Un conducteur de TGV décède après une collision avec un camion à un passage à niveau
La famille cheminote est en deuil, ont déclaré des organisations syndicales de la SNCF, après le décès du conducteur d’un TGV qui a heurté un poids lourd le 7 avril à un passage à niveau dans le Pas-de-Calais. L’entreprise a également fait part de sa « vive émotion« .
Il était un peu avant 7 heures quand le TGV 7304, qui reliait Dunkerque à Paris-Nord, a percuté la remorque d’un camion transportant du matériel militaire, au passage à niveau situé à la sortie de la gare de Mazingarbe, entre Béthune et Lens.
Le conducteur décédé, âgé de 56 ans, marié et père de quatre enfants, travaillait au sein de l’Equipe d’appui TGV et était originaire de la résidence de Quimper, indique un Temps réel diffusé par la SNCF peu après l’accident.
11 voyageurs ont également été légèrement blessés dans le TGV accidenté qui transportait au total 243 personnes. Ils ont été pris en charge par les secours et conduits dans les hôpitaux les plus proches. Les autres voyageurs ont été acheminées en autocar à la gare de Lille-Flandres où leur leur état de santé a de nouveau été contrôlé et une cellule d’accompagnement psychologique mise en place.
Philippe Tabarot, le ministre des Transports, s’est rendu sur les lieux de l’accident, accompagné de Jean Castex, le PDG du groupe SNCF, et de Christophe Fanichet, le directeur général de SNCF Voyageurs. Une enquête est ouverte par le Bureau enquête-accident et l’EPSF, pour comprendre les circonstance de l’accident. Sans attendre, Jean Castex a affirmé que « le passage à niveau était en état de fonctionnement normal« . Le PDG du groupe SNCF a également indiqué que les Hauts-de-France disposent d’un système de surveillance particulier car il s’agit d’une des régions ayant le plus de passage à niveau en France, au moins 1800 selon lui.
Le trafic devait être interrompu sur cette portion de ligne pendant « au moins une semaine », a précisé Jean Castex.
Selon le procureur de Béthune, le chauffeur du camion est en garde en vue pour « homicide involontaire aggravé par la mise en danger délibérée d’une obligation de sécurité« .
Publié le 11/03/2026 - Marie-Hélène Poingt