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Ewa

La souveraineté industrielle s’invite au Mobco

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La deuxième journée du Mobco 2026 a commencé par une conférence sur la logistique militaire et deux tristes constats : il faut 45 jours à un convoi de matériel pour traverser l’Europe en train et ce délai n’est pas près d’être raccourci. Au même moment, dans une salle voisine, le ministre délégué chargé de l’Industrie Sébastien Martin, parlait lui aussi de souveraineté, cette fois industrielle. C’était aussi le thème de l’intervention du haut-commissaire au plan Clément Beaune qui allait succéder au ministre puis du panel suivant fort pertinemment composé d’un spécialiste des transports, d’une directrice de programme à l’Institut Jacques Delors, d’un fabricant de bus et d’un vice-président du Medef.

Le principe de réciprocité

Tous débouchaient sur la même conclusion. Reconquérir la souveraineté industrielle est encore possible si la France s’en donne les moyens. Et le secteur des transports se retrouve plus que jamais au cœur du débat. « La Chine subventionne dix fois plus son industrie que l’Europe », a rappelé le ministre de Bercy, partisan de la préférence nationale quand il s’agit de dépenser l’argent public.  Il a ainsi promis que les autobus bénéficieront du dispositif des CEE avant la fin de l’année et a rappelé les efforts en faveur du déploiement de bornes de recharge. C’est aussi de préférence européenne dont il a été question puisque selon Sébastien Martin, la souveraineté est synonyme d’indépendance. Cela implique de la simplification, pour éviter « ce rouleau compresseur qui écrase » selon l’industriel Alexandre Saubot, vice-président du Medef. Cet allégement des normes est possible, au prix d’ajustements, et indispensable pour favoriser l’innovation. Autre point : cette exigence de l’Europe vis à vis de ses entreprises, elle doit aussi l’avoir vis-à-vis de ses partenaires commerciaux, au nom du principe de réciprocité. Les accords commerciaux doivent mieux protéger les entreprises européennes. Et rien ne les pénalise plus que l’arrêt brutal de certains programmes, comme en a témoigné Henri Paccalin, Pdg de Daimler Buses France.

Le coût total de possession

Pour les achats extra-communautaires et notamment chinois, Côme Berbain, directeur du matériel roulant ferroviaire pour le groupe RATP donne un conseil : regarder le coût total de possession. Selon cette règle, le matériel mieux-disant n’est pas forcément le meilleur choix. La durée de vie de celui de certains fabricants, vers lesquels se tournent des clients européens, reste une inconnue. Et quand on veut pouvoir pousser la vie de matériel une dizaine d’années supplémentaires, un prix, plus élevé à l’achat, peut se révéler, au final, plus compétitif.

Ewa

Au Mobco, le ministre Tabarot rappelle le chemin à parcourir

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« Le combat continue« . Depuis la tribune du parc des expositions de la porte de Versailles, Louis Nègre a clôturé la première journée du Mobco en recevant le prix de l’homme de l’année des mains du ministre des Transports Philippe Tabarot. Le nouveau rendez-vous des professionnels du transport public, organisé par le Gart (groupement des autorités responsables des transports) et l’UTPF (union des transports publics et ferroviaires) a rendu hommage à l’ancien président du Gart, condamné au départ suite à sa défaite aux dernières municipales à Cagnes-sur-Mer.
Louis Nègre quitte le secteur alors que de nombreuses questions attendent toujours une réponse politique. Il a invité Philippe Tabarot à aller jusqu’au bout des réformes promises. Le ministre n’a toujours pas d’assurance que la loi-cadre votée au Sénat le 28 avril sera inscrite à l’agenda de l’assemblée nationale avant l’été. Elle est pourtant censée « sécuriser » un certain nombre de sujets, comme le financement de la rénovation et de la régénération du réseau, au coeur du contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau, depuis peu en consultation. Face aux représentants d’autorités de transport et d’opérateurs, il a rappelé les avancées obtenues en termes de sécurité, « parce que plus de sécurité, c’est plus de passagers dans les transports » : utilisation du tazer, élargissement de la zone de prérogative pour les contrôles. Il a aussi promis de prochaines annonces relatives à l’utilisation de la vidéosurveillance, qu’il regrette de voir utilisée pour de grands événements, mais pas pour les transports du quotidien.

