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Ewa

Wiremind choisi par le canadien VIA Rail

Capture decrancanada 1

Le service national de transport ferroviaire de voyageurs du Canada VIA Rail a choisi Wiremind comme partenaire technologique dans le cadre de sa stratégie globale de modernisation. Le canadien souhaite renforcer ses processus commerciaux et l’efficacité opérationnelle de l’ensemble de son réseau national. Le français, spécialisé dans les technologies d’optimisation pour les opérateurs de transport dont le revenue management, va l’assister dans la mise en place d’outils et de solutions de collecte de données.

« Notre objectif est d’aider les opérateurs de transport à rendre leur prise de décision plus dynamique, plus transparente et davantage alignée avec leurs objectifs stratégiques », explique Colin Girault-Matz, Pdg de Wiremind, fondée en 2014 et basée à Paris.

VIA Rail exploite le service national de transport ferroviaire de voyageurs pour le compte du gouvernement du Canada. La compagnie opère des trains interurbains reliant plus de 400 communautés à travers le pays et assure des services de transport ferroviaire vers les communautés régionales et éloignées. Elle transporte plus de quatre millions de voyageurs par an.

 

 

 

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A Melbourne, Alstom livre le premier d’une commande de 100 tramways

Capture decranalstommelbourne

Le premier des 100 tramways de nouvelle génération de classe G a été mis en service à Melbourne, en Australie, fin juillet. Cette livraison correspond au contrat de 700 millions d’euros remporté par Alstom en 2022 pour équiper le plus grand réseau de tram au monde.

Ce tramway, dérivé du modèle Flexity 2 d’Alstom, est assemblé sur le site de Dandenong de l’industriel (État de Victoria). Il a bénéficié de 24 millions d’euros d’investissement « pour renforcer les capacités industrielles locales » et « pérenniser plus de 2 000 emplois, directs et indirects ». Avec plus de 65 % de composants locaux, le nouveau matériel bénéficie d’un taux de contenu local inédit, selon le français. Pour sa maintenance, qu’Alstom assurera également, un site a été spécialement construit à Maidstone, près de Melbourne.

Une capacité portée à 150 places

Le classe G se caractérise par un plancher bas intégral, un freinage régénératif, un plus grand nombre de portes et un passage plus large dans les allées. Sa capacité dépasse ainsi les 150 voyageurs. Sa conception a fait l’objet d’une vaste consultation afin d’adapter le tram aux besoins spécifiques du réseau de Melbourne. Plus de 1 000 partenaires, conducteurs du réseau de Melbourne, représentants d’usagers des transports publics, de personnes en situation de handicap, y ont contribué.

En 2026, Alstom avait déjà mis en service le premier train X’trapolis 2.0, également dans l’État de Victoria, ainsi que le premier train « Australind » dans l’État d’Australie-Occidentale.

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Le volet transport de la loi Ripost validé par le Conseil constitutionnel

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Après la loi du 28 avril 2025 pour la sûreté dans les transports de Philippe Tabarot, la loi Ripost de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, comprend elle aussi des mesures pour les transports. La majorité d’entre elles ont été validées par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 14 août.

Free parties, gaz hilarant, violences autour des stades, rodéos urbains, occupations illégales par des gens du voyage, … La loi Ripost entend fournir des réponses « immédiates » à une liste de phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité des Français. Elles sont censées renforcer la prévention et la répression de plusieurs infractions dites « du quotidien » et à accroître les moyens des forces de sécurité grâce au recours aux drones, à la vidéoprotection, ou encore aux fouilles aux frontières.

De nouveaux tests de vidéosurveillance

L’une des principales mesures concernant les transports porte sur une expérimentation de vidéosurveillance algorithmique déjà en cours. De nouveaux lieux de transport parmi les plus exposés, comme la Gare du Nord à Paris ou la Gare Saint-Charles à Marseille pourront en bénéficier. Les membres du Conseil constitutionnel ont cependant émis une réserve. Pour une majorité de bâtiments, l’autorisation de traitement des données collectées ne peut excéder trois mois. En revanche, pour les bâtiments et lieux ouverts au public considérés comme « exposés à un risque permanent« , la durée de l’autorisation peut aller jusqu’à cinq ans, ou jusqu’au terme de l’expérimentation.

Les convois exceptionnels équipés de systèmes pour éviter les passagers à niveau

Une autre mesure concerne le ferroviaire et les passages à niveau. Les convois exceptionnels devront être équipés de systèmes de navigation les identifiant en amont, afin de les éviter.

En matière de trainsurfing, pratique qui consiste à monter sur le toit ou à l’extérieur de rames de métro, train ou tram en mouvement, les sanctions sont renforcées.

