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Ewa

Un train « vert » à batteries, en Autriche

Siemens Desiro ML ÖBB cityjet eco à Innotrans 2018

Encore un train qui se met au vert ! Et ce, jusque dans sa livrée extérieure, enrichie de quelques feuilles qui la distinguent des autres rames automotrices, rouge et blanc, des Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB). Une livrée qui mettait ce train en évidence lors de l’édition 2018 du salon InnoTrans, à Berlin, parmi les autres matériels roulants ferroviaires exposés par Siemens, son constructeur.

Tout comme le Talent 3 « électro-hybride » de Bombardier, alimenté par caténaire et par batteries, en vue d’être utilisé sur des parcours comprenant des tronçons non électrifiés dans le sud de l’Allemagne, l’automotrice Desiro ML ÖBB cityjet eco de Siemens est un prototype équipé de batteries afin d’offrir une « alternative pour les tronçons non électrifiés, pour l’essentiel exploités en mode diesel aujourd’hui ». Et de même que le Talent 3 électro-hybride, le prototype « eco » de Siemens recharge ses batteries lorsqu’il circule sous caténaire, pantographe levé (de dix minutes à l’arrêt à 30 minutes en mouvement).

Pour réaliser ce prototype, une automotrice de série Desiro ML tricaisse a été prélevée dans la commande en cours de livraison, dans le cadre du projet pilote que les ÖBB mènent avec Siemens en vue d’aboutir à une production en série de rames à batteries pour les tronçons non électrifiés.

Pour les batteries, le choix s’est porté sur la technologie LTO (lithium-titanate) qui, par rapport à la solution lithium-ion désormais classique, « autorise des courants bien plus élevés en charge rapide ». Pouvant stocker une énergie de 528 kWh (autant que trois autobus de 12 m ou que deux bus articulés de 18 m) les trois batteries sont installées en toiture de la voiture en milieu de rame, dans un coffrage compact prévu à cet effet, avec climatisation innovante (pour que les performances des batteries et leur durée de vie ne soient pas impactées par les conditions météorologiques), deux convertisseurs continu-continu et l’électronique de commande de cet ensemble. Siemens rappelle que la construction modulaire du Desiro ML a facilité l’ajout du coffrage en toiture (dont la forme est inspirée par le gabarit du réseau ferré autrichien), ramenant ainsi le délai du développement de ce prototype à un an et demi environ, « contre le double habituellement ». La durée de vie escomptée pour les batteries est de 15 ans, ce qui n’impliquerait qu’un seul changement pendant la durée de vie du train.

Le montage en toiture de ce coffrage contenant les batteries et les équipements liés alourdit de 14 t (contre 7 t pour le Talent 3 de Bombardier) la caisse centrale de la rame Desiro ML. Sur la fiche technique du prototype, Siemens ajoute que malgré ce surpoids, la charge par essieu ne dépasse 17 t (contrairement au Talent 3, les rames Desiro ML ne sont pas articulées, ce qui permet de répartir le surpoids sur quatre essieux).

Comme on peut s’y attendre, les performances du Desiro ML ÖBB cityjet eco sont quelque peu inférieures en mode batteries que lorsque le courant est capté à la caténaire 15 kV : la vitesse maximum ne dépasse pas 120 km/h (contre 140 km/h pantographe levé), alors que l’accélération est limitée à 0,7 m/s2 (contre 1 m/s2). Ceci dit, si l’on compare les performances du Desiro ML ÖBB cityjet eco à celles d’un autorail Desiro actuellement en service sur les lignes ÖBB non électrifiées, les deux affichent la même vitesse maximale, mais le Desiro ML est moins « nerveux » question accélération (la version diesel atteint 1 m/s2).

Les premières circulations du prototype Desiro ML ÖBB cityjet eco en service régulier avec voyageurs sont prévues pour le deuxième semestre 2019.