Souveraineté industrielle

En juillet, il a annoncé vouloir réunir, avec son collègue ministre de l’Industrie, Sébastien Martin ceux qui fabriquent, commandent, innovent, homologuent les trains, pour mettre la filière sur la voie de l’excellence. Le sujet de souveraineté industrielle doit être posé alors que les usines françaises qui assemblent bus ou matériel ferroviaire ont du mal à tenir la cadence, les délais, leurs engagements vis à vis de leurs clients et leur rang face à des compétiteurs étrangers. « Il faut que nous fassions émerger des champions« , a rappelé le ministre du gouvernement Lecornu devant un auditoire conquis.

 

Ewa

RATP Dev veut libérer le potentiel du métro automatique

Reportage sur le métro automatisé. Pour la RATP, septembre 2022

Recentré sur le rail urbain, RATP Dev a bien l’intention d’affirmer son expertise sur les trains du quotidien de haute-capacité dont l’entreprise détaille le potentiel commercial dans une nouvelle étude. Elle sera présentée lors du salon Mobco qui ouvre mardi à Paris et tombe à pic pour rappeler les ambitions du Français alors que plusieurs appels d’offres vont livrer leur verdict. C’est notamment le cas de celui de Copenhague, attendu en août.

Le réseau mondial de métros automatiques s’étend aujourd’hui sur près de 2 300 km de lignes. Il a été multiplié par dix en l’espace de 25 ans et devrait encore presque doubler d’ici à 2030. Il représente aussi « la solution la plus efficace pour gérer le mass transit« , comme tendent à le prouver les performances des lignes automatisées du réseau parisien.

Selon leur opérateur, les lignes 1, 4 et 14 affichent 100% de fiabilité, avec, pour la 14, des intervalles de 85 secondes. Le métro automatique permet d’injecter des trains instantanément en cas d’afflux prévus ou imprévus mais aussi de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 15-20 %. En termes de sécurité, il réduit à zéro les incursions de personnes sur les voies générant des interruptions de trafic.

RATP Dev présente aujourd’hui des références sur quatre réseaux. A Paris, « vitrine industrielle du groupe« , ses trois lignes transportent 820 000 voyageurs par jour. A Lyon, la régie opère les lignes B et D. A Riyad, le système de métro automatique le plus long du monde, a transporté plus de 100 millions de voyageurs en un an sur les deux lignes RATP Dev, les plus fréquentées du réseau. Enfin, à Doha, 3 lignes de 76 km sont opérées dans une joint-venture entre RATP Dev, Keolis et un partenaire local.

Quatre lignes majeures et plusieurs appels d’offres

Hiba Farès, présidente du directoire de la filiale du groupe RATP rappelle que quatre lignes majeures seront bientôt lancées par ses équipes: la ligne 15 Sud à Paris, la connexion de Western Sydney Airport en Australie, la Singapour Jurong Region Line en 2027. Une ligne de banlieue de Melbourne est attendue en 2030. « Nous avons rencontré un taux de succès de 70% sur les appels d’offre en rail urbain, notamment grâce à notre expertise intégrée et la maîtrise de projets en zone dense« , rappelle Hiba Farès.

Son groupe a pour objectif de porter à 50% la part de son chiffre d’affaires dans les métros automatiques, contre 35 % actuellement. Il doit aussi passer à 3 milliards d’euros, poursuivant une croissance de 40% depuis 2023. Il a dans le viseur la dizaine d’appels d’offre qui se profilent. La majorité correspond à des projets entièrement neufs, mais de plus en plus de réseaux de métro construits dans les années 70 ou 80  ont aussi besoin d’être modernisés. Leur automatisation voire réautomatisation, nécessite d’être menée sans interrompre le service dans les villes denses. Les principaux appels d’offres à venir concernent Copenhague (4 lignes) et trois nouveaux projets à Dublin, Riyad et Singapour.

Dans son étude, RATP Dev énumère quelques facteurs-clés de succès d’un projet de métro automatique. Il recommande de ne pas négliger le « facteur humain ». Les pertes d’emploi entrainées par l’automatisation ont compromis plusieurs projets.

