Introduction
Arrivés il y a plusieurs années sur le marché du bus électrique en Europe, les constructeurs chinois ont réussi à s’imposer dans un secteur dominé jusqu’alors par des acteurs historiques bien implantés. Une ascension rapide à laquelle la France tente de résister.
Arrivés sur le Vieux continent il y a une quinzaine d’années — un peu plus pour certains — les constructeurs chinois peuvent se féliciter d’avoir su convaincre nombre d’acteurs du secteur. Et pour cause, aujourd’hui, près d’un tiers des flottes européennes de bus électriques a une origine chinoise, selon Thomas Fabian, directeur des véhicules utilitaires au sein de l’Association des constructeurs européens automobile (ACEA), représentant les intérêts de l’industrie automobile dans l’Union européenne. C’est d’ailleurs le constructeur chinois Yutong qui occupe la première place du podium en termes de bus électriques immatriculés en 2025 en Europe. 15,5 % des bus en Europe portent les couleurs de cette marque (soit 1 801 sur 11 607), devant les historiques allemands MAN (12,1 %) et Mercedes (12 %), selon les chiffres de l’ONG Transport & Environment (T&E). Yutong n’est pas le seul groupe chinois du classement. L’autre géant BYD y occupe la quatrième place (11,2 %), suivi de plus loin par King Long (2 %), Golden Dragon (1 %) ou encore Higer (0,9 %).

Une force de frappe importante
Plusieurs raisons expliquent ce succès. D’abord, selon un constructeur européen, « les Chinois sont arrivés sur le marché européen à un moment où les bus électriques étaient beaucoup plus développés en Chine, et depuis plus longtemps. Ils avaient donc une expérience à faire valoir ». Leurs capacités de production importantes et leurs prix compétitifs ont fait le reste. C’est d’ailleurs parce que « le marché chinois était mature, avec des opportunités de croissance de plus en plus limitées dans le pays, que les géants du secteur se sont tournés vers l’
Le dossier complet est réservé aux abonnés ou aux détenteurs d’un porte-monnaie électronique, connectez-vous pour y accéder.
*Formule numérique sans engagement à partir d’un 1€ par mois !