P. L.

Ewa

Alpha Trains et Rolls Royce veulent convertir des autorails diesel en hybrides

Autorail Talent sur réseau BOB (Bavière), en location chez Alpha Trains

A l’heure où l’on évoque différentes pistes pour l’exploitation future des lignes non électrifiées, tel l’emploi de batteries ou de piles à hydrogène sur de nouveaux automoteurs, voici une décision qui pourrait bien changer la donne, car elle permet de donner un second souffle aux parcs existants. Le 20 septembre à InnoTrans, Alpha Trains et Rolls Royce ont rendu public leur projet de conversion d’automoteurs diesels en hybrides, qui a donné lieu à la signature d’une lettre d’intention. Selon le loueur de trains et le motoriste, l’hybridation permet une baisse de la consommation et des émissions de CO2 pouvant atteindre 25 % selon les matériels, les parcours et les horaires concernés, ainsi qu’une diminution des nuisances sonores en gare d’environ 75 % et une réduction sensible des coûts d’exploitation.

Alpha Trains prévoit à terme la reconversion de ses 140 à 150 automoteurs diesels mis en location en Allemagne pour l’exploitation des dessertes régionales. Les types d’autorails concernés, Bombardier Talent (VT 643), Siemens Desiro (VT 642) et Alstom Coradia Lint (VT 648), qui approchent de leur mi-vie. Ces matériels sont actuellement motorisés par deux PowerPack MTU, associant un moteur diesel et une transmission hydraulique ou mécanique, qui seront remplacés par des Hybrid PowerPack MTU. Ceux-ci associent un moteur diesel MTU et un groupe électrique (lequel peut être utilisé aussi bien comme moteur que comme générateur) au système de batteries MTU EnergyPack, qui stocke l’énergie récupérée au freinage. Ce point permet notamment de fonctionner localement en mode électrique sur batterie, sans émissions.

P. L.

Ewa

Une commande de 1 500 voitures de métro pour Berlin

BVG U-Bahn

Au cours de l’édition 2018 d’InnoTrans, le conseil d’administration de la BVG (Compagnie des transports de Berlin) a donné son accord pour la plus importante commande de ses 90 ans d’histoire. La présidente du Conseil d’administration, Sigrid Nikutta, a annoncé que 1 500 voitures de métro seraient commandées à partir de 2021.

Evaluée à un milliard d’euros, cette commande devrait être livrée d’ici 2035. La première tranche comprendra 606 voitures. Le réseau de métro berlinois (U-Bahn) compte actuellement quelque 1 300 voitures, d’âges et de types très variés, sujets à de multiples pannes selon la BVG, qui doit souvent retirer des rames du service en raison des graffitis et autres actes de vandalisme (rayures de vitres).

Par ailleurs, ces dernières années ont vu la fréquentation du réseau de U-Bahn berlinois fortement repartir à la hausse, notamment en raison de l’augmentation de la population dans la capitale allemande (3,6 millions d’habitants actuellement, contre 3,4 il y a 10 ans).

Ewa

Un « kit méthodologique » pour les « petites lignes »

Visite de chantier de renovation de la ligne GRANVILLE PARIS le 14 Octobre 2015. Travaux au niveau du Mesnil St Martin d'Ecublei.

« Le réseau ferré français est un des plus grands d’Europe… et un des moins circulés », rappelle Patrick Jeantet. Paradoxe supplémentaire : sur ce réseau, « les lignes franciliennes sont dans le top 10 mondial » des lignes les plus circulées ! De la sorte, « on ne peut pas avoir la même stratégie » pour les LGV et les lignes UIC 7 à 9, ces « petites lignes, que nous préférons appeler de desserte fine du territoire », ajoute le PDG de SNCF Réseau, qui en souligne la grande disparité : « Rennes –  Saint-Malo et Abbeville – Le Tréport ne peuvent pas être traitées de la même façon ».

Patrick Jeantet indique souhaiter des partenariats avec les différentes régions pour faire baisser les coûts. A cette fin, un « kit méthodologique » contenant « une cinquantaine de mesures » devrait être présenté courant septembre à Elisabeth Borne, la ministre des Transports. Parmi ces mesures, Patrick Jeantet a évoqué l’emploi de grave-bitume à la place du ballast, des mises à voie unique, voire l’adoption de circulations en navette sur les plus petites lignes, qui n’auraient ainsi « plus besoin de signalisation ». Autant d’adaptations qui nécessiteront des arbitrages avec les régions et l’Etat…