Ewa

Comment les Franciliens réagissent aux aléas climatiques

Tempêtes en 2023 SNCF Réseau

Les études sur les comportements des voyageurs face au changement climatique reviennent désormais au rythme des épisodes météorologiques violents. Les comportements et attentes des Franciliens en matière de mobilité « sous pression climatique », a fait l’objet d’une vaste enquête pilotée par Transilien. Elle tente de décrypter comment les utilisateurs du mass transit (train, RER, métro, tramway)  réagissent aux 50 jours de conditions météorologiques exceptionnelles enregistrés, en moyenne, chaque année. Elle se propose aussi de dégager des pistes d’action alors que le nombre de jours de fortes chaleurs est amené à passer de 7 jours aujourd’hui à 19 en 2050.

Six partenaires se sont regroupés pour six mois d’étude dont la Mass Transit Academy ou encore la CCI Paris Ile de France. L’institut Paris Région a modélisé la météo-sensibilité quotidienne des modes de transports lors de neuf événements météo exceptionnels. Deux enquêtes ont été menées auprès de 1000 Franciliens et de 500 entreprises.

L’Île-de-France cumule tous les enjeux d’adaptation au changement climatique. 3,6 millions de ses habitants, soit un tiers de la population régionale, résident dans des îlots de chaleur. 41 millions de déplacements sont enregistrés quotidiennement, dont 9 millions en transport en commun. Selon l’étude, 15% seulement des Franciliens changent de mode de transport lors d’aléas climatiques. Ils sont cependant en attente de deux choses: une meilleure information en temps réel et… plus de climatisation. Continuer à déployer la clim et renforcer la communication sont donc les deux enseignements majeurs de l’étude.

Le bus, surexposé à la chaleur

Dans le détail, la fréquentation des 392 gares desservies par Transilien SNCF Voyageurs diminue lorsque la température grimpe. Confirmation côté entreprise: plus d’une société francilienne sur deux estime que la canicule perturbe la venue au travail des salariés. Le vélo reste pourtant le mode de transport le plus impacté par les variations du thermomètre, devant le train qui l’est légèrement, le métro et la voiture très peu. Face à la chaleur, le bus reste le mode de transport le plus exposé, comme l’ont démontré les deux derniers épisodes de forte chaleur sur 2023 et 2025.

La peur de la neige

La pluie impacte peu le transport mass transit si l’on en croit trois ans de modélisation de données. Il reste aussi le mode le plus résilient face à des conditions hivernales exceptionnelles. La neige est en effet l’aléa qui perturbe le plus les transports en Île-de-France. 72% des Franciliens annulent leur déplacements en cas de fortes neiges, contre 30% en cas de tempête, 24% de fortes pluies ou 14% de canicule.

Les stratégies en cas d’aléas consistent principalement à diminuer et à décaler les déplacements. Les entreprises estiment faire preuve de souplesse en permettant de poser des jours de congés (44% des cas) mais surtout en accordant la possibilité de télétravailler. 2/3 des salariés préfèrent rester chez eux pour travailler en cas de fortes chaleurs. Le tiers restant accepter d’aller au bureau parce qu’il est climatisé. 19% n’ont pas le choix. Cette population n’a pas, dans sa grande majorité, la possibilité de bénéficier d’horaires flexibles. Ces non-télétravailleurs ne sont souvent pas motorisés (27%) et sont, à 70% des femmes.

Pour ou contre abattre les arbres dangereux

Transilien SNCF Voyageurs a profité de l’étude pour recueillir l’avis de Franciliens sur les coupures de ligne dues à la chute d’arbres. 84% des arbres tombés sur les voies affectant la circulation en 2026 appartiennent à des riverains. Ils ne sont que 16% des Franciliens opposés à obliger les riverains à couper les arbres dangereux.

 

Ewa

Eurostar, 30 ans déjà

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Eurostar célèbre aujourd’hui le trentième anniversaire de sa liaison entre Paris, Bruxelles et Amsterdam. Elle avait fêté en novembre 2024 les 30 ans de l’arrivée sous la Manche de la grande vitesse. La compagnie, détenue par à 55,75% par SNCF Voyageurs, a transporté 20 millions de passagers en 2025, soit une augmentation de 3 % par rapport à l’année précédente de 500 000 passagers.

