50 millions d'euros par an pour les ponts communaux
La pérennisation d’une enveloppe de 50 millions d’euros par an, pour entretenir et sécuriser les ponts de petites communes, a été annoncée par le ministre des Transports Philippe Tabarot. Elle sera inscrite dans la loi de Finances 2026, suite à la parution au Journal Officiel du 27 juillet 2026 de divers ajustements du code des impositions sur les biens et services.
Le programme national « ponts », lancé en 2021 et doté d’un budget initial de 110 millions d’euros, est censé soutenir les petites communes dans l’évaluation et la réparation de leurs ouvrages. Il est piloté par le Cerema, établissement public du ministère des Transports. La France compte entre 200.000 et 250.000 ponts, dont 100.000 communaux. Pour les plus petites communes, l’entretien de ces infrastructures clés constitue, en raison de leurs ressources limitées, une charge lourde au fur et à mesure de leur vieillissement.
Un taux moyen de subventions de 55%
Le programme a pour mission de recenser et d’évaluer le patrimoine des communes de moins de 10 000 habitants volontaires, parmi les 32 000 éligibles. Il propose aux collectivités un accompagnement technique pour réparer ou reconstruire les ouvrages les plus dégradés et posant à court terme des questions de sécurité.
La première phase de déploiement du programme a permis en cinq ans de recenser et d’évaluer plus de 64 000 ouvrages (41 300 ponts et 22 700 murs) et de réparer ou reconstruire plus de 400 ouvrages, avec un taux moyen de subvention de 55 %, soit environ 115 000 euros. Dans certains cas, la part des subventions peut aller jusqu’à 80%.
400 ouvrages concernés par an
Chaque année, la dotation de 50 millions permettra d’entretenir ou reconstruire près de 400 ouvrages parmi les plus dégradés. Selon le ministre des Transports, d’ici à 2035, ce sont 600 millions qui seront consacrés à la sécurité des ponts communaux.