Pour autant, l’idée de sortir les plus petites lignes du réseau ferré national n’a pas la faveur du dirigeant de SNCF Réseau : « on créerait des interfaces ». Plutôt mettre en œuvre un Asset management (gestion des actifs) du réseau, de type industriel : « en France, les politiques et les ingénieurs aiment créer des infrastructures », dénonce Patrick Jeantet, qui préférerait « avoir une vision à long terme, mesurer l’impact ». Et de rappeler que SNCF Réseau est engagé dans trois grands projets à long terme. En commençant par Eole, dans l’Ouest parisien, dont le contrôle-commande Nexteo autorisera 22 trains par heure à 120 km/h (le RER A fait passer plus de trains, mais moins vite) et pourrait être étendu aux RER B et D. Mais aussi ERTMS sur LGV Paris – Lyon, qui autorisera 16 trains par heure au lieu de 13. Et enfin le partenariat pour un poste d’aiguillage digitalisé de nouvelle génération, dans le cadre d’un partenariat d’innovation avec quatre industriels.

La digitalisation passe aussi par le terrain. « Des tablettes ont été fournies à 1 500 agents, avec une vingtaine d’applications installées et une autre vingtaine en développement. La numérisation intelligente de la documentation est une aide pour les tâches courantes, alors que l’accéléromètre permet une détection numérique des vibrations anormales. » La maintenance devient ainsi prédictive, avec « moins d’impacts et une baisse des coûts de 30 % ».

Rappelant que « 17 % des minutes perdues sont dues à l’infrastructure », le PDG de SNCF Réseau indique que des analyses permettent d’améliorer la situation quand l’infrastructure est en cause. Et cite comme exemple la concertation sur l’axe Paris – Normandie autour des contraintes liées aux différents projets de dessertes fret et TER.

Patrick Laval

Ewa

Une nouvelle organisation pour SNCF Réseau

Jeantet Patrick

« Nouvel’R », c’est le nom du programme présenté le 6 septembre par Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau qui juge que l’organisation mise en place jusque-là n’était pas adaptée aux sujets transverses. « Jusqu’en juillet dernier, SNCF Réseau était organisé de façon pyramidale, par métier », a rappelé Patrick Jeantet. D’où la nouvelle organisation de type « matriciel » qui se met en place pour les 54 000 agents du gestionnaire des infrastructures ferroviaires.

D’une part, les directions générales de réalisation mettent leur expertise au service du terrain : Clients & Services pour l’attribution des sillons, Opérations & Production pour les circulations, sur trois secteurs géographiques (Atlantique, Nord-Est/Normandie et Sud-Est) et trois autres directions générales pour gérer les travaux et la maintenance.

Du fait de sa situation à part, l’Ile-de-France bénéficie d’une direction générale transversale, active tant au niveau francilien que national.

Enfin, trois directions générales support interviennent au niveau de l’entreprise : Communication & Dialogue territorial, Ressources humaines (chapeautant la gestion prévisionnelle des emplois et compétences fondamentales, ainsi que la formation) et Finances & Achats (garante de l’intérêt social).

Au-delà de sa nouvelle organisation, SNCF Réseau se prépare à d’autres changements prévus en 2020. Pour ce qui est du cadre social, c’est à cette échéance que doivent prendre fin les recrutements au statut, de quoi « rendre le ferroviaire plus compétitif », selon Patrick Jeantet, et « attirer les meilleurs vers le métier de cheminot ». D’autre part, SNCF Réseau doit devenir une société anonyme à capitaux publics incessibles, ce qui devrait « mettre à l’abri d’interférences qui pousseraient à financer des investissements non rentables ». Investissements qui ont par le passé creusé la dette du réseau ferré français… « On a beaucoup parlé la reprise de la dette d’un point de vue financier, mais on pourrait en parler comme un investissement pour la décarbonation », ajoute Patrick Jeantet. En outre le réseau a toujours besoin d’investissements et, avec 200 millions d’euros de plus par an et les gains de productivité escomptés, SNCF Réseau compte passer de 2,7 milliards d’euros cette année à 3,2 milliards d’euros en 2022.

L’objectif affiché par le gestionnaire d’infrastructures est d’être alors devenu « une entreprise industrielle à part entière ». Avec Gares & Connexions comme filiale, ce que Patrick Jeantet présente comme une « réunification des deux gestionnaires d’infrastructures ».