Au départ de Paris, la croissance est particulièrement portée par les liaisons vers Londres (+5 %), Amsterdam (+6,7 %) et   Bruxelles (+3,7 %). Le chiffre d’affaires enregistre une croissance plus faible, à 1,7%, pour un chiffre d’affaires total supérieur à 2 milliards d’euros.  Son EBITDA s’établit à 337 millions d’euros en 2025 malgré « des pressions inflationnistes persistantes et des coûts d’infrastructure élevés, en particulier au Royaume-Uni« , souligne l’opérateur. Il va lui permettre de poursuivre un programme d’investissement qui s’articule autour de deux priorités. La flotte Eurostar va bénéficier de 2 milliards d’euros, destinés à l’achat de jusqu’à 50 trains. La compagnie va ainsi pouvoir développer de nouvelles liaisons internationales (Londres-Francfort, Londres-Genève et Amsterdam/Bruxelles-Genève). En 2025, un premier acompte de 90 millions d’euros a été versé au groupe Alstom. Ces trains à deux niveaux de type Celestia seront introduits à partir de mai 2031. Tout le matériel de l’opérateur sera alimenté à l’électricité renouvelable d’ici 2030.

Un terminal neuf à Amsterdam

Eurostar prévoit cette année l’ouverture d’un nouveau terminal transmanche à Amsterdam, qui a bénéficié de plus de 20 millions d’euros de travaux sur 2024 et 2025.

En 2024, Eurostar avait procédé au refinancement de sa dette. Elle s’élevait à 650 millions d’euros à la fin de 2025 puis à 520 millions en avril 2026, suite au remboursement de 130 millions d’euros.

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Le contrat de performance Etat-SNCF Réseau entre en consultation

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L’intégralité du projet de contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau pour la période 2024-2033 vient d’être dévoilé. Il fixe des obligations de résultats pour le gestionnaire et des engagements de financement de la part de l’Etat. Mis en consultation auprès des acteurs du ferroviaires et étudié par l’autorité de régulation des transports, il devrait faire l’objet d’une signature définitive à l’automne.

Faire rouler 800 000 trains de plus

Le développement des trafics ferroviaires est au cœur du contrat qui se fonde sur l’hypothèse d’une progression du nombre de trains en circulation de 25% en 2033, soit 800 000 trains supplémentaires en 2033 par rapport à 2024 (TGV, TER, trains de fret). Cet objectif doit permettre l’équilibre économique de SNCF Réseau grâce à des recettes supplémentaires et une meilleure couverture de ses coûts. Il s’accompagne surtout d’investissements massifs. Le chiffre n’a rien de nouveau: régénération et modernisation vont nécessiter 4,5 milliards d’euros par an. La maitrise de l’endettement du gestionnaire n’est pas une option. SNCF Réseau doit se retrouver en 2033 avec une dette réduite de 25% et une augmentation des ses capacités d’investissement de 550 millions d’ici 2030.

Le contrat donne la priorité à la grande distance et aux mobilités du quotidien. Il promet de favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs. « Il va donner de la prévisibilité sur les sillons à leur disposition et faciliter leurs projets de développement », détaille le texte. Ces nouveaux entrants ont besoin de garantie sur la qualité du réseau. Cette demande vient renforcer les besoins de travaux que le vieillissement du réseau implique. La hausse de 50% de la régénération prévoit la rénovation de 1000 km de voies chaque année contre 750 actuellement. 330 km de catenaires par an feront aussi l’objet de travaux, grâce à des « méthodes industrielles innovantes« , dont plus de trains-usines. 45 ouvrages d’art seront traités annuellement, contre une trentaine actuellement. Les secteurs de circulation sous commande centralisée du réseau (CCR) seront portés à 89, soit + 60%, la part des postes de signalisation anciens diminuant mais restant largement majoritaire sur le réseau.

Demander plus de fonds européens

Les efforts de performance opérationnelle du gestionnaire doivent s’accorder d’une maitrise des coûts exigeante. L’Etat s’engage à y veiller, mais aussi à rechercher les financements utiles au respect des engagements pris.

