autour du véhicule autonome »

Gilles Tauzin RATP

La RATP a testé entre décembre 2025 et mars 2026, un bus sans conducteur dans le Val-de-Marne, sur une boucle de 4 km, à une vitesse de 40 km/h entre la gare RER de Sucy-Bonneuil et le métro de Créteil Pointe-du-Lac. Gilles Tauzin, le directeur innovation du groupe RATP revient sur cette expérimentation.

Quel était l’intérêt du test que vous venez de mener ?

Le bus en site propre, à haut niveau de service, est un sujet sur lequel nous travaillons, qui nous intéresse et rentre dans le cadre de la mobilité autonome au sein du groupe. Nous avons mené d’autres expérimentation avec des navettes plus petites, du capillaire, du très urbain… Dans tous les cas, nous restons sur du transport collectif et pas sur du robot-taxi. Notre vision est aussi celle d’un opérateur pas d’un constructeur de matériel car au-delà du simple pilotage, notre intérêt se porte sur l’exploitation d’un système autonome complet, ce qui est beaucoup plus complexe. Cela implique de tenir compte de la régulation, mais aussi de savoir maitriser la régularité de la ligne, gérer les interactions avec les voyageurs et d’autres services comme la police ou les pompiers, soit tout ce qui compose un service de transport. Mais pour produire des services de mobilité innovants et autonomes et les offrir aux autorités de transports, nous devons être en mesure de leur faire des propositions quand la technologie sera à la fois mature et permettra d’assurer des services commerciaux. Cela devrait être possible à horizon 2030.

Pourquoi pas plus tôt ?

Aujourd’hui, la technologie est plutôt mature. Nous l’avons encore vérifié avec le bus testé dans le Val-de-Marne. On commence à toucher du doigt l’autonomie opérationnelle qui va nous permettre de proposer des capacités de transport autonome à nos autorités organisatrices. Mais pour des services commerciaux économiquement opérationnels, on est plutôt sur la fin de la décennie. Il faut encore passer plusieurs étapes dont l’homologation des véhicules. Cela va prendre du temps, même si l’on n’est vraiment plus très loin.

De quelles étapes s’agit-il ?

Il reste à régler un problème de validité de la technologie. Le système qui est capable de dire de tourner à gauche ou à droite, existe depuis longtemps et est à peu près testé. Mais avoir la capacité de percevoir suffisamment l’environnement pour pouvoir passer aux bonnes décisions de conduite, comme vous et moi derrière un volant, ça prend du temps et de la mise au point dans des environnements qui sont toujours plus complexes. En laboratoire, sur une ligne droite, cela fait très longtemps que c’est au point, mais l’un des objectifs est de pouvoir supprimer l’opérateur à bord. Pour y parvenir, il faut pouvoir gérer en toute sécurité un maximum de situations, et savoir démontrer aussi que l’on est capable d’assurer cette sécurité et d’avoir une conduite la plus fluide et agréable possible.

Comment s’inscrit le véhicule autonome dans la stratégie du groupe ?

On parle de mobilité autonome et pas de véhicule autonome parce que justement, le véhicule pour nous ne sera qu’une donnée. Ce que l’on sait faire c’est bâtir un système de transport et le faire tourner. Ce sujet correspond à un programme mené au niveau du groupe. Il n’est pas spécifique à l’Ile-de-France puisque qu’aujourd’hui, nous exploitons commercialement un véhicule autonome en Arabie Saoudite avec un opérateur à bord. Ce n’est pas un schéma facilement transposable. Il est sur une technologie plus ancienne que le test que nous venons de mener.

Comment gérez-vous le retour d’expérience du Val-de-Marne ?

Il s’agit d’abord d’un travail de conception et d’ingéniérie et en parallèle, nous menons des démarches « de marché » pour aller trouver le matériel qui va bien pour les autorités organisatrices qui pourraient être concernées. Pour nous, cela reste une étape de test technique quand notre métier est de gérer tout le système autour du véhicule, qui s’intègre dans un poste de commandement de véhicule autonome que l’on construit, comme un poste de commandement métro, pour pouvoir gérer toutes les situations, les interactions voyageurs. L’idée est de continuer à aller chercher d’autres expérimentations s’appuyant sur ce type de matériel, pour poursuivre le design de notre système.

Plus globalement, comment menez-vous l’innovation au sein du groupe ?

L’idée est de croiser les compétences nécessaires pour faire de l’innovation avec notre expertise du métier et ce qui se passe à l’extérieur, dans notre environnement et notre écosystème. Cela revient à s’inspirer de ce que font nos opérationnels, nos partenaires et à aller chercher d’autres expertises, comme celles d’opérateurs télécoms, dans le monde de la banque ou de l’administration. Nous sommes aussi allés chez un grand industriel du sport Decathlon, en début d’année, et nous irons voir ce qui se passe à Vivatech ou Innotrans. Nos équipes sur le terrain font aussi des sorties, car les initiatives locales sont importantes pour nous.

Dans quel cadre réglementaire a été menée l’expérimentation ?

Pour l’expérimentation, il s’agit de la loi Pacte. Le cadre définitif correspond à la loi LOM, qui permet de faire des services commerciaux sans opérateurs à bord. Globalement, la réglementation est très écrite.

Qu’est-ce qui peut faire accélérer les choses ?

Les véhicules commencent à être techniquement matures mais il faut qu’ils soient homologués. Cette étape demande du travail de la part des constructeurs et que nous continuions les expérimentations pour que le système soit prêt au bon moment. La poursuite du soutien des pouvoirs publics est importante, puisque le marché du transport public, par rapport à la production de véhicules individuels en volume, est tout petit. Vu la taille de notre marché, il est déterminant d’avoir ce soutien car nous sommes persuadés que l’autonomie permettra de construire des services plus attractifs, plus résilients, qui vont accroitre l’attractivité du transport public, favoriser l’inclusion et la décongestion des villes.

De quel soutien parlez-vous ?

Des soutiens financiers existent dans le cadre du programme Horizon Europe… Mais un projet se mène toujours en partenariat, au niveau local, avec les autorités organisatrices, les autorités de voiries, tout l’écosystème local et on voit que c’est dans la durée que ces partenariats sont le plus ancrés. Ce n’est pas qu’une histoire de soutien financier.