Patrick Laval

 

Quand « Accès au réseau » devient « Clients & Services »

« Avant, on s’appelait “Accès au réseau” », rappelle Jean Ghedira, DG adjoint Clients & Services, dont les 350 horairistes tracent plus de six millions de sillons. Désormais, il faut aussi connaître et accompagner « avec transparence et pédagogie » les clients : « ils sont 42 aujourd’hui – entreprises ferroviaires, ports, chargeurs, autorités organisatrices – qu’il faut mieux comprendre et à qui il faut proposer des solutions ». Au personnel issu du monde ferroviaire, « qui connaît les attentes des clients », s’est greffée une « équipe issue du business pour l’ouverture à la concurrence », qui devrait commencer dès l’an prochain sur les TER et TET…

Ewa

Île-de-France Mobilités commande 36 rames Francilien de plus

11 décembre 2017. Francilien en livrée Ile de France Mobilités sur la ligne Paris Saint Lazare -Versailles Rive Droite.

Le parc de rames Francilien devrait s’enrichir en 2020-2021 de 36 unités, dont Île-de-France Mobilités a annoncé le 11 juillet la commande, confirmée le 30 juillet par Bombardier. Chiffrée à environ 261 millions d’euros (financés à 100 % par Île-de-France Mobilités), cette nouvelle levée d’options porte à 313 le total des rames Francilien commandées à Bombardier, sur un maximum de 372 dans le cadre du contrat de 2006 (dont 230 actuellement en service).

A l’occasion de cette nouvelle commande, les cosignataires ont annoncé que la cadence de production à l’usine de Crespin (Nord) allait passer de 2 à 3 trains par mois à partir de septembre 2019. Ceci vaudra non seulement pour les 36 nouvelles rames, mais aussi pour 23 rames à livrer de la tranche précédente, dont la livraison devrait prendre fin six ou sept mois en avance sur le calendrier initial.

Par rapport aux précédentes tranches de Francilien, celle commandée en juillet 2018 comportera plusieurs améliorations à bord : prises USB, nouvelles barres de maintien « encore plus ergonomiques », « grands écrans sans séparation rendant les informations voyageurs encore plus lisibles » (au lieu des affichages actuels réalisés par quatre écrans voisins) et nouveau modèle de poignées doubles (préhension par le dessus ou par le côté) sur les coins de sièges. Cette nouvelle tranche comprend d’une part 18 rames en version courte (126 voitures), destinées aux lignes L et J (gare de Paris Saint-Lazare), et 18 rames en version longue (144 voitures) pour la ligne P (réseau de la gare de Paris-Est). Attendues entre octobre 2020 et juin 2021, ces rames de la ligne P permettront de renforcer la capacité sur la branche de Provins, qui devrait alors être électrifiée. Les rames AGC Bibi en service actuellement entre Paris et Provins seront alors transférés vers les dessertes Paris – La Ferté Milon, où elles remplaceront les rames RIB-RIO remorquées par des locomotives diesel.

Ewa

Un TGV déjà exporté en Amérique

Prochaine génération de l'Acela d'Amtrak (Avelia Liberty d'Alstom)

Dès les premières minutes de la présentation du TGV du futur, Guillaume Pepy a qualifié celui-ci de « première génération de TGV a l’export, car les locomotives du TGV du futur sont les même que celles de l’Acela, qui je l’espère en appellera d’autres ».

Même si l’information sur les motrices de la prochaine génération de trains à grande vitesse destinés au Corridor nord-est américain (NEC, Boston – Washington, via New York et Philadelphie) est exacte, ce ne sera pas la première fois qu’un TGV s’exporte. Outre les dessertes à grande vitesse entre la France et les pays voisins, qui ont fait participer les CFF ou la SNCB aux commandes de TGV Lyria ou Thalys, le train à grande vitesse français s’est bel et bien exporté en Espagne (AVE depuis 1992, 21 ans avant la connexion avec le réseau français), en Corée du Sud (KTX depuis 2004) et au Maroc (mise en service cette année). Au TGV, on pourrait ajouter l’AGV, exporté en Italie où il est au parc du nouvel entrant NTV.

Le dernier exemple montre toutefois que ces succès sont limités à l’exportation. Le tableau est encore moins flatteur s’il on y ajoute une série d’échecs sur des projets que l’on croyait bien engagés (Floride, Texas, Australie, Taïwan ou Argentine). Sans parler de la Chine, où les Shinkansen japonais, les Velaro de Siemens ou les Zefiro de Bombardier ont remporté la première manche, Alstom préférant alors mettre en avant son Pendolino plutôt que le TGV.