Dans le contrat de performance, l’Etat s’engage à trouver 1,5 milliard d’euros par an à compter de 2028 soit un total de 4,5 milliards, indexé sur l’inflation, ce qui n’était pas le cas du contrat précédent. Les équipes du ministre des Transports assurent bien avancer sur « des pistes de briques concrètes » dès cette année et promettent des annonces à l’été. L’une porte sur la récupération de fonds perçus par l’Etat au titre des Certificats d’Economies d’Energie, aides versées aux entreprises et dont celles du transport bénéficient peu. Récupérer quelques dizaines de millions relèverait donc d’un rééquilibrage que Bercy peut valider.

Une deuxième piste concerne l’utilisation de fonds européens négociés à Bruxelles dans le cadre financier pluriannuel. « L’Italie avait obtenu des milliards pour les transports dans le cadre du plan de relance européen. On peut négocier plus », assure-t-on au ministère des Transports.

La troisième option est de faire appel à des financements privés. L’appétit pour des infrastructures décarbonées ou de type systèmes ERTMS est là. Le projet de loi-cadre ouvre des portes à ces fonds spécialisés. Concernant le texte de loi tant attendu, on confirme au ministère, qu’il est encore possible qu’il soit inscrit à l’agenda de l’assemblée nationale avant l’été. « Nous sommes les premiers sur la liste d’attente ».

Ewa

Le vélo avance moins vite

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La fréquentation cyclable en France a progressé de 5% l’an dernier. Cela porte à 47% la hausse cumulée depuis 2019. Contrairement aux années précédentes, la tendance est quasiment identique entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Petites communes, villes moyennes et grandes métropoles ont pédalé au même rythme. C’est le résultat du bilan des données collectées par la plateforme nationale des fréquentations. alimentées par 1830 compteurs répartis dans l’Hexagone. « C’est un signe encourageant qui démontre que le vélo n’est pas seulement un phénomène urbain », soulignent Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche.

Aussi satisfaisants soient-ils, les résultats 2025 restent à pondérer. La comparaison faite avec l’année 2024 doit prendre en compte la météo particulièrement pluvieuse qui avait limité la progression à 2%. L’an dernier, au contraire, des conditions météo beaucoup plus favorables ont entrainé un rebond qui a atteint jusqu’à 14% entre mars et mai. « La progression structurelle en 2025 se situe plus vraisemblablement entre 2 et 5% », précise Réseau vélo et marche.

En zone urbaine, une pratique utilitaire dominante

Depuis 2019, l’étude annuelle démontre une forte croissance en zone urbaine dense (+54%). La pratique utilitaire y est dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe. En milieu rural et intermédiaire, la hausse se limite à 22% et se caractérise par une stagnation depuis 2022.  La pratique est là plus saisonnière, de loisir avec un tiers de la fréquentation concentré sur l’été. En zone urbaine intermédiaire, le profil des cyclistes mélange déplacements du quotidien et récréatif.

Pour les militants du vélo, un problème persiste: la progression enregistrée en 2025 ne permettra pas d’atteindre les objectifs de part modale de 12% fixés à horizon 2030. Ces engagements nationaux impliquent une croissance annuelle moyenne de 13%. Or, depuis 2023, la dynamique s’essouffle. Réseau vélo et marche liste plusieurs handicaps. Ils sont tout d’abord financiers. Le coût élevé des projets, des restrictions budgétaires généralisées, l’épuisement du dispositif de financement plombent la dynamique. « Pour atteindre les objectifs de 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d’accompagnement devront s’intensifier« , soulignent les co-présidentes.

Ewa

La SNCF fournisseur officiel du Tour de France

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La 113e édition du Tour du France, qui s’élancera de Barcelone le 4 juillet 2026, et le Tour de France Femmes, prévu du 1er au 9 août, compte un nouveau fournisseur officiel. La SNCF vient de signer pour trois ans, un partenariat « évident », selon son président Jean Castex, qui a rappelé les liens historiques entre voies ferrées et Grande Boucle.