Enfin, les pouvoirs des agents de sécurité des services de transports en commun (SNCF et RATP) sont élargis en matière de lutte contre la vente à la sauvette.

Les compétences des agents de gestionnaires du réseau limitées

Concernant la circulation routière, le Conseil constitutionnel a censuré les dispositions permettant d’équiper de caméras piétons les agents des gestionnaires du réseau routier. Les Sages estiment que certains relèvent de sociétés privées, qu’ils peuvent intervenir sur l’ensemble du domaine public routier, notamment pour « le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves », mais qu’on ne peut pas leur accorder des compétences de police administrative générale.

Un texte adopté par procédure accélérée

Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres du 25 mars 2026 par Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur et a bénéficié d’une procédure accélérée. Le Sénat a adopté le texte deux mois plus tard, puis l’Assemblée nationale, le 15 juillet 2026. Après accord en commission mixte paritaire le 20 juillet, sénateurs puis députés ont définitivement voté le texte le 21 juillet 2026.

Deux groupes de plus de soixante députés ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur trente articles de la loi. Les Sages ont censuré sur le fond sept dispositions et énoncé des « réserves d’interprétation » sur cinq articles. Ils ont également censuré cinq articles comme « cavaliers législatifs », faute de lien suffisant avec le texte initial.

 

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40 aiguillages remplacés cet été au coeur de Paris

Capture decranaiguillage

Une opération hors-norme vient de se terminer dans le tunnel ferroviaire entre la Gare du Nord et la Gare de Lyon. 40 aiguillages datant des années 80 ont été remplacés sur les lignes de RER B et D. Ce renouvellement intégral est le premier depuis la création des deux gares souterraines à la fin des années 70 et au début des années 80.

L’opération, lancée le 25 juillet, est aussi la plus grande jamais réalisée en souterrain, sur un réseau qui voit circuler près de 1000 RER B et D chaque jour et qu’empruntent quotidiennement 1,6 million de voyageurs. Elle représente 50% du renouvellement des aiguillages en Île-de-France, soit un chantier de près de 60 millions d’euros, financé par SNCF Réseau.

Un secteur réputé vulnérable

Le remplacement de 26 aiguillages Gare du Nord et 14 Gare de Lyon s’est déroulé en trois semaines. Le secteur entre Gare du Nord et Gare de Lyon est particulièrement vulnérable en raison de la coexistence de deux systèmes d’alimentation distincts (1500 volts côté RATP et 25 000 volts côté SNCF), qui crée fréquemment des perturbations de signalisation notamment à la Gare du Nord.

Les connexions entre les nouveaux aiguillages et le dispositif de signalisation ont été doublées, afin de faciliter la circulation du courant et de réduire les risque conflits électriques. Des capteurs intégrés vont surveiller en temps réel l’état des installations. Les données collectées seront analysées instantanément par un algorithme d’intelligence artificielle, capable de détecter précocement les signes de fatigue ou d’anomalie. A cette maintenance prédictive s’ajoute un renforcement du système d’alimentation électrique.

Des mois de préparation ont été nécessaires avant de lancer le chantier n’offrant qu’un espace extrêmement contraint pour travailler. Pour faciliter et accélérer les opérations, une grande partie des aiguillages ont été livrés préfabriqués et acheminés à l’aide de wagons-pupitres, sur les bases arrière des chantiers (Porte de la Chapelle pour la Gare du Nord et Villeneuve-St-Georges pour la Gare de Lyon).

400 opérateurs mobilisés

La pose des nouveaux équipements a aussi nécessité des moyens techniques exceptionnels tels que la grue ferroviaire Kirow, capable de soulever et de positionner avec une grande précision des aiguillages de plusieurs dizaines de tonnes, en plein cœur du tunnel. Elle a été utilisée pour plus de la moitié des aiguillages installés en Gare du Nord. Le chantier a mobilisé 400 opérateurs de SNCF Réseau et des entreprises partenaires dont le groupement TSO, ETF Signalisation, Eiffage, Axians, AEF, Coordica et Coordprev.

Enfin, un travail minutieux de coordination des travaux, des circulations et des solutions de report a été mené en amont avec l’ensemble des gestionnaires d’infrastructures et opérateurs concernés, en tête desquels IDFM.

La circulation d’environ deux tiers des RER B Nord et des RER D Nord et D Sud aux heures de pointe a pu être assurée, en les insérant dans les circulations existantes sur les voies de surface.

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Des robots-livreurs autonomes autorisés en ville

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Le déploiement du véhicule autonome en France vient de franchir une nouvelle étape. Le ministère des Transports a publié le 28 juillet un arrêté visant à permettre la circulation sur la voie publique de petits robots de livraison routiers autonomes. Elle sera autorisée à ceux qui ont obtenu une homologation. Elle concerne les robots de format compact, électriques, conçus pour des trajets de courte distance. Ils pourront circuler sur la chaussée (hors trottoirs), à condition d’être classés dans la catégorie L, qui regroupe notamment les tricycles ou quadricycles à moteur.