Mais revenons au premier succès à l’exportation du TGV du futur, presque deux ans avant l’officialisation de sa commande par la SNCF. Le 26 août 2016, Amtrak et Alstom ont donc signé un contrat pour la conception et la construction de 28 trains à grande vitesse destinés au NEC, ainsi qu’un deuxième contrat, par lequel Alstom s’engage à fournir à Amtrak une supervision technique, les pièces détachées et les composants pour la maintenance de ces trains sur quinze ans (plus une option pour quinze autres). Au total, ces contrats s’élèvent à 2 milliards de dollars, soit 1,8 milliard d’euros.

La nouvelle génération de trains à grande vitesse Acela a comme objectif d’augmenter la capacité de transport de voyageurs, avec des dessertes plus fréquentes, des temps de trajets raccourcis et une optimisation des frais d’exploitation et de l’efficacité énergétique. C’est à ces défis, finalement pas très éloignés de ceux à relever par la SNCF, qu’Alstom a répondu avec son Avelia Liberty (Avelia étant le nom donné par Alstom à ses trains à grande vitesse, Amtrak ayant de son côté décidé de garder l’appellation Acela des trains actuels). Ici, Alstom a pu profiter du gabarit américain pour proposer un train plus large qu’en Europe, mais pas à deux niveaux, « afin ne pas bousculer les habitudes des voyageurs », selon le vœu d’Amtrak. Autre différence entre l’Avelia Liberty et l’Avelia Horizon destiné à la SNCF : le premier sera pendulaire (technologie Tiltronix du Pendolino). Enfin, l’alimentation électrique n’a rien de commun des deux côtés de l’Atlantique.

Passons aux points communs : ces deux modèles Avelia sont à motorisation concentrée, une rame « de base » (de 212 m pour Amtrak, sans doute de 200 m pour la SNCF) se composant de deux motrices (7 000 kW sur quatre bogies) encadrant neuf voitures articulées. Plus courtes que les motrices des générations précédentes de TGV, les motrices Avelia sont « compactes », construites autour d’une nouvelle structure anticollision, pouvant absorber 4,5 MJ pour l’Avelia Liberty. Les remorques de la version Avelia Horizon seront également raccourcies.

La nouvelle génération de l’Acela d’Amtrak est attendue pour les années 2021-2023, soit moins de deux ans avant le TGV du futur, dont la première rame devrait entrer en service en 2023.

Ewa

Un ascenseur pivotant éprouvé mais peu répandu

Ascenseur pivotant Regina

L’idée d’équiper un train d’un ascenseur pivotant pour personnes à mobilité réduite est née en Suède à la fin des années 1990, lors du développement d’un modèle innovant de rame automotrice à grande capacité, baptisé Regina. Une rame à un niveau et caisses plus larges que les autres matériels roulants, dont le constructeur Adtranz avait lancé la production en 1998. Mis en service à partir de janvier 2001, ce « train large » a été par la suite produit par Bombardier repreneur d’Adtranz au printemps 2001.

Outre leur largeur, un des points caractéristiques les plus remarqués des rames Regina est leur ascenseur pivotant, qui permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder à toute la rame, sans assistance du personnel. En effet, pour offrir aux voyageurs des entrées ou sorties de plain-pied lors des arrêts dans des gares à quais « bas » de 560 mm, chaque rame est pourvue d’une plate-forme d’accès surbaissée de 550 mm par rapport au plancher du reste de la rame. Pour surmonter cette différence de hauteur, franchie en trois marches par les voyageurs sans handicap, un ascenseur pivotant a été étudié spécialement pour les rames Regina en collaboration avec les associations suédoises de personnes à mobilité réduite afin d’être directement utilisables par ces dernières. Outre les fauteuils roulants, ce dispositif accessible à tous permet aux voitures d’enfants de gagner le plancher haut, voire à un éventuel chariot de vente ambulante de franchir la plate-forme surbaissée en restant au niveau du plancher haut.

Plus de 17 ans après la mise en service des premières rames Regina, le dispositif fonctionne désormais sur 110 rames, alors que les sceptiques pensaient qu’il se gripperait au premier grain de sable. Mais malgré ses qualités et ses avantages, cet ascenseur pivotant n’a pas vraiment trouvé preneur hors rames Regina jusqu’à présent, principalement du fait que les trains produits depuis présentent des accès « bas » et des plancher de hauteurs voisines (au pire, une faible rampe permet de passer d’une hauteur à l’autre).