Dessinée, au début du siècle dernier, en fonction des gares, la compétition a aujourd’hui besoin de verdir une image associée à une caravane de voitures. Pour la dernière journée de course, un train spécialement aménagé pour accueillir huit coureurs et cinq accompagnateurs par équipe, les embarquera depuis l’Alpe d’Huez. Ce TGV spécial de 509 places filera sur Paris pour le finish sur les Champs-Elysées, le 26 juillet.

Pour la SNCF, le partenariat est l’occasion de rappeler son rôle de transporteur lors des grosses manifestations sportives ou populaires.

 

 

 

Ewa

SNCF Voyageurs retenu pour le plus gros lot ferroviaire ouvert à la concurrence

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La Région Hauts-de-France a décidé d’attribuer à SNCF son deuxième lot ferroviaire, celui des dessertes de Paris depuis le Nord Pas de Calais et la Picardie. Estimé à 3 milliards d’euros, il représente le plus gros contrat ferroviaire, à date, hors Île-de-France.

L’opérateur historique était le seul candidat. Christophe Coulon, vice-président en charge des mobilités pour la Région a indiqué que la décision faisait suite à une délibération de l’exécutif le 28 mai et qu’elle devait être validée par un vote des élus, le 18 juin, en séance plénière.

Le contrat porte sur une durée de neuf ans, prévoit un an et demi de mise en route avant le lancement de l’exploitation et le transfert de 1181 agents vers la nouvelle filiale.

Pionnière de l’ouverture à la concurrence, la Région avait déjà choisi SNCF pour un premier lot, l’Etoile d’Amiens, dont le contrat a débuté en décembre 2024.

Plus d’un tiers du trafic régional

Ce deuxième lot représente 35% de la capacité ferroviaire totale des Hauts-de-France contre 15% pour le précédent, l’Étoile d’Amiens déjà remporté en 2023 par SNCF Voyageurs Pour Christophe Coulon, l’absence de concurrents face à SNCF s’explique par la complexité des deux liaisons concernées vers la gare du Nord, « véritable enfer ferroviaire en matière de gestion des flux », souligne le vice-président de la Région.

Il assure que le nouveau contrat a été l’occasion de « tout remettre à plat » et de revoir les taux d’engagement de l’opérateur. « Nous sommes repartis de zéro. Nous avons décidé d’augmenter l’exigence de régularité, comme nous l’avons fait avec le contrat de l’Etoile d’Amiens, en augmentant la qualité de service ». Le nouveau opérateur devra passer de 96% à 98,5% de régularité en fin de contrat et de nouvelles pénalités vont être créées ou majorées, comme pour les suppressions de trains en heure de pointe.

Jusqu’à 311 trains supplémentaires

L’offre actuelle compte 1400 trains par semaine. Elle va passer à 1558, soit 143 supplémentaires par semaine dans un premier temps, puis 311 à compter de 2029 avec le lancement de la liaison ferroviaire Roissy/Picardie. Cela représente + 5% de trains/kilomètres/ an puis + 22,9% avec le Roissy/Picardie.  « Cette augmentation importante de l’offre va être couplée avec des efforts en matière d’information voyageurs, de sûreté, d’accompagnement des personnes en handicap ou encore de transformation tarifaire », précise Christophe Coulon.

Pour les usagers, la nouvelle offre se traduira essentiellement par des renforts le week-end, qui concentre une demande forte et prévoit des comblements de trous d’offre en semaine. La Région a aussi demandé un abaissement de la clause de retard et de remboursement avec une redéfinition des 5 « vraies » minutes de retard. Elle assure ne pas renoncer à une grille tarifaire déjà parmi les plus performantes de France et passer à un ratio prévisionnel de couverture recette/dépenses de 43% contre 38% dans le contrat actuel. Enfin, les Hauts de France promettent un renforcement de la lutte contre la fraude. L’installation de portiques à Paris Nord et en gare de Creil, est prévue. « Sans billet, on n’approchera pas du train« , avertit Christophe Coulon.

Plus de candidats attendus sur le troisième lot

Nicolas Quinones-Gil, directeur général adjoint en charge des transports et des infrastructures pour la Région, rappelle que le nouveau contrat va bénéficier des lourds investissements consentis par la collectivité pour l’achat de matériels neufs. Ils portent sur 103 rames : 77 Regio2N dont 11 équipés ERTMS, aptes à circuler sur le futur barreau Roissy-Picardie, 26 Régiolis bimodes (Paris-Laon; Paris-Calais). Plusieurs centres de maintenance sont aussi en projet.