Conçus pour transporter des marchandises sans présence humaine à bord, ils sont équipés de capteurs (caméras, lidars, radars, notamment), qui leur permettent de percevoir leur environnement et d’identifier les obstacles. Des logiciels embarqués vont analyser les données collectées et piloter les actionneurs du robot qui va pouvoir se déplacer de manière autonome sur une zone ou un parcours prédéfini.

Des charges jusqu’à 1000 kg

Selon leur catégorie, les véhicules pourront mesurer jusqu’à 4m de long, 2m de large et 2,5m de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront assurer des livraisons sur plusieurs dizaines de kilomètres.

La logistique urbaine qui tente de régler le sujet d’un dernier kilomètre plus propre, silencieux et efficace, espérer pouvoir compter rapidement sur ces nouveaux véhicules.

Des tests depuis 2015

Depuis 2015, plus de 200 expérimentations impliquant des véhicules autonomes de différents types ou catégories, de  toutes technologies ou architectures ont été menées en France. La filière française a notamment mené des tests à Montpellier dès 2019, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir.

En 2018, une stratégie nationale pour la mobilité automatisée avait été initiée d’après les travaux menés sous coprésidence française au sein de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU).

La décision d’autoriser la circulation des robots-livreurs fait aujourd’hui de la France l’un des pays les plus avancés en Europe pour accompagner le développement des mobilités automatisées. Le ministre des Transports Philippe Tabarot estime que ce nouveau cadre réglementaire doit permettre à la France de garder son avance.

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Trenitalia investit pour se lancer vers le Royaume-Uni

La nouvelle version de l’ETR1000, alias Frecciarossa, dont 36 rames (plus 10 en option) ont été commandées par Trenitalia à Hitachi Rail.
Photos © Patrick Laval

Trenitalia France, filiale du groupe ferroviaire public italien FS, a confirmé le 7 août avoir passé commande de 19 trains à grande vitesse au constructeur japonais Hitachi, pour un montant d’environ 2 milliards d’euros. Trenitalia a également réaffirmé son intention d’ouvrir, en 2029, une liaison Paris-Londres.

Trenitalia France loue pour l’instant neuf trains à la filiale de FS Trenitalia Italia. Neuf des trains commandés seront affectés aux lignes domestiques, Paris-Lyon et Paris-Marseille. Les dix autres assureront la nouvelle liaison Paris-Londres. Ils devront donc être homologués pour circuler sous le tunnel et sur le réseau britannique pour 2029.

Entrée d’un fonds américain au capital

En décembre, Trenitalia avait annoncé la signature d’un « accord stratégique » avec le fonds américain Certares pour accélérer son développement dans la grande vitesse européenne et notamment vers le Royaume-Uni. Le financement de la commande auprès d’Hitachi rentre dans le cadre de cet accord, qui prévoit que Certares entre au capital de Trenitalia France.

La compagnie italienne avait aussi annoncé fin 2025 vouloir augmenter ses capacités en France. Cet été, elle a effectivement opéré sur Marseille deux trains Frecciarossa en unité multiple, passant de 462 à 924 l’offre de sièges.

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Karos avale BlaBlaCar Daily

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Karos, leader du covoiturage du quotidien en Europe, va reprendre l’activité de son concurrent BlaBlaCar sur le même segment. Les deux groupes ont annoncé le 20 juillet être entrés en négociations exclusives pour donner naissance à un service de plus de 150 000 covoitureurs actifs chaque mois. Karos et Blablacar Daily totalisent 11 millions de trajets chaque année et compte comme partenaires plus de 250 collectivités et 1 500 entreprises.

Un potentiel encore sous-exploité

Avec près de 75 % des actifs qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail, le plus souvent seuls au volant, le potentiel de covoiturage est encore sous-exploité. Selon Karos, dont la création remonte à 2014, plus d’un actif sur deux a pourtant déjà covoituré pour aller travailler ou a envisagé de le faire, et 8 Français sur 10 considèrent que le covoiturage a toute sa place dans l’offre de mobilité du quotidien.

Le rapprochement avec BlaBlaCar Daily doit permettre à Karos d’atteindre la taille critique nécessaire pour renforcer et pérenniser ses capacités d’innovation et d’investissement. L’opérateur compte aussi accélérer le développement auprès des collectivités et des entreprises, en France et en Europe. L’acquisition, dont le montant n’a pas été communiqué, a été validée par ses actionnaires historiques : Ring Capital, Citizen Capital et Eiffel Investment Group.

