SNCF : les leçons de l'été caniculaire
Deux fois plus de trains supprimés comparé à l’été 2025, deux fois plus de minutes perdues et deux fois plus de retard : l’été a été compliqué pour la SNCF. Entre la canicule, les incendies et les orages intenses, la compagnie a dû gérer des trains dont la climatisation était parfois défaillante et a préféré, parfois, supprimer des circulations plutôt que de risquer la panne en pleine voie. « Nous assumons pleinement les annulations préventives. Notre boussole, c’est le confort du voyageur et de lui éviter une panne en pleine ligne avec un train dont la climatisation est fragile« , a commenté Jean-Aimé Mougenot, le nouveau directeur général de SNCF Voyageurs, se prêtant à l’exercice du bilan de l’été à côté de Jean Castex, PDG du groupe, et d’Olivier Bancel, directeur général adjoint Clients et exploitation de SNCF Réseau.
Le bilan financier est lourd : sur les huit premiers mois de l’année, qui a également été marquée par des tempêtes et des inondations, l’impact climatique a engendré un manque à gagner de 180 millions d’euros, dont 80 millions durant la seule période estivale. Un montant qui ne couvre pas le coût des réparations que le groupe a dû effectuer.
Pour y faire face et anticiper les risques, SNCF Réseau a mobilisé cet été 5500 agents, dont 3500 affectés à des tournées de surveillance et 2000 en maintenance d’astreinte. La surveillance des voies, des caténaires et autres équipements a été renforcée.
Ce qui s’est passé cet été est appelé à se répéter, et même s’amplifier. « Nous voulons en tirer les enseignements et avons engagé un retour d’expérience« , a indiqué Jean Castex, en rappelant que le groupe n’avait pas attendu cet
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Publié le 10/07/2026 - Sylvie Andreau