Toutefois, le programme du TGV du futur s’intéresse désormais à ce type d’ascenseur pivotant pour personnes à mobilité réduite. « Nous sommes allés voir le système d’ascenseur pivotant mis en œuvre en Suède », a précisé Carole Guéchy, directrice de l’Accessibilité à la SNCF, à l’issue de l’annonce de la commande des TGV du futur, ajoutant que « ce système dispose maintenant d’un important retour d’expérience ». En effet, pas question que ce nouveau dispositif devienne un point faible : « les associations ont exigé une disponibilité totale ».

Ewa

Montparnasse paralysée : cette fois, la SNCF n’y est pour rien…

Encore une fois, serait-on tenté de dire. Ce 27 juillet à la mi-journée, c’est la quatrième fois en un peu plus de deux ans que le trafic au départ et à l’arrivée de la gare de Paris-Montparnasse est totalement interrompu. Et pour le deuxième été consécutif, l’incident survient autour d’un des week-ends les plus « chauds » de l’année, celui à la césure entre juillet et août. Sauf que contrairement aux incidents de mai 2016, puis juillet et décembre 2017, l’origine de la perturbation n’est aucunement liée à la technique ferroviaire. En effet, elle est à chercher du côté d’un incendie qui s’est déclaré vers 11h30 au poste électrique Harcourt (225/63 kV) de RTE à Issy-les-Moulineaux, tout près des tours abritant les sièges de grandes entreprises (Accor, Bouygues Immobilier, Microsoft…), du périphérique… et des voies du RER C et du tram T2. Même si ces voies ne mènent pas à la gare Montparnasse, le trafic de et vers cette dernière a été arrêté faute d’électricité : « Des coupures liées à l’incendie sont en cours à la gare Montparnasse, à Vanves et Issy-les-Moulineaux » a alors annoncé RTE Ile-de-France-Normandie sur Twitter. Et si l’incendie a été maîtrisé en moins de deux heures, le trafic continue d’être perturbé à Montparnasse jusqu’en fin d’après-midi. « Les personnes qui peuvent reporter leur voyage, faites-le », a conseillé Alain Krakovitch lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. Immanquablement, « il y aura des trains annulés », a souligné le directeur de SNCF Transilien. Ou déplacés : « la gare d’Austerlitz pourra accueillir et faire partir des TGV », comme l’été dernier. Toutefois, un trafic réduit a été rétabli à Montparnasse en milieu d’après-midi.

Ewa

Saint-Etienne Métropole souhaite passer au trolleybus IMC

IMC trolley Kiepe electric

L’agglomération de Saint-Etienne est une des dernières de France, avec Lyon et Limoges (voire Nancy, si l’on compte le TVR), à mettre en œuvre des trolleybus sur son réseau de transports publics. Et le 17 juillet, en lançant un avis d’appel à candidatures pour sa prochaine génération de trolleybus standards, Saint-Etienne Métropole non seulement confirme que ce type de bus électrique a un avenir, mais l’agglomération stéphanoise est aussi une des premières autorités organisatrices des transports au monde (et la première en France) à envisager de faire appel à la technologie IMC (pour In-Motion Charging, soit « charge en mouvement »). Aussi appelée Trolleybus 2.0, cette solution implique que les trolleybus soient également équipés de batteries chargeables en exploitation, pouvant ainsi « s’affranchir temporairement de leur alimentation normale par ligne aérienne de contact bifilaire » comme le souligne l’avis d’appel à candidatures. De quoi envisager l’exploitation de lignes de trolleybus sur des parcours qui ne sont pas intégralement électrifiés, par exemple en cas de travaux, de déviations ou de prolongements.
A part l’IMC, les 22 trolleybus de la tranche ferme envisagée sont tout ce qu’il y a de plus standard aujourd’hui. « Ces véhicules sont à plancher plat, sans marche intérieure, disposent de 3 portes et peuvent transporter environ 90 passagers. Ils comportent de 22 à 28 places assises. Les dimensions maximales du véhicule hors appendices sont de 12 m de long et 2,55 m de large. » Deux tranches optionnelles sont évoquées, de un et deux trolleybus respectivement.
Les candidats, qui ont jusqu’au 10 août pour se déclarer, verront leurs offres évaluées à 60 % sur leur valeur technique et à 40 % sur leur prix.