Après l‘arrêt annoncé de Blablabus, BlaBlaCar, poursuit la concentration de ses investissements et ses innovations sur le développement de sa plateforme globale. Elle revendique 40 millions de membres actifs dans 41 pays.

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Grand Paris Express : nouvelle étape dans le raccordement de la gare des Grésillons

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Desservie par le RER C, à la limite des communes d’Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), la gare des Grésillons prépare sa prochaine connexion avec la future gare du Grand Paris Express.

Les 21 et 22 juillet, SNCF Réseau a mis en place un couloir de correspondance sous les voies du RER C. Cette liaison permettra aux voyageurs de rejoindre, à terme, la ligne 15 Ouest du Grand Paris Express dont la mise en service est prévue en 2031.

Les travaux d’assemblage du couloir de correspondance d’un poids de 1400 tonnes, avaient débuté à l’automne dernier, sur une zone attenante aux voies afin de ne pas perturber la circulation ferroviaire.

Une nouvelle phase de travaux a également débuté cet été. Pour améliorer la fluidité des déplacements des voyageurs, les quais de la gare sont en cours d’élargissement pour passer de 3,5 à 7,5 mètres. À terme, des ascenseurs et des escaliers fixes et mécaniques viendront compléter ces aménagements.

Un chantier jusqu’en 2030

Enfin, la gare sera dotée d’un bâtiment voyageurs plus moderne avec un guichet adapté aux Personnes à Mobilité Réduite, ainsi que des équipements répondant aux nouvelles normes. Le chantier doit se poursuivre jusqu’en 2030.

SNCF Gares & Connexions et SNCF Réseau doivent réaliser 26 interconnexions entre le réseau ferroviaire historique et les lignes du Grand Paris Express. La qualité des correspondances constitue l’un des enjeux du méga-projet francilien.

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Le métier de conducteur de train numéro 1 au Royaume-Uni

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La troisième édition de l’étude menée par le cabinet Remitly, à l’échelle mondiale, révèle que le métier de conducteur de train est le plus recherché au Royaume-Uni.

Le spécialiste de l’envoi d’argent à l’étranger a analysé le nombre de recherches Google effectuées dans plus de 145 pays sur l’expression « comment devenir » afin d’identifier les métiers qui suscitent le plus d’intérêt.

Les éditions précédentes de l’étude, réalisées en 2022 et 2024, avaient révélé que YouTuber était le métier de rêve des Britanniques. Cette année, en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles, le métier de conducteur de train est désormais le plus recherché, suivi par celui de DJ et de YouTuber.

En France, la carrière de pompier en  tête

Dans l’ensemble des pays étudiés, le métier d’acteur est passé devant celui de pilote qui occupait la tête des deux précédentes vagues. Il se classe désormais deuxième devant celui de pompier qui grimpe de 13 places, avec 171 330 recherches annuelles. En France, c’est justement la carrière de pompier qui recueille le plus de requêtes.

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Les filiales tirent une fois de plus l’activité de la RATP 

Rechargement d'un bus électrique de la RATP.

La hausse de 1,6 % du chiffre d’affaires de la Régie au premier semestre 2026, à 4 milliards d’euros, est portée par la forte croissance des filiales, dont la facturation progresse de 23 %. Cela correspond au démarrage de plusieurs contrats en France (tram-train et bus en Île-de-France, ferroviaire avec la pré-exploitation de l’Etoile de Caen, Béziers) et à l’international (Votran en Floride, Charleston en Caroline du Sud). Les filiales représentent ainsi, sur les six premiers mois de l’année, 38 % de l’activité du groupe, contre 31 % à la même période, en 2025. Leur résultat est lui aussi en forte progression (+30 millions d’euros), porté notamment par la performance des contrats de RATP Dev et la montée en puissance de RATP Cap Île-de France.

Des charges « maîtrisées »

L’ensemble du groupe affiche une performance plus mitigée. Le résultat opérationnel, de 160 millions d’euros, représente 4 % du chiffre d’affaires. Cette baisse de 64 millions, et un résultat net à 81 millions, contre 153 millions il y a un an, étaient attendus, assure le groupe, et s’explique par des « facteurs techniques« . « La performance opérationnelle, la production et la qualité de service restent notre objectif et les charges sont maîtrisées », assure la direction.

Les investissements du groupe RATP atteignent 848 millions d’euros, dont 94 % réalisés en Île-de-France. Leur baisse de 44 millions d’euros, toujours par rapport aux six premiers mois de l’année 2025, est principalement liée à l’achèvement du projet de prolongement de la ligne 14 au Sud.

Enfin, plusieurs cessions d’actifs dont le transfert de l’activité bus à IDFM ont entrainé un recul de l’endettement net de l’ordre d’un milliard.