Dans quelques mois, le troisième lot des Hauts-de-France va à son tour être ouvert à la concurrence. Il porte sur la desserte Lille-Littoral soit 50% du trafic régional. Si un compétiteur n’est pas allé jusqu’au bout du process pour le premier lot, si la SNCF était la seul en lice pour les dessertes parisiennes, l’exécutif espère attirer, cette fois, plus de candidats. Certains se sont déjà manifestés, assure-t-il.

 

 

 

 

 

 

Ewa

Ile-de-France: l’offre de bus progresse malgré le manque de matériel neuf

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Quatre ans après la mise en œuvre progressive de 49 nouveaux contrats, la qualité de service des bus franciliens est en nette amélioration selon Valérie Pécresse à l’issue de l’audition des opérateurs de bus, le 27 mai 2026 à l’hôtel de la Région. La performance des opérateurs est en progression, avec une ponctualité qui atteint 92 % sur les neuf territoires qui ont été les premiers « à basculer », rappelle la présidente d’Île-de-France Mobilités. Sur 36 contrats, en grande couronne, le taux d’offre réalisée atteint 98 %, à comparer avec 92% pour la RATP sur la petite couronne. Dans le détail, ce sont neuf territoires qui passent au vert, avec une offre non réalisée inférieure à 2 %, soit 27 DSP en 2025, contre 18 DSP en 2024.

« Ces chiffres, extrêmement spectaculaires, correspondent à trois fois moins de dysfonctionnements qu’avant la mise en concurrence et l’arrivée de nouveaux opérateurs », assure l’élue régionale. Cette performance est en grande partie liée à un nouveau système de rémunération qui prévoit une multiplication par dix de la part variable, soumise à objectifs.  Elle est passée de 1 à 10 % du chiffre d’affaires. La progression de l’offre de bus, de 20 % en quatre ans, a aussi dopé la fréquentation, notamment en grande couronne.

Des pénalités pour Iveco

Les chiffres pourraient être meilleurs sans une sérieuse ombre au tableau : les livraisons de matériel neuf. Entre 2024 et 2025, elles ont été deux fois inférieures aux attentes d’IDFM. Le constructeur Iveco n’arrive pas à tenir la cadence de production. Sur les 1000 bus neufs qui doivent être mis en service chaque année, la moitié seulement est réceptionnée. La présidente de la Région assume « le choix militant » d’un véhicule 100% français, mais considère les retards « inacceptables » et réclame des pénalités à Iveco pour les retards et le coût de location de bus.

Valérie Pécresse reconnait aussi que huit réseaux affichent des résultats plus mitigés. Des difficultés demeurent sur Cergy-Pontoise Confluence (DSP 2), où l’offre non réalisée diminue de 2,7 % mais reste à un niveau élevé, ou encore sur Argenteuil – Boucles de Seine (DSP 33), avec une offre non réalisée également en baisse de 2,2 % mais encore supérieure à 5 %. Ces deux territoires ont notamment été touchés par des mouvements sociaux, qui ont perturbé la production de l’offre.

En petite couronne, où l’ouverture a démarré en novembre 2025, les premiers résultats sont « encourageants ». Les nouveaux opérateurs affichent une hausse par rapport à la moyenne de l’offre non réalisée sur Paris qui était de 7,9 %.

En grande couronne, Île-de-France Mobilités va continuer à renforcer son offre de cars express sur un réseau amené à doubler d’ici 2030. Dans le transport à la demande, la fréquentation a été multipliée par neuf entre 2019 et 2025.

Encore de fortes attentes des  voyageurs

Si plus de Franciliens montent dans des bus, la perception des voyageurs n’est qu’en très légère progression, à 83%. Elle reflète de fortes attentes des voyageurs en matière d’information (affichage dynamique en temps réel, respect des horaires, etc).

En matière de sécurité, Valérie Pécresse se satisfait d’une baisse de la délinquance sur les réseaux de surface, qui doit encore s’améliorer en petite couronne. Les 10 000 vacations de réservistes de la police et la gendarmerie devraient y contribuer.